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» Être un demi-dieu, c'est mortel.

Comme un vent de fraîcheur

Séraphina Gwynt
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Sujet: Comme un vent de fraîcheur
Jeu 9 Aoû - 22:04
Séra regarda d’un air peu satisfait le demi-dieu en face d’elle. Alors c’était ça, un combattant de la colonie des sang-mêlés? Brasser beaucoup d’air pour au final ne pas savoir surmonter une petite brise? Comme il était de rigueur, elle mit fin au combat amical en dégainant sa lance, et en tapotant doucement la gorge de son adversaire avec le côté plat de son arme. D’un soupir, elle laissa les courants d’air reprendre leur chemin initial, et le fils de la Minerve grecque fit une chute d’un petit mètre, atterrissant sur son postérieur. Il paraissait qu’en Grèce, Minerve était une déesse guerrière, comparable à Mars. Ses enfants, pourtant, à en juger par l’échantillon qu’elle pouvait regarder de haut, étaient loin d’être des guerriers. Enfin, il était aussi possible qu’elle ait choisi le mauvais. Elle soupira en replaçant sa boucle d’oreille, et tourna les talons, après avoir toutefois salué et remercié le garçon pour le “combat”.

En arrivant à la Colonie, son but était principalement de montrer aux grecs à quel point elle, et par la même occasion sa cohorte toute entière, étaient puissants. A quel point le modèle Romain, discipliné, entraîné, rigoureux, surpassait la souplesse et la brutalité qui caractérisait, semblait-il, les Grecs. Trouver des adversaires puissants et les vaincre dans des combats sans pitié, où chacun des deux camps donnait tout ce qu’il avait, voilà ce qu’elle recherchait ! Mais non, son premier choix, un grand gaillard qui avait l’air de savoir tenir une épée, n’était visiblement pas un bon adversaire. Elle songea qu’elle devrait peut-être laisser une chance à son adversaire la prochaine fois, ne pas le bloquer directement dans les airs comme elle le faisait si bien, ou alors affronter plusieurs personnes à la fois. Elle était presque imbattable en un contre un, mais elle avait après tout du mal à se défendre lorsqu’il y avait plusieurs cibles potentielles. C’était là qu’entrait en jeu la réactivité et les pouvoirs mentaux de Scheddar, qui lui permettaient généralement de réagir à temps.

Alors elle déambula dans la colonie, essayant de juger les gens du regard, souriant à des passants qui avaient l’air sympathique, fusillant du regard ceux qui avaient l’air de la prendre pour leur quatre-heure. Ceux-là, dieux merci, étaient très rare, mais même ici, il y avait des idiots visiblement. Les pas de la romaine la guidèrent vers ce qui ressemblait à des boxes, sûrement pour des pégases, pensa-t-elle. Elle ne s’y intéressait que très peu, puisque son pouvoir lui permettait de voler à peu près quand bon lui semblait, mais ils étaient bien pratiques pour les longs trajets. Elle ne pouvait parcourir que de relativement courtes distances grâce aux vents, alors que ces chevaux ailés, eux, peuvent tenir pendant des heures.  

En s’approchant, plus par curiosité qu’autre chose, elle s’aperçut qu’il y avait déjà une personne en train de donner à manger à l’un des pégases. C’était une fille, pas spécialement grande, au physique assez banal en somme. Son visage, par contre, était loin d’être banal, mais ce qui attira le plus Séra, ce fut sa posture, son regard et son aura. Alors qu’elle donnait à manger au pégase et qu’elle lui parlait avec une tendresse significative dans la voix et dans le regard, son corps et l’impression qui se dégageait d’elle était ceux d’une guerrière, une vraie. En fait, elle lui faisait penser à Kiliala, dans une certaine mesure, ce qui était définitivement un compliment. Un sourire aux lèvres, Séra entra dans l’écurie accompagnée d’une légère brise, tout juste suffisante pour faire se retourner l’inconnue, afin qu’elle la remarque enfin.

