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» Être un demi-dieu, c'est mortel.

Pris sur le fait. Oups.

Andrew Turner
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Sujet: Pris sur le fait. Oups.
Jeu 12 Juil - 13:57
Bien. Je viens de perdre à un concours de tir à l'arc contre un fils d'Apollon. Ca n'aurait pas été gênant si j'avais été un fils de Dionysos par exemple, mais là, pour un fils d'Eros, autrement dit Cupidon, c'était un comble, surtout que je devais avoir environ trois ans de plus que lui. Je m'étais laissé distraire comme un bleu par je ne sais quoi, à vrai dire je ne m'en souviens même pas. Peut-être que j'avais juste été nul, qui sait ?
J'avais été tenté de perturber mon adversaire, mais il était bien trop beau à mon goût pour que je puisse lui faire du mal. Ah, les garçons. Ceci dit, si ça avait été une fille de la même trempe, ça aurait été pareil. J'ai un faible pour les belles personnes, au cas où ça ne sauterait pas aux yeux. Sauf pour les enfants d'Aphrodite, bizarrement je ne les avais jamais apprécié. Trop superficiels, trop égocentriques, trop... Tout.
Bref, j'avais perdu. Je lui ai proposé un combat à l'épée pour me ratrapper, mais il m'a répondu qu'il était trop fatigué, et que de toute façon, c'était bientôt l'heure de manger.

J'avais jeté en vitesse deux brochettes dans le feu en marmonnant le nom de mon père entre mes dents, mangé à peu près aussi rapidement en silence et j'étais reparti dans mon bungalow pour chercher mon tabac et le reste du matériel. Chiron m'aurait tué s'il savait. Enfin je crois qu'il savait, du moins qu'il s'en doutait, sans pour autant m'avoir jamais pris sur le fait ou entre quatre yeux pour me faire la morale, ce qui m'arrangeait bien. Je laissais donc les autres finir de manger et participer avec joie au feu de camps, chose qui ne m'attirait plus du tout depuis deux ou trois ans.

J'arrivais au bord du lac et le soleil commençait à décliner vers l'Ouest, me laissant profiter de ses dernières ondes de chaleur, et rendant la surface de l'eau brillante comme si elle n'était qu'un gigantesque diamant mal taillé traversé par un rayon de lumière. Les ombres s'allongeaient et j'ai émis un petit sifflement, prévenant les Naïades que j'étais arrivé. L'une d'elle a sorti la tête de l'eau et m'a souri, d'un air de dire "t'approche pas trop quand même". Il y avait un accord tacite entre elles et moi: j'avais le droit de me tremper les pieds tant qu'aucune cendre ne tombait dans l'eau, ce qui, à peu de choses près, avait toujours été respecté.

Assis sur les galets, les pieds nus dans l'eau, j'ai roulé ce qui me servait disons, "d'aide à la méditation", l'ai allumé et sorti mon cendrier de poche. J'observais l'horizon en silence, et après avoir fini mon affaire et écrasé mon mégot dans le cendrier, je me suis levé, décalé de quelques mètres en arrière et inspiré profondément avant de me rasseoir. J'ai fermé les yeux, tenté de faire le vide dans mon esprit, mais cette fois il n'y avait rien à faire, je n'y arrivais pas. Ca m'était déjà arrivé auparavant, quand j'étais perturbé par quelque chose de concret. Cette fois-ci, il n'y avait rien, ce qui achevait de me frustrer pour environ trois jours. J'ai grommelé quelque chose d'indistinct dans ma barbe.

Puis j'ai vu une ombre s'allonger plus que les autres, suivie de bruits de pas -ou de sabots, sur les galets c'est assez difficile à distinguer, d'autant plus que je n'étais pas quelqu'un de très attentif. J'ai senti mon sang se glacer dans mes veines. Si c'était Chiron, j'étais mort. Si c'était quelqu'un d'autre, j'étais probablement mort aussi. Alors j'ai porté ma main sur le pommeau de mon épée, prêt à en découdre pour protéger mon petit secret, et me suis retourné pour faire face à... Une fille.
Alexis je crois. Elle devait avoir trois ans de moins que moi, pourtant elle paraissait avoir mon âge. Une fille d'Arès, une guerrière redoutable et imprévisible. Je me souviens encore du moment où le dieu l'avait revendiquée comme étant sa fille. Un combat impressionnant, je n'aurai pas souhaité l'avoir comme adversaire croyez moi, et pourtant je n'étais pas mauvais en la matière.
Néanmoins, je me suis détendu tout de suite et je lui ai souris chaleureusement comme je le faisais toujours avant de dire :

"Ah tiens, salut, qu'est-ce que tu fais là ?"



