AccueilAccueil  
  • FAQFAQ  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  
  • Membre du mois

    ElvireChasseresse


    Andrew Turner
    Conseiller de bungalow

    Andrew Turner

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Samael O'Connor, Solan Hamilton
    Parent divin : Eros
    Points de puissance : 222
    Messages : 129

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Arc/épée et bouclier
    Défaut fatal: Empathie
    Frottant mes yeux, encore ensommeillés, je me suis dégagé de ma couverture et ai balancé mes pieds sur le côté du lit. En touchant le sol froid, je me suis mis à frissonner et j’ai aussitôt enfilé mes habits et mes chaussures. En sortant de ma somptueuse chambre, je me suis dirigé vers la salle de bain afin de prendre une douche pour me débarrasser de la crasse accumulée pendant la nuit. Une fois propre, j'ai effacé la fine pellicule de buée qui recouvrait le miroir et me suis adressé un clin d'oeil à moi-même en contractant les abdos avant d'enfiler des vêtements propres.

    En sortant de la salle de bain, je me suis mis à déambuler tranquillement dans la gigantesque demeure qui était la mienne. Rapidement ennuyé, je suis allé en direction de la cuisine afin de me sustenter. Personne.

    "SERAPHINA !" ai-je tonné, en désignant le plat vide sous mes yeux, "J’espère que tu as une bonne excuse pour ça."

    La jeune fille apparut timidement dans l’encadrement de la porte à l’opposé de moi, baissant la tête. J’avais terriblement faim, mais elle n’avait rien préparé. Elle avait l’habitude que je me lève plus tard, sans doutes.

    "Eh bien, qu’est-ce que t’attends ? Dépêche toi, mon estomac crie famine. Profites en pour te préparer un petit quelque chose aussi, on a du pain sur la planche aujourd’hui !"

    J’ai donc attendu qu’elle sorte tous les ingrédients pour préparer mon petit-déjeuner habituel : Pain, fromage, œufs brouillés aux herbes de Provence, jus d’orange et café. La douce odeur des œufs brouillés m’emplit les narines et je me suis installé à la table tandis que Séraphina s'affairait autour de moi, sortant la vaisselle, remplissant les assiettes de nourriture et nettoyant les quelques tâches d'huile d'olive autour des plaques de cuisson. Elle posa une assiette parfaitement dressée sous mes yeux et je lui ai sourit en la remerciant, un poil adoucit par sa serviabilité habituelle.

    "Aujourd'hui, on va passer au Colisée, il paraît que les gladiateurs sont en forme. Il y a fort à parier que je ressorte en étant encore plus riche.", ai-je dit avec un sourire narquois. "Peut-être que tu pourras parier aussi, ça pourrait t'être utile qui sait ?"

    Puis j'ai réfléchi un instant en avalant ma portion de fromage, avant de réaliser :

    "Ah, mais avec quel argent ?"

    Oups. J'ai éclaté de rire en m'excusant pour cette maladresse, puis je suis sorti de table, lui jetant au passage quelques dizaines de sesterces que j'avais récupéré dans ma poche comme on aurait jeté des cacahuètes à un singe. Je ne savais pas réellement pourquoi, mais j'avais un certain mépris pour elle.

    "Tiens, ça devrait suffire pour aujourd'hui. Prépare toi, on part d'ici dans cinq minutes."




    Merci Alexiiiis  

    Séraphina Gwynt
    Légionnaire de la 2e cohorte

    Séraphina Gwynt

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Elliot Wainford
    Parent divin : Eole
    Points de puissance : 49
    Messages : 78

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Une boucle d'oreille, qui fait accessoirement lance, entièrement en or impérial.
    Défaut fatal: Arrogance
    Seraphina s’affairait dans le manoir, dépoussiérant les couloirs, aérant les pièces et rangeant les objets à l’aide de sa maîtrise des courants d’air. Depuis des années maintenant, elle était au service du Maître Turner, une célébrité que même les dieux jalousaient, plus riche que Crésus, plus influent que Zeus. Il fallait que le manoir soit propre avant qu’il se réveille, sans quoi il serait fâché, ce qui pouvait s’avérer très mauvais pour la jeune servante. Ainsi, lorsqu’elle entendit son cri en provenance de la cuisine, elle somma les courants de l’amener le plus vite possible vers son Maître, et elle fila à travers les couloirs, arrivant en quelques secondes dans la cuisine. Elle baissa la tête en voyant son propriétaire devant l’assiette vide, et se mit très vite au travail.

    Les courants d’air lui apportaient les ingrédients et ustensiles nécessaires, tandis qu’elle se chargeait de mélanger et de cuire les œufs, mais aussi de faire une tasse de café à l’ancienne, en moulant les grains elle-même. C’était le café que le Maître préféré, et il valait mieux ne pas aller contre son gré dès le matin. Lorsque tout fut prêt, elle lui servit le tout sur un sublime plateau. Après avoir nettoyé le plan de travail et la gazinière, elle prit un morceau de pain, un bol de lait, et mangea son maigre repas à sa petite table, dans un coin de la pièce.

