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    SamaelFils de Thanatos


    W. Alexis Nyqvist
    Un meurtre est si vite arrivé

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    [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Jeu 11 Oct 2018 - 12:18
    Alexis était maintenant complètement guérie de l’accident dans la forêt. Elle n’avait pas de cicatrice, ce qui prouvait à la fois que les Apollon étaient très doués, mais également qu’elle était relativement chanceuse. Afin de profiter de ce corps de nouveau prêt à l’entraînement, Alexis se décida d’aller à l’arène. Après tout, elle avait une envie folle de reprendre les combats et de suer à l’effort. Rien qu’à cette idée, elle avait des palpitations d’excitation. Toutes ces semaines passées sans manier l’épée ! Toutes ces semaines passées sans courir au gré du vent ! Là voilà maintenant libérée du fardeau des blessures, elle pouvait maintenant s’envoler à nouveau vers l’entraînement !

    Sauf qu’une fois arrivée à l’arène, deux problèmes se posaient à elle : Seraphina et Alexander. La première était en train de parler avec un autre romain, ce qui faisait deux fois trop de romains pour elle. Alexis avait rencontré Seraphina lors d’un échange plutôt éreintant qui avait passablement agacé la grecque au point d’utiliser pour la première fois de sa vie son pouvoir consciemment. Quant à Alexander, il ne lui avait techniquement rien fait, mais leur dernière rencontre avait tellement gênante qu’Alexis avait des sueurs froides rien qu’à l’idée de lui dire bonjour par politesse. La dernière fois, elle avait juste parlé toute seule pendant la plupart de leur échange jusqu’à finalement profiter de leur du repas pour s’enfuir. Autant vous dire que tant de personnes non-désirées à l’arène eurent un effet immédiat sur Alexis : finalement, l’entraînement pouvait attendre ?

    Ce fut donc sans but que la jeune fille erra dans la Colonie. Pendant un instant, elle songea à aller dans la forêt, pour s’entraîner comme elle aimait au niveau de la crique. Mais sa dernière expérience là-bas l’effrayait encore un peu et elle préférait ne pas y retourner tout de suite. Finalement, après avoir tournée en rond pendant une heure, Alexis s’arrêta devant la salle d’art. Elle n’y avait jamais mis les pieds, jugeant qu’elle ne possédait aucun talent. Mais au vu du soleil encore bas dans le soleil, l’heure de manger n’était pas près d’arriver et la fille d’Arès était si enfoncée dans l’ennui qu’elle était prête à peindre s’il le fallait.

    À sa grande surprise, la salle était quasiment vide. Alexis s’était imaginée arrivant dans cette salle, se faisant aborder par tous les Apollon de l’univers prêt à lui apprendre un art horrible tout en lui parlant trop près. Finalement, il n’y avait que quatre pensionnaires, chacun vaquant à diverses occupations : l’un peignait, l’un écrivait, l’un semblait en pleine composition et le dernier semblait perdu dans l’art du maquillage. Restant immobile pendant un instant, Alexis finit par se diriger vers une table où étaient entreposées plusieurs feuilles blanches, des crayons et de l’aquarelle. Au bout de dix minutes à ne rien faire, la jeune fille se décida à partir. Elle n’avait vraiment pas sa place ici. Elle se releva brusquement, trébucha sur un pot de peinture et s’étala de tout son long dans le bleu qui composait le feu-pot.

    Pire journée.


    Erwin Stamber
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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Jeu 11 Oct 2018 - 23:29
    Assis sur son lit, Erwin avait passé toute l'après-midi de la veille à tracer des lignes furieuses sur son carnet. L'idée était là, mais rien ne ressortait de ce croquis. Les traits étaient tantôt fins, tantôt gras, au gré de l'humeur du crayon. Par moment, le demi-dieu s'énervait sur son manque de talent et la dague reprenait sa forme de lame. Ainsi, la feuille était perforée par endroits... Il avait passé tant d'heures sur ce dessin, rien de ce qu'il voulait poser sur le papier n'était apparu. Il manquait le dynamisme, le relief, la musique, les couleurs...

    En se réveillant, Erwin avait eu une illumination. Le crayon ne suffisait peut-être pas, il fallait trouver quelque chose de plus. Demander les services d'un enfant d'Apollon lui vint à l'esprit, mais tout le charme d'une création propre s'envolerait aussitôt. En revanche, peut-être que leur matériel serait plus approprié. Un petit tour par la salle d'art s'imposait.

    L'aîné de Poseidon entra donc dans une salle qu'il ne connaissait pas. Elle était spacieuse, bien éclairée et à peine troublée par quelques personnes. Et, au fond de la pièce, Erwin trouva ce qu'il espérait tant : un chevalet. Les toiles et la peinture étaient certainement rangés quelque part à proximité. Rien de plus logique. Après quelques minutes de recherches infructueuses, il fallut toutefois se résoudre à demander à un demi-dieu -probablement un enfant d'Apollon- ou se trouvait le matériel. Arraché de son oeuvre pour si peu, l'intéressé parut un peu bougon, mais Erwin ne s'en inquiéta pas et le remercia chaleureusement pour son aide. Tout était prêt.

    La fureur de la veille reprit Erwin face à la toile blanche. Gribouiller sur le papier, c'était une chose. Peindre sur une toile en était une autre. Il ne devait pas se rater, il ne pourrait pas revenir en arrière. Pas de gomme pour la peinture ! Les pots de couleurs disposés au sol, le demi-dieu se laissa emporté par les souvenirs. Cette fois, il y arriverait. Il parviendrait à peindre le volcan de Santorin. Il imaginait sans peine la chaleur du sol volcanique sous ses pieds, la cendre et la pierre se mélanger pour former cette couche grisâtre qui contrastait si bien avec le bleu de la mer. Le bleu qui...

    Le fracas du volcan et la couleur de l'eau dépassèrent l'esprit d'Erwin. A ses pieds venait de s'étaler une jeune fille aux cheveux désormais décoiffés et bleus. Il fallut quelques secondes au demi-dieu pour réagir. Il s'empressa d'aider la fille à se relever. Elle tirait une sale tête, ce qui était compréhensible vu l'état dans lequel elle venait de se mettre. Décontenancé devant les vêtements tachés de l'inconnue, Erwin ne trouva rien de plus à dire que :

    "-Heu... ça te va bien, le bleu."



