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    Alexander Fils de Poséidon


    W. Alexis Nyqvist
    Un meurtre est si vite arrivé

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    Alexis était maintenant complètement guérie de l’accident dans la forêt. Elle n’avait pas de cicatrice, ce qui prouvait à la fois que les Apollon étaient très doués, mais également qu’elle était relativement chanceuse. Afin de profiter de ce corps de nouveau prêt à l’entraînement, Alexis se décida d’aller à l’arène. Après tout, elle avait une envie folle de reprendre les combats et de suer à l’effort. Rien qu’à cette idée, elle avait des palpitations d’excitation. Toutes ces semaines passées sans manier l’épée ! Toutes ces semaines passées sans courir au gré du vent ! Là voilà maintenant libérée du fardeau des blessures, elle pouvait maintenant s’envoler à nouveau vers l’entraînement !

    Sauf qu’une fois arrivée à l’arène, deux problèmes se posaient à elle : Seraphina et Alexander. La première était en train de parler avec un autre romain, ce qui faisait deux fois trop de romains pour elle. Alexis avait rencontré Seraphina lors d’un échange plutôt éreintant qui avait passablement agacé la grecque au point d’utiliser pour la première fois de sa vie son pouvoir consciemment. Quant à Alexander, il ne lui avait techniquement rien fait, mais leur dernière rencontre avait tellement gênante qu’Alexis avait des sueurs froides rien qu’à l’idée de lui dire bonjour par politesse. La dernière fois, elle avait juste parlé toute seule pendant la plupart de leur échange jusqu’à finalement profiter de leur du repas pour s’enfuir. Autant vous dire que tant de personnes non-désirées à l’arène eurent un effet immédiat sur Alexis : finalement, l’entraînement pouvait attendre ?

    Ce fut donc sans but que la jeune fille erra dans la Colonie. Pendant un instant, elle songea à aller dans la forêt, pour s’entraîner comme elle aimait au niveau de la crique. Mais sa dernière expérience là-bas l’effrayait encore un peu et elle préférait ne pas y retourner tout de suite. Finalement, après avoir tournée en rond pendant une heure, Alexis s’arrêta devant la salle d’art. Elle n’y avait jamais mis les pieds, jugeant qu’elle ne possédait aucun talent. Mais au vu du soleil encore bas dans le soleil, l’heure de manger n’était pas près d’arriver et la fille d’Arès était si enfoncée dans l’ennui qu’elle était prête à peindre s’il le fallait.

    À sa grande surprise, la salle était quasiment vide. Alexis s’était imaginée arrivant dans cette salle, se faisant aborder par tous les Apollon de l’univers prêt à lui apprendre un art horrible tout en lui parlant trop près. Finalement, il n’y avait que quatre pensionnaires, chacun vaquant à diverses occupations : l’un peignait, l’un écrivait, l’un semblait en pleine composition et le dernier semblait perdu dans l’art du maquillage. Restant immobile pendant un instant, Alexis finit par se diriger vers une table où étaient entreposées plusieurs feuilles blanches, des crayons et de l’aquarelle. Au bout de dix minutes à ne rien faire, la jeune fille se décida à partir. Elle n’avait vraiment pas sa place ici. Elle se releva brusquement, trébucha sur un pot de peinture et s’étala de tout son long dans le bleu qui composait le feu-pot.

    Pire journée.


    Erwin Stamber
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    Assis sur son lit, Erwin avait passé toute l'après-midi de la veille à tracer des lignes furieuses sur son carnet. L'idée était là, mais rien ne ressortait de ce croquis. Les traits étaient tantôt fins, tantôt gras, au gré de l'humeur du crayon. Par moment, le demi-dieu s'énervait sur son manque de talent et la dague reprenait sa forme de lame. Ainsi, la feuille était perforée par endroits... Il avait passé tant d'heures sur ce dessin, rien de ce qu'il voulait poser sur le papier n'était apparu. Il manquait le dynamisme, le relief, la musique, les couleurs...

    En se réveillant, Erwin avait eu une illumination. Le crayon ne suffisait peut-être pas, il fallait trouver quelque chose de plus. Demander les services d'un enfant d'Apollon lui vint à l'esprit, mais tout le charme d'une création propre s'envolerait aussitôt. En revanche, peut-être que leur matériel serait plus approprié. Un petit tour par la salle d'art s'imposait.

