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    ErwinFils de Poséidon


    Andrew Turner
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    Frottant mes yeux, encore ensommeillés, je me suis dégagé de ma couverture et ai balancé mes pieds sur le côté du lit. En touchant le sol froid, je me suis mis à frissonner et j’ai aussitôt enfilé mes habits et mes chaussures. En sortant de ma somptueuse chambre, je me suis dirigé vers la salle de bain afin de prendre une douche pour me débarrasser de la crasse accumulée pendant la nuit. Une fois propre, j'ai effacé la fine pellicule de buée qui recouvrait le miroir et me suis adressé un clin d'oeil à moi-même en contractant les abdos avant d'enfiler des vêtements propres.

    En sortant de la salle de bain, je me suis mis à déambuler tranquillement dans la gigantesque demeure qui était la mienne. Rapidement ennuyé, je suis allé en direction de la cuisine afin de me sustenter. Personne.

    "SERAPHINA !" ai-je tonné, en désignant le plat vide sous mes yeux, "J’espère que tu as une bonne excuse pour ça."

    La jeune fille apparut timidement dans l’encadrement de la porte à l’opposé de moi, baissant la tête. J’avais terriblement faim, mais elle n’avait rien préparé. Elle avait l’habitude que je me lève plus tard, sans doutes.

    "Eh bien, qu’est-ce que t’attends ? Dépêche toi, mon estomac crie famine. Profites en pour te préparer un petit quelque chose aussi, on a du pain sur la planche aujourd’hui !"

    J’ai donc attendu qu’elle sorte tous les ingrédients pour préparer mon petit-déjeuner habituel : Pain, fromage, œufs brouillés aux herbes de Provence, jus d’orange et café. La douce odeur des œufs brouillés m’emplit les narines et je me suis installé à la table tandis que Séraphina s'affairait autour de moi, sortant la vaisselle, remplissant les assiettes de nourriture et nettoyant les quelques tâches d'huile d'olive autour des plaques de cuisson. Elle posa une assiette parfaitement dressée sous mes yeux et je lui ai sourit en la remerciant, un poil adoucit par sa serviabilité habituelle.

    "Aujourd'hui, on va passer au Colisée, il paraît que les gladiateurs sont en forme. Il y a fort à parier que je ressorte en étant encore plus riche.", ai-je dit avec un sourire narquois. "Peut-être que tu pourras parier aussi, ça pourrait t'être utile qui sait ?"

    Puis j'ai réfléchi un instant en avalant ma portion de fromage, avant de réaliser :

    "Ah, mais avec quel argent ?"

    Oups. J'ai éclaté de rire en m'excusant pour cette maladresse, puis je suis sorti de table, lui jetant au passage quelques dizaines de sesterces que j'avais récupéré dans ma poche comme on aurait jeté des cacahuètes à un singe. Je ne savais pas réellement pourquoi, mais j'avais un certain mépris pour elle.

    "Tiens, ça devrait suffire pour aujourd'hui. Prépare toi, on part d'ici dans cinq minutes."




    Merci Alexiiiis  




    Andrew Turner
    And I won't let the heat that we are missing, play it off like I'm someone who's never been here before. I play it off like I'm a winner, I-I-I'm living inside of an apartment that is darkest at noon, I'm turning bottles into oceans, I-I'Il tell you whatever I want and let you think it's the truth.
    ©️ Yamashita d'épicode

    Séraphina Gwynt
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    Seraphina s’affairait dans le manoir, dépoussiérant les couloirs, aérant les pièces et rangeant les objets à l’aide de sa maîtrise des courants d’air. Depuis des années maintenant, elle était au service du Maître Turner, une célébrité que même les dieux jalousaient, plus riche que Crésus, plus influent que Zeus. Il fallait que le manoir soit propre avant qu’il se réveille, sans quoi il serait fâché, ce qui pouvait s’avérer très mauvais pour la jeune servante. Ainsi, lorsqu’elle entendit son cri en provenance de la cuisine, elle somma les courants de l’amener le plus vite possible vers son Maître, et elle fila à travers les couloirs, arrivant en quelques secondes dans la cuisine. Elle baissa la tête en voyant son propriétaire devant l’assiette vide, et se mit très vite au travail.

    Les courants d’air lui apportaient les ingrédients et ustensiles nécessaires, tandis qu’elle se chargeait de mélanger et de cuire les œufs, mais aussi de faire une tasse de café à l’ancienne, en moulant les grains elle-même. C’était le café que le Maître préféré, et il valait mieux ne pas aller contre son gré dès le matin. Lorsque tout fut prêt, elle lui servit le tout sur un sublime plateau. Après avoir nettoyé le plan de travail et la gazinière, elle prit un morceau de pain, un bol de lait, et mangea son maigre repas à sa petite table, dans un coin de la pièce.

    Lorsqu’il la toisa de son regard plein de condescendance, et lui fit remarquer qu’elle ne possédait pas la moindre pièce, elle s’imagina soudainement comme dans une autre réalité. Elle était plus grande, plus belle, plus sûre d’elle, et surtout, elle ne se servait pas de son don pour les tâches ménagères, mais pour se battre, et elle le faisait avec brio. Elle s’imaginait le mettre à terre, pointer sa lance sur sa gorge si frêle, à ce sale petit gringalet. Il devrait payer pour tout ce qu’il lui avait fait subir. Puis, lorsqu’il lui donna une poignée d’argent, elle oublia soudainement son ton condescendant ainsi que toutes ses pensées noires, qui disparurent aussi vite qu’elles étaient apparues. Elle en avait, de la chance, d’être au service d’un homme si grand et bon. En quelques secondes, la sacoche avec tous les objets importants du Maître vola vers Seraphina, et elle l’enfila. Ses habits à elle n’étaient pas mieux que des haillons, mais elle ne pouvait décemment pas porter autre chose.

    Je suis prête, Maître, nous pouvons partir pour le Colisée à votre convenance.

    Pour accompagner le geste à la parole, elle courba l’échine devant cet homme, et le laissa passer devant, le suivant de quelques mètres, comme le veut la coutume. Lorsqu’elle arriva devant le colisée, elle le suivit à l’intérieur. C’était un si grand homme qu’il pouvait y entrer sans même payer, tant il était connu. Malgré son statut de servante, elle s’assit tout de même à ses côtés, étant donné qu’elle portait toutes les affaires importantes dont il avait besoin pour ses paris, et pour apprécier au mieux les matchs de gladiateurs. En les voyant entrer, elle se disait qu’elle aurait bien aimé, elle aussi, combattre, montrer ses talents devant une telle foule, mais cela était bien évidemment impossible. Seuls les plus forts pouvaient entrer sur le terrain, et elle n’était bonne qu’à déplacer des objets.


    Andrew Turner
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    Assis dans les gradins, je me curais négligemment les dents de la pointe de mon couteau, confortablement installé dans un fauteuil. Bien sûr, je n’avais pas eu à payer l’entrée, cet endroit était presque à moi. Toutes mes affaires prenaient place autour de moi tandis que Seraphina s’asseyait à mes côtés. Quelle privilégiée…

    « Tu sais, si tu avais reçu une éducation correcte, peut-être que tu pourrais réfléchir assez pour gagner un pari. Laisse moi te donner un conseil pour ta première fois. Regarde attentivement celui là, en bas à droite, armure de bronze et trident, le gringalet juste là.»

    Le combat commençait à peine, mais le gladiateur fit voler son pied et cueillit son adversaire sans effort au niveau de la mâchoire qui s'effondra aussitôt. Je lâchais un grognement de satisfaction. Mon préféré.  J’ai alors tendu les jumelles à Seraphina pour qu’elle puisse suivre le match.