    Lorsqu’il la toisa de son regard plein de condescendance, et lui fit remarquer qu’elle ne possédait pas la moindre pièce, elle s’imagina soudainement comme dans une autre réalité. Elle était plus grande, plus belle, plus sûre d’elle, et surtout, elle ne se servait pas de son don pour les tâches ménagères, mais pour se battre, et elle le faisait avec brio. Elle s’imaginait le mettre à terre, pointer sa lance sur sa gorge si frêle, à ce sale petit gringalet. Il devrait payer pour tout ce qu’il lui avait fait subir. Puis, lorsqu’il lui donna une poignée d’argent, elle oublia soudainement son ton condescendant ainsi que toutes ses pensées noires, qui disparurent aussi vite qu’elles étaient apparues. Elle en avait, de la chance, d’être au service d’un homme si grand et bon. En quelques secondes, la sacoche avec tous les objets importants du Maître vola vers Seraphina, et elle l’enfila. Ses habits à elle n’étaient pas mieux que des haillons, mais elle ne pouvait décemment pas porter autre chose.

    Je suis prête, Maître, nous pouvons partir pour le Colisée à votre convenance.

    Pour accompagner le geste à la parole, elle courba l’échine devant cet homme, et le laissa passer devant, le suivant de quelques mètres, comme le veut la coutume. Lorsqu’elle arriva devant le colisée, elle le suivit à l’intérieur. C’était un si grand homme qu’il pouvait y entrer sans même payer, tant il était connu. Malgré son statut de servante, elle s’assit tout de même à ses côtés, étant donné qu’elle portait toutes les affaires importantes dont il avait besoin pour ses paris, et pour apprécier au mieux les matchs de gladiateurs. En les voyant entrer, elle se disait qu’elle aurait bien aimé, elle aussi, combattre, montrer ses talents devant une telle foule, mais cela était bien évidemment impossible. Seuls les plus forts pouvaient entrer sur le terrain, et elle n’était bonne qu’à déplacer des objets.


    Andrew Turner
    Conseiller de bungalow

    Andrew Turner

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Samael O'Connor, Solan Hamilton
    Parent divin : Eros
    Points de puissance : 222
    Messages : 129

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Arc/épée et bouclier
    Défaut fatal: Empathie
    Assis dans les gradins, je me curais négligemment les dents de la pointe de mon couteau, confortablement installé dans un fauteuil. Bien sûr, je n’avais pas eu à payer l’entrée, cet endroit était presque à moi. Toutes mes affaires prenaient place autour de moi tandis que Seraphina s’asseyait à mes côtés. Quelle privilégiée…

    « Tu sais, si tu avais reçu une éducation correcte, peut-être que tu pourrais réfléchir assez pour gagner un pari. Laisse moi te donner un conseil pour ta première fois. Regarde attentivement celui là, en bas à droite, armure de bronze et trident, le gringalet juste là.»

    Le combat commençait à peine, mais le gladiateur fit voler son pied et cueillit son adversaire sans effort au niveau de la mâchoire qui s'effondra aussitôt. Je lâchais un grognement de satisfaction. Mon préféré.  J’ai alors tendu les jumelles à Seraphina pour qu’elle puisse suivre le match.

    « Il gagne presque à chaque fois. Il ne paye pas de mine, mais il a une technique efficace : il assomme, il désarme et il gagne en deux temps trois mouvements. Vif comme un éclair de Zeus, une vraie bénédiction pour mon compte en banque. Bien sur, ce n’est pas le meilleur type de combat pour les yeux, ça ne dure pas très longtemps, quelques minutes tout au plus, mais ça permet de gagner pas mal. Si tu veux parier, fais donc. Je me sens d’humeur généreuse aujourd’hui. N’oublie pas de préciser que je t’y ai autorisé. »

    L’épée du gladiateur adverse vola à quelques mètres de lui après un coup porté au poignet, dont un filet de sang s’échappait. La pointe centrale du trident était déjà contre sa carotide, menaçant de l’ouvrir au moindre faux mouvement. Un sourire triomphant se dessina sur mes lèvres tandis qu’il remportait la victoire et je lançais un poing en l’air, mêlant ma voix aux autres. Je n’avais pas parié, laissant cette joie à ma servante, mais j’avais au moins la satisfaction d’avoir eu raison.

    Une voix m’interpella alors :

    « Excusez moi, Maître Andrew, mais je crois que votre servante vous a fait les poches. »

    Une grimace de rage envahit mon visage avant de porter mon attention sur le malotru osant sous-entendre que je me faisais avoir par une esclave. Elle avait, dans sa joie, probablement omit de préciser qu'elle avait mon autorisation. Voyant qu'il la tenait par la nuque, assez fort pour lui faire mal, je lui ai rétorqué :

    « Non. Je suis simplement de bonne humeur et elle a besoin de nouveaux vêtements. Ces haillons ne sont pas digne de représenter mes couleurs, n’es-tu pas d’accord ? » ai-je dis froidement en désignant ses pauvres vêtements en lambeaux. « Elle a parié, elle a gagné, lâche là et donne lui son argent. Maintenant. »

    « Mais maître… Cela représente une somme conséquente ! Et les esclaves n'ont pas le droit de pari...»

    Je me levai alors pour lui faire face, le couteau toujours entre mes doigts, avant de lui caresser la joue de la pointe de l’arme, lui entaillant légèrement la peau, qui se mit aussitôt à saigner. Il relâcha aussitôt Seraphina et une expression effrayée prit place sur son visage joufflu et rougeaud. Sans que j'ai besoin de prononcer un mot, il bafouilla, blêmit et s’éloigna sans demander son reste après avoir donné une bonne centaine de sesterces à la jeune fille.

