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    SamaelFils de Thanatos


    Silas Inkios
    Gérant de la Cabane de Dionysos

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    Présentation : Silas Inkios - L'abus d'alcool doit se faire avec modération
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    Je me retournais tant bien que mal dans mon lit, persuadé que ma couverture s’était changé en je ne sais quelle créature tentaculaire. Les draps s’enroulait autour de mes jambes et semblait ne pas avoir l’intention de me lâcher. Et j’avais incroyablement chaud. C’était ça le plus insupportable, j’avais l’impression de taper un sieste dans le four. Depuis tout à l’heure je ne voulais qu’une chose, ouvrir les yeux. Mais ma tête tournait et je voyais des éclairs de lumière à travers les paupières. Enfin bref, la gueule de bois était là.
    Je réussis enfin à ouvrir les yeux et me redresse doucement, histoire de pas trop perturber mon cerveau déjà bien perturbé. Je cligne des yeux et remarque -non sans surprise- que je m’étais endormis tout habillé. Et pas dans la couverture qui plus est. C’est donc pour ça que j’avais chaud à ce point et que j’avais l’impression que les draps s'enroulait autour de moi. Quel génie.
    Je quitte le lit et fait un pas à l'intérieur du bungalow avant de trébucher et de me rattraper au dernier moment sur le coin d’un meuble. Je regarde le sol et fixe le bordel qui jonchait le sol et était la cause de ma chute plus ou moins contrôlé. Je me rassois sur mon lit, certains que se déplacer dans ce bordel serait une très mauvaise idée . Surtout avec mes sens plus brumeux que précis.
    Bon, on va faire un peux de rangement, je crois. Quand faut y aller, faut y aller !

    Quelque instant plus tard, j’avais réussi à rendre le parquet plus praticable, ce bungalow était très loin d’être un modèle de propreté et de perfection, mais on s’en fout hein. Du moment qu’on peut y marcher sans se ramasser tout les deux mètres, moi ça me va très bien.
    Et force était de constater que j’avais perdu quelque chose de plus ou moins important, ma veste. Bon, c’est pas la veste le plus important, elle date de l’an quarante, le plus important c’est ce qu’il y a dedans. Du fric. Et l’argent c’est la vie, enfin pour moi. Même si à partir de maintenant je rentre plus au pays. D’ailleurs ça me m’embête un peu, bon certes la colonie est bien mieux que la maison, mais ça reste mes parents et là où j’ai toujours vécus. Je sais pas si je pourrais aller les voir le plus souvent possible. Heureusement que ya Pin au final.

    Je me mets à fouiller de ma manière plus réfléchis le bordel à la recherche de ma veste.
    Si j’lai perdu à l'extérieur, c’est clairement la fin.
    Après plusieurs minute de recherche, la conclusion est claire, elle n’est pas ici.
    Je regarde par la fenêtre et constate qu’on est très tôt le matin, ya donc des chances qu’elle soit encore là où j’lai perdu. Après faut essayer de se rappeler là où j’ai bien pu perdre une veste. Déjà, depuis quand on peut perdre une veste, enfin c’est pas comme si c’était un téléphone ou un portefeuille, nan une veste. Un jour je vais perdre mon lit. Il fait froid le soir en ce moment, alors ya que très peux de chance que j’lai enlevé et posé dans un coin juste comme ça.
    Je me dirige vers la sortie du bungalow avec ma tête éclaté et mes vêtements froissés. En espérant que je ne croise personne d’assez intelligent pour se poser trop de question.

    Je me promène à travers les bungalows, en regardant un peux partout, car clairement je ne me souviens absolument pas de ce que j’ai fait hier. Et je pense pas que ce soit dû à de simple troubles de mémoires. Je reste méthodique et cherche dans les endroits les plus probable.

    Une veste, je suis en train de chercher une veste, tôt le matin. Je commence seulement à me rendre compte du ridicule de la situation en fait. Et aussi à quel point je me mets à stresser pour son contenu. J’sais plus ce qu’il y a dedans mais je sais que c’est important et que ça un rapport avec l’argent. Je saurais pas dire si ya des drachmes et ou des dollars dedans. Sûrement des drachmes.