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    W. Alexis Nyqvist
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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Ven 12 Oct 2018 - 10:51
    Alexis pouvait très bien sentir la matière visqueuse qui s’imprégnait sur sa peau et sur ses vêtements. La colère commençait à venir se faire sentir. Elle aurait dû aller à l’arène. Elle aurait dû botter le cul de tous ces sang-mêlés plutôt que de venir ici. Elle détestait l’art. Elle détestait la peinture. Elle ne savait pas dessiner. Elle ne savait pas peindre. Et elle se retrouvait maintenant étaler par terre à jouer au pinceau. Pire journée ? Probablement. Soudainement, elle sentit une main l’aider à se relever. Est-ce qu’elle avait demandé de l’aide ? Probablement pas. Alexis avait très envie de faire tout exploser dans cette salle mais elle se retint : les autres n’avaient pas à payer le prix de sa colère. Alors elle prit une grande inspiration et posa les yeux l’inconnu.

    Grand. Brun. Barbu. C’était très probablement l’autre fils de Poséidon. Est-ce qu’Alexis arrivera à rencontrer un enfant de la mer sans se vautrer lamentablement dans des substances bleues ? Heureusement qu’il n’y en avait pas tant que ça. Si elle devait faire pareil avec les enfants d’Hermès, elle passerait sa vie allongée. « Euh, ça te va bien le bleu. » venait de prononcer le grand énergumène. Il eût un silence. Silence durant lequel Alexis pouvait parfaitement sentir la peinture goutter sur son épaule, glisser entre ses seins, sécher lentement sur sa joue. De nouveau, Alexis prit une grande inspiration. Ce n’était pas une bonne journée, mais personne n’avait à en payer le prix.

    Alors Alexis afficha un sourire forcé sur son visage. Elle allait faire demi-tour, afin de ne plus avoir le fils de Poséidon sous les yeux, mais préféra se frotter les yeux avant afin d’enlever la peinture qui pouvait s’y risquer. Elle frotta donc sa main pleine de peinture contre ses yeux. Elle ne remarqua son erreur quelques secondes trop tard. Quand elle sentit la matière se mélanger entre ses cils. C’était donc ça. La fin. La mort. Alexis allait devenir aveugle. Elle ne pu s’empêcher de retenir un râle. Gardant les yeux fermés, elle tendit ses bras devant elle dans l’optique de trouver l’évier pour se rincer les mains, le visage, le corps. Malheureusement, la seule chose avec laquelle elle entra en contact fut quelque chose de dur. Pendant un court instant, Alexis se figea. Pitié, faites que ça ne soit qu’un torse, pitié, pitié, pitié.

    Finalement, Alexis retira ses mains précipitamment en murmurant un désolé à peine pensé. Puis elle continua sa traversée, mais se prit les jambes dans une table. Elle fit un tour sur elle-même, puis un autre, et se retrouva contre un mur. Ou quelqu’un ? Elle tâta une nouvelle fois et sentit une barbe. Très bien. Elle recula de nouveau. Le fils de Poséidon était toujours là. Ou alors c’était Chiron et ça devenait encore plus gênant.

    « Je crois. Que j’ai un problème. »

    Prononça-t-elle à l’attention de la personne devant elle. Avec un peu de chance, elle ne parlait pas à un mur à poils. Avec un peu de chance, à l’image de son frère, ce fils de Poséidon pouvait manipuler l’eau et réussir à la débarbouiller en l’espace de deux secondes. Ou alors, il n’avait que comme pouvoir de parler aux chevaux et elle était mal barrée. Au moins, il pourrait la guider jusqu’à l’évier avant de partir jouer avec les pégases.

    « J’ai perdu la vue. »

    À ce moment précis, Alexis aurait préféré rester au fin fond de son lit. Elle s’était levée. Elle avait été dans la salle d’art et en plus elle devait parler avec un inconnu. Et elle n’avait aucune idée d’où elle se trouvait dans l’espace. Peut-être qu’elle avait marché jusqu’aux champs de fraise et qu’elle parlait à un arbre ? Peut-être qu’un minotaure allait surgir et la TUER. Tout ça parce qu’elle s’était levée ce matin.


    Erwin Stamber
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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Sam 13 Oct 2018 - 11:15
    Sans rien répondre, la fille se laissa aider à se relever. Le silence était un peu gênant et Erwin ne savait pas bien quoi dire ou faire pour améliorer la situation. Ne le regardant pas, certainement honteuse, la fille poisseuse de bleu ne bougeait pas. On aurait dit qu'elle était dégoûtée par toute la peinture qui la recouvrait, mais qu'elle l'était encore plus à l'idée que cette même peinture puisse totalement l'engloutir au moindre mouvement. Elle finit néanmoins par tourner la tête vers Erwin et celui-ci constata qu'elle était couverte de couleur jusque sur son front.

    Elle esquissa un léger sourire gêné puis essuya ses yeux d'un geste de la main. Son geste fut suspendu durant quelques secondes. Erwin ne comprit pourquoi que lorsque qu'il vit quelques gouttes de peinture couler de la main de la fille et ses yeux fermés colorés de bleu. Il allait l'aider à se débarbouiller lorsque, les mains tendues devant elle, elle vint heurter son torse. Elle recula immédiatement et Erwin constata avec désolation que la fille venait d'apposer la trace des ses deux mains à plat en plein milieu de son t-shirt. Il jeta un regard accusateur vers l'inconnue qui s'en allait dans une direction incertaine entre les tables disposées dans la pièce.

    La voyant se cogner à environ tout ce qui l'entourait, Erwin laissa s'échapper un soupire et alla retrouver cette tornade ambulante. Il se plaça à quelques pas d'elle, la regardant tâtonner avec hésitation. Les mains pleines de peinture ne tardèrent pas à s'étaler sur les joues du demi-dieu, y laissant de belles traînées bleues. Erwin saisit ces mains et les retira de sa barbe devenue collante.

    "-Je crois. Que j’ai un problème. J’ai perdu la vue."