    « Eh bien, je vois que tu n’es pas capable de te défendre ? Idiote… Tu me ferais presque honte. Je te donnerai des cours un de ces jours. En attendant... Reviens donc t’asseoir, nous irons t’acheter de nouveaux vêtements après le prochain combat. Il promet d’être plus intéressant, alors regarde et tais toi. »

    J’affichais un sourire satisfait, sachant pertinemment que j’allais gagner mon pari et remporter un pactole digne de ce nom, ainsi qu'une servante ayant un peu plus d'allure qu'un vieil épouvantail. Oui, il faudrait qu'elle soit capable de se défendre. Juste histoire d'améliorer ma réputation, faire savoir que même mes esclaves sont capables de tuer pour leur maître, leur si bon maître.
    Les gladiateurs entraient sur le terrain, arme au poing, prêts à en découdre. J'annonçai un prix exorbitant à un serviteur à deux mètres de moi, qui ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes avant de se précipiter vers son supérieur.




    Merci Alexiiiis  

    Séraphina Gwynt
    Légionnaire de la 2e cohorte

    Séraphina Gwynt

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Elliot Wainford
    Parent divin : Eole
    Points de puissance : 49
    Messages : 78

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Une boucle d'oreille, qui fait accessoirement lance, entièrement en or impérial.
    Défaut fatal: Arrogance
    Lorsque le Maître lui conseilla de regarder un gladiateur en particulier, Seraphina attrapa timidement les jumelles qu’il lui avait passées, et focalisa toute son attention dessus, tout en écoutant avec soin les analyses techniques que lui apportait Maître Turner. Ses mouvements étaient rapides, agiles et précis, d'un point de vue externe, une personne ne s’y connaissant pas tant que ça aurait pu croire que sa technique était parfaite. Pourtant, il faisait plein de mouvements inutiles. Ses combats pourraient être terminés plus vite encore s’il se focalisait un peu plus sur ses jambes. Pendant un instant, Seraphina se surpris elle-même d’avoir ces pensées. Elle pensait même pouvoir le battre, avant de se rappeler qu’elle ne s’était jamais battue de sa vie. Quelle sotte elle faisait, c’était la deuxième fois aujourd’hui qu’elle s’imaginait en guerrière. Il était certain que l’influence de la grandeur du Maître n’était pas très bonne pour son pauvre esprit, si simple et fragile.

    Elle oublia encore une fois bien vite ces étranges pensées, et lorsqu’il lui donna l’autorisation d’aller parier, elle déposa les lunettes à ses côtés, et s’empressa d’aller trouver un membre du personnel, à qui elle donna les quelques pièces, en précisant bien qu’elle pariait sur la victoire du jeune homme qu’elle avait observé quelques secondes plus tôt. En l’espace de quelques secondes, toute la joie qu’elle avait éprouvé à l’idée de pouvoir gagner un peu d’argent s’envola alors que l’homme l’attrapa par le cou. Elle ne put réprimer un petit couinement de douleur alors qu’il la trainait vers le Maître, l’accusant d’avoir volé cet argent.

    Des larmes ruisselaient le long de ses joues tandis que le bon Maître pris sa défense. C’était à peine si elle entendait les insultes qu’il lui glissait au passage, tant elle était reconnaissante de sa bonté. Elle ne savait pas ce qu’elle avait fait pour mériter un traitement aussi généreux de sa part, mais elle était reconnaissante d’être la servante d’un homme aussi bon. Lorsque l’altercation fut finie, et qu’elle fut lâchée, elle répondit aux remarques de monsieur Turner par un hochement de tête, accompagné d’un sanglot supplémentaire, avant de se poser et de regarder le combat suivant.

    Le maître avait parié sur celui en bleu qui entrait dans l’arène. Celui-ci était bien différent du favori précédent. Il n’avait l’air ni rapide, ni agile. Mais ses muscles le plaçaient dans une toute autre catégorie. Le combat était bien plus spectaculaire. Bien plus brutal, aussi. Il assommait ses adversaires violemment, il était même possible à un moment d’entendre les os de l’un d’eux se briser sous le choc de l’impact. Des Oh et des Ah se faisaient entendre de partout autour de Seraphina, et le Maître semblait très heureux du spectacle. Alors c’était cela qui le rendait heureux ? Voir des gladiateurs se battre, montrer un spectacle sanglant et brutal ? La jeune servante voulait elle aussi être la raison du sourire sur le visage de cet être si grand, si bon. Elle voulait l’aider à devenir plus riche, plus puissant, plus grand, si tant est que cela fût possible.

    Lorsque le combat fut fini, Seraphina suivit le Maître hors de l’arène. Il avait encore gagné tant d’argent qu’il en ressortait avec une simple feuille attestant de ses gains, ne pouvant pas transporter tout l’or lui-même. La jeune fille, elle, avait maintenant un sac en plus accroché à sa ceinture, qu’elle arborait avec fierté, contenant l’entièreté de ses gains. Elle était si heureuse d’avoir enfin gagné de l’argent, qu’elle en serait presque triste de devoir en dépenser une partie pour des habits, alors qu’elle ne ressentait pas le besoin d’en avoir. Mais monsieur Turner avait décidé qu’elle devait être plus présentable, alors elle dépenserait son argent avec joie, pour respecter ses souhaits et faire comme il le désirait. Alors qu’elle était en train d’essayer des vêtements aux couleurs de la maison Turner, elle posa timidement une question.

    Maître... Loin de moi l’envie de m’imposer, mais j’ai vu comme ces gladiateurs vous rendaient heureux. Et en fait, je me demandais si, peut-être, je pourrais un jour moi aussi, me battre pour votre honneur...