    « Il gagne presque à chaque fois. Il ne paye pas de mine, mais il a une technique efficace : il assomme, il désarme et il gagne en deux temps trois mouvements. Vif comme un éclair de Zeus, une vraie bénédiction pour mon compte en banque. Bien sur, ce n’est pas le meilleur type de combat pour les yeux, ça ne dure pas très longtemps, quelques minutes tout au plus, mais ça permet de gagner pas mal. Si tu veux parier, fais donc. Je me sens d’humeur généreuse aujourd’hui. N’oublie pas de préciser que je t’y ai autorisé. »

    L’épée du gladiateur adverse vola à quelques mètres de lui après un coup porté au poignet, dont un filet de sang s’échappait. La pointe centrale du trident était déjà contre sa carotide, menaçant de l’ouvrir au moindre faux mouvement. Un sourire triomphant se dessina sur mes lèvres tandis qu’il remportait la victoire et je lançais un poing en l’air, mêlant ma voix aux autres. Je n’avais pas parié, laissant cette joie à ma servante, mais j’avais au moins la satisfaction d’avoir eu raison.

    Une voix m’interpella alors :

    « Excusez moi, Maître Andrew, mais je crois que votre servante vous a fait les poches. »

    Une grimace de rage envahit mon visage avant de porter mon attention sur le malotru osant sous-entendre que je me faisais avoir par une esclave. Elle avait, dans sa joie, probablement omit de préciser qu'elle avait mon autorisation. Voyant qu'il la tenait par la nuque, assez fort pour lui faire mal, je lui ai rétorqué :

    « Non. Je suis simplement de bonne humeur et elle a besoin de nouveaux vêtements. Ces haillons ne sont pas digne de représenter mes couleurs, n’es-tu pas d’accord ? » ai-je dis froidement en désignant ses pauvres vêtements en lambeaux. « Elle a parié, elle a gagné, lâche là et donne lui son argent. Maintenant. »

    « Mais maître… Cela représente une somme conséquente ! Et les esclaves n'ont pas le droit de pari...»

    Je me levai alors pour lui faire face, le couteau toujours entre mes doigts, avant de lui caresser la joue de la pointe de l’arme, lui entaillant légèrement la peau, qui se mit aussitôt à saigner. Il relâcha aussitôt Seraphina et une expression effrayée prit place sur son visage joufflu et rougeaud. Sans que j'ai besoin de prononcer un mot, il bafouilla, blêmit et s’éloigna sans demander son reste après avoir donné une bonne centaine de sesterces à la jeune fille.

    « Eh bien, je vois que tu n’es pas capable de te défendre ? Idiote… Tu me ferais presque honte. Je te donnerai des cours un de ces jours. En attendant... Reviens donc t’asseoir, nous irons t’acheter de nouveaux vêtements après le prochain combat. Il promet d’être plus intéressant, alors regarde et tais toi. »

    J’affichais un sourire satisfait, sachant pertinemment que j’allais gagner mon pari et remporter un pactole digne de ce nom, ainsi qu'une servante ayant un peu plus d'allure qu'un vieil épouvantail. Oui, il faudrait qu'elle soit capable de se défendre. Juste histoire d'améliorer ma réputation, faire savoir que même mes esclaves sont capables de tuer pour leur maître, leur si bon maître.
    Les gladiateurs entraient sur le terrain, arme au poing, prêts à en découdre. J'annonçai un prix exorbitant à un serviteur à deux mètres de moi, qui ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes avant de se précipiter vers son supérieur.




    Merci Alexiiiis  




    Andrew Turner
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    Lorsque le Maître lui conseilla de regarder un gladiateur en particulier, Seraphina attrapa timidement les jumelles qu’il lui avait passées, et focalisa toute son attention dessus, tout en écoutant avec soin les analyses techniques que lui apportait Maître Turner. Ses mouvements étaient rapides, agiles et précis, d'un point de vue externe, une personne ne s’y connaissant pas tant que ça aurait pu croire que sa technique était parfaite. Pourtant, il faisait plein de mouvements inutiles. Ses combats pourraient être terminés plus vite encore s’il se focalisait un peu plus sur ses jambes. Pendant un instant, Seraphina se surpris elle-même d’avoir ces pensées. Elle pensait même pouvoir le battre, avant de se rappeler qu’elle ne s’était jamais battue de sa vie. Quelle sotte elle faisait, c’était la deuxième fois aujourd’hui qu’elle s’imaginait en guerrière. Il était certain que l’influence de la grandeur du Maître n’était pas très bonne pour son pauvre esprit, si simple et fragile.

    Elle oublia encore une fois bien vite ces étranges pensées, et lorsqu’il lui donna l’autorisation d’aller parier, elle déposa les lunettes à ses côtés, et s’empressa d’aller trouver un membre du personnel, à qui elle donna les quelques pièces, en précisant bien qu’elle pariait sur la victoire du jeune homme qu’elle avait observé quelques secondes plus tôt. En l’espace de quelques secondes, toute la joie qu’elle avait éprouvé à l’idée de pouvoir gagner un peu d’argent s’envola alors que l’homme l’attrapa par le cou. Elle ne put réprimer un petit couinement de douleur alors qu’il la trainait vers le Maître, l’accusant d’avoir volé cet argent.

    Des larmes ruisselaient le long de ses joues tandis que le bon Maître pris sa défense. C’était à peine si elle entendait les insultes qu’il lui glissait au passage, tant elle était reconnaissante de sa bonté. Elle ne savait pas ce qu’elle avait fait pour mériter un traitement aussi généreux de sa part, mais elle était reconnaissante d’être la servante d’un homme aussi bon. Lorsque l’altercation fut finie, et qu’elle fut lâchée, elle répondit aux remarques de monsieur Turner par un hochement de tête, accompagné d’un sanglot supplémentaire, avant de se poser et de regarder le combat suivant.

    Le maître avait parié sur celui en bleu qui entrait dans l’arène. Celui-ci était bien différent du favori précédent. Il n’avait l’air ni rapide, ni agile. Mais ses muscles le plaçaient dans une toute autre catégorie. Le combat était bien plus spectaculaire. Bien plus brutal, aussi. Il assommait ses adversaires violemment, il était même possible à un moment d’entendre les os de l’un d’eux se briser sous le choc de l’impact. Des Oh et des Ah se faisaient entendre de partout autour de Seraphina, et le Maître semblait très heureux du spectacle. Alors c’était cela qui le rendait heureux ? Voir des gladiateurs se battre, montrer un spectacle sanglant et brutal ? La jeune servante voulait elle aussi être la raison du sourire sur le visage de cet être si grand, si bon. Elle voulait l’aider à devenir plus riche, plus puissant, plus grand, si tant est que cela fût possible.

    Lorsque le combat fut fini, Seraphina suivit le Maître hors de l’arène. Il avait encore gagné tant d’argent qu’il en ressortait avec une simple feuille attestant de ses gains, ne pouvant pas transporter tout l’or lui-même. La jeune fille, elle, avait maintenant un sac en plus accroché à sa ceinture, qu’elle arborait avec fierté, contenant l’entièreté de ses gains. Elle était si heureuse d’avoir enfin gagné de l’argent, qu’elle en serait presque triste de devoir en dépenser une partie pour des habits, alors qu’elle ne ressentait pas le besoin d’en avoir. Mais monsieur Turner avait décidé qu’elle devait être plus présentable, alors elle dépenserait son argent avec joie, pour respecter ses souhaits et faire comme il le désirait. Alors qu’elle était en train d’essayer des vêtements aux couleurs de la maison Turner, elle posa timidement une question.

    Maître... Loin de moi l’envie de m’imposer, mais j’ai vu comme ces gladiateurs vous rendaient heureux. Et en fait, je me demandais si, peut-être, je pourrais un jour moi aussi, me battre pour votre honneur...