    La voix penaude de la fille arracha un haussement de sourcils à Erwin. Perdre la vue, mais oui... Elle en faisait beaucoup pour peu de chose. La peinture recouvrant ses yeux n'était certes pas très agréable, mais elle n'en était pas mortelle pour autant. Le fils de Poseidon tira la fille par le bras en prenant soin de lui faire éviter les tables et autres meubles de la pièce. Il l'emmena ainsi jusqu'à l'évier. Il ouvrit la vanne du robinet et plaça les mains de la fille sous l'eau froide sans rien lui dire. Il s'occupa de sa propre peinture en attirant un peu d'eau jusqu'à ses joues, utilisant ainsi ses mains pour aider la maladroite à se rincer.

    "-T'es pas possible quand même, râla-t-il en jetant un oeil vers son t-shirt dont les taches avaient séché. Tu utilises toujours ce genre de technique pour faire connaissance avec les gens ?"



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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Sam 13 Oct 2018 - 13:29
    Alexis ne savait toujours pas qui elle avait en face d’elle. Elle ne savait pas si elle préférait que ce soit le fils de Poséidon ou un autre barbu quelconque. Dans tous les cas, seul le silence semblait être apte à l’aider. Pendant un court instant, Alexis n’entendit que le bruit des pinceaux contre une toile et le fredonnement de quelqu’un qui écoutait de la musique. Puis, elle senti quelqu’un lui tirer les bras pour l’attirer on-ne-sait-où. Au bout d’un moment, elle sentit le contact froid de l’évier contre son ventre puis de l’eau vint lui chatouiller les mains. Toujours avec seul le silence comme compagnie. Peut-être que son héros voulait rester anonyme pour ne pas l’humilier la prochaine fois qu’elle le croiserait ? Cela serait vraiment adorable de sa part.

    L’inconnu se décida soudainement à aider Alexis à se laver les mains, comme si elle était assez empotée ne pas réussir tout seul. La fille d’Arès allait le repousser et râler quand l’inconnu se décida à prendre les devants concernant cette deuxième action. T’es pas possible, quand même. Tu utilises toujours ce genre de technique pour faire connaissance avec les gens ? Peu amusée par la situation, Alexis repoussa les mains du fils de Poséidon pour continuer de se les laver seule et commencer à se passer de l’eau sur le visage. Elle sentait bien qu’elle en foutait absolument partout, et elle n’en avait que faire.

    Au bout d’une éternité, Alexis pu de nouveau sentir la lumière imprégner ses iris. Le miroir devant elle lui apprit deux choses : elle aurait besoin de plusieurs douches pour effacer le bleu qui avait fusionné avec ses cheveux et le fils de Poséidon était toujours à ses côtés. Il avait des traces de peinture sur les joues et sur le t-shirt. Bien que passablement énervée, elle ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir. Elle était très probablement la cause de ces tâches et elle n’en appréciait pas l’idée. Ravalant un grognement de mécontentement, Alexis se saisit de la serviette qui était accrochée au le mur et s’essuya le visage et les mains avant de se retourner pour faire face à l’impassible enfant des océans.

    « Désolée pour ça, dit-elle en agitant les mains pour montrer le t-shirt et les joues de son interlocuteur. Je ferai attention la prochaine fois… à ne plus jamais remettre mes pieds dans cette salle de l’enfer. »

    Elle s’était exprimée en regardant autour d’elle avec un regard noir. L’arène était un endroit bien plus familier et bien moins dangereux qu’ici ! Au moins, elle n’avait jamais frôlé la perte de vue en s’entraînant à maitriser une massue. Elle posa de nouveau son regard vers le fils de Poséidon qui la toisait de haut en bas. Alexis recula d’un pas, trouvant cet inconnu bien trop proche d’elle, et sentit l’évier s’enfoncer dans son bas de dos.

    « Je m’appelle Alexis, au fait. Si jamais tu cherches quelqu’un pour ruiner en lieu quelconque. Ou que tu as besoin de quelqu’un pour te guider pendant que tu deviens aveugle. Ou, n’importe. Tant que ce n’est pas pour peindre, évidement. »

    Alexis se détestait. Elle détestait ces moments où, au lieu de simplement dire une phrase, elle se mettait à en débiter plusieurs suites, qui de plus étaient dénudées de sens et d’intérêt. Elle se mordit la langue pour s’empêcher de l’ouvrir à nouveau. L’humiliation était suffisante, elle n’allait pas en rajouter de nouveau.


    Erwin Stamber
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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Dim 14 Oct 2018 - 23:25
    La fille semblait peu se réjouir de l'aide apportée par Erwin, mais celui-ci n'y fit pas attention. A voir la couleur s'étaler sur son visage plus que disparaître, elle n'y arriverait jamais seule... Ils mirent quelques minutes à frotter la peinture du mieux qu'ils pouvaient. Quand la fille releva son visage, estimant sans doute qu'elle n'arriverait pas à se nettoyer davantage, elle se tourna vers le fils de Poseidon. Ses joues encore bleutées lui donnaient un air un peu malade...

    "-Désolée pour ça. Je ferai attention la prochaine fois… à ne plus jamais remettre mes pieds dans cette salle de l'enfer."

    Erwin ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. La salle d'art, une salle infernale ? Encore une représentante des insensibles. Les demi-dieux autres que les enfants d'Apollon étaient décidément nombreux à ne pas apprécier d'autre art que celui de la guerre. C'était surtout cette fille, la créature des enfers. Elle avait su mettre un tel chaos en si peu de temps...

    "-Je m’appelle Alexis, au fait. Si jamais tu cherches quelqu'un pour ruiner en lieu quelconque. Ou que tu as besoin de quelqu'un pour te guider pendant que tu deviens aveugle. Ou, n'importe. Tant que ce n'est pas pour peindre, évidement."

    Cette fois, Erwin rit. Il jeta un regard en coin en direction des cheveux bleus d'Alexis et la jaugea un moment.

    "-Moi, c'est Erwin. C'est plutôt toi qui as besoin d'aide en devenant aveugle, ne mélange pas. Et, concernant ton talent en peinture, j'ai cru comprendre que c'était pas trop ton truc."

    Le demi-dieu s'approcha un peu d'Alexis et pencha son sourire moqueur vers son visage coloré. Il se saisit alors d'une mèche de cheveux bleus emmêlés et collants, et la porta devant ses yeux, se fichant bien d'être délicat ou non.