    En prononçant ces mots, elle réalisait qu’elle n’était pas dans son droit, qu’elle outrepassait tous les codes sociaux en demandant cela à un homme d’une telle stature, mais, comme poussée par son envie de le voir sourire pour elle, elle ne s’arrêta pas sur sa lancée.

    Je suis bien consciente de n’être bonne qu’à faire les corvées... Mais je me disais que, peut-être, si j’apprenais à combattre, si je pouvais avoir ne serait-ce qu’un dixième de votre talent, peut-être que je pourrais vous ramener moi aussi beaucoup d’argent ?

    Elle était tiraillée entre l’envie de baisser les yeux et de s’enterrer, et celle de le fixer droit dans les yeux pour lui montrer sa détermination, mais elle ne fit rien de tout ça. Elle se contenta d’enfiler la chemise qu’elle avait choisi. Elle lui allait plutôt bien, comme quoi même une personne de si petite stature pouvait aussi ressembler à quelque chose, pour peu qu’elle eût les bons moyens.


    Andrew Turner
    Conseiller de bungalow

    Andrew Turner

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Samael O'Connor, Solan Hamilton
    Parent divin : Eros
    Points de puissance : 222
    Messages : 129

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Arc/épée et bouclier
    Défaut fatal: Empathie
    Dans la boutique de vêtements, Seraphina choisissait quelques vêtements, oubliant probablement l’espace de quelques instants qu’elle n’était qu’une servante. Cette hypothèse se vérifia rapidement, car elle s’était sentie pousser des ailes :

    “Maître... Loin de moi l’envie de m’imposer, mais j’ai vu comme ces gladiateurs vous rendaient heureux. Et en fait, je me demandais si, peut-être, je pourrais un jour moi aussi, me battre pour votre honneur...”

    Ebahit par son audace, je n’ai pas eu le temps de répondre qu’elle enchaînait déjà :

    “Je suis bien consciente de n’être bonne qu’à faire les corvées... Mais je me disais que, peut-être, si j’apprenais à combattre, si je pouvais avoir ne serait-ce qu’un dixième de votre talent, peut-être que je pourrais vous ramener moi aussi beaucoup d’argent ?”

    Je restais stupéfait devant un tel comportement. C’était la première fois qu’une servante demandait à se battre pour moi, et étonnement, j’étais pris d’une certaine tendresse à son égard.

    "Oh, Seraphina, ce ne sont pas les gladiateurs qui me rendent heureux. Ce n’est pas non plus l’argent. C’est l'adrénaline procurée par le combat."

    Lui adressant un demi sourire, je me suis retourné le temps qu’elle enfile la chemise qu’elle avait choisi.

    "Et ton sang est bien plus précieux à l’abri dans tes veines plutôt que sur le sol. Sur qui pourrais-je compter alors si tu te fais tuer à l’arène ?"

    En temps normal, je l’aurai probablement giflée pour une telle réflexion, mais sa simplicité d’esprit et ses jolis rêves avaient plutôt provoqué en moi le développement d’une affection certaine que l’envie de lui mettre une raclée pour lui faire rentrer dans le crâne qu’elle n’était rien de plus qu’une esclave facilement remplaçable.

    Seraphina a payé la tunique, relativement peu chère pour une étoffe aussi douce que solide, puis je l’ai entrainée dehors. Il faisait beau mais frais, je me demandais si elle avait choisi le bon tissu pour la saison. Mais ça ne me regardait pas. Prenant la direction du forum, je réfléchissais à l’idée qui avait commencé à germer depuis quelques heures déjà. Après tout, quel risque représentait donc une fille comme elle ?

    Une fois arrivé devant ma boutique préférée, je me suis tourné vers elle et l’ai regardé, amusé de voir autant d’admiration dans ses yeux. La collection d’armes présentée était étonnement variée, et n’ayant pas emporté le mien, j’ai choisi un gladius tout ce qu’il y a de plus banal. Il ne m’allait pas en main, vraiment pas du tout. Pourtant, je ne me battais qu’avec ça. Je l’ai reposé d’un air méprisant et j’ai laissé ma main parcourir le métal de certaines épées, plus lourdes, plus épaisses. Pas du tout romaines. J’ai fini par en choisir une avec laquelle j’avais trouvé un équilibre fiable.

    "A ton tour.", lui ai-je dis.

    Elle observait les armes avec gourmandise, si ce n’est avec passion. C’en était presque effrayant pour être honnête. Une fois son choix fait, je me suis élancé en direction du manoir en sa compagnie. Après dix bonnes minutes de marche silencieuse, j’ai enfin brisé le silence :

    "On va voir ce que tu vaux à l’épée. Je ne m’attends pas à des miracles, mais la prochaine fois qu’on doute de ta bonne foi alors que tu précises clairement que tu agis sur mes ordres, je veux te voir le rétamer avec ce fameux dixième de mon talent. Tu es prévenue."

    Pourtant je n'étais pas aussi sûr de moi que je ne le laissais paraitre, pour une fois. Sa détermination m'effrayait, et mon arrogance me paraissait clairement surfaite, l'espace d'un instant. Puis je me suis rué sur elle, portant le premier coup, un sourire narquois aux lèvres.