Tu sembles beaucoup aimer les pégases. Une raison en particulier ? Moi c’est Séra, au fait, bras droit de la Centurion de la deuxième cohorte de la Nouvelle Rome.

Elle avait pris l’habitude de se présenter ainsi aux gens qui ne la connaissaient pas, sûrement parce que, inconsciemment, ça laissait paraître son prestige et sa puissance, et que la plupart des gens de leur monde trouvaient ces valeurs comme étant impressionnantes.


W. Alexis Nyqvist
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Sujet: Re: Comme un vent de fraîcheur
Ven 10 Aoû - 14:11
Le camp des sang-mêlés était comme une deuxième maison pour Alexis. Elle se laissait très facilement bercer au rythme de l’emploi du temps des demi-dieux. Un peu d’entraînement. Un peu de grec. Un peu de canoë. Un peu d’histoire. Alexis n’était pas très difficile à complaire et elle s’habituait facilement à tout ce qu’on lui proposait. Le seul bémol de ces derniers temps fut son manque d’entraînement. À la suite d’une altercation un peu trop brutale avec des fourmis géantes et son propre pouvoir, la fille d’Arès s’était blessée et était en convalescence. Loin de partir de l’arène pour autant, elle se contentait d’aider le maître d’arme dans les cours quand elle-même aurait dû être sur le ring. Néanmoins, c’était agréable de se perdre dans l’aide aux nouveaux venus, surtout pour les plus jeunes – ceux qui risquaient le moins d’aggraver ses blessures.

Néanmoins, ce qu’Alexis appréciait le plus, c’était les moments de pause. Ceux où elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Évidement, elle faisait un peu ce qu’elle voulait quand elle voulait, car le camp n’était pas connu pour sa rigueur et sa discipline, mais elle essayait de rester sage la plupart du temps. De ce fait, elle appréciait encore plus les moments où elle pouvait décider de qu’elle faisait. Parfois, elle croisait Elliot sur le chemin et ils parlaient pendant plusieurs heures de tout et de rien. Mais souvent, comme aujourd’hui, elle venait à l’écurie des pégases. Alexis était fascinée par ces êtres ailés qui étaient libres de voyager comme bon leur semblait. Elle aurait aimé pouvoir s’envoler sur leur dos et voyager aux quatre coins du monde. À défaut de pouvoir réaliser ce fantasme, Alexis prenait grand soin à s’occuper d’eux. Au début, ils étaient un peu méfiants – sûrement à cause de son aura forgée dans la guerre – mais ils remarquèrent très vite la bienveillance de la jeune fille et hennissaient de plaisir dès qu’elle franchissait l’écurie.  

Encore aujourd’hui, la fille d’Arès s’était réfugiée dans l’écurie. L’envie de parler à qui que ce soit n’était pas venue, alors elle avait volontairement esquivé les lieux de loisirs de ses connaissances afin d’épouser la solitude comme elle l’envisageait. Heureuse de voir qu’il n’y avait personne – car, sous cette chaleur, peu de monde appréciait l’odeur de purin qui chatouillait les narines – Alexis prit grand soin à brosser tous les pégases qui étaient présents. Une fois cette petite ronde achevée, elle commença à les nourrir. Ils adoraient l’avoine et savaient attendre patiemment qu’Alexis vienne les voir, car elle n’en oubliait jamais aucun et n’avait aucune préférence, aucun favoritisme.

Lorsqu’elle était tranquillement entrain de caresser le haut du crâne l’un des pégases pendant qu’il mangeait dans son autre main, Alexis sentit une brise lui fouetter le visage. Instinctivement, elle ferma les yeux pour en apprécier la sensation avant de les rouvrir et de tourner la tête. Une présence se faisait définitivement sentir et quémandait de l’attention. À quelques pas d’elle, la fille d’Arès pouvait voir une autre jeune fille, aussi grande qu’Alexis était petite et aussi blonde qu’elle était brune.