    Alors que je finissais pas perdre espoir je finis par l’apercevoir, à moitié en boule dans un parterre de fleur.
    Mais comment j’ai fait pour que ça atterrisse là au juste ? Je la prends en essayant le moins possible de mettre de la logique sur cette situation et fouille dans les poches pour m’assurer que leurs précieux y sont toujours et putain de merde. mon coeur fait un bond et je me mets à paniquer et à chercher de nouvelles poches dans ma veste.
    Merde, merde, merde
    Mais quel enfoiré irait me voler mon fric, j’suis pauvre moi. Et en plus même pas prendre la veste, c’est parce qu’elle est trop moche pour môsieur c’est ça ? Bon, va falloir réfléchir, soit c’est volé, soit c’est probablement perdu quelque part. C’est là que j’entreprends de chercher au milieu du parterre de plantes de l’argent. Et qu’on vienne pas me dire que l’argent pousse pas sur les arbres après.
    La situation est pire que tout à l’heure, maintenant je cherche quelque chose de probablement volé ou perdu dans des fleurs. Si ça se trouve j’étais tellement obnubilé par cette connerie de veste que j’avais même pas remarqué que j’avais l’argent au bungalow. Le pire c’est que j’en suis capable.
    En espérant que personne me voit.
    Après ce serait pas la première fois que je fais quelque chose de bizarre devant pas mal de gens, sauf que là j’suis plus bourré…

    Sasha E. Mikkelsen
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    La nuit avait été calme. Pour Sasha, c’était chose rare. La jeune fille avait l’habitude de faire des rêves à longueur de nuit. Oh, pas des rêves dotés de significations tirées par les cheveux, des rêves anodins, complètement délirants et pas vraiment cohérents. Pourtant, cette nuit-là, rien. Peut-être était-ce pour cette raison qu’elle s’était réveillée aussi tôt. Dans la pénombre du bungalow, la rouquine était adossée contre le mur, les yeux dans le vague, silencieuse. Elle savait qu’il était peine perdue d’essayer de se rendormir, qu’elle n’y arriverait pas, elle n’y parvenait jamais. Une fois réveillé, son corps semblait penser qu’elle était prête à entamer une nouvelle journée jusqu’au prochain coucher du soleil. Sauf qu’actuellement, le soleil n’était même pas encore levé. Super.  Sasha balança ses jambes en travers du lit, enfila ses chaussures en les laçant rapidement - surtout en fourrant les lacets dans les chaussures plutôt que de les nouer convenablement en fait - puis alla enfiler un sweat et une veste. Elle avait décidé d’aller faire un tour, comme ça, d’un coup. Cela finirait de la réveiller et puis de toute façon, la lumière du jour ne devait pas être bien loin.

    Elle jeta un oeil hésitant à son vieux baladeur mais préféra le laisser reposer avec ses affaires, elle avait envie de calme et de silence pour le moment. Elle écouterait la musique du diable un peu plus tard quand elle aurait envie de se défouler mentalement parlant. Ou alors elle irait s’entraîner, ça ne lui ferait pas trop de mal d’aller agiter un peu son poignard dans tous les sens histoire de dire “c’est bon je peux plus ou moins survivre !” et retourner se coucher. Ou manger parce que manger c’est pas mal aussi. Mais bon, elle n’allait pas non plus passer son temps à faire un détour par les champs de fraises pour piquer, ni vue ni connue, ces fruits si délicieux qui lui mettait l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Peut-être qu’il y aurait quelque chose de pas trop mauvais dans le réfectoire ? Mouais bon, dans une heure ou deux, tout le monde serait debout, à prendre le petit déjeuner, elle n’avait qu’à attendre un peu, prendre son mal en patience et aller marcher un peu.

    Chez elle à Wesport, Sasha avait l’habitude de courir régulièrement, le matin. Autant pour maintenir sa forme que pour le plaisir. C’en était presque devenu une sorte de rituel, une chose qui la faisait se sentir bien et qui lui manquait lorsqu’elle ne le faisait pas. Ici, elle avait les entraînements intensifs alors la course, elle n’en faisait plus tellement. Elle avait l’habitude des courbatures avant la Colonie mais à présent, c’était encore pire et elle avait souvent la flemme d’empirer la chose en allant courir quelques kilomètres. Mais elle reprendrait la course pour le plaisir, un jour. Peut-être que cette année elle pourrait revenir chez elle. Quoique, si son père était toujours avec sa nouvelle femme, mieux valait les laisser tranquille et ne pas risquer leur sécurité, encore moins celle de son demi-frère de cinq ans. Ou six, elle ne sait plus trop.