    L'aîné de Poseidon entra donc dans une salle qu'il ne connaissait pas. Elle était spacieuse, bien éclairée et à peine troublée par quelques personnes. Et, au fond de la pièce, Erwin trouva ce qu'il espérait tant : un chevalet. Les toiles et la peinture étaient certainement rangés quelque part à proximité. Rien de plus logique. Après quelques minutes de recherches infructueuses, il fallut toutefois se résoudre à demander à un demi-dieu -probablement un enfant d'Apollon- ou se trouvait le matériel. Arraché de son oeuvre pour si peu, l'intéressé parut un peu bougon, mais Erwin ne s'en inquiéta pas et le remercia chaleureusement pour son aide. Tout était prêt.

    La fureur de la veille reprit Erwin face à la toile blanche. Gribouiller sur le papier, c'était une chose. Peindre sur une toile en était une autre. Il ne devait pas se rater, il ne pourrait pas revenir en arrière. Pas de gomme pour la peinture ! Les pots de couleurs disposés au sol, le demi-dieu se laissa emporté par les souvenirs. Cette fois, il y arriverait. Il parviendrait à peindre le volcan de Santorin. Il imaginait sans peine la chaleur du sol volcanique sous ses pieds, la cendre et la pierre se mélanger pour former cette couche grisâtre qui contrastait si bien avec le bleu de la mer. Le bleu qui...

    Le fracas du volcan et la couleur de l'eau dépassèrent l'esprit d'Erwin. A ses pieds venait de s'étaler une jeune fille aux cheveux désormais décoiffés et bleus. Il fallut quelques secondes au demi-dieu pour réagir. Il s'empressa d'aider la fille à se relever. Elle tirait une sale tête, ce qui était compréhensible vu l'état dans lequel elle venait de se mettre. Décontenancé devant les vêtements tachés de l'inconnue, Erwin ne trouva rien de plus à dire que :

    "-Heu... ça te va bien, le bleu."


    W. Alexis Nyqvist
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    Alexis pouvait très bien sentir la matière visqueuse qui s’imprégnait sur sa peau et sur ses vêtements. La colère commençait à venir se faire sentir. Elle aurait dû aller à l’arène. Elle aurait dû botter le cul de tous ces sang-mêlés plutôt que de venir ici. Elle détestait l’art. Elle détestait la peinture. Elle ne savait pas dessiner. Elle ne savait pas peindre. Et elle se retrouvait maintenant étaler par terre à jouer au pinceau. Pire journée ? Probablement. Soudainement, elle sentit une main l’aider à se relever. Est-ce qu’elle avait demandé de l’aide ? Probablement pas. Alexis avait très envie de faire tout exploser dans cette salle mais elle se retint : les autres n’avaient pas à payer le prix de sa colère. Alors elle prit une grande inspiration et posa les yeux l’inconnu.

    Grand. Brun. Barbu. C’était très probablement l’autre fils de Poséidon. Est-ce qu’Alexis arrivera à rencontrer un enfant de la mer sans se vautrer lamentablement dans des substances bleues ? Heureusement qu’il n’y en avait pas tant que ça. Si elle devait faire pareil avec les enfants d’Hermès, elle passerait sa vie allongée. « Euh, ça te va bien le bleu. » venait de prononcer le grand énergumène. Il eût un silence. Silence durant lequel Alexis pouvait parfaitement sentir la peinture goutter sur son épaule, glisser entre ses seins, sécher lentement sur sa joue. De nouveau, Alexis prit une grande inspiration. Ce n’était pas une bonne journée, mais personne n’avait à en payer le prix.

    Alors Alexis afficha un sourire forcé sur son visage. Elle allait faire demi-tour, afin de ne plus avoir le fils de Poséidon sous les yeux, mais préféra se frotter les yeux avant afin d’enlever la peinture qui pouvait s’y risquer. Elle frotta donc sa main pleine de peinture contre ses yeux. Elle ne remarqua son erreur quelques secondes trop tard. Quand elle sentit la matière se mélanger entre ses cils. C’était donc ça. La fin. La mort. Alexis allait devenir aveugle. Elle ne pu s’empêcher de retenir un râle. Gardant les yeux fermés, elle tendit ses bras devant elle dans l’optique de trouver l’évier pour se rincer les mains, le visage, le corps. Malheureusement, la seule chose avec laquelle elle entra en contact fut quelque chose de dur. Pendant un court instant, Alexis se figea. Pitié, faites que ça ne soit qu’un torse, pitié, pitié, pitié.