Malgré sa déception de voir quelqu’un en sa compagnie, Alexis esquissa un faible sourire pendant que l’inconnue se présentait. Ainsi, elle se prénommait Séra, aimait les pégases et était romaine. Alexis aurait aimé dire « Ok, enchanté. » et continuer de s’occuper des chevaux ailés, mais tout dans la position de la romaine indiquait qu’elle s’attendait à des échanges plus poussés. Se retenant de soupirer, elle caressa une dernière fois le crâne du pégase et frotta sa main pleine de bave et de restes d’avoine contre son short afin de faire définitivement face à la nouvelle venue.

« Ils sont gentils. »

Se contenta-t-elle de répondre à la question concernant la raison de son affection pour les pégases. Elle haussa les épaules et enfonça ses mains dans son short. Un silence gênant commença à s’installer entre les deux filles, alors Alexis en profita pour se présenter, en essayant d’y mettre tout son cœur :

« Je m’appelle Alexis, prononça-t-elle d’une voix plus grave qu’elle ne le voulait. Fille d’Arès. »

Ajouta-t-elle sans grande conviction. Elle avait cru remarquer que le système romain ne mettait pas en avant les parents divins, mais elle n’avait aucune autre idée de quoi dire d’autre. Elle n’appartenait à aucun autre groupe social ici. Finalement, un pégase vint frotter sa tête contre l’épaule de la fille d’Arès, lui rappelant qu’il n’avait pas eu d’avoine, lui. Distraite, Alexis lui caressa le museau, sans quitter Séra des yeux. Finalement, elle s’en détourna et plongea sa main dans le sac d’avoine pour laisser le pégase en manger. Sentant toujours le regard brûlant de la romaine à côté d’elle, Alexis la regarda de côté et s’exclama :

« Alors, pas trop dépaysant chez nous ? »

Alexis se sentait un peu stupide, ne sachant pas trop quoi dire ou faire. Les gens d’ici étaient habitués à ses silences et sa présence, et la bienséance qui pousse à ne pas rester en compagnie de quelqu’un qui n’a pas l’air d’être à l’aise à l’idée de parler avec quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Mais cette romaine ne semblait posséder rien de tout ça.


Séraphina Gwynt
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Sujet: Re: Comme un vent de fraîcheur
Ven 10 Aoû - 22:12
Un demi-sourire satisfait s’affiche sur le visage de Séra lorsque la jeune fille aux pégases se détourna d’eux pour lui parler. La gentillesse était ce qu’elle appréciait chez les équidés volants ? Pendant un court instant, la Romaine tenta de trouver quel genre de dieu pouvait parler aux chevaux, pour que l’inconnue puisse leur parler afin de savoir s’ils sont gentils ou non, mais elle eut vite abandonné. Décidemment, son savoir de la mythologie était bien en dessous de ce qu’il devrait être au vu de son rang, mais elle s’en fichait bien. Avec une encyclopédie comme Centurion, quel intérêt y aurait-il à se renseigner sur ces dieux si proches des siens ? Alexis - Arès, la guerre. Voilà, une chose que Séra connaissait, principalement parce qu’elle s’était documentée sur les gens à affronter pour montrer sa force. Alors cette jeune fille était effectivement une guerrière, sa gestuelle inconsciente et son aura ne trompaient pas, même si le tout était caché sous une grosse dose d’inconfort.

Tandis qu’un pégase fit sentir sa présence à Alexis, qui détourna alors son attention vers lui afin de le nourrir à son tour, les yeux bruns pleins de curiosités de Séraphina dévorèrent cette nouvelle connaissance, faisant attention au moindre détail de ses mouvements, la manière dont ses muscles bougeaient. Lorsque l’on regardait dans le détail, son corps n’était pas si banal en fin de compte. Il était formé comme il le fallait pour une guerrière. Peut-être était-elle un peu petite, mais ça pouvait être un avantage, comme ça l’était pour une certaine Centurion. Le tout était de savoir s’en servir, mais quelque chose lui disait que la fille d’Arès devait être capable de se battre suffisamment bien pour être une adversaire intéressante.