    Lorsqu’elle quitta la chaleur rassurante du bungalow, Sasha ne put s’empêcher de frissonner. C’est qu’on n’était plus en été, il ne faisait plus aussi chaud et les températures n’étaient pas non plus d’une douceur clémente, bien au contraire. Elle avait bien de quoi s’enrhumer ou se choper une fièvre juste en étant dehors un peu trop longtemps pour son propre bien. Elle passa aussitôt la capuche sur sa tête, se foutant complètement de savoir qu’elle allait emmêler sa tignasse comme pas possible, enfonça bien les mains dans ses poches et commença à marcher tranquillement en jurant comme un charretier alors que le froid s’attaquait à elle. Quelle idée aussi de sortir à une heure pareille ?

    Pourtant, au bout de cinq voire dix minutes à se promener tranquillement un peu partout, elle parvint à se réchauffer quelque peu, surtout que le soleil commençait à darder ses rayons sur la Colonie, permettant à Sasha d’enfin sortir les mains de ses poches. Néanmoins, elle avait encore beaucoup trop froid et décida qu’il était temps de rentrer. Tant pis pour la balade, de toute façon elle allait devoir rejoindre les autres dans une heure, peut-être deux, autant ne pas se crever tout de suite, elle allait en avoir le temps plus tard dans la journée. Se dirigeant vers son bungalow qui semblait toujours être plongé dans la pénombre - Hébé serait-elle une déesse flemmarde du matin qui aurait transmis cette même flemme à ses enfants ? - la jeune fille s’arrêta à côté d’un large parterre de fleurs. Oui. Des fleurs. Encore.

    Le truc, c’est qu’elle voyait à peine les fleurs. Parce qu’il y avait une veste. Une veste en plein milieu de fleurs. C’est les nymphes qui allaient être contentes ! Non mais sérieusement, qui était le crétin qui avait oublié sa veste en plein milieu de la Colonie ? Ça se perd pas comme ça une veste enfin ! Mais apparemment, un crétin n’était pas au courant de ce fait pourtant légèrement évident. Hésitant un instant, la rouquine finit par s’accroupir pour tâter les poches de la veste. Pas grand chose d’intéressant dans la plupart si ce n’est des clés mais elle n’allait certainement pas les prendre.

    Elle se souvenait encore d’une fois où elle avait perdu les clés de l’appartement et de sa panique à l’idée que quelqu’un vienne cambrioler son foyer à cause de son attitude irresponsable. Heureusement qu’elle ne les avait pas perdues mais simplement fourrées dans une poche qu’elle n’utilisait normalement jamais. Toute douée qu’elle était. Enfin bref, elle se souvenait de cette panique, elle n’allait pas l’infliger à quelqu’un d’autre même si elle avait bien envie de dire que ce quelqu’un n’avait qu’à pas perdre sa veste. Par contre, lorsqu’elle entendit le doux bruit de drachmes s’entrechoquant entre elles, elle esquissa un sourire malicieux. Parfait. Elle allait les prendre, se poser sur le banc en face de son bungalow et attendre que le crétin se pointe et cherche sa veste. Oh, elle lui rendrait son argent. Peut-être pas tout, elle verrait bien.

    Elle resta là un moment, somnolant vaguement sur ce banc alors que le soleil commençait à monter un peu plus sérieusement sans toutefois se faire trop intrusif. Elle avait l’impression d’enchaîner les micro-siestes d’une minute lorsque du bruit attira son attention. Un mec. Une veste aussi moche ne pouvait qu’appartenir à un mec de toute façon même si, en réalité, Sasha n’avait pas vraiment fait gaffe à l’apparence de la veste. Peut-être qu’elle aurait dû, elle l’aurait prise et elle n’aurait laissé derrière elle rien d’autre que les clés. Trop tard. « C’est ça que tu cherches ? » demanda-t-elle en levant la main, tenant deux drachmes entre ses doigts.

