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    ElvireChasseresse


    A. Samael O'Connor
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    A. Samael O'Connor

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    Follow the sun - ft Cal Williams

    le Dim 13 Jan 2019 - 20:56
    Samael s’était levé de particulièrement bonne humeur ce matin-là. C’était dans cet état d’esprit qu’il se rendit à l’arène, pour la sixième fois de la semaine en fin d’après-midi après avoir donné son cours. Il ne s’accordait qu’un jour de repos dans la semaine, et le reste du temps, il courrait partout. Une journée typique avec Samael commençait par le canoë. Il n’appréciait pas plus que ça l’activité, mais elle faisait travailler les muscles et l’endurance. Ensuite il allait au mur de lave, pour lequel il avait une certaine affection, même s’il avait failli perdre un membre plus d’une fois en le grimpant. Pause déjeuner avec ses compatriotes. Après cela, il s’accordait à lui-même le temps de digérer et il se rendait à l’arène, d’abord pour entraîner les jeunes grecs, ce qu’il faisait parfois en binôme avec Seraphina, et ensuite pour s’entraîner lui-même à l’épée.

    Il aurait sûrement du inverser les activités à l’arène, commencer par son propre entraînement avant d’enchaîner avec celui des élèves. Mais il aimait le challenge, et s’entraîner juste après s’être épuisé toute la journée repoussait ses limites, ce qui correspondait parfaitement à ses besoins. En situation réelle, il pourrait très bien être au bord de l’évanouissement mais devrait être apte à se battre en toute circonstances. Il était déjà un bon combattant en ayant sué sang et eau toute la journée, ce qui signifiait selon toute probabilité qu’en étant en pleine forme, il serait excellent.

    Cependant, il ne maîtrisait pas tout. Il s’était fait avoir par Sera plus d’une fois parce qu’il manquait de vitesse – c’est toujours plus facile quand les courants d’air vous portent. Décidé à gagner le prochain combat, il s’installa sur les marches dans un coin de l’arène et posa son épée à côté de lui, observant les combattants les plus aguerris. Ils étaient rapides, précis, et enchaînaient les bottes les plus complexes sans difficultés. Puis son regard s’attarda sur deux guerriers dans le fond du terrain. Il sauta sur ses jambes et fut à leur niveau en à peine quinze secondes.

    La première était grecque, armée d’un trident et protégée par un bouclier. Il crut reconnaître un de ses pairs comme étant son adversaire. Il n’arrivait pas à l’atteindre, malgré la rapidité de ses coups et la précision de ses mouvements. Elle se servait de son bouclier comme d’une arme en plus de son épée, ce qui était, à l’avis de Samael, une excellente technique. Admiratif, il prit sa décision sans trop réfléchir et se dirigea vers l’armurerie. Farfouillant dans tous les coins, il admira plusieurs boucliers, tous trop bien trop grand pour lui. Déçu, il demanda à un grec dont il ne connaissait pas le nom où il pouvait trouver ce qu’il recherchait.

    L’autre se gratta le menton et lui répondit qu’il pouvait passer commande à la forge. Alors Samael se dirigea vers le lieu indiqué, et poussa la porte, quelques drachmes en poche. Il faisait tellement chaud qu’il avait l’impression d’être sur le mur de lave. Il alpagua le premier venu et le questionna sur son affaire de bouclier. Son interlocuteur, fort peu aimable, désigna un garçon au fond de la salle et sortit sans demander son reste.

    Samael étudia plus en détail le grec désigné. Blond comme les blés, des yeux aussi bleu que l’océan, un nez fin surmonté de lunettes fines, il avait tout d’un fils de Venus et Samael reconnut enfin Cal, absorbé par une pièce en bronze céleste. Il l’avait déjà eu pour partenaire de combat à l’arène et appréciait l’aura pacifique qui émanait de lui ainsi que sa douceur évidente. Paradoxalement, il était également un très bon adversaire, déterminé et mordant, malin et rapide. Samael eut un sourire discret et se dirigea vers lui à grands pas et lui tapota l’épaule pour attirer son attention :

    "Salut Cal. Comment tu vas aujourd’hui ? Je ne t’ai pas vu à l’arène tout à l’heure, c’est dommage, j’ai appris quelques coups hier qui pourraient t’être utiles."

    Il affichait désormais un grand sourire et se glissa à ses côtés pour l’observer travailler.

    "J’espère que je ne te dérange pas, je peux revenir plus tard si tu veux ? Je venais passer une commande pour un bouclier."