    Merci Alexiiiis  

    Séraphina Gwynt
    Légionnaire de la 2e cohorte

    Séraphina Gwynt

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Elliot Wainford
    Parent divin : Eole
    Points de puissance : 49
    Messages : 78

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Une boucle d'oreille, qui fait accessoirement lance, entièrement en or impérial.
    Défaut fatal: Arrogance
    Seraphina fut chamboulée par la déclaration du Maître. Qu’un homme qu’elle estimait tant puisse lui dire qu’il comptait sur elle, même si ce ne fut que pour lui faire plaisir, était déjà un si grand honneur qu’elle ne put retenir quelques larmes de couler. Elle acquiesça, avant d’aller payer pour cet habit qu’elle avait essayé. Elle ne s’y connaissait pas spécialement en mode vestimentaire, et il se pouvait que son style soit totalement à côté de la plaque, mais elle s’en fichait bien, tout ce qui lui importait était d’avoir eu l’approbation de l’homme qui dictait sa vie. Elle avait dépensé dans cette tunique plus qu’elle ne l’avait fait dans toute sa vie auparavant, mais elle n’avait pas besoin de tant d’argent, du moment qu’elle pouvait servir le Maître.

    Malgré la fraîcheur ambiante, Seraphina se sentait bien au chaud dans ces étoffes. Étant habituée à ne porter presque rien, ce changement fut radical. N’importe qui d’autre aurait eu froid, mais elle se sentait parfaitement à l’aise. De plus, les courants d’air qui pouvaient passer par les nombreuses ouvertures de l’habit la mettaient à l’aise, dans son élément. En marchant derrière monsieur Turner, elle se tenait plus droite, plus fière que d’habitude, tentant d’imiter tant bien que mal l’attitude d’une personne respectable, de se donner une prestance qu’elle n’avait clairement pas.

    Au bout de quelques minutes de marche, ils se trouvèrent, à la grande surprise de Sera, devant un magasin rempli d’armes en tout genre. Un frisson de plaisir emplit son corps en sentant l’odeur familière des métaux se dégageant de cet endroit. Quelle odeur familière ? Jamais de sa vie elle ne s’était approchée d’une arme, si ce n’était celles de ses anciens maîtres pour les nettoyer, en de très rares occasions. Elle mit ce sentiment de côté, et regarda autour d’elle. Au loin, elle vit une rangée de lances qui avaient l’air d’être de très bonne confection. L’or impérial avait sur elle un effet qu’elle ne saurait décrire. Toutefois, le Maître ne semblait pas se diriger dans leur direction, se contentant de regarder les armes plus courtes, tels les gladius ou les sabres. Après qu’il en ait choisi un, il dit à Sera que c’était à son tour. A son tour de quoi ? De choisir une arme ? Prise de court, ne s’attendant pas à vraiment avoir le droit d’en porter une, elle prit un peu de temps avant de commencer à les regarder. Elle en prit quelque- unes dans sa main. Pourquoi le poids de l’or semblait si familier dans sa main ? Après plusieurs minutes à soupeser chaque arme, elle finit par en trouver une presque parfaite, qu’elle choisit donc, et paya. Entre sa tenue et cette arme, elle venait de dépenser la majorité de son argent, mais encore une fois, ça ne l’inquiétait pas. Elle était déjà très reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de dépenser cet argent, elle n’allait pas en plus faire la fine bouche.

    Le Maître marchait vite en direction du manoir, si vite que Seraphina trottinait presque derrière lui, serrant son arme dans ses bras comme le ferait un enfant avec une peluche. En dix minutes, ils avaient rejoint leur destination. Ils se placèrent face à face, et le Maître lui annonça qu’il attendait d’elle qu’elle puisse au moins mettre à terre les personnes qui douteraient d’eux. Quelques secondes après, il se rua sur elle. Elle n’avait que quelques dixièmes de secondes pour réfléchir à quoi faire, au vu de sa vitesse et de leur distance. Alors qu’elle essayait de trouver un moyen de s’en sortir sans se blesser, son corps pris les devants. Elle qui comptait esquiver, n’en fit finalement rien. Elle tenait sa position, et lorsque la lame arriva à une dizaine de centimètres de son visage, elle la repoussa avec la sienne, les faisant tourner. La rotation fut telle que la prise du Maître sur son arme faiblit légèrement, et Seraphina en profita pour donner un coup de pommeau dans son poignet, ce qui eut raison de sa prise. Un fois qu’il eut lâché l’arme, avant même que celle-ci touche le sol, la servante plaça la pointe de sa lame sur la gorge de l’homme, le regard en feu. Elle s’approcha à quelques centimètres de son visage, un sourire narquois aux lèvres, et alors qu’elle s’apprêtait à lui faire une remarque narquoise, son cerveau repris le dessus, lui qui avait laissé le corps agir seul pendant ces deux secondes d’action.

    Le visage de la servante se décomposa, elle mit une distance raisonnable entre eux deux, et se mis rapidement face contre le sol, à genoux. Elle était effrayée par ce qu’il venait de se passer. Comment une personne comme elle pouvait avoir réussi à faire ça, surtout à un homme comme lui ? Comment avait-elle seulement osé se tenir si proche de lui. Des larmes coulèrent sur ses joues, alors qu’elle se confondait en excuses. Ses propos approchaient de l’incohérence, tant elle ne savait pas elle-même ce qui avait bien pu lui prendre, ses nombreux sanglots paniqués n’aidant en rien à son articulation.


    Andrew Turner
    Conseiller de bungalow

    Andrew Turner

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Samael O'Connor, Solan Hamilton
    Parent divin : Eros
    Points de puissance : 222
    Messages : 129

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Arc/épée et bouclier
    Défaut fatal: Empathie
    Seraphina avait paré le coup avec une aisance des plus surprenantes. La prise que j’avais sur mon arme a faiblit l’espace d’un instant, j’ai hoqueté de surprise avant qu’elle ne donne un coup en plein dans mon poignet, me faisant lâcher mon arme, et j’ai senti une froideur glaçante se poser sur mon cou. J’étais mort. Ses yeux étaient rageurs, plein d’une puissance que je ne lui connaissais pas. Son visage prêt du mien, j’ai lâché un soupir de soulagement intense tandis qu’elle semblait… sourire ?