W. Alexis Nyqvist
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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Ven 13 Juil - 23:44
Ce qu’Alexis appréciait par-dessus tout, c’était le calme, la solitude désirée et le silence. Ce qu’Alexis n’avait pas le droit d’avoir pendant le repas de ce soir : du calme, de la solitude désirée et du silence. Au lieu de ça, son champ visuel était pourri par toute l’agitation nocturne. Tout le monde gesticulait dans tous les sens, comme pour faire un concours de qui serait le plus ridicule. Plusieurs pensionnaires essayaient de lui parler en énonçant des futilités sans nom. Il fait chaud aujourd’hui ! Il fait beaucoup plus frais ce soir dis-donc ! Olalala, c’est pas agréable de s’entraîner sous cette chaleur. Et ainsi de suite. Tous déblatéraient les mêmes inepties sans interruption. Alexis n’aspirait qu’à une chose : s’allonger par terre et se faire absorber par le silence. Au lieu de ça, elle devait sourire et se montrer polie envers cette nouvelle de dix ans qui s’amusait à lui expliquer toutes les choses qu’elle avait appris en entraînement aujourd’hui. La fille d’Arès avait envie de hurler JE SAIS, J’ÉTAIS LÀ, ON ÉTAIT ENSEMBLE ! mais elle se contentait de hocher la tête à intervalle régulier.

Finalement, Alexis réussit à s’éclipser du dîner, non sans au préalable avoir fait des détours pour éviter ceux qui semblaient trop enclin à lui parler. Finalement, quand elle s’approcha de son bungalow, des hurlements lui percèrent les tympans. Grognant, Alexis s’éloigna de sa demeure. Elle piétina sans but, marchant droit devant elle en vociférant silencieusement diverses insultes. Les mains dans les poches, elle fixait un point invisible sur le sol tout en continuant de râler. Petit à petit, elle sentit des picotements de colère lui chatouiller le ventre. Refusant de céder à ce sentiment une nouvelle fois – après tout, elle avait failli faire exploser tout le réfectoire il y a quelques semaines à cause de ça – Alexis décida de prendre de grande respiration. Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Inspir… quelle était cette odeur immonde ?

Suivant tout sauf son instinct, Alexis s’approcha de la source de puanteur pour finalement se retrouver face à face avec un autre pensionnaire. Fronçant les sourcils, elle tenta de se rappeler qui il pouvait bien être. N’ayant jamais été bonne avec les noms et les visages, ou bien étant trop souvent peu intéressée pour s’en souvenir, Alexis avait toujours du mal à reconnaître jusqu’à certains de ses compagnons de chambrée. Finalement, ce fut en entendant sa voix qu’elle se souvint vaguement de son prénom. Andrew. Ou Michael. Ou André. Alexis se mordit la langue pour éviter de faire une gaffe sur ce sujet. Les gens étaient toujours si pointilleux quand il s’agissait de leur patronyme, s’en était presque ridicule, pensa la fille qui refusait de se faire appeler par son prénom de naissance.

« Salut. »

Alexis se contenta de cette courte phrase, bien décidée à partir d’ici avant de devoir déclencher une conversation complète. Puis l’odeur vint de nouveau lui chatouiller les narines. C’était immonde. Du caoutchouc brûlait quelque part ? Ou alors un cadavre ? De nouveau, la jeune fille plissa des yeux en fixant Michael. Ou Andrew. Ou peu importe. Est-ce que cet énergumène avait tuer quelqu’un et faisait l’innocent ? Finalement, d’un revers de main, chassant au passage temporairement l’odeur désastreuse, Alexis effaça cette idée saugrenue de sa tête.

« Tu devrais aller te laver, tu pues. »

Alexis avait prononcé cette phrase sans réfléchir. Elle ne réalisa l’ampleur de ce qu’elle venait de dire uniquement quand sa voix fit écho dans ses propres oreilles. Elle s’empressa donc d’ajouter :

« Sans vouloir te vexer. »

Alexis avait soudainement l’envie de se foutre une baffe. Comme si on pouvait à quelqu’un « tu pues mais je voudrais pas te vexer en le disant ». S’il ne faisait pas encore assez jour pour distinguer les traits de son visage, Alexis aurait sûrement rouler ses yeux tellement en arrière qu’elle aurait pu saluer son maigre cervelet.


Andrew Turner
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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Sam 14 Juil - 12:53
J'avais eu peur qu'elle comprenne ce que je venais de faire, peur qu'elle me mette une raclée parce que la drogue, c'est mal. (Prenez en note.) Ou bien pire, qu'elle fasse demi-tour pour aller prévenir Chiron. Quoiqu'elle n'avait pas vraiment l'air d'une balance. Alexis, c'était le genre solitaire, pas très sociable, pas très expressive -du moins avec les inconnus tel que moi. Vous voyez un peu le tableau. Je ne lui avais jamais parlé, à vrai dire, ou du moins je ne m'en souvenais pas. Mais ça... Ca, franchement, ça valait de l'or.
Elle m'a d'abord salué en retour. Au moins elle était polie. Cependant, elle a ajouté quelque chose de tout à fait inattendu :

"Tu devrais aller te laver, tu pues."

J'ai haussé un sourcil, avant de comprendre qu'elle... Eh bien non seulement elle n'avait pas l'air de plaisanter, mais en plus elle n'avait pas capté que je fumais. Tant d'innocence... Cette idée m'a amusé et j'ai eu un léger sourire en coin. Mais ce n'était rien comparé à la suite.

"Sans vouloir te vexer." qu'elle avait dit.