    "-Par contre, peut-être que tu pourrais faire carrière dans la coiffure..."

    Relâchant la mèche de cheveux, Erwin recula pour s'appuyer sur une table proche. Il fixait toujours Alexis d'un air curieux. Pourquoi était-elle là ? Elle n'était certainement pas venue pour se ridiculiser elle-même ni pour battre un record de plongeon dans un pot de peinture. Erwin pouvait chercher toutes les excuses les plus farfelues, il ne savait pas ce que cette fille avait dans la tête. A noter, elle n'avait pas eu le temps de faire grand chose depuis son entrée. A part étaler de la couleur partout autour d'elle et renverser un meuble ou deux, Erwin ne l'avait pas vue à l'oeuvre dans la salle d'art... Il croisa les bras sur son torse, remarquant au passage que les deux empreintes de mains avaient séché sur son t-shirt, formant une sorte de croûte bleue rugueuse.

    "-Qu'est-ce que tu fais là, sinon ? J'ai pas l'impression que tu sois vraiment intéressée par tout ce qui est artistique. Je suis prêt à parier qu'Apollon n'est pas ton père. C'était quoi, tes plans en débarquant dans cette 'salle de l'enfer' ?"



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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Mar 16 Oct 2018 - 17:58
    Alexis ne pouvait s’empêcher de sentir le regard brûlant d’Erwin qui la scrutait de toute part. Ce n’était pas tant pour s’en faire un quatre heures mais plutôt pour la jauger – ce qui n’était pas mieux. La fille d’Arès détestait les regards. Elle n’aimait pas que ceux-ci se posent sur elle d’une quelconque façon, qu’ils glissent le long de son corps, qu’ils s’arrêtent sur des détails. Et elle détestait aussi les croiser. Elle n’aimait pas fixer les gens dans les yeux. Elle n’aimait tout simplement pas. Il y a trop d’émotions qui se lisent dans un regard, trop de secrets qui devraient rester enfouis. Alexis ne supportait pas ça. Généralement, elle pouvait s’en sortir quand elle connaissait bien la personne ou que la conversation était courte, mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. Elle ne connaissait pas ce jeune homme, tant bien même il venait de se présenter, elle s’était ridiculisée et en plus il ne détachait pas ses yeux d’elle. Insupportable.

    C’est plutôt toi qui en a besoin, d’aide, en devenant aveugle. Ne mélange pas. Et concernant ton talent en peinture, j’ai cru comprendre que ce n’était pas trop ton truc. s’était-il exclamé juste après avoir laissé échapper un petit rire. Alexis n’aimait pas les inconnus, elle n’aimait pas les entendre rire, ça l’angoissait. Alors que rien n’aurait pu être pire, que la fille d’Arès prît la décision de partir, le fils de Poséidon décida de se rapprocher d’elle. Elle ne pouvait plus fuir nulle part. Peu importe où elle regardait, il était là, présent, avec son aura oppressante, son corps de géant, son regard baladeur. Une boule se forma dans le ventre d’Alexis. Elle aurait voulu disparaitre.

    Finalement, l’angoisse arriva à son paroxysme quand il saisit une de ses mèches de cheveux. Peut-être que tu pourrais faire carrière dans la coiffure… prononça-t-il, comme si l’humour pouvait calmer le monstre qui rugissait dans le ventre d’Alexis. Peut-être que tu pourrais aller bien te faire foutre ailleurs, pensa Alexis en réponse. Mais elle ne dit rien. Elle se contenta de le fixer en fronçant les sourcils jusqu’à qu’il se rende compte qu’elle n’appréciait pas de l’avoir aussi proche. Peut-être que cela avait marché, peut-être qu’il ne l’avait pas remarqué, mais il finit par reculer pour s’appuyer sur une table plus loin. Alexis expira discrètement. C’était comme si elle avait retenu sa respiration pendant tout ce temps. Elle détestait les inconnus.

    Erwin ne la lâchait pas pour autant du regard. Il semblait pensif. Alexis ne savait pas si elle aurait aimé être dans sa tête ou pas. Peut-être qu’il était en train de se dire à quelle sauce il allait la faire mariner ? Non, elle n’en ferait qu’une bouchée s’il osait faire un geste brusque dans sa direction. Comme pour se protéger elle-même de ces regards insistants, Alexis croisa ses bras sur sa poitrine. Et Erwin fit de même sur son torse. Alexis lui lança, brièvement, un regard suspicieux. Mais il ne sembla pas le remarquer, alors elle reprit rapidement une attitude neutre. Elle s’appuya un peu plus sur l’évier qui s’enfonçait lentement dans le bas de son dos.

    Soudainement, Erwin se mit à débiter un flot de parole impressionnant. Qu’est ce que tu fais là, sinon ? Je n’ai pas l’impression que tu sois intéressée par tout ce qui est artistique. Je suis prête à parier qu’Apollon n’est pas ton père. C’était quoi tes plans en débarquant dans cette ‘salle de l’enfer ? C’était à croire qu’il n’allait jamais cesser de poser des questions et de faire des suppositions. Alexis, malgré elle, ne pu retenir un petit sourire aux coins des lèvres. Qu’elle effaça très vite. Si elle se montrait trop aimable, il allait penser qu’il était invité à continuer à essayer de la connaître. Hors de question. Alexis avait bien assez d’amis, elle n’avait pas la place socialement d’en avoir plus. Néanmoins, elle ne pouvait pas l’ignorer alors essaya de réfléchir à ses multiples réponses. Finalement, elle opta quelque chose d’assez court :

    « Rien. Non. Fuir. »

    En même temps qu’elle prononça ces mots, elle se rendit compte que de l’ignorer aurait été tout aussi impoli. Alexis soupira, ferma les yeux deux secondes et reprit en essayant d’adoucir sa voix. Les autres ne sont pas là pour prendre sa colère en pleine face. Ils n’ont rien fait.