    Un sourire en coin, elle se releva et s’approcha en restant tout de même à une distance raisonnable. Sa tête ne lui disait rien, elle ignorait s’il était le genre tête brûlée à sauter sur les autres pour obtenir ce qu’il désire ou s’il était plutôt le style de mec posé qui essaie de discuter calmement. Un abruti ou un être civilisé en somme. Après, elle lui avait pris son argent. Pas les dollars mais les drachmes et c’était plutôt utile ça, les drachmes. S’il réagissait au quart de tour, elle comprendrait et ça pourrait même être drôle. Et puis ça finirait de la réveiller alors ça faisait d’une pierre de coup. Faut toujours voir le positif dans toutes les situations, non ?

    Silas Inkios
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    Je fouillais à nouveau les poches de ma veste en espérant que les drachmes perdus avaient miraculeusement réapparus dedans. Même si on était au pays des Demi-Dieux, ça restait malheureusement  impossible. C’est de la poudre aux yeux tout ça moi j’vous le dit.

    “C’est ca que tu cherches ?”

    Je me retourne et me retrouve face à un vampire roux. Le summum du satanisme merde. C’est une fille d’Hadès elle, obligé. Nan mais sans déconner c’était presque ça. Heureusement qu’elle n’était pas trop proche de moi, j’aurais fait un mouvement en arrière plutôt gênant. Pas qu’elle fait peur hein, fait si un peux avec sa capuche rabattue et ses cheveux qui pendent comme des serpents morts autour de son cou.
    J’dois pas être beau à voir non plus avec mes cheveux qui sortent de la bataille de Verdun, ma tête de cadavre fraîchement déterré et mes vêtements froissés.

    Donc Draculette, tenait dans ses mains les précieuses pièces perdues. J'étais pas du genre à crier au scandale, mais là je ne me disais qu’une seule chose : voleuse, rends l’argent. Ça  doit-être les maigres bénéfices du bar ça. Etant donné que je ne fais jamais de quêtes, je vois pas d’où peuvent bien sortir ces drachmes. Je suis pas très travailleur hein faut pas abuser, je fais que déléguer et encore ça me saoule. Sans mauvais jeux de mots

    Je tends la main et récupère les pièces, avec le sourire, parce que ça fait toujours plaisir de recevoir de l’argent. Même si on vient de te le voler.

    “Merci … ? Fin t’es au courant que quand on vole un truc c’est dans l’optique de le garder hein ?”


    Évidemment, je ne lui en voulais pas, fin si un peut, faut pas abuser non plus, j’suis pas si gentil que ça. L’argent c’est sacré, moins sacré que la sacro sainte bière, mais l’argent ça servait à se procurer la sacro sainte bière. Alors c’est sacré.

    Mais bref, je disais plutôt ça sur le ton de la rigolade. C’est toujours mieux de déconner que de se fritter dès le matin. J’ai jamais vraiment compris les gens qui s'engueulent dès le matin. Mon mère était vachement bizarre sur ce point là. Le matin,tant qu’elle avait pas bu son thé/café elle était fermé et archi de mauvaise humeur. Faites jamais ça les enfants, le matin c’est important.

    Le plus chiant dans l’histoire ce que j’la reconnaissais pas,enfin la tête me disait quelque chose mais pas le nom qui avec en gros. D’habitude je suis du genre à connaître tout le monde, mais là, bah nan.

    “Et dit moi, t’es qui au juste ? Que je sache vers quel bungalow je dois pas laisser traîner mes affaires. Et sans vouloir faire l’intéressant, je suis plutôt du genre à connaître tout le monde. Tu viens d’arriver où tu te faisais discrète pour mieux détrousser tes pauvres camarades innocents et tête en l’air ?”

    En fait, je connaissais la plupart des gens parce que je passais mon temps à faire connaissance et discuter au lieu de travailler ou autres. Bon ya aussi le service du soir qui sert pas mal, mais ça c’est une autre histoire.

    Elle était plutôt sympas, j’aurais tout pris personnellement. Bon après elle est peut-être sadique, parce que voler de l’argent, puis attendre le propriétaire et lui rendre ses biens; je vois pas à quoi ça peut servir. Sauf se marrer intérieurement du con qu’à pu perdre une veste au milieu de nulle part. Fin si, au milieu des fleurs. C’est mignon au milieu des fleurs.