    Puis elle s’est mise à pleurer et à s’excuser de manière inintelligible, ses sanglots étouffant ses mots. Bien que tétanisé par cette force nouvelle, je me suis empressé de récupérer mon arme et de la relever en la saisissant sous le bras.

    "Ce n’est rien. Enfin non, ce n’est pas rien. Tu es beaucoup plus forte que ce que j’avais prévu, mais c’est une bonne chose."

    J’ai ramassé son arme également avant de lui tendre le pommeau, comme je l’aurai fait pour un égal, fixant dans les yeux cette servante qui me paraissait plus étrange à chaque seconde qui passait. L’était-elle réellement ?

    "On recommence."

    J’ai lancé mon bras en avant, lui laissant à peine le temps de resserrer ses doigts sur le pommeau de son épée, et j’ai enchaîné les coups, tous plus violents les uns que les autres. Si elle n’avait pas été aussi rapide, elle se serait retrouvée morte de ses blessures. Je me battais dans un style tout à fait nouveau, plus grossier et moins précis que le combat romain, et qui, semblait-il, m’était beaucoup pus familier. Plus rageur, plus dangereux. Plus grec, me suis-je dis avec un sourire. C’était stupide, les grecs étaient, on le savait tous, beaucoup moins adroits que les romains.

    Elle parait chacun de mes coups avec une agilité surprenante, esquivant mes attaques comme si elles n’avaient été que des courants d’air. Frustré par cette adresse que je ne soupçonnais pas, je me suis élancé, l’épée dressée vers le ciel, avant de l’abattre sur sa tête avec un cri de rage. Son épée se retrouva sous la mienne en une seconde et fit jaillir une gerbe d’étincelle.

    Je me suis éloigné de quelques pas, avant de glisser mon pied gauche vers l’avant, à quelques centimètres du sien, et j’ai laissé mon épée se précipiter vers elle, pointe en avant, prête à l’embrocher. Là encore, elle n’eu aucun mal à faire dévier mon arme sur la droite et je me suis retrouvé collé contre elle. Je me suis dégagé, j’ai feinté sur sa gauche, lui faisant croire que je reproduisais la même action qu’il y a quelques instants, puis au dernier moment, ma lame a frappée plus haut, au niveau de sa main. Elle avait lâché son arme, enfin, après quelques minutes de combat qui m’avaient parues être une éternité.

    Observant sa main rougie par le violent coup que je lui avais adressé, je me suis demandé encore une fois si elle n’était qu’une esclave. Impossible qu’on m’ait trompé pendant si longtemps pourtant. Et si on avait voulu me piéger, je serais mort depuis longtemps, il lui aurait suffit de verser du poison dans mon jus d’orange matinal. Reportant mon attention sur sa main, j'ai encore une fois ramassé son arme et je la lui ai tendu. Heureusement, je n’avais frappé que du plat de la lame.

    "Utilise ton autre main. Être ambidextre est un avantage certain en combat."

    Cette fois, j’ai attendu qu’elle débute le combat, me tenant prêt à toute éventualité, le corps tendu et saillant.




    Merci Alexiiiis  

    Séraphina Gwynt
    Légionnaire de la 2e cohorte

    Séraphina Gwynt

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Elliot Wainford
    Parent divin : Eole
    Points de puissance : 49
    Messages : 78

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Une boucle d'oreille, qui fait accessoirement lance, entièrement en or impérial.
    Défaut fatal: Arrogance
    Les sanglots de Seraphina cessèrent progressivement lorsqu’elle sentit une main la soulever par le bras. Elle regarda son Maître, qui semblait légèrement effrayé par les évènements, mais surtout miséricordieux. Il pardonnait à cette moins que rien d’avoir osé lever la main sur lui, alors que n’importe quel autre maître aurait pris sa vie. Il lui tendit cette arme, qui n’avait rien à faire dans les mains d’une fille de son statut, puis repris l’entraînement aussi tôt. Encore une fois, le corps de Seraphina bougeait tout seul, comme si une autre personne qu’elle avait pris sa place, comme si il y avait quelqu’un en elle qui avait une volonté de gagner si forte, qu’elle ne pouvait pas laisser ce corps prendre le moindre coup.

    Et pourtant, à chaque fois qu’elle s’apprêtait à donner un coup à l’homme en face d’elle, son cerveau reprenait le dessus, la forçant à rater, comme s’il lui était physiquement impossible d’infliger la moindre blessure à cet homme. Petit à petit, il devenait plus rapide, mais aussi moins précis, plus brutal et surtout bien plus dangereux. Il cessait d’être l’homme posé, agissant de manière réfléchie, pour devenir un animal, cherchant à atteindre sa proie. Et sa proie, elle, ne se laissait pas faire. Elle déviait chacune de ses attaques, les esquivait lorsque sa lame n’avait pas le temps de la protéger.