    Finalement, Alexis retira ses mains précipitamment en murmurant un désolé à peine pensé. Puis elle continua sa traversée, mais se prit les jambes dans une table. Elle fit un tour sur elle-même, puis un autre, et se retrouva contre un mur. Ou quelqu’un ? Elle tâta une nouvelle fois et sentit une barbe. Très bien. Elle recula de nouveau. Le fils de Poséidon était toujours là. Ou alors c’était Chiron et ça devenait encore plus gênant.

    « Je crois. Que j’ai un problème. »

    Prononça-t-elle à l’attention de la personne devant elle. Avec un peu de chance, elle ne parlait pas à un mur à poils. Avec un peu de chance, à l’image de son frère, ce fils de Poséidon pouvait manipuler l’eau et réussir à la débarbouiller en l’espace de deux secondes. Ou alors, il n’avait que comme pouvoir de parler aux chevaux et elle était mal barrée. Au moins, il pourrait la guider jusqu’à l’évier avant de partir jouer avec les pégases.

    « J’ai perdu la vue. »

    À ce moment précis, Alexis aurait préféré rester au fin fond de son lit. Elle s’était levée. Elle avait été dans la salle d’art et en plus elle devait parler avec un inconnu. Et elle n’avait aucune idée d’où elle se trouvait dans l’espace. Peut-être qu’elle avait marché jusqu’aux champs de fraise et qu’elle parlait à un arbre ? Peut-être qu’un minotaure allait surgir et la TUER. Tout ça parce qu’elle s’était levée ce matin.


    Erwin Stamber
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    Sans rien répondre, la fille se laissa aider à se relever. Le silence était un peu gênant et Erwin ne savait pas bien quoi dire ou faire pour améliorer la situation. Ne le regardant pas, certainement honteuse, la fille poisseuse de bleu ne bougeait pas. On aurait dit qu'elle était dégoûtée par toute la peinture qui la recouvrait, mais qu'elle l'était encore plus à l'idée que cette même peinture puisse totalement l'engloutir au moindre mouvement. Elle finit néanmoins par tourner la tête vers Erwin et celui-ci constata qu'elle était couverte de couleur jusque sur son front.

    Elle esquissa un léger sourire gêné puis essuya ses yeux d'un geste de la main. Son geste fut suspendu durant quelques secondes. Erwin ne comprit pourquoi que lorsque qu'il vit quelques gouttes de peinture couler de la main de la fille et ses yeux fermés colorés de bleu. Il allait l'aider à se débarbouiller lorsque, les mains tendues devant elle, elle vint heurter son torse. Elle recula immédiatement et Erwin constata avec désolation que la fille venait d'apposer la trace des ses deux mains à plat en plein milieu de son t-shirt. Il jeta un regard accusateur vers l'inconnue qui s'en allait dans une direction incertaine entre les tables disposées dans la pièce.

    La voyant se cogner à environ tout ce qui l'entourait, Erwin laissa s'échapper un soupire et alla retrouver cette tornade ambulante. Il se plaça à quelques pas d'elle, la regardant tâtonner avec hésitation. Les mains pleines de peinture ne tardèrent pas à s'étaler sur les joues du demi-dieu, y laissant de belles traînées bleues. Erwin saisit ces mains et les retira de sa barbe devenue collante.

    "-Je crois. Que j’ai un problème. J’ai perdu la vue."

    La voix penaude de la fille arracha un haussement de sourcils à Erwin. Perdre la vue, mais oui... Elle en faisait beaucoup pour peu de chose. La peinture recouvrant ses yeux n'était certes pas très agréable, mais elle n'en était pas mortelle pour autant. Le fils de Poseidon tira la fille par le bras en prenant soin de lui faire éviter les tables et autres meubles de la pièce. Il l'emmena ainsi jusqu'à l'évier. Il ouvrit la vanne du robinet et plaça les mains de la fille sous l'eau froide sans rien lui dire. Il s'occupa de sa propre peinture en attirant un peu d'eau jusqu'à ses joues, utilisant ainsi ses mains pour aider la maladroite à se rincer.