En deux enjambées, elle réduit la distance qu’il y avait entre elles deux, et s’approcha d’un pégase à son tour. Tout en approchant sa main, elle fit courir un courant d’air le long de ses grandes ailes plumées, ce qui eut pour réaction de l’amadouer presque instantanément, et il se laissa caresser un moment. Sans lâcher du regard son prochain adversaire, Séra fit voler un peu d’avoine du sceau de la jeune fille jusque devant le museau du pégase qu’elle caressait, tout en décidant qu’il était enfin le bon moment pour parler.

Votre colonie est... Dépaysante, oui, c’est le moins que l’on puisse dire. On dirait presque qu’il n’y a aucun ordre, aucune règle, et que chacun fait ce qu’il veut. Et certaines personnes manquent cruellement d’entraînement au combat, c’est dommage.

Elle laissa passer un court blanc, s’assurant que la jeune fille n’avait aucune remarque supplémentaire à faire, dans l’optique de respecter un temps de parole équivalent, mais elle semblait à peine intéressée par la conversation, alors Séra se sentit obliger de la mettre au centre de celle-ci.

Il y a quelques minutes à peine, j’étais à l’arène. Où étais-tu alors que je cherchais un adversaire à la hauteur ? Je n’ai trouvé qu’un fils de votre Minerve, et il était loin d’être intéressant. Toi, par contre, à te regarder, je sens que tu dois savoir te battre.

Tout en finissant sa phrase, un sourire défiant se dessina sur le visage moqueur de la jeune fille. Une enfant de la guerre, elle devrait bien avoir une quelconque réaction lorsqu’on la défiait en duel, non ? Il restait la possibilité qu’elle soit encore plus étrange que ne laissait paraître son attitude fuyante, sur la défensive.


W. Alexis Nyqvist
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Sujet: Re: Comme un vent de fraîcheur
Sam 18 Aoû - 10:03
Si Alexis appréciait bien une chose à la colonie, c’est de pouvoir être seule, de pouvoir contrôler le moment où elle pouvait souffler de toute l’agitation extérieure, de cet instant où elle se délectait de n’avoir rien à faire d’autres que ce qu’elle désirait. Elle appréciait la solitude qui l’enveloppait quand elle le décidait, elle se délectait ne plus entendre les autres demi-dieux vaquant à leurs occupations. Les animaux, évidement, ne comptaient pas comme nuisance sonore ou visuelle. C’est pour cela que la fille d’Arès prenait tant de plaisir à venir rendre visite aux équidés quand il n’y avait personne aux alentours. Une vraie pause. Puis parfois, cette pause était réduite à néant car des gens avaient envie de lui parler. Dans sa prochaine vie, Alexis apprécierait d’être une grande bête de muscule, d’aux moins deux mètres, au visage taciturne et au regard noir. Elle ne se ferait pas beaucoup d’amis mais au moins elle serait beaucoup plus tranquille.

Néanmoins, Alexis était beaucoup trop polie pour s’en aller d’un coup ou pour envoyer paître la romaine. Elle se contenta donc de se concentrer sur le pégase, essayant d’ignorer les regards insistants sur son corps. S’il y avait bien une chose qu’Alexis méprisait encore plus que le bruit incessant, c’était les longs regards. Pourquoi diantre les gens se sentaient obligés de braquer leurs regards brûlants sur les autres et d’insister à ce point ? Plus les secondes passaient, plus Alexis avait envie de se transformer en souris et de partir. Finalement, Sera décida d’enchaîner les malaises en se rapprochant très près de la grecque. Alexis était à deux doigts de sentir son souffle sur sa nuque tellement elles étaient proches. La fille d’Arès se décida à reculer quand elle sentit un léger souffle d’air lui caresser la joue avant de s’emmêler dans la crinière du pégase. Deux pas plus loin, retrouvant ainsi une distance raisonnable du corps de la romaine, Alexis remarqua que le courant d’air venait très probablement de la romaine qui faisait maintenant flotter de l’avoine jusqu’aux pégases. Voilà une rapide façon de se faire aimer des équidés. Alexis ravala une moue boudeuse, légèrement jalouse de cette faculté.