    « Non, Apollon n’est définitivement pas mon géniteur. Je suis venue ici pour découvrir un nouveau lieu. C’était décevant. »

    Même si Alexis avait une voix plus douce et qu’elle avait affiché un demi-sourire sur ses lèvres, les mots choisis n’étaient pas les mieux pour se montrer aimable. Elle entendait d’ici la voix de sa mère en train de lui dire de faire des efforts. Alors, avant qu’Erwin ne puisse glisser un mot, Alexis enchaîna :

    « Et toi je suppose que tu es un fils d’Apollon… qui vient souvent ici pour assouvir toute cette énergie artistique qui déborde de toi sous peine de finir par exploser en un million de couleurs et de formes étranges. »

    À peine eut-elle entendu ses propres propos qu’Alexis voulu se frapper la tête contre un mur fut si fort que c’était un miracle qu’elle ne soit pas déjà en train de le faire. Elle savait pertinemment qu’il était un fils de Poséidon mais elle avait parlé avant de réfléchir. Fabuleux.


    Erwin Stamber
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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Mer 31 Oct 2018 - 11:51
    "Rien. Non. Fuir."

    Etait-ce un message codé ? La peinture avait-elle réellement atteint la santé d'Alexis ? Erwin avait du mal à comprendre ce que signifiaient ces trois mots décousus. Peut-être une étincelle de bon raisonnement fit-elle son apparition dans la tête de la Grecque, car elle s'expliqua aussitôt un peu plus volubile.

    "Non, Apollon n’est définitivement pas mon géniteur. Je suis venue ici pour découvrir un nouveau lieu. C’était décevant."

    Décidément, Erwin avait le don de tomber sur des filles désagréables. La gente féminine semblait avoir décidé, d'un commun accord, d'être de mauvaise humeur constamment ces derniers temps. Peut-être qu'elles avaient toutes leurs... Non, biologiquement pas possible. Tant pis, il faudrait mettre ça sur le compte de la malchance apparente du demi-dieu. Pendant que son petit frère attirait les regards des minettes un peu partout, lui n'attirait que les grognasses que la poisse mettait sur son chemin.

    "Et toi je suppose que tu es un fils d’Apollon… qui vient souvent ici pour assouvir toute cette énergie artistique qui déborde de toi sous peine de finir par exploser en un million de couleurs et de formes étranges."

    Une fois de plus, le ton quelque peu méprisant, froid d'Alexis interpella Erwin. Cette fille n'avait aucune raison d'être de mauvais poil contre lui, il n'avait fait que l'aider après l'accident dont elle était la seule responsable. Il ravala néanmoins une réplique amère et se força à garder le sourire face à la froideur de son interlocutrice. Il valait mieux ne pas envenimer les choses, se montrer cassant n'aurait fait qu'empirer la situation. Le simple fait de contredire les suppositions d'Alexis s'annonçait d'ailleurs risqué...

    "En fait, non. Je suis un fils de Poseidon. J'aime beaucoup dessiner, mais rien à voir avec Apollon. Et c'est la première fois que je viens ici dans un but précis. Et puis, juste pour l'information, je pense pas que les enfants d'Apollon risquent d'exploser en milliers de couleurs et de paillettes juste par manque d'expression créative..."

    Cette phrase-là était peut-être celle de trop. Alexis ne semblait pas à l'aise, mais surtout étrangement énervée. Pourquoi était-elle venue jusqu'à la salle d'art si elle n'éprouvait aucune sympathie envers les enfants d'Apollon ? Pourquoi être venue jusqu'ici si elle n'avait rien à y faire, tout simplement ? Cette fille paraissait cacher beaucoup de choses. Ou juste être victime de troubles mentaux, ce qui n'était pas vraiment plus enviable...

    Le regard glacé d'Alexis fusillait Erwin, volontairement ou pas. Un peu mal à l'aise, le fils de Poseidon se tourna, l'air de rien, vers sa toile, à l'autre bout de la pièce. Il aurait aimé faire comme si de rien n'était lorsqu'Alexis s'était vautrée dans la peinture. Ne pas la voir et continuer son oeuvre sans se soucier de cette fille incroyablement maladroite. Il serait encore tranquille à l'heure actuelle et aurait peut-être même fini son dessin. Mais il avait fallu qu'il soit trop gentil envers une personne qui ne le méritait pas spécialement.

    "Hum... Tu comptes rester ici, du coup ? Ou t'enfuir comme tu semblais l'avoir prévu ? Pas que ta compagnie me dérange, mais je préférerais peindre que faire popote devant le lavabo..."

    Cette nouvelle réplique allait certainement engendrer une réponse cinglante ou un départ imminent de la jeune fille. Mais tant pis. Après tout, Erwin n'allait pas se priver de son passe-temps artistique juste pour une enfant de dieu ronchonne et peu sociable.



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    Alexis se rendait bien compte que chaque mot qui sortait de sa bouche devait donner l’effet d’une lame aiguisée prête à en découdre. Elle se haïssait profondément pour cette attitude qu’elle semblait incapable de contrôler. Mêmes ses sourires étaient forcés. Son regard était noir. Ses rictus étaient mauvais. Alexis brûlait d’une colère qui ne demandait qu’à exploser. Plus elle essayait de la contrôler, puis celle-ci demandait à s’échapper. La fille d’Arès aurait presque pu en avoir les larmes aux yeux tant la situation était ridicule – mais rares étaient les fois où elle se laissait aller à ce point.

    Finalement, comme tout être humain normalement constitué, le fils de Poséidon commença à être agacé par l’attitude de son interlocutrice. Qui pourrait-elle blâmer ? Elle-même se méprisait la plupart du temps. Elle pourrait presque lui proposer d’ouvrir un hate-club au vu de ce merveilleux point commun qu’ils avaient. Rien qu’à cette idée, Alexis était doublement énervée. Néanmoins, elle ne pouvait que souligner la patience d’Erwin qui prit le temps de lui expliquer qu’il était – quelle surprise ! – un fils de Poséidon et que non, les fils d’Apollon n’explosaient pas sous le manque de créativité. Elle était donc la seule capable d’exploser sous une émotion forte. Quelle chance.