    "-T'es pas possible quand même, râla-t-il en jetant un oeil vers son t-shirt dont les taches avaient séché. Tu utilises toujours ce genre de technique pour faire connaissance avec les gens ?"


    W. Alexis Nyqvist
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    Alexis ne savait toujours pas qui elle avait en face d’elle. Elle ne savait pas si elle préférait que ce soit le fils de Poséidon ou un autre barbu quelconque. Dans tous les cas, seul le silence semblait être apte à l’aider. Pendant un court instant, Alexis n’entendit que le bruit des pinceaux contre une toile et le fredonnement de quelqu’un qui écoutait de la musique. Puis, elle senti quelqu’un lui tirer les bras pour l’attirer on-ne-sait-où. Au bout d’un moment, elle sentit le contact froid de l’évier contre son ventre puis de l’eau vint lui chatouiller les mains. Toujours avec seul le silence comme compagnie. Peut-être que son héros voulait rester anonyme pour ne pas l’humilier la prochaine fois qu’elle le croiserait ? Cela serait vraiment adorable de sa part.

    L’inconnu se décida soudainement à aider Alexis à se laver les mains, comme si elle était assez empotée ne pas réussir tout seul. La fille d’Arès allait le repousser et râler quand l’inconnu se décida à prendre les devants concernant cette deuxième action. T’es pas possible, quand même. Tu utilises toujours ce genre de technique pour faire connaissance avec les gens ? Peu amusée par la situation, Alexis repoussa les mains du fils de Poséidon pour continuer de se les laver seule et commencer à se passer de l’eau sur le visage. Elle sentait bien qu’elle en foutait absolument partout, et elle n’en avait que faire.

    Au bout d’une éternité, Alexis pu de nouveau sentir la lumière imprégner ses iris. Le miroir devant elle lui apprit deux choses : elle aurait besoin de plusieurs douches pour effacer le bleu qui avait fusionné avec ses cheveux et le fils de Poséidon était toujours à ses côtés. Il avait des traces de peinture sur les joues et sur le t-shirt. Bien que passablement énervée, elle ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir. Elle était très probablement la cause de ces tâches et elle n’en appréciait pas l’idée. Ravalant un grognement de mécontentement, Alexis se saisit de la serviette qui était accrochée au le mur et s’essuya le visage et les mains avant de se retourner pour faire face à l’impassible enfant des océans.

    « Désolée pour ça, dit-elle en agitant les mains pour montrer le t-shirt et les joues de son interlocuteur. Je ferai attention la prochaine fois… à ne plus jamais remettre mes pieds dans cette salle de l’enfer. »

    Elle s’était exprimée en regardant autour d’elle avec un regard noir. L’arène était un endroit bien plus familier et bien moins dangereux qu’ici ! Au moins, elle n’avait jamais frôlé la perte de vue en s’entraînant à maitriser une massue. Elle posa de nouveau son regard vers le fils de Poséidon qui la toisait de haut en bas. Alexis recula d’un pas, trouvant cet inconnu bien trop proche d’elle, et sentit l’évier s’enfoncer dans son bas de dos.

    « Je m’appelle Alexis, au fait. Si jamais tu cherches quelqu’un pour ruiner en lieu quelconque. Ou que tu as besoin de quelqu’un pour te guider pendant que tu deviens aveugle. Ou, n’importe. Tant que ce n’est pas pour peindre, évidement. »

    Alexis se détestait. Elle détestait ces moments où, au lieu de simplement dire une phrase, elle se mettait à en débiter plusieurs suites, qui de plus étaient dénudées de sens et d’intérêt. Elle se mordit la langue pour s’empêcher de l’ouvrir à nouveau. L’humiliation était suffisante, elle n’allait pas en rajouter de nouveau.


    Erwin Stamber
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    La fille semblait peu se réjouir de l'aide apportée par Erwin, mais celui-ci n'y fit pas attention. A voir la couleur s'étaler sur son visage plus que disparaître, elle n'y arriverait jamais seule... Ils mirent quelques minutes à frotter la peinture du mieux qu'ils pouvaient. Quand la fille releva son visage, estimant sans doute qu'elle n'arriverait pas à se nettoyer davantage, elle se tourna vers le fils de Poseidon. Ses joues encore bleutées lui donnaient un air un peu malade...

    "-Désolée pour ça. Je ferai attention la prochaine fois… à ne plus jamais remettre mes pieds dans cette salle de l'enfer."

    Erwin ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. La salle d'art, une salle infernale ? Encore une représentante des insensibles. Les demi-dieux autres que les enfants d'Apollon étaient décidément nombreux à ne pas apprécier d'autre art que celui de la guerre. C'était surtout cette fille, la créature des enfers. Elle avait su mettre un tel chaos en si peu de temps...

    "-Je m’appelle Alexis, au fait. Si jamais tu cherches quelqu'un pour ruiner en lieu quelconque. Ou que tu as besoin de quelqu'un pour te guider pendant que tu deviens aveugle. Ou, n'importe. Tant que ce n'est pas pour peindre, évidement."

    Cette fois, Erwin rit. Il jeta un regard en coin en direction des cheveux bleus d'Alexis et la jaugea un moment.

    "-Moi, c'est Erwin. C'est plutôt toi qui as besoin d'aide en devenant aveugle, ne mélange pas. Et, concernant ton talent en peinture, j'ai cru comprendre que c'était pas trop ton truc."

    Le demi-dieu s'approcha un peu d'Alexis et pencha son sourire moqueur vers son visage coloré. Il se saisit alors d'une mèche de cheveux bleus emmêlés et collants, et la porta devant ses yeux, se fichant bien d'être délicat ou non.

    "-Par contre, peut-être que tu pourrais faire carrière dans la coiffure..."

    Relâchant la mèche de cheveux, Erwin recula pour s'appuyer sur une table proche. Il fixait toujours Alexis d'un air curieux. Pourquoi était-elle là ? Elle n'était certainement pas venue pour se ridiculiser elle-même ni pour battre un record de plongeon dans un pot de peinture. Erwin pouvait chercher toutes les excuses les plus farfelues, il ne savait pas ce que cette fille avait dans la tête. A noter, elle n'avait pas eu le temps de faire grand chose depuis son entrée. A part étaler de la couleur partout autour d'elle et renverser un meuble ou deux, Erwin ne l'avait pas vue à l'oeuvre dans la salle d'art... Il croisa les bras sur son torse, remarquant au passage que les deux empreintes de mains avaient séché sur son t-shirt, formant une sorte de croûte bleue rugueuse.

    "-Qu'est-ce que tu fais là, sinon ? J'ai pas l'impression que tu sois vraiment intéressée par tout ce qui est artistique. Je suis prêt à parier qu'Apollon n'est pas ton père. C'était quoi, tes plans en débarquant dans cette 'salle de l'enfer' ?"


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    Alexis ne pouvait s’empêcher de sentir le regard brûlant d’Erwin qui la scrutait de toute part. Ce n’était pas tant pour s’en faire un quatre heures mais plutôt pour la jauger – ce qui n’était pas mieux. La fille d’Arès détestait les regards. Elle n’aimait pas que ceux-ci se posent sur elle d’une quelconque façon, qu’ils glissent le long de son corps, qu’ils s’arrêtent sur des détails. Et elle détestait aussi les croiser. Elle n’aimait pas fixer les gens dans les yeux. Elle n’aimait tout simplement pas. Il y a trop d’émotions qui se lisent dans un regard, trop de secrets qui devraient rester enfouis. Alexis ne supportait pas ça. Généralement, elle pouvait s’en sortir quand elle connaissait bien la personne ou que la conversation était courte, mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. Elle ne connaissait pas ce jeune homme, tant bien même il venait de se présenter, elle s’était ridiculisée et en plus il ne détachait pas ses yeux d’elle. Insupportable.

    C’est plutôt toi qui en a besoin, d’aide, en devenant aveugle. Ne mélange pas. Et concernant ton talent en peinture, j’ai cru comprendre que ce n’était pas trop ton truc. s’était-il exclamé juste après avoir laissé échapper un petit rire. Alexis n’aimait pas les inconnus, elle n’aimait pas les entendre rire, ça l’angoissait. Alors que rien n’aurait pu être pire, que la fille d’Arès prît la décision de partir, le fils de Poséidon décida de se rapprocher d’elle. Elle ne pouvait plus fuir nulle part. Peu importe où elle regardait, il était là, présent, avec son aura oppressante, son corps de géant, son regard baladeur. Une boule se forma dans le ventre d’Alexis. Elle aurait voulu disparaitre.

    Finalement, l’angoisse arriva à son paroxysme quand il saisit une de ses mèches de cheveux. Peut-être que tu pourrais faire carrière dans la coiffure… prononça-t-il, comme si l’humour pouvait calmer le monstre qui rugissait dans le ventre d’Alexis. Peut-être que tu pourrais aller bien te faire foutre ailleurs, pensa Alexis en réponse. Mais elle ne dit rien. Elle se contenta de le fixer en fronçant les sourcils jusqu’à qu’il se rende compte qu’elle n’appréciait pas de l’avoir aussi proche. Peut-être que cela avait marché, peut-être qu’il ne l’avait pas remarqué, mais il finit par reculer pour s’appuyer sur une table plus loin. Alexis expira discrètement. C’était comme si elle avait retenu sa respiration pendant tout ce temps. Elle détestait les inconnus.

    Erwin ne la lâchait pas pour autant du regard. Il semblait pensif. Alexis ne savait pas si elle aurait aimé être dans sa tête ou pas. Peut-être qu’il était en train de se dire à quelle sauce il allait la faire mariner ? Non, elle n’en ferait qu’une bouchée s’il osait faire un geste brusque dans sa direction. Comme pour se protéger elle-même de ces regards insistants, Alexis croisa ses bras sur sa poitrine. Et Erwin fit de même sur son torse. Alexis lui lança, brièvement, un regard suspicieux. Mais il ne sembla pas le remarquer, alors elle reprit rapidement une attitude neutre. Elle s’appuya un peu plus sur l’évier qui s’enfonçait lentement dans le bas de son dos.

    Soudainement, Erwin se mit à débiter un flot de parole impressionnant. Qu’est ce que tu fais là, sinon ? Je n’ai pas l’impression que tu sois intéressée par tout ce qui est artistique. Je suis prête à parier qu’Apollon n’est pas ton père. C’était quoi tes plans en débarquant dans cette ‘salle de l’enfer ? C’était à croire qu’il n’allait jamais cesser de poser des questions et de faire des suppositions. Alexis, malgré elle, ne pu retenir un petit sourire aux coins des lèvres. Qu’elle effaça très vite. Si elle se montrait trop aimable, il allait penser qu’il était invité à continuer à essayer de la connaître. Hors de question. Alexis avait bien assez d’amis, elle n’avait pas la place socialement d’en avoir plus. Néanmoins, elle ne pouvait pas l’ignorer alors essaya de réfléchir à ses multiples réponses. Finalement, elle opta quelque chose d’assez court :

    « Rien. Non. Fuir. »

    En même temps qu’elle prononça ces mots, elle se rendit compte que de l’ignorer aurait été tout aussi impoli. Alexis soupira, ferma les yeux deux secondes et reprit en essayant d’adoucir sa voix. Les autres ne sont pas là pour prendre sa colère en pleine face. Ils n’ont rien fait.

    « Non, Apollon n’est définitivement pas mon géniteur. Je suis venue ici pour découvrir un nouveau lieu. C’était décevant. »

    Même si Alexis avait une voix plus douce et qu’elle avait affiché un demi-sourire sur ses lèvres, les mots choisis n’étaient pas les mieux pour se montrer aimable. Elle entendait d’ici la voix de sa mère en train de lui dire de faire des efforts. Alors, avant qu’Erwin ne puisse glisser un mot, Alexis enchaîna :

    « Et toi je suppose que tu es un fils d’Apollon… qui vient souvent ici pour assouvir toute cette énergie artistique qui déborde de toi sous peine de finir par exploser en un million de couleurs et de formes étranges. »

    À peine eut-elle entendu ses propres propos qu’Alexis voulu se frapper la tête contre un mur fut si fort que c’était un miracle qu’elle ne soit pas déjà en train de le faire. Elle savait pertinemment qu’il était un fils de Poséidon mais elle avait parlé avant de réfléchir. Fabuleux.


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