Finalement, Sera se décida à parler. Et ce fut pour critiquer la colonie, en disant qu’elle manquait d’ordre, de règle et que beaucoup manquaient d’entraînement. Alexis se contenta de hausser les épaules. Quand la moyenne d’âge est de 15 ans, sommes-nous vraiment contraints d’appliquer un mode de vie militaire ? Alexis garda cette réflexion pour elle et continua d’écouter la romaine qui n’avait pas fini de parler. Elle enchaîna donc en parlant de l’arène. L’attention d’Alexis, pourtant si facilement détournée, se retrouva concentrée sur la conversation. Son amour pour ce lieu eu raison d’elle. Elle planta son regard dans celui de la romaine, sans pour autant dire un mot. Puis finalement, Alexis fut de nouveau déçue. Cette romaine ne semblait ne savoir que critiquer : personne n’était à la hauteur de la grande guerrière romaine. Alexis roula les yeux au ciel et leva son t-shirt.

« Désolée de te décevoir, ce n’est pas aujourd’hui que tu pourrais essayer de me battre. »

Un bandage entourait ses côtes sur bien cinq centimètres. Sa bataille contre les fournis géantes et le poison aura eu raison de quelques côtes fêlées, voir légèrement brisées, qu’il fallait réparer. Elle n’avait donc pas le droit, sous peine de se faire assassiner par des enfants d’Apollon, de se battre sérieusement. Néanmoins, elle avait le droit de provoquer une romaine un brin arrogante en insistant sur le essayer de me battre. À son tour, Alexis afficha un sourire de défi. Puis finalement, elle relâcha son t-shirt orange qui recouvrit son corps abîmé.

« Ne sous-estime pas les guerriers de la Colonie. La plupart sont en train de risquer leurs vies dehors, lors de quêtes. Ceux qui restent ici ne sont là que pour l’été ou alors viennent tout juste d’arriver après avoir risqué leur vie avec comme seul aide un satyre. »

Le regard d’Alexis brûlait de mépris pour cette romaine. Qui était-elle pour arriver depuis son camp militaire et critiquer des jeunes demi-dieux qui tentaient tant bien que mal de survivre le reste de l’année ? La colère commençait à lui piquer le long de l’échine. Sans qu’elle s’en rende compte, un sac d’avoine explosa. Surprise, Alexis se calma instantanément. Ce n’était pas le moment de laisser la fierté contrôler ses pouvoirs. Un pégase frappa des sabots sur le sol, comme pour montrer son mécontentement. Alexis s’approcha de lui doucement et lui frotta le museau en murmurant un désolée que lui seul pouvait entendre.  


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Sujet: Re: Comme un vent de fraîcheur
Sam 18 Aoû - 16:03
A peine Sera eut-elle fini sa phrase que la guerrière grecque souleva son T-shirt pour montrer ses blessures et expliquer qu’elles ne pourraient pas se battre aujourd’hui. Il n’en fallut pas moins à la Romaine pour que son sourire espiègle tombe de ses lèvres pour laisser place à une moue déconfite. Il n’y avait à voir que de simples bandages, mais ils s’étalaient à tel point sur tout le corps de la jeune fille que n’importe qui pouvait comprendre que ses blessures étaient sévères. Alors voilà la raison de son absence à l’arène. Sera eu un élan de pitié pour elle, il n’y avait rien de pire pour une guerrière que de se voir retirer le droit de se battre. Cela dit, ce n’était pas peine perdue. Il y avait dans la phrase d’Alexis un je ne sais quoi qui laissait présager qu’un duel entre elles deux n’était pas à écarter entièrement dans le futur.  

De plus, cette jeune blessée semblait avoir du cran, et être capable de tenir tête aux autres. Elle expliqua alors, avec un regard qui déçu et ravi la Romaine en même temps, la raison de l’absence de guerriers puissants à la colonie. Son explication tenait la route. Il y avait aussi des périodes au Camp Jupiter où les plus puissants étaient tous occupés ou partis, même si c’était extrêmement rares, étant donné que le Camp Jupiter comportait bien plus de combattants que la colonie. Tandis que Sera s’apprêtait à répondre dans le sens d’Alexis, elle fut stoppée net lorsqu’un sac d’avoine explosa soudainement à leurs pieds. Aussitôt, la guerrière Romaine fit un saut en arrière et dégaina sa lance, tout en se préparant au combat, cherchant la raison de l’explosion du sac du regard. Alors que ses yeux se posèrent encore une fois sur la fille d’Arès, elle se rendit compte que celle-ci était à peine étonnée d’avoir vu ce sac exploser, et qu’elle était déjà affairée à calmer un pégase mécontent.

Deux possibilités s’offrirent à Sera ; soit les explosions d’avoine étaient monnaie courante dans cette colonie, auquel cas il lui faudrait faire très attention, soit la jeune fille en était directement responsable, et ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Les deux possibilités étaient intéressantes, mais si le pouvoir qu’avait hérité cette guerrière de son parent divin était la capacité de faire exploser quelque chose, alors elle pourrait bien être presque invincible, et ce peu importe son adversaire. En remettant sa boucle d’oreille en place, elle se laissa tomber au sol, et demanda aux vents de remettre autant d’avoine que possible dans un autre sac, afin de réparer les dégâts causés par l’explosion, du moins autant que faire se pouvait.

Elle posa ses coudes sur ses genoux, puis son menton dans ses mains et, pensive, annonça :

Je comprends si je t’ai énervée. Je suppose que si quelqu’un critiquait ma cohorte en ne la connaissant que depuis quelques jours seulement, j’aurais moi aussi envie de faire exploser des trucs. Mon problème, c’est que je suis venue avec ma cohorte en partie pour apprendre des choses sur la vie à la grecque, vos techniques de combats, et d’autres choses plus personnelles, et en voyant l’arène aujourd’hui, j’ai été déçue. Peut-être bien que je n’aurais pas dû évacuer ma frustration sur toi.

Sera était gênée d’avoir à s’excuser auprès de la grecque, d’autant qu’elle ne jugeait pas son comportement comme étant profondément irrespectueux, mais elle comprenait bien que c’était le minimum à faire si elle ne voulait pas s’en faire une ennemie. Et bien évidemment, elle ne voulait se faire aucun ennemi si tant est que cela fut possible. Au vu du comportement sanguin des grecs et de leur fâcheuse tendance à laisser parler leurs émotions au travers de leurs pouvoirs, Sera devrait visiblement travailler sur son comportement si elle souhaitait se faire aimer de ce camp. Se comporter comme elle en avait l’habitude à la Nouvelle Rome ne marcherait pas avec tout le monde en ce lieu.

Tu as une idée de quand ceux partis pour des quêtes devraient revenir ? Ou de quand tu serais prête à reprendre du service ? A voir ton don, je suis certaine que tu me donnerais du fil à retordre en duel !

Tandis qu’elle disait cela, la Romaine jouait machinalement à faire de toutes petites tornades sur les sol pour déplacer la poussière, de la même manière qu’une enfant jouerait, de manière distraite, avec une mèche de ses cheveux, l'air rêveuse.


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Sujet: Re: Comme un vent de fraîcheur

Comme un vent de fraîcheur


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