    Pendant un court instant, le regard d’Erwin passa d’Alexis à quelque chose derrière lui. Les yeux de la fille d’Arès suivirent le mouvement et elle vit une toile, au loin. Sûrement la sienne. Ainsi, il avait eu la bonté de quitter une occupation qu’il appréciait pour venir aider une pensionnaire qui avait le luxe de lui lancer des regards noirs en grognant. Finalement, elle avait bien des gênes de son paternel… Alexis se mordit l’intérieur de la joue à cette idée. Dieux, qu’elle était énervée. Rien que de penser qu’elle tenait ça de la pseudo-divinité qui lui avait fourni un bout d’ADN la faisait encore plus se noyer dans un courroux injustifié.

    Tu comptes rester ici, du coup ? Ou t’enfuir (…) ? Je préfèrerais peindre que faire popote devant le lavabo… annonça Erwin de but en blanc. Alexis prit une profonde respiration. Elle n’avait pas envie d’aller à l’arène. Elle n’avait pas encore le courage nécessaire pour retourner dans la forêt. Et elle était bloquée avec cette boule de rage qui la rongeait de l’intérieur. Si ça continuait, elle allait faire exploser toute la salle et il était évidemment hors de question qu’elle détruise quoique ce soit. Elle se massa les tempes pendant une seconde avant de planter son regard dans celui d’Erwin.

    « Est-ce que la peinture aide à canaliser toute la rancœur qu’on peut ressentir face au monde ? »

    Alexis avait lâché ça sans vraiment s’en rendre compte. Tout son corps était déterminé à outrepasser cette colère qui lui gâchait la vie. Si tant de gens se perdaient dans l’art, peut-être que celui-ci avait des qualités apaisantes ? Alexis avait des troubles de l’attention, ce qui se traduisait par une bipolarité au niveau de l’attention. Soit elle l’était trop, soit elle ne l’était pas ça. Elle devait trouver une occupation qui lui bloquerait son attention ailleurs que sur la colère. Devant le regard intrigué d’Erwin, Alexis enchaîna :

    « Je meurs d’envie de voir le monde exploser et c’est une très mauvaise idée parce que, prononça-t-elle avant de continuer dans un souffle : j’en suis capable. »

    Elle fit une pause, consciente qu’elle ne devait peut-être pas dire aux gens qu’elle pouvait détruire le monde par la pensée. Déjà parce que c’était un tantinet exagéré, et ensuite car c’était sûrement un peu flippant. Elle se racla la gorge, consciente que le contact visuel avait duré trop longtemps, et regarda en direction de la toile d’Erwin.

    « Comment tu fais pour te calmer avec un bout de papier quand tu as trop d’émotions négatives ? »

    Alexis se sentait un peu stupide de demander ça, mais plus elle cherchait un moyen pour se calmer, plus elle semblait se calmer. Sa voix était plus douce, son regard moins noir, et elle n’avait plus l’impression que son cœur allait s’arracher de sa poitrine pour mener une guerre à lui tout seul. Peut-être que juste parler calmement était la solution depuis le début ? … Quelle drôle d’idée.


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    "Est-ce que la peinture aide à canaliser toute la rancœur qu’on peut ressentir face au monde ?"

    Erwin se tourna vers Alexis, un peu surpris. La catastrophe qui pensait à faire exploser les enfants d'Apollon quelques minutes plus tôt avait-elle changé de bord ? Peut-être qu'elle était bipolaire, ou quelque chose comme ça. Les dédoublements de personnalité, ça peut arriver à n'importe qui, après tout... Le fils de la mer était un peu méfiant.

    L'intérêt d'Alexis semblait finalement réel. Etrange mais réel. Erwin ne savait pas trop sur quel pied danser, cette fille était là depuis moins d'une demi-heure et elle le faisait déjà tourner en bourrique. Elle était bien capable de se moquer de lui même s'il ne sentait aucune ironie dans ses paroles. Il faudrait prendre des pincettes pour lui répondre. Alors qu'Erwin allait ouvrir la bouche pour expliquer son point de vue, Alexis le coupa dans son élan.

    "Je meurs d’envie de voir le monde exploser et c’est une très mauvaise idée parce que j’en suis capable."

    Un frisson parcourut le dos du demi-dieu. Faire exploser ce qui l'entoure, c'était quand même pas rien comme pouvoir ! Et l'envie de tout voir voler en éclats n'était pas quelque chose de très rassurant non plus. Erwin comprenait mieux la colère vive de la Grecque quelques instants plus tôt. Elle devait renfermer une irritabilité bouillonnante sous sa froideur apparente.

    "Comment tu fais pour te calmer avec un bout de papier quand tu as trop d’émotions négatives ?"

    Alexis venait de détourner son regard pour fixer la toile inachevée un peu plus loin, mais ses yeux brillaient néanmoins d'un petit éclat particulier. De l'espoir ? De la peur ? De la curiosité ? Indéfinissable. Elle ne savait certainement pas ce que devait représenter le tableau, mais elle le regardait comme si elle y voyait tout ce qu'elle désirait comprendre. Si elle savait que le bleu de l'eau devait se retrouver surplombée par un volcan grec...

    "Ben, quand on dessine, on est concentré sur sa feuille. Tout ce que tu veux exprimer passe par ta main. Si t'es en colère, tu peux griffonner sur le papier, quitte à le déchirer, faire des gros traits nerveux. Quand tu te calmes un peu, les traits deviennent plus doux et plus harmonieux. C'est pour ça que le dessin me calme, même si ça se fait en deux étapes. D'abord évacuer, puis se calmer pour faire quelque chose de beau."

    Alexis semblait un peu lointaine, perdue dans ses pensées. Erwin ne savait pas si elle avait vraiment écouté sa réponse, mais dans le fond, ce n'était pas ce qui comptait le plus. La Grecque paraissait déjà plus adoucie qu'au début de la discussion, c'était une bonne chose. Et elle avait semblé s'intéresser un instant au fils de Poseidon, ce qui était un deuxième pas en avant. Son ressenti sur les bienfaits du dessin pourrait sans doute l'aider à se contenir plus facilement, même si le niveau de colère n'était sans doute pas le même chez les deux demi-dieux.

    "Après, faut avouer que j'ai jamais vraiment eu envie d'exploser le monde entier. J'pense que ça aide aussi..."

    D'un air un peu plus taquin, mais toujours dans l'idée d'aider et de répondre à Alexis, Erwin saisit à nouveau une mèche de cheveux restés collés et bleuis par la peinture et sourit. Alexis ne bougea pas vraiment, son regard ne le fixa pas. Le futur volcan attendant le pinceau du demi-dieu venait de lui donner une idée.