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    Caligula J. Williams
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    Caligula J. Williams

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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Dim 13 Jan 2019 - 22:14
    Journée de travail aujourd’hui ; tu avais eu un pic de créativité et d’inspiration, et tu t’étais mis en tête d’inventer un oiseau qui pourrait servir de messager en transportant des messages un peu partout sans avoir à payer pour ça. L’idée, bien sûr, étant de faire en sorte que l’invention puisse imiter un vrai oiseau, et que le battement d’ailes soit réaliste. À vrai dire, l’idée avait germé quand vous étiez sous la tyrannie de Créon, comme un moyen de communication discret, mais après l’avoir notée dans un carnet, tu l’avais oubliée. Tu n’avais pas eu assez de courage pour participer activement à la résistance.

    L’entreprise n’est pas aisée, et tu n’as pas cessé d’observer les oiseaux voler depuis quelques semaines. Ce matin, tu t’es décidé de passer à la pratique et aux prototypes. L’un des aspects compliqués est la taille minuscule des pièces à produire, ainsi que la quantité. Tu ne cherches pas à reproduire l’exact squelette des animaux ailés, mais il doit y avoir des ressemblances indéniables.

    Tu penses à Icare, et tu ne peux pas t’empêcher de sourire, malgré l’aspect tragique de l’histoire. Là, ce n’est pas toi qui aurait à voler, ce qui représente beaucoup moins de risques. Quoique… tu lâches ce que tu es en train de faire et plonges sur ton carnet à idées, et tu écris de cette écriture brouillonne qui te caractérise quand tu es fiévreux de créativité : « icare – ailes – voler possible ? », suivi de quelques idées techniques sur un mécanisme pouvant rendre possible l’idée de voler, accompagnées de schémas et de flèches en tout genre. Personne d’autre que toi n’aurait pu comprendre ce que tu notes là-dedans. Bizarrement, tu arrives toujours à t’y retrouver.

    Une fois tes idées notées, tu retournes à la confection de tes pièces. Tu transpires. Contrairement à d’autres enfants d’Héphaïstos, tu n’as pas de résistance au feu.  Tes journées à la forge sont donc particulièrement chaudes. Mais au fil des années, tu t’es habitué, et tu ne trouves pas ça particulièrement désagréable. Au contraire, tu es bien plus sensible au froid désormais. Une gerbe de feu vole vers toi, et tu ne peux retenir un petit cri de surprise. D’autres enfants d’Héphaïstos, qui t’entourent, ne retiennent pas leur ricanement. Il y a généralement une solidarité entre les enfants d’Héphaïstos, mais tu es un cas à part -et à l’écart. Mais c’est toi qui a instauré cet écart, et ça ne te dérange pas. Mais cela a provoqué chez certains une certaine animosité. Si tu détestes tant Héphaïstos, pourquoi utilises-tu l’atelier destiné à ses enfants, et pourquoi dors-tu dans son bungalow ? Tu ignores ; tu as tes raisons et tu les connais. Peut-être eux connaissent-ils un père aimant et affectueux, mais toi tu ne connais que le monstre. Et si tu détestes le fait que ta passion vient de lui, tu ne peux rien y faire. Mieux, tu le battras sur son propre terrain.
    Tu suis tes schémas et tes dessins à la lettre et, au bout d’un moment, tu as tout ce dont tu as besoin. Tu retournes à ton bureau pour l’assemblage. Tu mets tes lunettes -pas celles trop épaisses, tu n’es pas encore aux plus petits détails, donc celles-ci font l’affaire pour l’instant. Tu as réfléchi au métal à utiliser, et tu as décidé de faire le premier prototype avec du bronze céleste. C’est le métal que tu maîtrises le mieux, et il a ses avantages par rapport à d’autres métaux. Alors que tu es complètement plongé dans ta création, plus concentré que jamais malgré les heures de travail, on te tape l’épaule. Tu sursautes et tu lâches tout ce que tu as en main, sans réussir à retenir un cri de surprise.

    Tu te retournes, la main sur la poitrine, ton cœur battant à cent à l’heure. Par-dessus tes lunettes, tu discernes le visage de Samaël. Tu prends une profonde inspiration pour calmer ton cœur affolé, et tu lui adresses un sourire timide.

    « Salut Samaël. Désolé, tu m’as fait peur, je ne t’ai pas entendu arriver. », dis-tu en désignant ton bureau. Tu retiens une grimace en constatant que certaines pièces s’étaient détachées sous la violence du sursaut. « Oui, j’étais plongé dans mon projet toute la journée, je n’ai pas vu le temps passer. », tu expliques.

    Tu prends une serviette que tu as pendu à la fenêtre et la passe sur ton visage ainsi que ta nuque. Elle était restée plusieurs heures dans le froid et elle était donc particulièrement rafraîchissante dans cet endroit brûlant.