    Sasha E. Mikkelsen
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    L’autre tendit immédiatement la main pour reprendre ses deux drachmes d’un air satisfait. La rouquine n’essaya même pas de l’en empêcher, peu désireuse de se quereller dès le matin, et pour une histoire d’argent qui plus est. Même si c’était un peu de sa faute, c’était elle qui venait de faire les poches à ce mec qui, visiblement, ne connaissait pas l’utilité d’un peigne. « Merci … ? Fin t’es au courant que quand on vole un truc c’est dans l’optique de le garder hein ? » lui dit-il. Sasha esquissa un léger sourire en coin. Il croyait vraiment qu’elle lui avait montré tout ce qu’elle avait pris ? Bien sûr que non.

    Elle avait eu le temps de prendre quatre drachmes. C’est qu’il n’était pas bien fortuné l'Ébouriffé ! Bon, elle pouvait parler, elle ne devait pas rouler sur l’or elle non plus. Elle n’avait rempli aucune quête et ne s’était donc pas enrichi ainsi. Même chez les mortels, elle n’était pas fortuné, son père galérait toujours un peu pour les fins de mois même si maintenant, avec sa nouvelle compagne, les choses s’étaient un peu arrangées. Sans doute qu’avec une gamine en moins à s’occuper, c’était plus facile aussi. Mais ça, mieux valait qu’elle n’y pense pas trop, lors des mauvais jours, cela pouvait la mettre en rogne.

    « T’inquiète, j’compte bien garder les deux autres. » lança-t-elle d’un ton innocent. Avec un peu de chance, il ne viendrait pas la fouiller pour retrouver son argent. Ce serait légèrement gênant. Au pire, elle savait courir vite et elle avait de l’endurance, elle pourrait le semer. Peut-être qu’elle aurait dû cacher les deux drachmes dans son soutif, là elle aurait été sûre qu’il ne s’y serait pas aventuré. Quoique, les pervers existaient. Et elle ne portait pas de soutif, pour le peu de poitrine qu’elle avait c’était bien inutile. C’était cool, de ne pas porter de soutif, elle n’avait pas à s’emmerder le matin à trouver un truc pas trop serré mais assez quand même et encore moins à accorder la chose avec le bas. Sasha avait bien trop de flemme en elle pour ce genre de conneries.

    Enfin bref, penser à des soutifs n’était peut-être pas la meilleure chose à faire pour le moment. Mieux valait qu’elle soit en alerte au cas où son interlocuteur se décide à lui faire les poches à son insu. Non parce que bon, elle n’avait pas vraiment l’intention de repartir les mains vides après avoir attendu le propriétaire de la veste dans le froid même si elle n’avait pas à le faire. Elle aurait mieux fait de partir avec la veste. Ou carrément de la laisser là. Quoique, la nymphe habitant le parterre aurait pu se mettre en colère et ça, c’était à éviter.

    « Et dis-moi, t’es qui au juste ? Que je sache vers quel bungalow je dois pas laisser traîner mes affaires. Et sans vouloir faire l’intéressant, je suis plutôt du genre à connaître tout le monde. Tu viens d’arriver où tu te faisais discrète pour mieux détrousser tes pauvres camarades innocents et tête en l’air ? » continua-t-il. Cette fois-ci, la rouquine se contenta de lever les yeux au ciel. Connaître tout le monde ? Bah dis donc il se prenait pas pour n’importe qui lui !

    Non mais sérieusement, ça faisait quatre ans que Sasha était à la Colonie, deux ans qu’elle y vivait à temps plein et elle était loin de connaître tout le monde ! De vue, peut-être, on sait jamais. Mais alors associer un nom avec chaque visage en prenant en compte sa mémoire pourrie ? Impossible. Et puis son “que je sache où pas faire traîner mes affaires”, non mais n’importe quoi. Il n’avait qu’à pas paumer sa veste, c’est pas bien compliqué. C’est pas non plus comme s’il faisait quarante degrés le soir par ici, c’est même plutôt l’inverse ! Bon, faut dire que la jeune fille est du genre frileuse mais quand même, pas à ce point, si ?

    « Ça va être de ma faute si t’es trop torché pour faire gaffe à tes fringues ? D’ailleurs va falloir penser à prendre une douche, j’dis ça comme ça. » répondit-elle d’un ton moqueur. Le sarcasme est toujours la meilleure arme de défense. Les piques vieilles comme l’an quarante aussi. Défense contre quoi, telle était la question. Il ne l’avait pas contrariée. Elle semblait simplement être de mauvaise foi ce matin et assez contradictoire. Elle qui, d’habitude, était plutôt le genre à ne pas se prendre la tête, faisait tout pour compliquer les choses et les faire durer en longueur.