    "Et si tu venais m'aider à finir mon tableau ? Je pense qu'il te ressemblera un peu."



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    Le chevalet d’Erwin était quelque chose de fascinant. Alexis ne parvenait pas à détacher ses yeux de cet étrange mélange. Il y avait beaucoup de bleu ; peut-être était-il en train de peindre l’océan, celui-là même qui devait battre dans ses veines au même rythme que les vagues s’échouant sur la plage. Pendant un court instant, les pensées d’Alexis dérivèrent vers les autres enfants de Poséidon : Aqua et Alexander. Tous les enfants de la mer semblaient avoir un lien inaliénable avec l’océan. Cela voulait-il dire qu’Alexis était destinée à répandre le chaos, la guerre et la colère partout où elle mettrait les pieds ? La fille d’Arès fut parcourue d’un frisson. Cette idée la dégoûtait encore plus que la peinture séchée qu’elle sentait sur sa peau.

    Quand on dessine, on est concentrés sur sa feuille expliqua Erwin pendant qu’Alexis ramena son attention à lui – mais pas son regard qui restait accroché à la toile. Le fils de Poséidon parlait de son utilisation du dessin comme Alexis pourrait parler de ses entraînements. D’abord, il fallait se déchaîner pour évacuer, et après il fallait se concentrer pour faire quelque chose de « beau ». La fille d’Arès n’aurait pas été jusqu’à décrire les combats qu’elle menait comme quelque chose de beau, mais elle comprit assez vite où Erwin voulait en venir. Elle se contenta de hocher vaguement la tête, comme pour signifier à son interlocuteur qu’elle avait bien enregistré ce qui venait d’être dit.

    Après, faut avouer que je n’ai jamais vraiment eu envie d’exploser le monde entier. J’pense que ça aide aussi… s’exclama Erwin, ce qui arracha un demi-sourire à la fille d’Arès. Il était possible pour elle de concevoir que sa colère était parfois excessive, peu contrôlée et souvent trop facilement étouffante. Alors qu’elle allait répliquer quelque chose, ou juste partir sans un bruit, Erwin lui saisit une mèche de cheveux comme si la présence de peinture sur ceux-ci était une justification suffisante pour avoir un contact physique.

    Si tu venais m’aider à finir mon tableau ? Je pense qu’il te ressemble un peu ? demanda Erwin. Pendant un instant, Alexis fut si surprise par cette demande qu’elle posa de nouveau son regard sur lui. Puis, se rappelant qu’il était beaucoup trop près, elle lui repoussa la main gentiment – mais avec assurance – tout en lui lançant un regard légèrement noir.

    « Ok mais pas de contact physique. »

    Elle fronça les sourcils en le fixant. Puis jugeant que le message était passé, elle se glissa en-dehors de son trou à souris et apprécia de pouvoir remettre un espace convenable entre elle et le fils de Poséidon. Puis elle s’approcha de cette toile qui la fascinait tant. De nouveau, elle fronça les sourcils.

    « Tu dis qu’elle me ressemble parce qu’il y a du bleu partout ? »

    S’exprima-t-elle avec un sourire amusé sur les lèvres. Elle se pencha en avant pour admirer les différentes nuances de bleu qui s’y mélangeaient. C’était de loin beaucoup plus beau que son propre visage peint en bleu. Remarquant qu’elle prenait sûrement toute la place, elle se redressa et s’assit sur une table à côté, laissant ainsi la liberté à Erwin de se mouvoir comme bon lui semblait. Elle était soudainement complètement fascinée par cette personne. Elle ne l’avait jamais vu à l’arène – ou que très peu – et pourtant il dégageait une aura assez impressionnante. Mais aussi très différente de ce dont elle avait l’habitude. Peut-être plus lumineuse ?  


    Erwin Stamber
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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Mar 20 Nov 2018 - 13:17
    Alexis écarta les doigts d'Erwin d'une main ferme. Ce geste surprit le fils de Poseidon, mais il s'estimait heureux de ne pas recevoir une claque digne de ce nom ou tout autre châtiment dont était certainement capable la jeune fille qui faisait face. Le regard glacial qu'elle lui lança ne put toutefois que le faire frissonner.

    "Ok, mais pas de contact physique."

    Se rappelant qu'elle pouvait faire exploser ce qui l'entourait, Erwin leva les mains, signifiant ainsi qu'il avait parfaitement compris (mais était-ce réellement le cas ?). Ne semblant pas y porter plus d'attention, Alexis s'écarta un peu. Il y eut quelques secondes de silence, puis elle alla voir la toile de plus près.

    Penchée vers la peinture à peine séchée, elle semblait scruter les moindres détails du tableau. Détails qu'elle pouvait chercher encore longtemps : le dessin était loin d'être achevé et c'était tout juste si l'océan représenté comprenait différentes nuances. L'observation en apparence pointilleuse d'Alexis fit néanmoins plaisir à Erwin qui vint la rejoindre en face du chevalet.

    "Tu dis qu'elle me ressemble parce qu'il y a du bleu partout ?"

    Erwin laissa échapper un rire tandis qu'Alexis le regardait d'un air interrogateur. Le demi-dieu fouilla un instant dans le fond de sa poche et en sortit un morceau de papier chiffonné. Il le déplia avec soin et le montra à Alexis qui parut ne pas comprendre tout de suite ce qu'elle voyait.

    "C'est un croquis de ce que je veux faire. Tu vois, là, c'est la mer et, au milieu, c'est Santorin, le volcan. Tu l'as déjà vu en vrai ? C'est impressionnant, t'es en Grèce, tranquille, et puis tu tombes sur cette montagne noire qui peut exploser n'importe quand..."

    Le demi-dieu se tut. Il ne savait pas si Alexis comprenait vraiment ce qu'il voulait dire. Peut-être qu'il se rendait juste ridicule, peut-être qu'il la fatiguait déjà avec ses explications... Comme il tenait son croquis devant elle, la fille d'Arès s'en saisit et fixa le bout de papier sans rien dire. Elle essayait sans doute de mieux voir le volcan, les traits n'étaient pas très aboutis, il fallait bien l'avouer. Le rendu était encore grossier et taché par le passage récurent d'une main sur le crayon fraîchement apposé sur la feuille.