Sur quoi j'ai eclaté de rire avant de répondre:

"Oh, en fait ce n'est pas vraiment moi qui pue, mais rassure-toi, j'irai me laver quand même. L'odeur vient plutôt de ça."

J'ai sorti le petit sachet rempli d'herbe de ma poche avant de l'y replacer presque aussitôt.

"Au fait, moi c'est Andrew, enchanté. Je crois pas qu'on se soit déjà adressé la parole sauf si c'est moi qui t'ai fait faire le tour du camp à ton arrivée, mais bon, si tu pouvais garder ça pour toi... Ce serait sympa. S'il-te-plait. Je ne tiens pas vraiment à passer pour le junkie du camp. Personne ne sait. Enfin à part toi, maintenant."

J'ai enfoncé les mains dans mes poches en la regardant droit dans les yeux. L'odeur qu'elle semblait trouver pestilentielle se dissipait à présent. Je regrettais déjà de lui avoir plus ou moins expliqué ce que je fichais là, non seulement elle n'avait pas besoin de le savoir, mais en plus j'aurai pu trouver une excuse bidon telle que l'engrais pour le champs de fraise, voire un pet de satyre, mais non, il avait fallu que je sois honnête. Mais elle m'inspirait confiance. Je me suis dis que si on l'approchais de la bonne manière, c'est-à-dire pas trop, elle pouvait s'avérer être une personne sur qui on pouvait compter. Bref, tout ça pour dire qu'elle ne me dénoncerait probablement jamais, puisqu'elle ne semblait pas en avoir grand chose à faire de toute manière.

En tout cas, elle avait l'air aussi douée en relations humaines que moi, ce qui était assez rassurant. Oh, bien sûr ce n'était pas le genre de phrase que j'aurai pu sortir, moi je me contente de... Eh bien, de rien. Je ne parlais pas aux gens, sauf en tête à tête ou quand on vient me parler. C'était pas que je ne les aimais pas, c'était surtout que j'étais un pleutre. Pour le coup, avec Alexis, j'avais été obligé de lui parler, je me voyais mal rester planté comme un poteau en attendant qu'elle s'en aille, et puis il fallait la convaincre de garder le secret.
Enfin, Chiron me demandait souvent de faire visiter le camp aux nouveaux, de leur présenter leur bungalow, et petit plus, de leur trouver des amis. En général je me débrouillais bien, je sortais le même speech appris par coeur à chaque fois, j'utilisais mes dons pour les aider un peu à se sociabiliser (et surtout pour qu'ils me lâche la jambe), j'unissais même parfois des couples indirectement, mais sinon, je restais seul à l'écart du troupeau. Mon beau sourire et mon ton chaleureux, c'était que de la surface. En réalité, j'avais du mal à supporter le bruit, la bonne humeur générale, la franche camaraderie et tout le tintouin, tout ce à quoi je ne pouvais pas participer vraiment.

Je ne souhaitais qu'une chose : qu'elle s'en aille, histoire que je ne développe pas l'envie de faire la conversation. J'ai effacé mon sourire et froncé les sourcils en détournant le regard. A ce moment là plus qu'à n'importe quel autre moment, j'aurai donné cher pour qu'Eros reprenne le don qu'il m'avait transmis, juste histoire de mener une vie normale, d'avoir un minimum de personne à qui parler et pouvoir tenir une conversation lambda avec des inconnus. En l’occurrence, une inconnue, bien qu'elle n'ait pas vraiment l'air bavarde.

Vous comprendrez bien qu'avec un pouvoir comme le mien, c'est toujours compliqué de ne pas tricher dans les relations. La moindre émotion de ma part pouvait tout foutre en l'air. D'où la méditation, si vous avez bien suivi. Toujours est-il qu'elle était encore là et qu'il fallait que je m'extirpe de cette situation avant de me mettre à apprécier sa présence ne serait-ce qu'un petit peu. Mon visage s'est encore assombri.

"Hônnetement, qui voudrait faire la conversation avec quelqu'un qui peut jouer avec vos états d'âme ?"

J'ai cru l'avoir pensé, mais quand ça a résonné à mes oreilles, je me suis aperçu que je l'avais bel et bien dit à voix haute. Mais quel abruti. J'ai soupiré un bon coup et je me suis assis sur les galets sans rien ajouter; ce n'était pas la peine de passer pour un débile une fois de plus. J'aurai préféré suivre le conseil d'Alexis et prendre une douche plutôt que de rester là à appréhender sa réaction, si tant est qu'elle en ait une. Sans doute l'eau chaude aurait été plus agréable que cette situation, même si j'avais eu du shampoing dans les yeux. Mais je venais à peine de m'asseoir et j'aurai eu l'air encore plus crétin si je me relevai au bout de trois secondes seulement.



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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Sam 14 Juil - 15:49
Michael expliqua que la mauvaise odeur ne venait pas de lui mais d’un sachet d’herbe. Puis il se présenta comme s’appelant Andrew, ce qui retira tous les doutes quant à son prénom de l’esprit d’Alexis. Il la supplia presque de ne pas parler de ce qu’elle venait de voir, de peur de passer pour le junkie du camp. Les connexions se firent soudainement, offrant enfin à la fille d’Arès la capacite de compréhension. Ce pensionnaire était tout simplement, envers et contre tous, entrain de fumer de l’herbe près du lac. Et au vu de la réaction tout à fait passive des dryades, elles étaient habituées et au courant. Petit à petit, l’odeur commençait à se dissiper si bien qu’il était dur pour Alexis de la différencier du reste ambiant. Une douce brise se contenta d’effacer définitivement ce désagrément.

Finalement, un blanc s’installa entre les deux presque-inconnus. Alexis n’avait rien à dire de plus. Elle n’avait pas songé à de présenter elle-même, comme si son identité importait peu. Finalement, Andrew lui tourna le dos pour s’assoir de nouveau près du lac. La fille d’Arès songea au fait que c’était sûrement le meilleur moyen pour partir de son côté, en espérant ne plus jamais faire de rencontre aussi étrange et arbitraire. Toute cette histoire lui en avait presque oublié la raison pour laquelle elle s’était retrouvée là. Des échos lointains lui tirèrent une grimace, comme si elle se souvenait soudainement que d’autres personnes vivaient dans le même espace géographique qu’elle et qu’ils étaient atrocement bruyant.

Alexis commença discrètement à tourner les talons. Après tout, elle n’avait pas raison de rester aussi proche de cette personne, aussi étrange et agréable au regard qu’elle pouvait être. Non pas qu’Alexis éprouvait la moindre attirance pour lui, mais elle savait reconnaître quand certains corps correspondaient au canon de beauté de l’époque. Il devait sûrement être un fils d’Aphrodite ou d’Apollon, bien qu’Elliot et lui ne se soient que très peu retrouvés dans le même coin. Remarquant qu’elle n’était toujours pas partie et qu’elle s’était égarée dans ses pensées, Alexis retourna à la réalité et fit un pas loin d’Andrew, contente à l’idée de trouver un autre cheminement de pensée.

Ce fut ce moment précis que le jeune homme choisit pour exprimer le fond de sa pensée. Honnêtement, qui voudrait faire la conversation avec quelqu’un qui peut jouer avec vos états d’âmes ? Alexis arqua un sourcil face à cette question étrange. Lui était-elle adressée ou bien Andrew, se pensant seul, s’était parlé tout seul. Dans tous les cas, Alexis suspendit son geste en l’air. Ainsi, la voilà, un pied en l’air, immobile, le corps penché en avant, arrêtée en plein milieu de sa fuite. Un nouveau blanc s’installa durant lequel Andrew poussa un soufflement sourd. Peut-être qu’il venait de remarquer la présence d’Alexis et qu’il était mal à l’aise ? La fille d’Arès aurait été mal à l’aise à sa place.

Toujours décidée à partir, elle posa enfin son pied par terre. Mais elle n’avança pas pour autant, comme si quelque chose la retenait. Et ce quelque chose, c’était sûrement sa morale. Toujours trop gentille, elle avait été élevée à toujours aider son prochain. Retenant un grognement, elle pivota sur elle-même et tenta de trouver une approche pour qu’Andrew se sente un peu moins seul. Tout cela devait être lié à son pouvoir et Alexis ne connaissait que trop bien la haine d’elle-même à cause de son ascendance. Retenant de nouveau un grognement, Alexis s’assit à une distance raisonnable d’Andrew et chercha ses mots. Puis finalement, ils lui vinrent naturellement.

« Tes pouvoirs ne te définissent pas. Sinon, je serai une arme de guerre ou une tueuse. »

Alexis avait prononcé ça dans un murmure, afin que seul Andrew puisse l’entendre. Peut-être qu’il était temps de se lever et de partir ? Non, elle aurait l’air stupide. Cela faisait seulement trente secondes qu’elle s’était assise. Ce n’était définitivement pas le moment pour dire « Bon, voilà, c’est tout, ciao ! ». Alexis se contenta de se racler la gorge et de prononcer, un brin plus fort :

« Je n’ai besoin de personne pour m’énerver, je le fais toute seule. Et concernant mes autres états d’âme, je n’en possède pas, donc il devrait t’être difficile de contrôler quoique ce soit sur moi. »

Elle tourna légèrement la tête, comme pour montrer à Andrew qu’elle ne possédait, en effet, aucune émotion en montrant le visage le plus impassible du monde. Finalement, un sourire fendit son visage, ce qui la poussa à regarder de nouveau droit devant elle. Peut-être que sa conscience serait maintenant apaisée et qu’elle pourrait repartir vaquer à ses occupations telles qu’être énervée contre le bruit ?


Andrew Turner
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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Lun 16 Juil - 15:06
Alexis venait de s'asseoir à côté de moi. Ainsi, elle avait bel et bien entendu ce que j'avais dit. Quelque part, j'en étais ravi, bien que mal à l'aise. Selon elle, mes pouvoirs ne me définissaient pas. Et elle avait marqué un point avec son argument. Elle l'avait dit doucement, d'une voix presque rassurante. Mais ça ne suffisait pas à me faire sentir mieux. Lorsqu'elle a ajouté qu'il me serait ardu de contrôler quoique ce soit chez elle, mon visage s'est fendu d'un demi sourire. Je l'ai regardé d'un œil amusé.

"Très peu de personnes savent quel est mon pouvoir, qui me vient de mon père."

J'ai soupiré d'un air blasé, avant de continuer:

"C'est Eros, une divinité mineure. Le dieu de l'amour et des plaisirs charnels. Ses pouvoirs sont bien plus puissant que ceux d'Aphrodite, à mon humble avis. Quand les Aphrodites peuvent enjôler les gens, ce qui est déjà bien assez, moi je peux provoquer la discorde, semer le doute, faire remonter à la surface tout désir inconscient, faire germer l'amour. Ou pire, la haine. Jusqu'à la folie, parfois."

J'ai gardé le silence un long moment. Parler de ça à quelqu'un d'autre que Chiron, c'était... Dur n'était pas le mot. Ca coulait tout seul, comme si j'avais attendu des années que la jeune fille se présente à moi pour enfin tout lâcher. Cependant, ça restait quelque chose de très intime, et quand je m'en suis rendu compte, mon teint habituellement pâle avait prit une couleur probablement rouge tomate. En tout cas j'avais chaud, et j'étais nerveux. Je tripotais un caillou, le tournant et le retournant entre mes mains, comme si il y avait un interrupteur caché dessus.
Quant à ses états d'âme soit disant inexistants, j'avais des doutes. Tout le monde en a, même s'ils sont bien cachés, enfouis au plus profond de notre inconscient. Mais j'ai préféré ne pas formuler ça à voix haute.

"Je ne contrôle que très peu mes émotions, c'est pour ça que j'évite de nouer des liens, les dernières fois ça s'est mal fini on va dire. Très mal. J'ai commencé à méditer, sur les conseils de Chiron. Ça servait à rien au début, les pensées filent comme des flèches, les émotions bouillonnent, ça me frustrait et ça ne faisait qu'empirer les choses. C'est pour ça que, quand Créon était là et qu'il y avait de l'herbe qui circulait parmi d'autres choses illégales, eh bien j'ai commencé à fumer. Ça m'apaise, ça me vide la tête, ça me permet d'évacuer, chose que les exercices physiques ne me permettent pas de faire. Ça me permet de garder la face, et de méditer en paix."

Je me suis tu et j'ai reposé le caillou, écoutant les clapotis de l'eau, le regard dans le vague. Je me suis dis que mon stock d'herbe s'épuisait, et qu'il allait bien falloir que j'arrête un jour. Cette pensée m'a déstabilisé. J'ai reporté mon attention sur Alexis. Habituellement en terme de contact humain, je me contentais des nouveaux, de parler avec mes adversaires à l'arène de telle ou telle stratégie, et ça s'arrêtait là. Pourtant, j'avais l'impression de ne pas pouvoir me taire cette fois ci. J'ai relevé la tête, respirant l'air frais avant de reprendre :

"Je me souviens d'une fois où un fils d'Arès qui aimait bien une fille d'Héphaïstos. Peut-être que tu en as entendu parler. Il a eu le malheur de passer un moment avec moi. On était plutôt proche, j'étais encore chamboulé par la mort de ma mère sur le moment, je lui en ai parlé, ce qui a fait que, eh bien... J'ai eu du mal à me contrôler, et bref, en la voyant passer, il a pété les plombs et il l'a harcelé pour qu'elle accepte de sortir avec lui. Lorsqu'elle lui a finalement dit non, il a complètement vrillé, il l'a attaqué et il s'est jeté dans le lac, en espérant surement que les naïades s'occuperaient de son cas. Je te passe les détails. Elle est restée deux jours à l'infirmerie, et lui... Je crois qu'il s'en veut toujours. J'ai préféré arrêter de lui parler, tout simplement. Et c'était ma faute, parce que je ne contrôlais rien, et plus je voyais où ça menait, plus je paniquais, plus les choses dégénéraient. J'ai jamais osé lui dire que ça venait de moi. Ni à lui ni à personne. "

Bonsoir, et bienvenue dans Confessions Intimes, j'espère que vous avez passé un bon moment en la compagnie de notre drama queen favorite !
J'ai essuyé une larme qui menaçait de couler sur ma joue d'un geste discret, puis je me suis levé avant de m'excuser de l'avoir prise pour un journal intime. Les mains enfoncées dans mes poches, j'ai regardé la lune avant de reporter mon attention sur Alexis. Je lui ai souris, le regard vague. La nervosité s'estompait petit à petit. J'espérais qu'elle ne m'en voudrait pas d'avoir fait un monologue aussi long, mais ma conscience était soulagée, ce qui, à mes yeux, valait tout l'or du monde. Un poil égoïste, certes, mais il n'empêche, en parler à quelqu'un d'autre que le directeur du camp, ça faisait du bien.



W. Alexis Nyqvist
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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Mar 17 Juil - 22:10
Andrew commença à raconter la tragique histoire de sa vie. Alexis, plutôt déroutée par ce moment confidences intimes, ne pipa mot de tout le monologue. Elle se contenta de l’écouter, comme elle savait si bien faire. S’il pouvait se sentir mieux juste en parlant, elle pourrait tranquillement se lever et repartir dans l’autre sens comme de rien n’était, et ils oublieront tous les deux cette conversation. Le jeune homme aura vidé son sac et Alexis aura eu sa conscience tranquille ! Néanmoins, l’heure n’était pas aux jérémiades mais bien à l’écoute, alors la fille d’Arès écarta gentiment son hyperactivité, la rangeant dans son petit casier et resta immobile et silencieuse, comme toutes les créatures présentes dans le lac, qui faisaient mine de pas exister mais qui n’en perdaient pas une miette.

Andrew était donc un fils d’Éros. Cela expliquait pourtant il était si charmant aux yeux de n’importe quelle personne dotée d’une capacité suffisante à remarquer ça. Bien qu’Alexis ne fût pas la première personne à briller par cette aptitude, elle la possédait tout de même. La fille d’Arès ne tergiversa pas trop longtemps sur l’aura séductrice du fils d’Éros quand celui-ci lui expliqua ses pouvoirs. Ainsi, à l’image d’Alexis qui pouvait faire des dégâts physiques impressionnants, Andrew pouvait les faire mentalement. Il pouvait se glisser dans la tête des gens et leur souffler les émotions à suivre. Un frisson parcourut l’échine de la jeune fille. C’était un pouvoir atroce, qui faisait froid dans le dos. Difficilement maniable lors d’un combat avec les autres, puisqu’ils sont régis par d’autres émotions, ils n’en restaient pas moins destructeurs entre les humains.

Le jeune homme enchaîna avec sa façon de gérer ses propres émotions, et ses pouvoirs. Ainsi, encore une différence se creusa entre eux. Alexis se vidait la tête en enchaînant les combats, les entraînements, le maniement de diverses armes. Andrew puisait dans la méditation, l’utilisation de plante et la relaxation mentale. Bien que la jeune femme eût de temps en temps l’envie de méditer pour se calmer, elle ne pratiquait pas du tout le même genre. Elle luttait contre les forces de la nature pour en extraire la propre sienne, pendant qu’Andrew se délectait des douceurs de la nature. Néanmoins, à chaque mot que le fils d’Éros prononçait, Alexis se sentait étrangement plus proche.

Finalement, pour conclure son monologue, Andrew raconta la fois où ses pouvoirs avaient fait tout dégénérer. La fois où, inconscient de la puissance de ses démons, il avait mis en danger la vie de quelqu’un. Encore une fois, Alexis resta silencieuse pendant cette confidence. Aucun muscle de son visage ne trahissait d’émotions. Seule sa poitrine, se soulevant discrètement au rythme de sa respiration lente et contrôlée, montrait le quelconque signe de vie. Et pourtant, l’esprit d’Alexis voyageait à travers les montagnes de ses souvenirs. Elle se revoyait, toutes ces fois, où elle causait du danger autour d’elle juste parce qu’elle existait, juste parce que sous la colère, elle ne contrôlait rien. Et pourtant, personne ne semble avoir de pouvoir sur ses propres émotions, alors elle n’était pas pire ou mieux qu’un autre. Sauf qu’elle pouvait tuer des gens, détruire des bâtiments… toutes ces choses qui faisaient d’elle plus un monstre qu’un être humain.

Toujours impassible, Alexis se tira de sa rêverie masochiste pour revenir à la réalité. Elle croisa le regard perçant du fils d’Éros, qui semblait à la fois soulagé et gêné d’avoir tant causé. Finalement, plus les secondes s’étiraient, plus il ne semblait pas la fixer elle, mais fixer un point invisible dans l’horizon. Un silence s’installa doucement mais sûrement, pendant qu’une douce brise caressait leurs corps immobiles. Finalement, Alexis se décida enfin à parler :

« La vie est une pute »

Elle avait murmuré ça, en français. Alexis adorait utiliser la langue maternelle de sa mère, juste pour insulter. Elle avait l’impression que tout était plus violent, plus beau, en français. Comme si cette langue n’avait été crée que dans le but d’insulter avec des jolies fleurs. C’était merveilleux. Puis elle réalisait que tous ne parlaient pas la langue de Molière – bien qu’en tant que fils d’Éros, il y avait toutes les chances pour qu’il en saisisse le sens malgré lui. Un sourire s’étira sur le visage d’Alexis, qui décida de retourner vers la langue de Shakespeare pour être sûre de se faire comprendre.

« La grande malédiction des demi-dieux, à part celle de pouvoir mourir à tous moments sous les griffes d’un monstre mythologique, est d’avoir la capacité de tuer d’une façon inconnue aux humains lambda. Tu ne voulais pas faire du mal aux autres, c’est arrivé par erreur et tu t’en veux. Certains tuent volontairement et ne regrettent rien. L’important est d’apprendre à contrôler nos capacités et de pouvoir les gérer. Personnellement, je bloque tout. Mais je suis sûre que tu pourrais trouver un moyen de d’entraîner, petit à petit. Il faut juste apprendre de soi-même. Et si les plantes peuvent t’aider, tant mieux pour toi. »

Alexis se contenta de hocher les épaules, comme si se droguer était une action tout à fait normale et habituelle. Après tout, certains boivent à outrance et se mettent à frapper leurs femmes. Finalement, se détendre en fumant de l’herbe c’était beaucoup plus sain.


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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Jeu 19 Juil - 20:21
Alexis n'avait rien dit pendant tout le long de mon monologue. Je commençais à penser qu'elle n'avait rien écouté. Ce ne serait pas si mal, ça pouvait éviter qu'elle ne fuit ma personne. Je la regardais toujours -plus ou moins- en silence. De longs instants s'écoulèrent avant qu'elle n'ouvre la bouche. Et ce fut pour dire que la vie était une pute. En français. Une si belle langue pour insulter tout ce qui passe, quoi que ce soit. J'ai souris, étonné de comprendre ce qu'elle avait dit. Je ne pouvais qu'être d'accord avec elle. Mes pouvoirs étaient déstructeurs, perfides, maléfiques, qui donnerait ce "don" à un gamin ? Et elle l'avait bien compris, mais elle ne bougeait pas, elle ne me fuyait pas. Je me suis rassit. Ses yeux noisettes ne quittaient pas l'eau lorsqu'elle reprit la parole.

Non, je ne voulais pas faire de mal à qui que ce soit, et effectivement, c'était arrivé par erreur, chose que je regrettais amèrement. Sa façon de se contrôler était de tout bloquer. Moi, je ne pouvais pas, tout simplement parce que je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir des émotions. C'est biologique, ancré dans mes gènes, impossible à éviter. Et si par hasard j'y arrivais, est-ce que ça ne me rendrait pas plus froid, plus calculateur, plus cruel aussi ? Est-ce que je deviendrais comme mon père ? J'ai secoué la tête pour chasser mes pensées, de toute façon la question n'était pas là.

Elle semblait sûre d'elle en affirmant que je pouvais y arriver. Je n'en étais pas aussi certain, mais j'ai quand même reprit la parole, en français.

"Merci."

Je ne voyais pas comment échapper à cette malédiction, pourtant il y avait une note d'espoir dans ma voix. Elle avait raison. Il y avait forcément un moyen de me contrôler, que ce soit un exercice physique, mental ou les deux. Forcément. Sauf que je ne voyais pas quoi. J'avais tout tenté, le sport, le maniement des armes, la méditation, l'herbe, tout ce que je pouvais faire, je l'avais fait. Or, rien n'avait fonctionné.

Puis me vint une pensée absurde. Si les grecs étaient reconnus pour leur esprit festif et leur tendance à être relax, ce qui jusque là, ne m'avait pas aidé des masses à contrôler mon pouvoir, j'en connaissais qui étaient à l'opposé. Carrés et organisés, ils avaient, selon toute probabilité, peut-être -potentiellement- une solution à mon problème. Tout devait être rangé, maîtrisé et encadré. Je ne connaissais pas d'autre fils d'Eros, mais peut-être que Cupidon avait eu d'autres enfants - des enfants romains. Peut-être qu'il me serait possible d'y aller, d'observer et d'apprendre d'eux, peut-être que cette discipline qu'ils s'infligeaient pourrait me permettre d'évoluer. Une perspective d'un avenir meilleur était tentante. Mais accepteraient-ils de m'aider ?

J'ai pesé mes mots avant de lui soumettre mon idée.

"Peut-être qu'il y a d'autres enfants d'Eros en ce bas monde. Enfin il n'y en a pas ici, mais... Peut-être que je pourrais emprunter le labyrinthe pour me rendre au Camp Jupiter et entrer en contact avec eux. Je sais que ça ne veut pas dire qu'ils auraient le même pouvoir que moi, mais il doit bien y avoir des similarités j'imagine."

Je me suis tut un instant en croisant les bras sur ma poitrine et j'ai inspiré une longue goulée d'air. Ce que je disais relevait presque de la folie. Le labyrinthe de Dédale n'était pas un endroit sûr, loin s'en faut. Mais c'était le seul passage rapide pour y arriver. Vous connaissez les on dit, ça fait froid dans le dos. Les rares personnes l'ayant emprunté n'avaient pas voulu en parler à la sortie. Ça ne présageait rien de bon.

"C'est dangereux. Mais est-ce que c'est seulement envisageable ? Je veux dire, c'est pas qu'ils sont pas commodes... Ils sont juste tellement différents que je me demande si une coopération pourrait être possible pour une affaire aussi petite que celle-là."

Les quelques romains qui étaient au camps avaient finis par prendre les bonnes habitudes grecques, aussi n'étaient-ils pas des exemples concrets de ce à quoi je pouvais m'attendre si j'arrivais, non seulement à convaincre Chiron, mais en plus à y aller et en revenir en un seul morceau. Nerveux, je tripotais mon lacet en cuir, faisant rouler les perles entre mes doigts. Cette idée relevait presque de la folie pure. Je me mordillais l'intérieur de la joue. J'ai cessé quand le goût métallique du sang m'est venu en bouche.

"Bon, bien sûr, ça ne se ferait pas avant des semaines voire des mois, il me faudra l'accord de Chiron et rien ne dit que Cupidon a eu des enfants. Quoique ce serait curieux de ne pas avoir d'enfants pour un dieu de l'amour charnel. Mais ça vaudrait le coup de tenter... Enfin j'espère."

Je l'ai regardée dans le blanc des yeux avant de détourner le regard, décroiser les bras et de me reposer sur mes coudes. Je n'étais pas certain de la pertinence de mes propos, mes méninges travaillaient à toute vitesse, analysant la moindre possibilité. L'idée de quitter le camp, ne serait-ce que pour quelques semaines, ne me plaisait pas du tout. M'imposer en plus le rythme romain, c'était la mort assurée de mon psychisme. Mais parler avec Alexis m'avait donné de l'espoir. J'avais plus que jamais envie de construire des relations solides et cette simple optique me ravissait d'avance. Je ne voyais pas d'autres solutions, mon stock d'herbe se vidait peu à peu, et bientôt plus rien ne pourrait m'aider à la méditation. L'exercice ne suffisant pas, il était possible que la contrainte du difficile mode de vie romain puisse m'aider à dompter mes dons. J'ai affiché un sourire éclatant au monde entier, puis j'ai osé demander, pour la première fois depuis longtemps :

"Est-ce qu'un combat te dirait, un de ces jours ?"



W. Alexis Nyqvist
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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.
Dim 29 Juil - 17:33
Alors qu’Alexis décida que c’était le bon moment pour que chacun d’entre eux repartent vivre leur vie chacun de leurs côtés, Andrew décida de lui de partir dans un monologue pour partager ses idées concernant son propre futur. Alors oui, la fille d’Arès était très heureuse d’avoir pu lui être utile à un moment donné, d’avoir pu l’aider à ne plus broyer du noir, et surtout de l’avoir aidé à prendre conscience que son pouvoir ne le définissait pas en tant que personne tant bien même elle se refusait de faire quoique ce soit du sien. C’était un sentiment agréable que celui d’aider son prochain et de voir qu’on a réussi ! Néanmoins, c’était aussi très agréable de partir seule dans les bois pour ne plus entendre qui que ce soit parler pendant plus de trente secondes. Et ce fut ce moment précis que le timide Andrew se décida à faire partir de cette catégorie de personne.

Trop polie et gentille pour montrer sa gêne, Alexis se contenta de l’écouter attentivement. De toute façon, elle n’avait rien d’autres à faire pour l’instant. Il supposait qu’il y avait d’autres enfants d’Éros en ce bas-monde, ce qui était fort probable. La fille d’Arès réalisa une autre différence entre eux : alors qu’elle se couchait tous les soirs dans une cacophonie de gens porté par le même gêne de la guerre, Andrew se couchait seul dans son bungalow, seul avec ses pensées et lui-même. Alexis ne savait pas si elle devait l’envier ou frissonner à cette idée. Il n’est jamais aisé d’être si longtemps seul avec soi-même. Enfin bref, Andrew ne s’attarda pas du tout sur ce point et enchaîna avec une idée stupide : aller au Camp Jupiter.

Alexis arqua un sourcil dubitatif. Rêvait-elle ou bien ce jeune homme venait de parler du fait d’aller dans le labyrinthe, celui-là même qui faisait disparaître des gens s’ils n’étaient pas officiellement autorisés à utiliser le labyrinthe, tout ça pour trouver des gens capables de l’aider à se contrôler ? Et puis, admettons qu’il réussisse à entrer illégalement au camp Jupiter, quel accueil va-t-il recevoir ? La rigueur des romains était parfois obsessionnelle. Finalement, Andrew parla enfin d’avoir l’accord de Chiron, ce qui rassura la fille d’Arès. Néanmoins, ce plan semblait tout aussi difficile à exécuter que de s’entraîner seul. Alexis ne savait plus quoi dire ou faire pour le rassurer ou l’aider.

Finalement, le fils d’Éros changea de sujet tout seul, proposant à la jeune fille de se battre un jour. Alexis ne pu s’empêcher de sourire. L’idée de s’entraîner contre quelqu’un au pouvoir incontrôlable était une drôle d’idée. Savait-il seulement dans quoi il s’embarquait s’il laissait sa colère déborder sur elle ? Cette idée faisait froid dans le dos, mais Alexis ne pouvait pas refuser une bonne dose d’entraînement. Peut-être que cela lui permettrait à elle aussi d’apprendre à contrôler son pouvoir, après tout. Finalement, elle se contenta de tendre vers lui une main amicale.

« Avec plaisir, fils d’Éros. J’espère qu’entre-temps tu auras trouvé une personne pour te contrôler car si nous sommes tous les deux incontrôlables, je vais détruire le camp. »

Malgré la gravité de ses mots, la fille d’Arès se contenta de sourire. Il y avait une pointe de mystère et d’avertissement dans sa voix. Et un peu de challenge. Contrôle-toi si tu veux que je me contrôle.


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Sujet: Re: Pris sur le fait. Oups.

Pris sur le fait. Oups.


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