    « Non, ne t’en fais pas, tu seras ma pause. », dis-tu en faisant la moue vers les pièces traînant sur ton bureau. Tu pédalais dans la semoule depuis un moment, et tu as besoin de prendre un peu de recul sur ton projet. Les boucliers, ça, c’est quelque chose que tu connais. C’est facile. Tu hoches la tête avec un sourire. « Un bouclier ? C’est pressé ou pas ? Je dois en avoir quelques-uns en réserve. Ils ne sont pas au top de leur forme, mais leur redonner une seconde vie sera plus rapide que en créer un nouveau. Il est quelle heure ? » Tu regardes ta montre. On est en début d’après-midi. « Si je m’y mets là tu pourras l’avoir demain en fin de matinée, ou en début si je travaille tard. Ou bien, si tu as ton temps, je peux t’en faire un sur mesure. Mais là, tu devras attendre… un peu moins d’une semaine ? Désolé, j’espère que ce n’est pas trop long… », tu t’empresses de dire, rougissant et balbutiant presque sur les derniers mots.

    Tu apprécies Samaël -malgré son pouvoir incroyablement effrayant-, et tu n’as pas vraiment envie de le faire attendre, surtout s’il compte sur toi comme ça. Et puis, tu aimes bien quand il sourit. Tu aimes bien le faire sourire. Ça éclaire son visage, et ça fait un peu rougir le tien.

    A. Samael O'Connor
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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Dim 13 Jan 2019 - 23:57
    Cal sursauta soudainement en se retournant vers le jeune romain, une main sur la poitrine et inspirant à fond avant de lui sourire et de le saluer. Si Samael avait eu le temps de s’en excuser, il l’aurait fait avec bon cœur en voyant les pièces détachées les unes des autres. Cal lui expliqua alors qu’il était penché sur son travail depuis un moment déjà. Il s’essuya la nuque et le visage après avoir retiré ses lunettes et Samael ne put s’empêcher de remarquer la douceur de ses traits. Pour un fils de Vulcain, il était particulièrement délicat.

    Habile de ses mains, Cal pouvait fabriquer à peu près tout et n’importe quoi, ce qui était assez impressionnant en soi. Il s’empressa d’enchaîner sur le sujet premier, lui proposant un bouclier retapé pour l’avoir rapidement en souriant. Samael opta pour la dernière option en riant :

    "Ce n’est pas pressé, Cal, ne t’en fais pas j’ai tout mon temps. J’aimerai en avoir un sur mesure, et vraiment ne t’en fais pas pour le délai, ne t’excuse pas, tu bosses comme un acharné dans une fournaise, c’est plutôt moi qui devrais m’excuser de te demander d’y rester !"

    Le jeune romain satisfait par la proposition du fils de Venus – car il le considérait comme tel – s’empressa de retirer son sweat pour les mesures. Il faisait une chaleur à crever dans cet endroit et il commençait à transpirer. La sensibilité extrême à la chaleur était un effet secondaire des hormones de synthèses, du moins c’est ce que les endocrinologues lui avaient dit. Et en effet, il avait pu le constater, le changement fut radical : il suait désormais à grosses gouttes dès qu’il faisait plus de 25°.

    Il fallait commencer par le commencement, c’est-à-dire le poids et la forme. Samael se dirigea vers le fond de la forge pour trouver quelques vieux boucliers usés et les pris en main un par un. Tombant enfin sur un, complètement inutile et défoncé, qui était assez léger pour permettre l’amplitude des mouvements et assez lourd pour avoir une force de frappe assez importante, il le mit de côté. Il farfouilla dans un autre coin pour trouver la forme idéale de son arme défensive.

    "Celui là est parfait, il ressemble un peu à celui de Link dans The Legend of Zelda… Mais il est un peu trop lourd, alors que celui-là…", dit-il en pointant le premier bouclier du doigt, "Celui-là a le poids idéal pour un combat."

    Il prit les deux et les rapporta pour les poser contre le mur. Il les regarda quelques secondes avant de se retourner vers Cal pour l’interroger :

    "Qu’est-ce que tu en penses ?"

    Samael n’y connaissait rien en termes de fabrication d’armes, il n’y avait jamais rien comprit et préférait laisser ce domaine à d’autres, plus experts en la matière. Mais en tout cas, s’il y avait bien une personne sur laquelle il pouvait compter pour la réalisation d’un bouclier, c’était bien Cal, qui faisait des œuvres d’art à base de simples morceaux de bronze céleste. Samael admirait cette capacité à fabriquer les choses.

    "J’aimerai bien qu’il soit pliable, enfin rétractable plutôt, qu’il prenne la forme d’un petit objet discret et passe partout, si c’est possible. Ca me fera un petit souvenir de toi en plus.", ajouta-t-il avec malice.


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    Caligula J. Williams
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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Dim 20 Jan 2019 - 19:32
    Tu hoches la tête. Tu comprends qu’il en veuille un neuf et tu le remercies en pensée d’être aussi détendu quant à la question du temps de fabrication. Certains sont beaucoup moins agréables et veulent leur bouclier neuf et rutilant le lendemain, à la première heure. Tu as beau leur expliquer que ce n’est pas possible physiquement (notamment parce que tu as droit à quelque chose se nommant du repos et que tu ne vis pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre à la forge) et que d’autres personnes ont commandé avant eux (des gens bien plus agréables la plupart du temps), ils pensent que vraiment, Caligula, tu pourrais faire des efforts, sale feignant. Ils le méritent bien quoi. Ce sont des héros.
    « Il n’y a vraiment pas de problème, c’est comme chez moi ici. , tu ris. On s’habitue à la chaleur, au bout d’un moment. Presque. Un peu près. », tu ajoutes avec un sourire malicieux, oubliant l’espace d’un instant la transpiration qui couvre l’entièreté de ton corps. Par Aphrodite, qu’est-ce que tu ferais pour une douche glacée.
    En parlant de chaleur, Samael retire son sweat-shirt et tes pieds deviennent soudainement incroyablement intéressants -oh, ça soulève aussi un peu son tee-shirt et -tes pieds vraiment, tu devrais faire quelque chose pour tes chaussures, elles sont incroyablement abîmées. Un coup d’œil vers le haut ; OK, c’est bon, la voie est libre. Il fait chaud non ? Ah oui, on est dans une forge, il y a des flammes tout autour de toi. Logique. Samael est attirant, mais une partie de toi a toujours eu peur de lui, à cause de ses pouvoirs. Mais ce n’est pas sa faute. Ces pouvoirs, il les tient de son père. Et qui mieux que toi sait que l’on ne choisit pas ses parents ? Alors à chaque fois que tu le vois, tu refoules cette voix en toi qui te rappelle qu’il a des pouvoirs un peu flippants. Il est avant tout très gentil. Et attirant. Mais surtout très gentil. Oh, par Aphrodite, tu t’enfonces…
    Tu suis Samael au fond de la forge et croise tes bras sur la poitrine. Ces boucliers là sont vieux, et lz plupart ne sont pas de toi. Tu as toujours un peu honte qu’ils soient encore là, à la vue de tous -quelle idée de vos créations les gens doivent se faire-, mais tu n’as pas vraiment eu le temps de refaire toutes les armes d’exposition. Peut-être que tu devrais faire ta propre réserve d’armes dans laquelle tes « clients » pourraient fouiller pour voir ce que toi tu peux faire… La voix de Samael te tire de tes pensées.
    « Link… ? The Legend of Zelda…?”, tu demandes en penchant la tête, ne comprenant définitivement pas la référence. Peut-être que « The Legend of Zelda » est le nom d’un armurier à la Nouvelle-Rome… Et Link le nom du forgeron ? Ou peut-être est-ce un mythe dont tu ignores l’existence. Une autre culture. Drôle de nom en tout cas.
    Tu observes les boucliers qu’il a sélectionné et hoche la tête. Tu mets ta main sur ton menton avant de finalement t’approcher des boucliers. Tu étudies la forme de l’un et soulève l’autre pour étudier le poids. Dans ta tête, l’objet se forge déjà. Tu peux même sentir son poids et sa forme sous tes mains. Tu tournes la tête vers Samael.
    « Or impérial ou Bronze céleste ? », tu demandes. Mais avant qu’il ne réponde, tu continues, plongé dans tes pensées. « Je pourrais essayer de faire un mélange des deux… ça permettrait de trouver un équilibre de poids et de résistance… » Le reste de la phrase est imperceptible ; ce ne sont plus que des grommellements, des murmures destinés à toi seul uniquement : tu es déjà dans le processus de réflexion et de fabrication. Ce processus est interrompu par Samael ; il ajoute une nouvelle condition. Cela bouleverse ce que tu as en tête, mais pas de problème ; tu aimes les défis.
    Tu rougis à la fin de sa phrase. Un petit souvenir de toi ?
    « Désolé… Oui, c’est possible, pas de problème… Qu’est-ce que tu voudrais ? Un bracelet ? Un collier ? Une boucle d’oreille ? Je peux même te faire une montre ou une montre à gousset si tu veux. »
    Pas une bague… il n’y a qu’Elliot et toi qui avez une bague. Tu n’es pas sûr de vouloir partager ça avec quelqu’un d’autre.

    A. Samael O'Connor
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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Mer 23 Jan 2019 - 12:22
    Samael s’adossa au mur pour regarder Cal observer les boucliers. Ce dernier se plongeait dans ses pensées, grommelant quelque chose d’à peine compréhensible sur les matériaux à utiliser pour la confection, puis une fois sortit de sa réflexion, il bredouilla :

    "Désolé… Oui, c’est possible, pas de problème… Qu’est-ce que tu voudrais ? Un bracelet ? Un collier ? Une boucle d’oreille ? Je peux même te faire une montre ou une montre à gousset si tu veux."

    Le romain n’en attendait pas tant. Une montre à gousset, carrément ? Mais Samael préférait quelque chose de plus discret et plus pratique. L’idée d’un bracelet était séduisante, mais il se savait capable d’oublier de le mettre au sortir du lit. Il balaya cette proposition. Une boucle d’oreille ? Déjà plus discret, mais côté pratique… Risquer de s’arracher un bout de lobe… Il grimaça à cette idée, puis se mit à sourire lorsqu’il passa à une autre proposition.

    Le collier. Il en avait déjà un en cuir, vieux et élimé, qui ne le quittait jamais. Cependant, comme il ne représentait rien de particulier pour lui, il était plutôt enjoué à l’idée de le remplacer par un objet de valeur. Un geste suffirait pour le déployer et l’utiliser, ce qui était parfait.

    "Un collier, ça m’a l’air plutôt bien !"

    Il fit quelques pas pour se détendre, s’étira le dos et se souvint que le grec avait cillé lorsqu’il avait mentionné le jeu vidéo.

    "The Legend of Zelda, c’est un jeu pour console, un truc d’humain. Je les ai tous finis. Enfin « tous ». J’imagine qu’il doit y en avoir des nouveaux depuis le temps que je suis dans la Légion. Bref, le truc à retenir c’est qu’il a un bon bouclier au bout d’un moment."

    Il se sentit soudainement horriblement gêné et ses yeux se posèrent partout, sauf sur Cal. Puis il finit par fixer un bout de plancher dont les lattes étaient particulièrement abîmées. Il serra les poings, songeant à mettre le feu à l’édifice sur le champs, mais il se rappela ce que lui disait sa mère : « ce n’est pas grave si tu ne te réveilles pas tout seul, si à côté de toi c’est un gars et que t’as la larme à l’œil ».
    Après une minute de silence, il se décida à relever la tête en direction du jeune grec. Il avait les yeux d’un bleu particulièrement hypnotisant. Il fallait regarder la vérité en face, Cal était séduisant. Sa timidité le rendait encore plus adorable, ce qui fit aussitôt sourire Samael qui, de son côté, se retenait fort pour ne pas l’inviter à boire un verre dans la taverne de Silas. Il ne pensait pas qu’aller dans un bar clandestin soit vraiment le truc de Cal.

    Non, un simple repas sous le grand pin, au-dessus du champs de fraise – plan parfait, ils avaient le dessert – pourrait faire l’affaire. Le romain se mordit l’intérieur de la joue pour se forcer à revenir à la réalité. Demander un rendez-vous romantique à Cal ? Qu’est-ce qu’il cherchait au juste, à s’humilier en essuyant un refus ? Samael en avait reçu plus d’un, ça ne lui faisait plus peur. Pourtant l’angoisse était présente en lui, comme si c’était la première fois.

    Ce n’était pas vraiment le refus qu’il craignait, après tout le ridicule ne tue pas. C’était l’après. Samael n’avait jamais vraiment dépassé ce stade d’une relation. Il avait refusé de s’engager plus sérieusement avec qui que ce soit, notamment parce qu’il n’était pas assez sûr de lui, mais surtout parce qu’il était terrifié à l’idée que sa transidentité puisse poser un problème. Il savait que ce ne serait pas un souci pour Cal, mais lui ne pouvait s’empêcher d’être anxieux en pensant à ce qu’il devrait dire pour le lui expliquer correctement.

    Il se décida enfin à briser le silence :

    "Cal ? Est-ce que tu accepterais de, enfin… De… Comment dire ? Venir manger avec moi sous le grand pin à l’entrée de la colonie ? Un de ces jours, je veux dire, pas tout de suite, mais quand tu auras le… temps… Tu vois ?"