    Comme quoi, se lever trop tôt ça dérègle tout un tas de choses dans le cerveau. Et puis de toute façon, qu’est-ce que ça allait lui apporter de savoir qui elle était ? Ah, ça l’emmerderait bien de pas connaître son identité, d’avoir une case vide dans la tête. Sasha connaissait ce sentiment de demander quelque chose et, lorsqu’elle n’avait pas la réponse à sa question, de ressentir ce besoin irrépressible de remplir ce blanc. Comme une curiosité malsaine. M’enfin bon, ça n’allait pas le tuer non plus si elle le faisait poireauter un temps, si ?

    Silas Inkios
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    La rousse en manque d'hémoglobines se met à sourire, mais pas le sourire sympa, un sourire pas sympa. Bon, on ne va pas s'arrêter sur ça. J'ai heu, comment dire, la flemme de m'arrêter sur ce genre de truc. Surtout que je commençais à vouloir faire un tour aux douches.

    « T’inquiète, j’compte bien garder les deux autres. »

    Ah. Bah écoute. C'est sympa... J'affiche moi aussi un drôle de sourire, mais celui qui disait "Tu te fous de moi là, hein ? Hein que tu te fous de moi .". Non parce que j'y tiens à mon argent moi. Je reste silencieux, me persuadant que c'était juste de l'humour noir. Elle était Draculette, elle faisait forcément de l'humour noir. Forcément.
    Il y avait combien déjà ? Merde, bon, bah, heu, on va lui faire confiance. Soyons naïfs et sympathiques.

    « Ça va être de ma faute si t’es trop torché pour faire gaffe à tes fringues ? D’ailleurs va falloir penser à prendre une douche, j’dis ça comme ça. »

    Bon, heu, j'l'avais mis où le respect déjà ? Non parce que là, il est parti très profondément sous terre, même Hadès il trouverait que c'est trop profond. Je lâche un petit rire gêné, en pensant très fort à "Et ma question ? Elle peut aller se faire shampouiner c'est ça ?". En parlant de shampoing, madame des Carpates insinue que je devrais y aller ? Je relève un bras, et me rends compte qu'elle a bien raison. Ça sent pas la rose là-dessous, surtout que j'ai encore mes habits de la veille.
    Et puis depuis quand ça va être de ma faute si je bois hein ? Attends... Non mais, tout est relatif. Elle a peut-être raison. Mais le peu de fierté qu'il me reste ne tient pas à se laisser faire. Surtout dans un domaine, qui sans vouloir me vanter, me connaissait, c'était de famille. Ah ah, vachement drôle tout ça.
    Va falloir que je dorme la nuit, et le matin.
    Bref, n'oublions pas la damoiselle.
    Je lui sers donc une magnifique courbette, avec toute la véhémence que je pouvais lui donner.

    "Veuillez excuser le pestiféré que je suis d'imposer ma présence et ma propreté à madame." Le tout avec une voix aussi mielleuse qu'insupportable.

    Je suis fier de moi. Même si j'ai eu la tête toute embrumée en me relevant. On va oublier les changements trop brusques de hauteur. Il semblerait qu'hier soir fût une soirée mémorable. Je suis pas du genre à avoir des vertiges de ce genre là.

    "Et si ma présence vous indispose tant, je vais donc me casser, et suivre votre conseil." Le temps s'écoulait rapidement, et l'eau chaude avec.

    Je mets mes deux drachmes dans mes poches. Mais ne pars pas pour autant. Et reste à fixer la fille sans nom, parce que j'étais quand même dégoûté qu'elle m'est foutue un vent aussi violent. Si elle me décline pas son identité maintenant, elle sera Draculette, fille d'Eole et puis voilà hein.

    "Pis moi c'est Silas miss Ventilateur. Comme ça tu connaîtras le nom de celui qui ne sent pas la rose le matin." A part les gosses d’Aphrodite, qui sent bon le matin ? Qui ? Elle peut-être ?

    Je comprenais pas trop pourquoi je voulais à ce point ne pas me casser tout de suite. Peut-être que j'attendais secrètement qu'elle se ravisse, ait pitié de moi et me rendre les fameux deux autres drachmes mystérieux. Ou Alors connaître son nom, afin de me venger de manière tout à fait mature, de cette atteinte à ma fierté.




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