    En prononçant ces mots, elle réalisait qu’elle n’était pas dans son droit, qu’elle outrepassait tous les codes sociaux en demandant cela à un homme d’une telle stature, mais, comme poussée par son envie de le voir sourire pour elle, elle ne s’arrêta pas sur sa lancée.

    Je suis bien consciente de n’être bonne qu’à faire les corvées... Mais je me disais que, peut-être, si j’apprenais à combattre, si je pouvais avoir ne serait-ce qu’un dixième de votre talent, peut-être que je pourrais vous ramener moi aussi beaucoup d’argent ?

    Elle était tiraillée entre l’envie de baisser les yeux et de s’enterrer, et celle de le fixer droit dans les yeux pour lui montrer sa détermination, mais elle ne fit rien de tout ça. Elle se contenta d’enfiler la chemise qu’elle avait choisi. Elle lui allait plutôt bien, comme quoi même une personne de si petite stature pouvait aussi ressembler à quelque chose, pour peu qu’elle eût les bons moyens.


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    Dans la boutique de vêtements, Seraphina choisissait quelques vêtements, oubliant probablement l’espace de quelques instants qu’elle n’était qu’une servante. Cette hypothèse se vérifia rapidement, car elle s’était sentie pousser des ailes :

    “Maître... Loin de moi l’envie de m’imposer, mais j’ai vu comme ces gladiateurs vous rendaient heureux. Et en fait, je me demandais si, peut-être, je pourrais un jour moi aussi, me battre pour votre honneur...”

    Ebahit par son audace, je n’ai pas eu le temps de répondre qu’elle enchaînait déjà :

    “Je suis bien consciente de n’être bonne qu’à faire les corvées... Mais je me disais que, peut-être, si j’apprenais à combattre, si je pouvais avoir ne serait-ce qu’un dixième de votre talent, peut-être que je pourrais vous ramener moi aussi beaucoup d’argent ?”

    Je restais stupéfait devant un tel comportement. C’était la première fois qu’une servante demandait à se battre pour moi, et étonnement, j’étais pris d’une certaine tendresse à son égard.

    "Oh, Seraphina, ce ne sont pas les gladiateurs qui me rendent heureux. Ce n’est pas non plus l’argent. C’est l'adrénaline procurée par le combat."

    Lui adressant un demi sourire, je me suis retourné le temps qu’elle enfile la chemise qu’elle avait choisi.

    "Et ton sang est bien plus précieux à l’abri dans tes veines plutôt que sur le sol. Sur qui pourrais-je compter alors si tu te fais tuer à l’arène ?"

    En temps normal, je l’aurai probablement giflée pour une telle réflexion, mais sa simplicité d’esprit et ses jolis rêves avaient plutôt provoqué en moi le développement d’une affection certaine que l’envie de lui mettre une raclée pour lui faire rentrer dans le crâne qu’elle n’était rien de plus qu’une esclave facilement remplaçable.

    Seraphina a payé la tunique, relativement peu chère pour une étoffe aussi douce que solide, puis je l’ai entrainée dehors. Il faisait beau mais frais, je me demandais si elle avait choisi le bon tissu pour la saison. Mais ça ne me regardait pas. Prenant la direction du forum, je réfléchissais à l’idée qui avait commencé à germer depuis quelques heures déjà. Après tout, quel risque représentait donc une fille comme elle ?

    Une fois arrivé devant ma boutique préférée, je me suis tourné vers elle et l’ai regardé, amusé de voir autant d’admiration dans ses yeux. La collection d’armes présentée était étonnement variée, et n’ayant pas emporté le mien, j’ai choisi un gladius tout ce qu’il y a de plus banal. Il ne m’allait pas en main, vraiment pas du tout. Pourtant, je ne me battais qu’avec ça. Je l’ai reposé d’un air méprisant et j’ai laissé ma main parcourir le métal de certaines épées, plus lourdes, plus épaisses. Pas du tout romaines. J’ai fini par en choisir une avec laquelle j’avais trouvé un équilibre fiable.

    "A ton tour.", lui ai-je dis.

    Elle observait les armes avec gourmandise, si ce n’est avec passion. C’en était presque effrayant pour être honnête. Une fois son choix fait, je me suis élancé en direction du manoir en sa compagnie. Après dix bonnes minutes de marche silencieuse, j’ai enfin brisé le silence :

    "On va voir ce que tu vaux à l’épée. Je ne m’attends pas à des miracles, mais la prochaine fois qu’on doute de ta bonne foi alors que tu précises clairement que tu agis sur mes ordres, je veux te voir le rétamer avec ce fameux dixième de mon talent. Tu es prévenue."

    Pourtant je n'étais pas aussi sûr de moi que je ne le laissais paraitre, pour une fois. Sa détermination m'effrayait, et mon arrogance me paraissait clairement surfaite, l'espace d'un instant. Puis je me suis rué sur elle, portant le premier coup, un sourire narquois aux lèvres.




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    Seraphina fut chamboulée par la déclaration du Maître. Qu’un homme qu’elle estimait tant puisse lui dire qu’il comptait sur elle, même si ce ne fut que pour lui faire plaisir, était déjà un si grand honneur qu’elle ne put retenir quelques larmes de couler. Elle acquiesça, avant d’aller payer pour cet habit qu’elle avait essayé. Elle ne s’y connaissait pas spécialement en mode vestimentaire, et il se pouvait que son style soit totalement à côté de la plaque, mais elle s’en fichait bien, tout ce qui lui importait était d’avoir eu l’approbation de l’homme qui dictait sa vie. Elle avait dépensé dans cette tunique plus qu’elle ne l’avait fait dans toute sa vie auparavant, mais elle n’avait pas besoin de tant d’argent, du moment qu’elle pouvait servir le Maître.

    Malgré la fraîcheur ambiante, Seraphina se sentait bien au chaud dans ces étoffes. Étant habituée à ne porter presque rien, ce changement fut radical. N’importe qui d’autre aurait eu froid, mais elle se sentait parfaitement à l’aise. De plus, les courants d’air qui pouvaient passer par les nombreuses ouvertures de l’habit la mettaient à l’aise, dans son élément. En marchant derrière monsieur Turner, elle se tenait plus droite, plus fière que d’habitude, tentant d’imiter tant bien que mal l’attitude d’une personne respectable, de se donner une prestance qu’elle n’avait clairement pas.

    Au bout de quelques minutes de marche, ils se trouvèrent, à la grande surprise de Sera, devant un magasin rempli d’armes en tout genre. Un frisson de plaisir emplit son corps en sentant l’odeur familière des métaux se dégageant de cet endroit. Quelle odeur familière ? Jamais de sa vie elle ne s’était approchée d’une arme, si ce n’était celles de ses anciens maîtres pour les nettoyer, en de très rares occasions. Elle mit ce sentiment de côté, et regarda autour d’elle. Au loin, elle vit une rangée de lances qui avaient l’air d’être de très bonne confection. L’or impérial avait sur elle un effet qu’elle ne saurait décrire. Toutefois, le Maître ne semblait pas se diriger dans leur direction, se contentant de regarder les armes plus courtes, tels les gladius ou les sabres. Après qu’il en ait choisi un, il dit à Sera que c’était à son tour. A son tour de quoi ? De choisir une arme ? Prise de court, ne s’attendant pas à vraiment avoir le droit d’en porter une, elle prit un peu de temps avant de commencer à les regarder. Elle en prit quelque- unes dans sa main. Pourquoi le poids de l’or semblait si familier dans sa main ? Après plusieurs minutes à soupeser chaque arme, elle finit par en trouver une presque parfaite, qu’elle choisit donc, et paya. Entre sa tenue et cette arme, elle venait de dépenser la majorité de son argent, mais encore une fois, ça ne l’inquiétait pas. Elle était déjà très reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de dépenser cet argent, elle n’allait pas en plus faire la fine bouche.