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    Caligula J. Williams
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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Mer 23 Jan 2019 - 15:02
    Tu hoches la tête. Un collier c’est pas mal, facile à faire. Tu en as déjà fait quelques-uns. Tu vas à ton bureau, et tu sors un petit sac, dont tu vides une partie dans ta main. Tu t’approches de Samael pour lui montrer son contenu. Ce sont des petites pierres semi-précieuses, d’une multitude de couleurs. Tu les aimes beaucoup. Toi-même tu as mis une ambre au milieu de ton bouclier. Tu ne le dis pas, mais tu crois au fait que les pierres ont des propriétés. Apparemment, l’ambre aiderait à s’affirmer, à mettre en avant sa personnalité. C’est une pierre solaire. C’est ce dont tu as besoin, et particulièrement en combat.
    Et puis, tu aimes bien les pierres. C’est joli.
    « Tu veux une pierre ? Ce n’est pas nécessaire mais… c’est joli. », tu dis.
    Tu lèves les yeux et réalise que tu es un peu trop proche de Sam. Beaucoup trop proche. Tes joues rosissent et tu fais un pas en arrière.
    « Euh… je les pose sur le bureau. Tu pourras choisir quand tu voudras. Après. Si tu veux. T’es pas forcé. »
    Et il ne t’aide définitivement pas en s’étirant ainsi. Tu regardes tes pieds. Par Aphrodite, ressaisis-toi Cal ! Bon, peut-être pas par Aphrodite, justement. Par Jupiter, ressaisis-toi Cal ! Quoique, vu son passé de séducteur… Par Artémis, ressaisis-toi Cal ! Ah, là ça marche. Tu écoutes attentivement son explication. Tu n’avais jamais été vraiment intéressé par les jeux vidéo, mais s’ils ont des armes, il est peut-être temps pour toi de t’y mettre. Peut-être que tu pourrais y trouver des idées intéressantes.
    Tu lèves les yeux, et tu t’aperçois que les siens sont baissés, fixant le parquet abîmé. Un silence s’installe entre vous et tu te demandes d’où il vient. C’est toi avec tes pierres, forcément. Pourquoi avoir besoin de mettre des pierres partout ? C’est frivole, Caligula, frivole ! Et purement esthétique. En même temps, les enfants d’Aphrodite t’ont enseigné à ne pas craindre ou à mépriser ce qui est esthétique. Oui, ce n’est pas l’élément le plus important. Mais un travail joli, et un travail bien fait, est toujours plus agréable et reposant qu’un travail laid et mal fini. Tout n’a pas besoin d’être utile. D’ailleurs, beaucoup de tes créations ne sont pas utiles. Dans ces moments-là -quand tu fais des oiseaux, des marionnettes, des petits robots, des fleurs-, ce n’est pas nécessairement utile. C’est juste beau. Et tu aimes faire ça. Alors, n’ais pas honte de tes pierres, Caligula. Voilà.
    Finalement, il relève les yeux, et vos regards se croisent. Tu réalises que tu l’as observé pendant tout ce temps. Vos regards s’affrontent un instant -le sien impossible à déchiffrer, le tien probablement comme celui d’une biche sous les phares d’une voiture. Finalement, il prend la parole, et définitivement, ce ne sont pas les pierres le sujet.
    Tu restes silencieux un instant. Ta tête se penche légèrement. Ton cerveau se fige un instant, envahi par les mots « quoi quoi quoi quoi quoi quoi comment quoi comment que quoi quand comment quoi ». Finalement, ses mécanismes reprennent et une explication logique le traverse. Il fait beau en ce moment, il organise juste un pique-nique ! Il a déjà dû inviter beaucoup d’autres personnes ! Ce serait comme une fête de bienvenue -un peu tardive, certes- pour son arrivée ici. Enfin, Cal, tu devrais vraiment arrêter d’être arrogant comme ça. Le monde ne tourne pas autour de toi, et tout le monde n’est pas attiré par toi. Ça doit plutôt être l’inverse d’ailleurs. Alors un sourire chaleureux s’étire sur ton visage.
    « Bien sûr ! On sera combien ? »

    A. Samael O'Connor
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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Mer 23 Jan 2019 - 17:47
    Le visage rougi par la timidité, Samael attendait toujours une réponse de Caligula, lequel semblait être particulièrement étonné de cette proposition. Il finit par sourire d’un air qui faisait chaud au cœur, puis il demanda :

    "Bien sûr ! On sera combien ?"

    Ah. Samael s’attendait à tout sauf à ça. Etonné, il sourit à son tour avant de se détourner, le visage encore plus rouge qu’une tomate mûre. Tout son corps tremblait à l’idée de devoir dire à Cal qu’il prévoyait un déjeuner pour eux deux uniquement. A vrai dire, il hésitait entre inviter une douzaine d’autres personnes pour éviter de se rendre aussi ridicule, et dire clairement à Cal qu’il l’intéressait.

    Le romain avait souri lorsque Cal lui avait proposé une pierre pour orner son nouveau bouclier, pierres qu’il avait déposé sur le comptoir pour qu’il puisse en choisir une. Il adorait les pierres et ce qu’elles symbolisaient. Sa préférée restait la cornaline, une pierre orange tirant sur le rouge, qui était supposée éloigner la peur de la mort, donner vitalité et énergie, et tout un tas d’autres propriétés bienfaisantes. Samael attrapa la petite pierre entre deux doigts et la porta à la lumière pour mieux l’observer.

    "Je crois que je vais prendre celle-ci, elle me parait appropriée. Je veux dire, parce qu’elle éloigne la peur de la mort. Enfin c’est un peu ironique ce soit un enfant de Thanatos qui décide de porter une cornaline, mais j’aime bien l’idée que les gens n’aient pas peur de moi et de mes pouvoirs. Ou en tout cas, qu’ils aient moins peur. Enfin t’as compris l’idée…"

    Il tripotait la petite pierre entre ses doigts, la posait sur le comptoir avant de la reprendre. Puis il s’était armé de courage et s’était rapproché de Cal, peut-être un peu trop d’ailleurs, attrapa sa main d’un geste doux avant de déposer la pierre dans le creux de sa paume et referma les doigts du jeune grec autour de la gemme.

    Il se détourna encore une fois, s'agrippant au comptoir. Il avait envie de s’enfuir en courant, ses mains se crispaient sur le bois et sa respiration était hachée, comme s’il venait de grimper au sommet du mur de lave. Non, il n’avait décidément pas envie de se rendre ridicule et songea à demander à Elliot, Kida, Seraphina, Silas et d'autres connaissances de venir. Ses mâchoires se contractaient et ses sourcils étaient froncés. Il ferma les yeux un instant, tâchant de calmer sa respiration et se retourna enfin vers le garçon.

    Ce dernier avait compris que Samael lui demandait de venir à un déjeuner de groupe, ce qui était loin d’être l’idée de base. Mais s’il l’avait compris comme ça, c’était peut-être tout simplement qu’il n’était pas intéressé ? Une petite voix hurlait dans sa tête qu’il était débile d’avoir proposé ça comme ça, que personne ne pouvait être attiré par un être qui pouvait vous plonger dans une sorte de coma au moindre contact. La mort était repoussante. Il avait été stupide de penser que peut-être, son attirance pouvait être réciproque, surtout pour quelqu’un d’aussi pur que Cal.

    Il déglutit péniblement à cette pensée avant de se jeter à l’eau :

    "Concernant ma proposition… Je pensais plutôt qu’on serait… Ben… Juste nous deux ?"

    Samael afficha un sourire timide, chose rare chez lui qui n’hésitait pas à être amical et chaleureux en toutes circonstances. Il n’était pas de nature timide, au contraire même. La présence de Cal le rendait aussi nerveux que lorsqu’il avait enfin rejoint le Camp Jupiter, c’est-à-dire : beaucoup trop. Après tout il ne faisait que proposer un rencard, ce n’était pas la pire épreuve du monde. Pourtant il se sentait fébrile et il avait les mains moites.

    Il avait fait ça quelques fois déjà mais aucune personne ne l’avait rendu aussi nerveux que Cal. Il aurait voulu qu’entre eux deux tout soit doux, trouvait qu’il était probablement le plus beau garçon qu’il avait jamais rencontré et rêvassait à l’idée de le faire sourire ne serait-ce qu’un peu. Il balaya ses pensées niaises d’un geste et faillit annuler sa proposition avant de se mordre la langue et de passer une main dans ses cheveux bouclés.

    "Enfin, si tu ne veux pas c’est pas très grave tu sais, tu peux dire non, ne te sens pas forcé..."