    Chaque nouvelle tentative du Maître de l’atteindre se soldait en un échec, et de son côté, la servante ne pouvait pas même essayer de lui rendre ses coups. Vu de loin, leur duel ressemblait à un tango bestial, rythmé par le son de l’acier s’entrechoquant, des étincelles volant par moment autour d’eux, leurs corps se mêlant et se démêlant avec une vitesse indescriptible. La jeune fille se sentait enfin réellement vivante en cet instant, et elle espérait que ça ne s’arrête jamais. Elle était en train de découvrir avec le Maître des sentiments qu’elle ne pensait pas pouvoir connaître un jour, et plus elle détaillait les mouvements de cet homme à la puissance phénoménale, plus elle ne pouvait s’empêcher de penser que ses sentiments actuels n’étaient pas ceux qu’une servante devait porter à l’égard de son Maître.

    Finalement, perdue dans ses pensées, un coup l’atteignit. Elle ne l’avait pas vu feinter, et elle lâcha aussitôt son arme sous le coup de la douleur, déçue de devoir mettre une fin à leur danse macabre. Elle ne perdit pas de temps à ramasser son arme de sa main droite, la gauche se trouvant dès lors totalement inutilisable pour les heures à venir, rougies par le coup brutal qu’elle venait de recevoir. Le combattant était sur la défensive, et semblait attendre que Sera débute le combat. A nouveau, la servante s’effaça dans son esprit au profit de la guerrière, qui n’allait pas refuser une telle invention.

    Ses premières attaques étaient déviées, comme elle le faisait auparavant, mais cette fois-ci les rôles étaient inversés. Ayant confiance en la capacité de cet homme à ne pas se laisser toucher par ses attaques, la partie d’elle qui l’empêchait de se donner pleinement restait un peu plus à l’écart, ne retenant son corps qu’en cas de dernier recours. Manier une arme de sa main droite s’avérait plus difficile, elle avait l’air d’en être capable, sans pour autant le maîtriser entièrement aussi bien. Ses mouvements étaient donc plus lents, moins précis, moins gracieux. Frustrée par le manque d’adrénaline qu’elle recevait, elle mit instinctivement fin au combat en appelant les courant d’air à l’aide. D’un seul coup, le vent sembla balayer les jambes du Maître, le faisant chuter en arrière, et son crâne rencontra le sol dans un bruit sourd, l’assommant sur le coup.

    La servante fut prise de panique. Si qui que ce soit avait assisté à la scène, elle serait forcément punie, possiblement exécutée pour s’en être prise à l’homme le plus connu de la Nouvelle-Rome. Elle regarda vite autour d’elle, et fut rassurée de voir qu’il n’y avait personne aux alentours. Aussi discrètement que possible, elle porta le corps inanimé de l’homme jusqu’à sa chambre, où elle l’y déposa sur le lit. Elle avait eu de la chance que personne ne se trouve dans les couloirs à ce moment-là, car elle aurait eu beaucoup de mal à expliquer ce qu’elle faisait.

    Fermant la porte à double tours, elle tira une chaise aux côtés du lit, et s’assit dessus, tout en veillant à ce que rien de grave n’arrive au Maître. Elle n’avait aucune connaissance en médecine, et ne savait absolument pas quelle serait la démarche appropriée, mais elle ne pouvait décemment pas aller chercher de l’aide dans ces conditions. Alors elle le surveilla. Il semblait si angélique, si pur, endormi sur son lit, entouré de soie. Dans cette position, il n’avait plus rien de la bête féroce avec laquelle elle croisait le fer quelques minutes plus tôt. Une partie d’elle trouvait ça terriblement attachant, tandis que l’autre le trouvait pitoyable. Très vite, elle fit taire ces pensées, se focalisant sur son bien-être. Puis sa tête tomba, petit à petit, et elle s’endormit elle aussi. Ce n’est que plus tard, en sentant des mouvements à ses côtés, qu’elle ne se réveilla en sursauts

    « Maître ! Comment vous sentez-vous ? Je suis terriblement confuse, je n’aurais jamais dû demander à ce que vous m’appreniez à me battre, c’était une grosse erreur, je suis visiblement incapable de maîtriser mes mouvements ! »


    Andrew Turner
    Conseiller de bungalow

    Andrew Turner

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Samael O'Connor, Solan Hamilton
    Parent divin : Eros
    Points de puissance : 222
    Messages : 129

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Arc/épée et bouclier
    Défaut fatal: Empathie
    Seraphina et moi étions toujours en plein combat lorsque d’un coup, j’ai senti un courant d’air violent se faufiler entre mes jambes, me faisant perdre l’équilibre. Ma tête heurta le sol avec un bruit étouffé, et j’ai perdu connaissance.

    Elle avait osé utiliser ses pouvoirs sur moi. Sur moi, son maître qui lui avait accordé plus de libertés que ce qu’aucun autre à la Nouvelle Rome n’aurait fait. Elle avait utilisé ses pouvoirs sur moi, et elle allait le payer très cher.

    J’ai ouvert les yeux lentement, l’arrière de la tête formant une bosse de la taille d’un œuf. Portant une main à ma blessure, j’ai pu constater qu’au moins, je ne saignais pas. Détacher ce drap aurait été vraiment embêtant, et je tenais beaucoup à cette literie.

    Seraphina était à mes côtés, assise sur une chaise et endormie. Sur le coup, l’envie de la frapper d’un revers de la main m’a titillé, mais ça me paraissait trop doux comparé à l’humiliation qu’elle venait de me faire subir. J’ai retiré les couvertures et je me suis levé doucement, comme pour ne pas la réveiller. Mais en retirant ma chemise dans la ferme intention d’aller prendre une douche pour réfléchir à sa punition, sa voix se fit entendre :

    « Maître ! Comment vous sentez-vous ? Je suis terriblement confuse, je n’aurais jamais dû demander à ce que vous m’appreniez à me battre, c’était une grosse erreur, je suis visiblement incapable de maîtriser mes mouvements ! »

    Je suis resté quelques secondes à ne rien dire, contrôlant à peine la rage qu’elle m’inspirait.