    "Hum, je vais chercher de la peinture brune. J'en ai vue dans la petite armoire, là-bas. Je reviens."

    Erwin s'éclipsa et revint deux minutes plus tard, les bras chargés de plusieurs pots de peintures -différentes teintes sombres qu'il espérait utiliser pour représenter l'île et le volcans obscurs de Santorin- et d'un pinceau supplémentaire. Il déposa tout son matériel au pied du chevalet et regarda Alexis, l'oeil pétillant.

    "Regarde ce que je t'ai trouvé !"

    Au milieu des pots de couleur, Erwin prit une sorte de tissu qu'il déplia devant la fille d'Arès en souriant.

    "Un tablier !"



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    Re: [ERWIN] Paint me like one of.. what

    le Mer 28 Nov 2018 - 14:48
    Alexis ne détachait plus son regard d’Erwin. Chacun de ses mouvements semblait occuper entièrement l’espace. Bientôt, il n’y avait plus de salle d’art, avec plusieurs personnes qui vaquaient à leur occupation, mais juste le fils de Poséidon, sa toile et Alexis pour regarder le tout. Elle avait décidé de prendre le moins de place possible, ayant toujours été plus à l’aise dans l’ombre des autres que dans la lumière. Néanmoins, Erwin semblait vouloir intégrer la fille d’Arès dans son tableau et ne relâchait pas son attention une seule seconde.

    Comme pour illustrer cette attitude d’un exemple concret, le fils de Poséidon sorti de sa poche une feuille de papier chiffonnée et la tendit à Alexis qui ne le prit pas de suite. Plutôt perplexe, elle ne comprenait pas réellement ce qu’elle avait sur les yeux. Erwin sembla très rapidement faire le lien car il s’empressa d’expliquer ce qui était censé être représenté. C’est une croquis ce que je veux faire, expliqua-t-il, son œuvre toujours brandit devant le visage de la fille d’Arès. Tu vois, là c’est la mer et, au milieu, c’est Santorin, le volcan, continua-t-il. Alexis buvait ses paroles, complètement obnubilée. Elle n’arrivait pas à détacher ses yeux de ce volcan pendant que la voix d’Erwin résonnait en arrière-plan. Cette montagne noire qui pouvait exploser n’importe quand, conclu-t-il. Alexis fronça légèrement les sourcils en penchant la tête sur le côté.

    La fille d’Arès se saisit délicatement du papier, comme si elle était effrayée de le voir s’évaporer sous ses doigts. Elle le tourna et le retourna dans tous les sens, puis le compara à la toile qu’il y avait un peu plus loin. Hum, je vais chercher de la peinture brune. J’en ai vue dans la petite armoire, là-bas. Je reviens, s’exclama Erwin avant de disparaitre. Alexis en profita pour s’installer plus confortablement sur sa table, se mettant en tailleur, accoudée sur son genou droit. Elle n’arrêtait pas de regarder le croquis, puis la toile, puis le croquis, puis la toile. Finalement, elle posa le croquis à côté d’elle pour n’admirer plus que la toile. Comment était-il possible que l’œil humain puisse voir autant de variantes de bleu ? Et comment se faisait-il qu’Erwin ait réussi à toutes les mettre en même temps ?

    Au bout d’une éternité, Alexis fut arrachée à sa contemplation par le fils de Poséidon qui revenait. Ses bras étaient si chargés que la jeune fille ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil à la pendule accrochée en haut d’un mur de la salle. Depuis combien de temps était-il parti ? Quand Erwin déposa tout son matériel au pied du chevalet, Alexis détacha son regard de l’horloge pour de nouveau poser ses yeux sur Erwin et ses trouvailles. Il y avait des pots de peinture à foison, un pinceau et quelques bricoles çà et là. Pendant ce temps, Erwin, adulte, fils d’un des trois grands, semblait trépigner d’impatience. Regarde ce que j’ai trouvé ! s’exclama-t-il comme un enfant ayant dénicher un rare trésor.

    Un tablier ! Alexis fronça les sourcils, plus de surprise que de jugement. Erwin dépliait le bout de tissu devant la fille d’Arès pendant que celle-ci se demandait bien comment il pourrait l’intégrer à la peinture. Puis, elle fut frappée par une réalisation soudaine : il voulait qu’elle l’aide. Alexis cligna une fois des yeux, puis deux, puis trois. Elle se pencha sur le côté et poussa le tablier comme on pousserait un rideau : juste assez pour apercevoir de nouveau Erwin. Elle l’interrogea du regard pendant une courte seconde, mais elle ne vit de la jubilation comme réponse.

    « Tu ne t’attends pas à ce que je peigne avec toi ? »

    Commença la fille d’Arès, toujours penchée en avant, tenant le tablier comme un rideau. Elle ne laissa pas le temps suffisant à Erwin pour répondre et enchaîna :

    « Non parce que je sais manier l’épée mais pas le pinceau. Et puis, je risque de complètement saccager ta toile ! »

    Ajouta-t-elle, légèrement alarmée. Elle s’imaginait déjà le regard effaré d’Erwin si elle tentait de faire quoique ce soit. Elle était agile avec ses poignards, elle ne l’était pas l’art abstrait du dessin. Erwin abaissa le tablier, comme prêt de nouveau à parler mais Alexis l’en empêcha :

    « J’étais plutôt dans l’optique de t’observer faire tu vois. Comme premier cours, rien de mieux que l’observation. expliqua-t-elle en tordant ses mains dans tous les sens avant d’enchaîner : Non, et puis ce tablier orange n’irait pas du tout avec le bleu de mes cheveux, alors bon… »

    Elle essaya de faire un peu d’humour, avec un sourire semi-amusé, pour cacher la panique qui commençait à l’envahir. Elle ne pouvait décemment pas peindre ! Comment allait-elle pouvoir continuer de regarder Erwin dans les yeux si elle faisait déferler le chaos de sa tête sur une pauvre toile ? Alexis se mordit l’intérieur de la joue. Peut-être qu’elle était juste ridicule et que le tablier était depuis le début pour le fils de Poséidon ?


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