    Le Maître marchait vite en direction du manoir, si vite que Seraphina trottinait presque derrière lui, serrant son arme dans ses bras comme le ferait un enfant avec une peluche. En dix minutes, ils avaient rejoint leur destination. Ils se placèrent face à face, et le Maître lui annonça qu’il attendait d’elle qu’elle puisse au moins mettre à terre les personnes qui douteraient d’eux. Quelques secondes après, il se rua sur elle. Elle n’avait que quelques dixièmes de secondes pour réfléchir à quoi faire, au vu de sa vitesse et de leur distance. Alors qu’elle essayait de trouver un moyen de s’en sortir sans se blesser, son corps pris les devants. Elle qui comptait esquiver, n’en fit finalement rien. Elle tenait sa position, et lorsque la lame arriva à une dizaine de centimètres de son visage, elle la repoussa avec la sienne, les faisant tourner. La rotation fut telle que la prise du Maître sur son arme faiblit légèrement, et Seraphina en profita pour donner un coup de pommeau dans son poignet, ce qui eut raison de sa prise. Un fois qu’il eut lâché l’arme, avant même que celle-ci touche le sol, la servante plaça la pointe de sa lame sur la gorge de l’homme, le regard en feu. Elle s’approcha à quelques centimètres de son visage, un sourire narquois aux lèvres, et alors qu’elle s’apprêtait à lui faire une remarque narquoise, son cerveau repris le dessus, lui qui avait laissé le corps agir seul pendant ces deux secondes d’action.

    Le visage de la servante se décomposa, elle mit une distance raisonnable entre eux deux, et se mis rapidement face contre le sol, à genoux. Elle était effrayée par ce qu’il venait de se passer. Comment une personne comme elle pouvait avoir réussi à faire ça, surtout à un homme comme lui ? Comment avait-elle seulement osé se tenir si proche de lui. Des larmes coulèrent sur ses joues, alors qu’elle se confondait en excuses. Ses propos approchaient de l’incohérence, tant elle ne savait pas elle-même ce qui avait bien pu lui prendre, ses nombreux sanglots paniqués n’aidant en rien à son articulation.


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    Seraphina avait paré le coup avec une aisance des plus surprenantes. La prise que j’avais sur mon arme a faiblit l’espace d’un instant, j’ai hoqueté de surprise avant qu’elle ne donne un coup en plein dans mon poignet, me faisant lâcher mon arme, et j’ai senti une froideur glaçante se poser sur mon cou. J’étais mort. Ses yeux étaient rageurs, plein d’une puissance que je ne lui connaissais pas. Son visage prêt du mien, j’ai lâché un soupir de soulagement intense tandis qu’elle semblait… sourire ?

    Puis elle s’est mise à pleurer et à s’excuser de manière inintelligible, ses sanglots étouffant ses mots. Bien que tétanisé par cette force nouvelle, je me suis empressé de récupérer mon arme et de la relever en la saisissant sous le bras.

    "Ce n’est rien. Enfin non, ce n’est pas rien. Tu es beaucoup plus forte que ce que j’avais prévu, mais c’est une bonne chose."

    J’ai ramassé son arme également avant de lui tendre le pommeau, comme je l’aurai fait pour un égal, fixant dans les yeux cette servante qui me paraissait plus étrange à chaque seconde qui passait. L’était-elle réellement ?

    "On recommence."

    J’ai lancé mon bras en avant, lui laissant à peine le temps de resserrer ses doigts sur le pommeau de son épée, et j’ai enchaîné les coups, tous plus violents les uns que les autres. Si elle n’avait pas été aussi rapide, elle se serait retrouvée morte de ses blessures. Je me battais dans un style tout à fait nouveau, plus grossier et moins précis que le combat romain, et qui, semblait-il, m’était beaucoup pus familier. Plus rageur, plus dangereux. Plus grec, me suis-je dis avec un sourire. C’était stupide, les grecs étaient, on le savait tous, beaucoup moins adroits que les romains.

    Elle parait chacun de mes coups avec une agilité surprenante, esquivant mes attaques comme si elles n’avaient été que des courants d’air. Frustré par cette adresse que je ne soupçonnais pas, je me suis élancé, l’épée dressée vers le ciel, avant de l’abattre sur sa tête avec un cri de rage. Son épée se retrouva sous la mienne en une seconde et fit jaillir une gerbe d’étincelle.

    Je me suis éloigné de quelques pas, avant de glisser mon pied gauche vers l’avant, à quelques centimètres du sien, et j’ai laissé mon épée se précipiter vers elle, pointe en avant, prête à l’embrocher. Là encore, elle n’eu aucun mal à faire dévier mon arme sur la droite et je me suis retrouvé collé contre elle. Je me suis dégagé, j’ai feinté sur sa gauche, lui faisant croire que je reproduisais la même action qu’il y a quelques instants, puis au dernier moment, ma lame a frappée plus haut, au niveau de sa main. Elle avait lâché son arme, enfin, après quelques minutes de combat qui m’avaient parues être une éternité.

    Observant sa main rougie par le violent coup que je lui avais adressé, je me suis demandé encore une fois si elle n’était qu’une esclave. Impossible qu’on m’ait trompé pendant si longtemps pourtant. Et si on avait voulu me piéger, je serais mort depuis longtemps, il lui aurait suffit de verser du poison dans mon jus d’orange matinal. Reportant mon attention sur sa main, j'ai encore une fois ramassé son arme et je la lui ai tendu. Heureusement, je n’avais frappé que du plat de la lame.

    "Utilise ton autre main. Être ambidextre est un avantage certain en combat."

    Cette fois, j’ai attendu qu’elle débute le combat, me tenant prêt à toute éventualité, le corps tendu et saillant.




    Merci Alexiiiis  




    Andrew Turner
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    Les sanglots de Seraphina cessèrent progressivement lorsqu’elle sentit une main la soulever par le bras. Elle regarda son Maître, qui semblait légèrement effrayé par les évènements, mais surtout miséricordieux. Il pardonnait à cette moins que rien d’avoir osé lever la main sur lui, alors que n’importe quel autre maître aurait pris sa vie. Il lui tendit cette arme, qui n’avait rien à faire dans les mains d’une fille de son statut, puis repris l’entraînement aussi tôt. Encore une fois, le corps de Seraphina bougeait tout seul, comme si une autre personne qu’elle avait pris sa place, comme si il y avait quelqu’un en elle qui avait une volonté de gagner si forte, qu’elle ne pouvait pas laisser ce corps prendre le moindre coup.

    Et pourtant, à chaque fois qu’elle s’apprêtait à donner un coup à l’homme en face d’elle, son cerveau reprenait le dessus, la forçant à rater, comme s’il lui était physiquement impossible d’infliger la moindre blessure à cet homme. Petit à petit, il devenait plus rapide, mais aussi moins précis, plus brutal et surtout bien plus dangereux. Il cessait d’être l’homme posé, agissant de manière réfléchie, pour devenir un animal, cherchant à atteindre sa proie. Et sa proie, elle, ne se laissait pas faire. Elle déviait chacune de ses attaques, les esquivait lorsque sa lame n’avait pas le temps de la protéger.

    Chaque nouvelle tentative du Maître de l’atteindre se soldait en un échec, et de son côté, la servante ne pouvait pas même essayer de lui rendre ses coups. Vu de loin, leur duel ressemblait à un tango bestial, rythmé par le son de l’acier s’entrechoquant, des étincelles volant par moment autour d’eux, leurs corps se mêlant et se démêlant avec une vitesse indescriptible. La jeune fille se sentait enfin réellement vivante en cet instant, et elle espérait que ça ne s’arrête jamais. Elle était en train de découvrir avec le Maître des sentiments qu’elle ne pensait pas pouvoir connaître un jour, et plus elle détaillait les mouvements de cet homme à la puissance phénoménale, plus elle ne pouvait s’empêcher de penser que ses sentiments actuels n’étaient pas ceux qu’une servante devait porter à l’égard de son Maître.

    Finalement, perdue dans ses pensées, un coup l’atteignit. Elle ne l’avait pas vu feinter, et elle lâcha aussitôt son arme sous le coup de la douleur, déçue de devoir mettre une fin à leur danse macabre. Elle ne perdit pas de temps à ramasser son arme de sa main droite, la gauche se trouvant dès lors totalement inutilisable pour les heures à venir, rougies par le coup brutal qu’elle venait de recevoir. Le combattant était sur la défensive, et semblait attendre que Sera débute le combat. A nouveau, la servante s’effaça dans son esprit au profit de la guerrière, qui n’allait pas refuser une telle invention.

    Ses premières attaques étaient déviées, comme elle le faisait auparavant, mais cette fois-ci les rôles étaient inversés. Ayant confiance en la capacité de cet homme à ne pas se laisser toucher par ses attaques, la partie d’elle qui l’empêchait de se donner pleinement restait un peu plus à l’écart, ne retenant son corps qu’en cas de dernier recours. Manier une arme de sa main droite s’avérait plus difficile, elle avait l’air d’en être capable, sans pour autant le maîtriser entièrement aussi bien. Ses mouvements étaient donc plus lents, moins précis, moins gracieux. Frustrée par le manque d’adrénaline qu’elle recevait, elle mit instinctivement fin au combat en appelant les courant d’air à l’aide. D’un seul coup, le vent sembla balayer les jambes du Maître, le faisant chuter en arrière, et son crâne rencontra le sol dans un bruit sourd, l’assommant sur le coup.

    La servante fut prise de panique. Si qui que ce soit avait assisté à la scène, elle serait forcément punie, possiblement exécutée pour s’en être prise à l’homme le plus connu de la Nouvelle-Rome. Elle regarda vite autour d’elle, et fut rassurée de voir qu’il n’y avait personne aux alentours. Aussi discrètement que possible, elle porta le corps inanimé de l’homme jusqu’à sa chambre, où elle l’y déposa sur le lit. Elle avait eu de la chance que personne ne se trouve dans les couloirs à ce moment-là, car elle aurait eu beaucoup de mal à expliquer ce qu’elle faisait.

    Fermant la porte à double tours, elle tira une chaise aux côtés du lit, et s’assit dessus, tout en veillant à ce que rien de grave n’arrive au Maître. Elle n’avait aucune connaissance en médecine, et ne savait absolument pas quelle serait la démarche appropriée, mais elle ne pouvait décemment pas aller chercher de l’aide dans ces conditions. Alors elle le surveilla. Il semblait si angélique, si pur, endormi sur son lit, entouré de soie. Dans cette position, il n’avait plus rien de la bête féroce avec laquelle elle croisait le fer quelques minutes plus tôt. Une partie d’elle trouvait ça terriblement attachant, tandis que l’autre le trouvait pitoyable. Très vite, elle fit taire ces pensées, se focalisant sur son bien-être. Puis sa tête tomba, petit à petit, et elle s’endormit elle aussi. Ce n’est que plus tard, en sentant des mouvements à ses côtés, qu’elle ne se réveilla en sursauts

    « Maître ! Comment vous sentez-vous ? Je suis terriblement confuse, je n’aurais jamais dû demander à ce que vous m’appreniez à me battre, c’était une grosse erreur, je suis visiblement incapable de maîtriser mes mouvements ! »


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    Seraphina et moi étions toujours en plein combat lorsque d’un coup, j’ai senti un courant d’air violent se faufiler entre mes jambes, me faisant perdre l’équilibre. Ma tête heurta le sol avec un bruit étouffé, et j’ai perdu connaissance.

    Elle avait osé utiliser ses pouvoirs sur moi. Sur moi, son maître qui lui avait accordé plus de libertés que ce qu’aucun autre à la Nouvelle Rome n’aurait fait. Elle avait utilisé ses pouvoirs sur moi, et elle allait le payer très cher.

    J’ai ouvert les yeux lentement, l’arrière de la tête formant une bosse de la taille d’un œuf. Portant une main à ma blessure, j’ai pu constater qu’au moins, je ne saignais pas. Détacher ce drap aurait été vraiment embêtant, et je tenais beaucoup à cette literie.

    Seraphina était à mes côtés, assise sur une chaise et endormie. Sur le coup, l’envie de la frapper d’un revers de la main m’a titillé, mais ça me paraissait trop doux comparé à l’humiliation qu’elle venait de me faire subir. J’ai retiré les couvertures et je me suis levé doucement, comme pour ne pas la réveiller. Mais en retirant ma chemise dans la ferme intention d’aller prendre une douche pour réfléchir à sa punition, sa voix se fit entendre :

    « Maître ! Comment vous sentez-vous ? Je suis terriblement confuse, je n’aurais jamais dû demander à ce que vous m’appreniez à me battre, c’était une grosse erreur, je suis visiblement incapable de maîtriser mes mouvements ! »

    Je suis resté quelques secondes à ne rien dire, contrôlant à peine la rage qu’elle m’inspirait.

    « Je me sens bien, si on omet l’œuf que j’ai à l’arrière du crâne. Concernant ce que tu es capable de faire ou non… Il ne s’agit pas d’une erreur d’avoir essayé. Tu seras redoutable. »

    Puis je me suis tourné vers elle et j’ai contourné le lit avant de m’agenouiller à côté d’elle et de lui prendre la main.

    « En revanche je t’avoue ne pas du tout apprécier l’utilisation que tu as faite de ton pouvoir. Tu l’utiliseras sur d’autres, mais sur moi ? Plus jamais, où je te coupe une main. Ce serait dommage de gâcher une telle beauté, non ? »

    Un sourire fin s’est dessiné sur mes lèvres et mes yeux brûlaient d’une fièvre que je ne connaissais que trop bien. Mes pensées se fissuraient, laissant couler un flot d’énergie en moi. J’ai dirigé toute cette force vers elle, quelque chose qui allait lui empoisonner le cœur à jamais. Elle avait utilisé ses pouvoirs, j’allais utiliser les miens, bien plus redoutables à mon humble avis.

    Sachant pertinemment que la rage s’avérait être beaucoup plus désagréable à combattre pour moi, j’ai laissé cette idée de côté et j’ai plutôt préféré laisser l’amour charnel, le désir, l’obsession couler dans ses veines, bien plus vicieux que la simple haine.

    Mon sourire se faisait plus franc, plus envoûtant, mais aussi plus malsain. Je savais que ce que je faisais était d’une fourberie sans scrupules, mais je n’en avais que faire. Ca ne me ressemblait pourtant pas… Où peut-être que si, je n’en savais plus rien. J’ai hésité un instant, puis balayant mes doutes, j’ai insufflé plus de force encore à tout ce flot d’émotions que je transvasais en elle. Elle allait souffrir comme jamais elle n‘avait souffert.




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    Le Maître semblait... étrangement calme, pour quelqu’un qui venait de se faire assommer par sa servante. Seraphina pensait qu’il serait furieux, qu’il lui hurlerait dessus, et la punirait pour avoir osé lever la main sur lui, et elle aurait accepté cette punition avec joie, car elle savait qu’elle le méritait. Elle fut ainsi presque rassurée lorsqu’il menaça de lui couper la main si elle recommençait à utiliser son pouvoir sur lui ; ainsi il n’était pas totalement aveugle, il comprenait qu’elle n’avait aucun droit.

    Voir un sourire se dessiner sur le visage de cet homme qui menaçait de la mutiler était d’abord dérangeant, presque effrayant en fait, mais petit à petit, elle trouva cela extrêmement attirant. Elle se revoyait en train de se battre avec lui, de croiser le fer, elle se revoyait perdre contre lui aussi, ce qui attestait de sa puissance. Mais surtout, elle le voyait, lui, sous une toute autre lumière. Petit à petit, ce n’était plus juste de l’admiration qu’elle éprouvait pour ce si grand homme, ni même de l’adoration, pour sa grande bonté envers elle, mais de l’amour. Non. Plus que de l’amour, de l’envie.  

    Elle sentait son corps se réchauffer en le voyant, en étant si proche de lui, il lui tenait toujours la main, et son cœur se mit à battre de plus belle lorsqu’elle le réalisa. Elle se retira brusquement, plaçant sa main contre son cœur, tombant de sa chaise, et regarda cet homme qu’elle convoitait maintenant. Son corps, dont les muscles pouvaient être vus sous ses habits fins, était divinement sculpté, son regard semblait plein de passion, doux et ardent à la fois. Seraphina mourrait d’envie de se jeter sur lui, de le dévêtir en un instant, mais non, c’était impossible, elle n’était qu’une servante, elle ne devait pas, elle ne pouvait pas.

    Vos habits sont sales, Maître, et vos draps pleins de terre. Je vais les changer, et vous apporter du change.

    Elle parla vite, et se précipita en dehors de la pièce, pour aller dans la chambre voisine où se trouvait le linge de maison. Elle attrapa des draps propres, et se posa un instant. Même en ayant changé de pièce, elle ne pouvait penser qu’à lui. Elle intima aux vents de la frapper le plus fort possible, et elle se retrouva au sol, mais cela ne l’aida pas à retrouver ses esprits. Alors, elle revint dans la chambre, déposa le linge sur la chaise à côté du lit, et fit venir aux côtés du Maître ses habits, qui sortirent de l’armoire grâce aux courants d’air. Tandis qu’elle changeait les draps du lit, elle regarda du coin de l’oeil le torse nu de Maître Turner, le dévorant du regard. Comment allait-elle faire maintenant, pour accomplir ses tâches habituelles, si elle ne pouvait cesser de penser à cet homme ? Elle sortit de la pièce, et attendit dehors qu’il ait fini, après avoir mis les draps pleins de terre au sale.


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    Je me tenais aussi proche de Seraphina que possible, jusqu’à ce qu’elle retire sa main brusquement, confuse, puis tomba de sa chaise et me regarda avec… envie, probablement, avant de se ruer vers la sortie de la chambre. C’était signe que mon tour de magie avait fait son petit effet. C’est toujours flatteur de voir quelqu’un tomber sous votre charme, non ? Je veux dire, quand il ne s’agit pas d’une esclave. Seraphina était une fille plutôt jolie, et je me suis pourtant surpris à apprécier ça de sa part.

    Vos habits sont sales, Maître, et vos draps pleins de terre. Je vais les changer, et vous apporter du change.

    Elle avait parlé rapidement, et disparut de mon champ de vision.  Un petit sourire moqueur était apparu sur mon visage. J’allais bien m’amuser, je le sentais. Habituellement je n’utilisais mon pouvoir dans le but de mettre les gens à ma merci. A vrai dire, ça me… dégoûtait ? Cette émotion surprenante fut aussitôt chassée par un bruit sourd dans une pièce voisine. Haussant les épaules, j’ai attendu qu’elle revienne dans ma chambre, les bras chargés de literie propre. La jeune fille intima aux vents de déposer mes habits à côté de moi, et pendant qu’elle effectuait la réfection du lit, j’ai commencé à me déshabiller dans le but d’aller prendre ma douche. Sachant pertinemment qu’elle me dévorait des yeux, je me suis retourné vers elle avec un sourire et elle a quitté la pièce.

    L’eau chaude me faisait un bien fou et j’ai songé à toutes les possibilités qui s’offraient à moi. Je pouvais accomplir plus, beaucoup plus. Mes pouvoirs ne se limitaient pas à provoquer l’amour charnel, le désir, l’envie, non. Eros est le dieu des passions. Seraphina pouvait m’aimer à en devenir folle. Pourquoi se limiter au médiocre ? Un rictus mauvais est apparu sur mon visage tandis que je sortais de la douche. J’ai cherché de l’œil une serviette et j’ai attrapé la plus proche avant de l’enrouler autour de ma taille.

    Mes cheveux bouclés dégoulinaient d’eau, qui se rependait sur mon torse jusqu’au bas ventre. Une fois sec, j’ai enfilé mes affaires rapidement, puis je suis sorti de la pièce, la chemise ouverte sur mon torse, dévoilant ma cicatrice. Comment me l’étais-je faite déjà ? Probablement en luttant contre un gladiateur. Surprenant que je ne m’en souvienne pas. Seraphina avait posé son regard sur moi, et chassant toute distraction, je lui ai offert mon plus beau sourire avant de l’entraîner avec moi, une main dans son dos. Puis je me suis arrêté brusquement, avant de ma tourner vers elle, mon visage à peine à une dizaine de centimètre du sien.

    J’ai fermé les yeux un instant, le temps de rassembler mes forces pour l’envoûter.
    "Ne fais jamais rien qui puisse trop me contrarier. Je suis tolérant, et tu as de la chance. N’importe quel autre maître t’aurai égorgé pour ce que tu as fais. Mais je t’aime bien. Alors fais attention à toi."

    Chacun de mes mots était chargé de passion, ma voix était suave, et j’étais sincère, ce qui amplifiait le résultat final. Attendez. Sincère ? Non, je ne me prenais pas d’affection pour une futile servante que je qualifiais habituellement de gueuse. Proche d’elle comme je l’étais, je ne pouvais m’empêcher de la détailler pourtant, et de ressentir une pointe d’envie surgir des tréfonds de ma conscience.




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    Seraphina attendait dans le couloir, dos au mur. Une partie d’elle voulait s’enfuir, parce qu’elle se savait faible face à cet homme, et que toute tentative d’approche de sa part serait indécente, et soldée d’une punition sévère. Une autre partie d’elle voulait enfoncer la porte de cette salle de bain dans laquelle il se trouvait, et le rejoindre sur le champ. Elle ne comprenait pas comment ces sentiments, si puissants qu’ils lui faisaient physiquement mal, avaient pu arriver d’une seconde à l’autre. Mais elle ne pouvait pas nier qu’ils étaient bel et bien là.  

    Elle sursauta lorsque la porte s’ouvrit à côté d’elle, et son cœur loupa un battement en voyant le Maître sortir de la pièce, la chemise grande ouverte sur son torse. Sera était aux premières loges du spectacle organisé par ses pectoraux, et jamais elle n’aurait loupé cela. Elle eut beaucoup de difficultés à respirer lorsqu’elle senti sa main dans son dos, qui l’emmenait un peu plus loin dans le couloir, mais la touche finale fut lorsqu’il s’arrêta, et que leurs visages n’était qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.

    Chaque parcelle du corps de la jeune fille brûlait d’envie. Elle qui n’avait jamais rien vécu de tel, qui jamais n’avait partagé son intimité avec qui que ce soit d’autre, ne rêvait que de ça en cet instant. Ses yeux brûlaient de désir, son cœur battait si fort qu’il lui provoquait d’intenses douleurs, mais le plus grand spectacle se trouvait bien évidemment plus bas, pas tout à fait dans son ventre, mais presque. Lorsque le Maître ferma les yeux, elle fut tentée de profiter de ce moment de faiblesse pour lui sauter dessus, mais n’en fit rien, par peur que ce soit sa dernière action, et lorsqu’il lui parla, elle n’entendit qu’à peine les menaces, se concentrant sur cette si petite phrase, si insignifiante, et pourtant si importante. “Je t’aime bien.” Le Maître l’appréciait. Certainement pas de la même manière qu’elle, mais c’était déjà bien plus que tout ce dont elle aurait pu rêver.

    Maître. Je suis sincèrement navrée, mais lorsque vous vous tenez si proche de moi, j’ai beaucoup de mal à me concentrer.

    Sans trop attendre, Seraphina s’écarta légèrement. Elle savait ce qu’elle avait à faire si elle voulait savoir si le Maître avait un quelconque intérêt charnel à son égard. Discrètement, sans plus bouger, elle commanda aux vents, qui défirent l’une des attaches de sa tunique, dont une partie tomba légèrement, laissant voir ses épaules, et un petit peu plus. Puis, suivant ses instincts les plus bas, elle se rapprocha de lui. Elle ne se sentait plus vraiment comme une servante. Elle avait confiance en elle. C’était comme lors de son combat, elle était une personne plus grande et plus forte, mais surtout, une personne qui osait tout. Elle attrapa le Maître par les épaules, colla son oreille à sa bouche, et lui murmura, tout en laissant sa main gauche parcourir les lignes de son dos :

    Tu aimes ce que tu vois, Turner ? Parce que moi, je n’attends qu’une chose, et c’est toi.

    Elle lui embrassa rapidement la nuque, au moment où un autre serviteur ouvrit une porte, voyant le Maître et la servante dans cette situation compromettante. Ce fut suffisant pour rendre à Seraphina son état docile, et la faire reculer de trois bons pas, ne sachant pas où se mettre.


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    Seraphina s’excusa, l’air confus, puis s’éloigna de moi juste de quelques centimètres. Puis, sa tunique glissa le long de ses épaules, tombant légèrement plus bas. Elle brillait d’audace, s’enflammait, si belle, bien plus que d’habitude. J’ai senti ses mains attraper mes épaules, ses lèvres se coller à mon oreille avant de me souffler une phrase qui semblait sortir de la bouche de quelqu’un d’autre pendant qu’elle me caressait le dos :

    Tu aimes ce que tu vois, Turner ? Parce que moi, je n’attends qu’une chose, et c’est toi.

    Ses lèvres se sont posées dans mon cou et j’ai frissonné alors qu’un autre de mes serviteurs ouvrit la porte de la réserve pour nous prendre sur le fait, ce qui a eu pour effet de faire perdre à Seraphina toute contenance, s’éloignant de quelques pas. J’ai chassé l’indésirable d’un regard noir avant de reposer mes yeux sur la jeune femme.

    Je n’ai rien dit, un vague sourire aux lèvres tandis que je guettais la moindre de ses réactions. Un tango endiablé semblait se lancer entre nous, ses yeux brûlant d’envie sur moi, tout son corps avait l’air de hurler de désir. Mon premier objectif était donc atteint. Je me suis rapproché d’elle, saisissant une mèche de ses cheveux et l’ai replacée derrière son oreille en disant :

    "Reparle moi encore une seule fois comme ça, et je te jure que tu vas passer un très mauvais moment."

    Ma main s’est glissée sur sa joue, mon pouce effleurant sa lèvre inférieure. J’ai senti à l’intérieur de moi, quelque part dans une zone grise, un garçon mortifié qui ne savait pas du tout ce qu’il faisait. Chassant ce sentiment dérangeant, j’ai pris ma servante par la main, en gardant cependant une certaine distance, juste histoire de ne pas me faire surprendre par un autre de mes serviteurs, et je l’ai traînée avec moi plus loin. S’il fallait le faire tuer pour qu’il garde le silence, je le ferai avec grande joie. Je l’enverrai dans les combats de gladiateurs, et vu sa carrure, il ne faisait aucun doute qu’il ne survivrait pas plus de deux minutes.

    Une envie de meurtre m’est montée à la tête. Je l’avais vraiment mauvaise. Elle demeurait terriblement tentante, mais le sale coup qu’elle m’avait joué me laissait un goût de cendre dans la bouche, et ma fierté réclamait vengeance. Au bout de quelques minutes de marche, nous nous sommes retrouvé à l’endroit même où elle m’avait assommé, nos deux armes gisant lamentablement sur le sol.

    Lâchant sa main, je me suis mis à tourner autour d’elle comme un lion en cage, avant de prendre ma dague à ma ceinture. Je me suis glissé dans son dos, la lame glacée de mon arme lui entaillait légèrement l’angle de la mâchoire et le sang se mit à couler doucement pendant que mon autre bras l’entourait par la taille.

    "Défends toi."

    Une tension incroyable s'était installée dans mon ventre et mon souffle se faisait de plus en plus court à mesure que les secondes s'écoulaient.




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    L’élan de désir que ressentait Seraphina semblait briser chacune de ses barrières petit à petit, lorsqu’il saisit une de ses mèches de cheveux, elle dut s’enfoncer les ongles dans sa jambe pour essayer de calmer son irrésistible envie de lui sauter dessus, mais ça n’eut aucun effet notable. Elle était complètement sourde à ses paroles à présent, n’entendait absolument rien de ce qu’il disait, et n’en avait que faire, tout ce qu’il lui fallait, c’était d’entendre le son grave de sa voix, plein de maturité et de contrôle. Son pouce, passant sur sa lèvre, lui donnait envie de bien plus, et lorsqu’il la traîna dans les couloirs en la prenant par la main, elle le dévora du regard durant tout le trajet.

    Elle fut surprise de se retrouver là où ils s’étaient entrainés quelques heures plus tôt, là où elle avait ressenti ses premières émotions impures pour le Maître. Très agréablement surprise. Alors qu’il tournait autour d’elle, l’examinant sous tous ses angles, il lui plaça soudainement la lame de sa dague contre sa mâchoire, et lorsque le métal froid lui entailla légèrement la peau, laissant couler quelques gouttes de sang, que son bras entourait sa taille, qu’il était collé à elle en ne laissant aucun centimètre entre les deux, que le désir de Seraphina atteignait son paroxysme, son cerveau ne tint plus, et la servante s’effaça, laissant place à l’autre. Un sourire se dessina à nouveau sur son visage, extatique.

    Elle se retourna, ses lèvres presque collées à celles d’Andrew, et lui murmura dans un élan de passion :

    Oh pauvre Turner, j’ai fini de me défendre. Maintenant, je passe à l’attaque.

    Déposant un simple baiser sur ses lèvres, se retenant de faire plus, elle le repoussa, alors qu’il semblait presque abasourdi, puis enleva définitivement cette tunique trop grande qui l’empêchait de bouger comme elle le désirait, se retrouvant avec un simple habit proche du corps, lui laissant une bien plus large courbe de manœuvres, puis elle récupéra son arme qui gisait toujours au sol. Sa main gauche allait un peu mieux. Tant mieux, elle en aurait besoin.

    Puis elle passa à l’attaque une nouvelle fois. Elle n’avait plus peur de blesser “le Maître”, cet enfant qui croyait maîtriser tout, mais qui allait perdre à son propre jeu. En quelques minutes d’échanges, chaque coup, chaque éclat de métal, augmentait l’envie qu’avait Seraphina de mettre fin à ce petit jeu, de trouver une chambre adéquate qui irait mieux pour assouvir leurs envies. Puis elle éjecta la dague d’Andrew, et l’entailla elle aussi à la mâchoire après coup. Elle se rapprocha et le prit par le menton

    Quel gâchis, un si beau visage. Il n’est pas trop tard pour régler ça dans un endroit plus... confortable.

    En voyant l’étincelle de rage dans les yeux du garçon, elle sourit. Oh, il n’avait pas l’air de vouloir régler cela autrement que par le sang, et si Seraphina était déstabilisée par ce fort désir qu’elle ressentait, elle ne se priverait pas d’un bon combat pour autant. Alors pendant plusieurs minutes supplémentaires, ils croisèrent le fer. Tandis que Sera mettait l’accent sur la grâce, l’amplitude de ses mouvements, caressant Andrew de sa main droite lorsqu’ils arrivaient au contact, tout en repoussant sa lame de la sienne. Tout était prétexte pour la jeune fille à augmenter la tension entre eux, et si cela ne fit qu’augmenter le désir chez elle, il y avait fort à parier que son petit jeu ne faisait que plus énerver la figure d’”autorité” en face d’elle.

    Plus le temps passait, et plus Andrew recevait de coupures sur tout le corps. Voir tant de sang couler attristait la jeune fille, qui ne pourrait sûrement jamais profiter de son corps si les choses continuaient ainsi. Mais tant pis, de toutes façons, un maître ne ferait jamais ce genre de choses avec sa servante. Alors elle mit fin à ce petit jeu, et sa lame se retrouva plantée dans le corps de ce garçon. Il n’avait plus l’air aussi fier, ni aussi grand, une fois transpercé de bout en bout au niveau de l’estomac. Et alors qu’il gisait au sol, respirant difficilement, Seraphina s’agenouilla à ses côtés.

    Pauvre Turner, un corps si beau, si séduisant, gâché d’une telle façon. Oh, je n’aurais pas dû te demander de me faire entrer dans le monde du combat, toute cette action, tout ce désir, a réveillé quelque chose en moi que je ne connaissais pas. Mais ne t’inquiète pas. Tu ne partiras pas seul.

    Elle déposa un long baiser sur ses lèvres, comme un adieu, profitant de la seule et dernière fois où elle aurait un réel contact avec son corps, avant d’attraper la dague qui gisait à quelques centimètres de là. Puis elle s’allongea aux côtés d’Andrew, lui prit la main, le regarda une dernière fois, et s’ouvrit la gorge.

    En se réveillant en sursaut dans le bungalow de la seconde cohorte, à la Colonie, Seraphina s’empressa de courir aux toilettes, et y déversa l’entièreté du contenu de son estomac. Qu’est-ce qu’il s’était passé, c’était quoi ce rêve bien trop réaliste ? Et comment avait-elle pu faire toutes ces choses ? Une chose était sûre, elle serait incapable de s’endormir la nuit suivante, et la prochaine non plus, très certainement.


    Andrew Turner
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    Seraphina, collée contre moi, avait finit par se retourner, et ses lèvres à quelques centimètres à peine des miennes ont murmuré :

    Oh pauvre Turner, j’ai fini de me défendre. Maintenant, je passe à l’attaque.

    Puis elle m’a embrassé. Une servante avait osé embrasser son maître, moi, et je ne faisais rien contre ça. A vrai dire, j’étais même plutôt pour. Trop ébahi pour réagir, je l’ai laissée m’échapper, me repousser pour la regarder retirer son vêtement. Je sentais mes doigts se resserrer autour du manche de ma dague, tandis qu’elle récupérait sa lame. Une étincelle de peur émergeait dans le creux de mon ventre, et elle passa à l’offensive.

    Je parais ses coups à chaque fois que je le pouvais, elle était rapide et agile, et l’envie qui me tiraillait quelques secondes auparavant s’était estompée pour laisser place à une frustration sans limite. Ce petit jeu a duré quelques longues minutes – en même temps, quelles chances avais-je avec un poignard alors qu’elle, se battait avec un gladius ? Mes jointures craquaient pendant qu’elle m’attaquait une nouvelle fois. Déstabilisé par une telle adresse, j’ai malencontreusement relâché ma prise et j’ai vu mon arme s’éloigner dans les airs à quelques mètres de moi tandis que Seraphina se rapprochait pour m’entailler la mâchoire, à l’exact endroit où je l’avais coupée quelques minutes plus tôt. J’ai senti ses doigts froids comme l’enfer attraper mon menton :

    Quel gâchis, un si beau visage. Il n’est pas trop tard pour régler ça dans un endroit plus... confortable.

    Une haine incroyablement forte s’était éveillée, presque sans que je m’en aperçoive. Elle s’était faufilée discrètement dans mon esprit. C’était plus fort que moi, je haïssais cette fille de toutes mes forces, tellement fort que j’en étais venu à vouloir la posséder comme on le fait avec un objet. A la désirer tout court, d’ailleurs. Son attitude n’en était que plus frustrante. J’étais rongé par la haine, aussi me suis-je rapproché de mon épée, gisant toujours au sol depuis notre dernier combat, puis je m’en suis emparé avec la ferme intention de la détruire.

    Chaque coup qu’elle donnait ne faisait qu’augmenter ma colère. J’étais devenu aveugle, je frappais aussi fort que possible tout en tentant d’esquiver ses attaques. J’étais devenu minable, et ça me rendait fou. J’ai compris que je ne maîtrisais plus rien lorsque ma peau s’est ouverte en deux sous le fil de son arme. Au fur et à mesure que les secondes passaient, et sachant que ce combat ne se solderait que par ma mort, j’ai porté mon coup ultime.

    Oh, bien sûr, je n’avais aucune chance en combat singulier. Mon corps entier me brûlait, tant par les coupures qui le recouvraient, que par la haine qui m’habitait. Non, je n’avais plus aucune chance, évincé comme je l’étais. Alors j’ai souris une dernière fois avant de sentir sa lame me pénétrer et ressortir de l’autre côté de mon corps. La douleur était fulgurante, insupportable, et le pire fut quand elle la retira. Toute ma hargne et ma colère, ma haine, tout s’était transformé en une folie sourde, sournoise et avait envahit son esprit à elle.

    Puis je me suis effondré, la respiration sifflante et le goût du sang dans la bouche, qui remontait le long de ma trachée. Seraphina s’est laissée tomber à mes côtés avant d’ouvrir la bouche :

    Pauvre Turner, un corps si beau, si séduisant, gâché d’une telle façon. Oh, je n’aurais pas dû te demander de me faire entrer dans le monde du combat, toute cette action, tout ce désir, a réveillé quelque chose en moi que je ne connaissais pas. Mais ne t’inquiète pas. Tu ne partiras pas seul.

    Elle m’a embrassé une dernière fois, et tandis que je souriais, un rictus narquois s’est peint sur mon visage. Elle avait pris ma dague. Comment allait-elle faire ? Allait-elle s’ouvrir les veines ? Ma surprise fut entière lorsque j’ai vu la jeune femme l’approcher de sa gorge, et mon plaisir sans pareil quand elle a prit ma main. Je l’ai serré dans un dernier soupir de bonheur avant de la regarder s’ouvrir comme un coquelicot, se tranchant la peau d’un mouvement précis, déversant toute sa substance sur le sol. Puis j’ai fermé les yeux, soulagé. C’était fini.  


    ***
    En me réveillant, seul dans le bungalow d’Eros, j'ai senti mon bonheur à son paroxysme. Puis tout est retombé d’un seul coup. Mon sourire mauvais s’était effacé, et je n’étais plus là. Absent. Mon corps ne répondait plus, il agissait seul, sans que je lui ordonne quoi que ce soit. Mécanique. Ce rêve symbolisait toutes mes peurs, toutes mes erreurs passées. Il résumait ma violence, ma haine, ma rancœur, mon mépris, tout ce que je jugeais nauséabond. Il résumait qui était le vrai Andrew, celui que personne ne voyait. Je me dégoûtais, mais au lieu de vomir comme n’importe quel être humain, je me suis dirigé vers ma table basse pour saisir mon matériel avant de sortir pour aller au lac. En passant, il m’a semblé apercevoir une silhouette au loin, une silhouette familière.




    Merci Alexiiiis  




    Andrew Turner
    And I won't let the heat that we are missing, play it off like I'm someone who's never been here before. I play it off like I'm a winner, I-I-I'm living inside of an apartment that is darkest at noon, I'm turning bottles into oceans, I-I'Il tell you whatever I want and let you think it's the truth.
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