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    Caligula J. Williams
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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Jeu 24 Jan 2019 - 14:58
    Samael ne te répond pas tout de suite. À la place, il va choisir sa pierre favorite. Il en prend une orange, presque rouge. La cornaline. Tu aimes bien cette pierre. Elle est solaire, lumineuse. Presque bienveillante. Tu le suis des yeux alors qu’il s’en empare, qu’il la fait tourner entre ses doigts et qu’il l’observe à la lumière. Son visage aussi, est dans la lumière, et c’est lui que tu observes.
    Tu ne penses pas que ce soit ironique pour un enfant de Thanatos de choisir une pierre comme ça. Tu penses que lui et cette pierre, ils se complètent un peu. Tu es triste à l’idée que les gens soient effrayés par lui -et là, tu réalises que tu n’as plus du tout peur de lui, tu réalises que c’est stupide de craindre ses pouvoirs comme tu les as craints jusque-là. Il n’est pas défini par ses pouvoirs. Tu penses tout ça, mais tu ne le dis pas. Tu n’oses pas, peut-être.
    Il hésite avec la pierre et puis, finalement, il s’approche de toi. Il est très proche ; très très proche. Tu sens la chaleur de son corps avant même qu’il ne te touche, qu’il prenne ta main de ce geste si doux qui a un peu accéléré le rythme de ton coeur. Il ne fait que mettre une pierre dans ta main, mais tu as l’impression que c’est incroyablement intime. Tu es étrangement serein ; bizarrement, tu ne paniques pas. C’est comme s’il n’y a que sa main refermant la tienne, et le contact froid de la pierre sur ta peau.
    Puis il se détourne, et ce moment hors du temps se termine. Tu réalises que tu avais retenu ta respiration pendant tout ce temps -pas très longtemps pourtant, ce moment, à peine quelques secondes. Tu inspires et expires à nouveau. Ta main est toujours serrée autour de la pierre froide, contact rafraichissant pour ton visage brûlant. Tu n’as pas l’impression qu’il s’agisse uniquement de la chaleur de la forge qui provoque cela en toi.
    Tu te rends à la fenêtre et l’ouvre, pour avoir un peu d’air frais. Ça te fait du bien. Tu regardes l’extérieur jusqu’à ce qu’il parle. Qu’il te dise, d’un ton un peu hésitant, qu’en fait, il aimerait bien que ce ne soit que vous deux. Là, tu te sens un peu stupide. Beaucoup stupide. Très stupide. Tu te retournes, et il te sourit, timidement. Un sourire que tu n’avais jamais vu sur son visage. Tu ne pensais pas que Samael puisse avoir l’air timide un jour. Tu ouvres la bouche, mais tu ne sais pas quoi dire. Aucun son ne sort, pas même des balbutiements.
    Et puis, il te dit que ce n’est pas grave si tu refuses, que tu n’es pas forcé…
    « Non ! », tu t’exclames, avant de réaliser que ce « non » puisse être mal interprété. « Non, ça me ferait très plaisir. »
    Tu restes silencieux un instant, les joues roses. Tu passes une main dans tes cheveux, ne sachant pas vraiment quoi en faire, pour cacher ton anxiété.
    « Je, euh… je travaille sur quelque chose là donc je suis un peu occupé, mais je serai libre lundi si tu veux… »
    Tu mets tes mains dans ton dos, les triturant, ne sachant pas quoi faire d’elles. Tu te sens gauche.

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    Re: Follow the sun - ft Cal Williams

    le Jeu 24 Jan 2019 - 17:36
    "Non !"
    Samael était déconfit, son cœur s’emballait et son visage prenait de la rougeur tant il se sentait humilié. Puis Cal ouvrit la bouche à nouveau :

    "Non, ça me ferait très plaisir."

    Le romain avait rougit de plus belle, il n’osait pas croire que ce qu’il venait d’entendre. Cal avait dit oui. Cal voulait bien d’un déjeuner à deux, sous le grand pin, au dessus du champ de fraise. Il se mit à sourire, se sentant soudainement plus léger qu’une plume.

    "Je, euh… je travaille sur quelque chose là donc je suis un peu occupé, mais je serai libre lundi si tu veux…"

    Cal cachait ses mains dans son dos, traduisant son trouble. Samael non plus ne savait pas quoi faire de ses mains, il tapotait son doigt contre le comptoir, puis retrouva l’usage de la parole :

    "Parfait, ce sera lundi alors !"

    Il resta planté là sans savoir quoi faire. Comment disait-on au revoir aux gens  qu’on apprécie beaucoup, vraiment beaucoup déjà ? Samael ne savait plus. Il faillit s’élancer vers Cal pour le prendre dans ses bras tant il était content, mais se retint à temps en songeant que c’était peut-être un peu rapide pour le jeune grec. Le romain n’était pas dérangé le moins du monde par le contact physique, au contraire, il trouvait ça plutôt agréable, mais certains trouvaient cela gênant.

    Peut-être était-ce le cas de Cal ? Peut-être pas. Mais Samael ne voulait pas prendre de risques, alors il se contenta de s’approcher de lui, posa une main sur son épaule en un geste rassurant et reprit la parole :

    "Je vais te laisser travailler. On se voit plus tard !"

    Puis il se dirigea vers la sortie, se mit à sourire comme un imbécile heureux et jetant un dernier coup d’œil à Cal, il ouvrit la porte pour sortir de cette fournaise. Il faisait plus frais à l’extérieur, et il avait oublié son pull, mais il était tellement soulagé que la réponse du blond aux yeux bleus soit positive qu’il n’osait même pas y retourner pour aller le chercher.

    Vraiment, Samael était heureux comme il l’avait rarement été. Dans sa tête, tout se remettait en place. Il réfléchissait déjà à ce qu’il pourrait apporter à manger et s’aperçut qu’il n’avait même pas demandé à Cal s’il avait des préférences ou même s’il avait des allergies. Il haussa les épaules, songeant qu’il rapporterait surement une grande quantité de différents plats.

    C’est le cœur léger qu’il se dirigea vers l’arène pour observer les derniers courageux combattants qui n’avaient pas encore cédé à la faim. Il s’asseyait sur les marches, absorbé par la bataille livrée par deux grecs équipés chacun d’une épée et d’un bouclier. Malgré lui, son esprit divaguait et la dernière phrase de Cal résonnait comme un écho. Cal avait dit oui.


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