    « Je me sens bien, si on omet l’œuf que j’ai à l’arrière du crâne. Concernant ce que tu es capable de faire ou non… Il ne s’agit pas d’une erreur d’avoir essayé. Tu seras redoutable. »

    Puis je me suis tourné vers elle et j’ai contourné le lit avant de m’agenouiller à côté d’elle et de lui prendre la main.

    « En revanche je t’avoue ne pas du tout apprécier l’utilisation que tu as faite de ton pouvoir. Tu l’utiliseras sur d’autres, mais sur moi ? Plus jamais, où je te coupe une main. Ce serait dommage de gâcher une telle beauté, non ? »

    Un sourire fin s’est dessiné sur mes lèvres et mes yeux brûlaient d’une fièvre que je ne connaissais que trop bien. Mes pensées se fissuraient, laissant couler un flot d’énergie en moi. J’ai dirigé toute cette force vers elle, quelque chose qui allait lui empoisonner le cœur à jamais. Elle avait utilisé ses pouvoirs, j’allais utiliser les miens, bien plus redoutables à mon humble avis.

    Sachant pertinemment que la rage s’avérait être beaucoup plus désagréable à combattre pour moi, j’ai laissé cette idée de côté et j’ai plutôt préféré laisser l’amour charnel, le désir, l’obsession couler dans ses veines, bien plus vicieux que la simple haine.

    Mon sourire se faisait plus franc, plus envoûtant, mais aussi plus malsain. Je savais que ce que je faisais était d’une fourberie sans scrupules, mais je n’en avais que faire. Ca ne me ressemblait pourtant pas… Où peut-être que si, je n’en savais plus rien. J’ai hésité un instant, puis balayant mes doutes, j’ai insufflé plus de force encore à tout ce flot d’émotions que je transvasais en elle. Elle allait souffrir comme jamais elle n‘avait souffert.




    Merci Alexiiiis  

    Séraphina Gwynt
    Légionnaire de la 2e cohorte

    Séraphina Gwynt

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Elliot Wainford
    Parent divin : Eole
    Points de puissance : 49
    Messages : 78

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Une boucle d'oreille, qui fait accessoirement lance, entièrement en or impérial.
    Défaut fatal: Arrogance
    Le Maître semblait... étrangement calme, pour quelqu’un qui venait de se faire assommer par sa servante. Seraphina pensait qu’il serait furieux, qu’il lui hurlerait dessus, et la punirait pour avoir osé lever la main sur lui, et elle aurait accepté cette punition avec joie, car elle savait qu’elle le méritait. Elle fut ainsi presque rassurée lorsqu’il menaça de lui couper la main si elle recommençait à utiliser son pouvoir sur lui ; ainsi il n’était pas totalement aveugle, il comprenait qu’elle n’avait aucun droit.

    Voir un sourire se dessiner sur le visage de cet homme qui menaçait de la mutiler était d’abord dérangeant, presque effrayant en fait, mais petit à petit, elle trouva cela extrêmement attirant. Elle se revoyait en train de se battre avec lui, de croiser le fer, elle se revoyait perdre contre lui aussi, ce qui attestait de sa puissance. Mais surtout, elle le voyait, lui, sous une toute autre lumière. Petit à petit, ce n’était plus juste de l’admiration qu’elle éprouvait pour ce si grand homme, ni même de l’adoration, pour sa grande bonté envers elle, mais de l’amour. Non. Plus que de l’amour, de l’envie.  

    Elle sentait son corps se réchauffer en le voyant, en étant si proche de lui, il lui tenait toujours la main, et son cœur se mit à battre de plus belle lorsqu’elle le réalisa. Elle se retira brusquement, plaçant sa main contre son cœur, tombant de sa chaise, et regarda cet homme qu’elle convoitait maintenant. Son corps, dont les muscles pouvaient être vus sous ses habits fins, était divinement sculpté, son regard semblait plein de passion, doux et ardent à la fois. Seraphina mourrait d’envie de se jeter sur lui, de le dévêtir en un instant, mais non, c’était impossible, elle n’était qu’une servante, elle ne devait pas, elle ne pouvait pas.

    Vos habits sont sales, Maître, et vos draps pleins de terre. Je vais les changer, et vous apporter du change.

    Elle parla vite, et se précipita en dehors de la pièce, pour aller dans la chambre voisine où se trouvait le linge de maison. Elle attrapa des draps propres, et se posa un instant. Même en ayant changé de pièce, elle ne pouvait penser qu’à lui. Elle intima aux vents de la frapper le plus fort possible, et elle se retrouva au sol, mais cela ne l’aida pas à retrouver ses esprits. Alors, elle revint dans la chambre, déposa le linge sur la chaise à côté du lit, et fit venir aux côtés du Maître ses habits, qui sortirent de l’armoire grâce aux courants d’air. Tandis qu’elle changeait les draps du lit, elle regarda du coin de l’oeil le torse nu de Maître Turner, le dévorant du regard. Comment allait-elle faire maintenant, pour accomplir ses tâches habituelles, si elle ne pouvait cesser de penser à cet homme ? Elle sortit de la pièce, et attendit dehors qu’il ait fini, après avoir mis les draps pleins de terre au sale.


    Contenu sponsorisé

    Informations générales

    Permission de ce forum:

    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum