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    Alexander Fils de Poséidon


    Séraphina Gwynt
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    Comme un vent de fraîcheur

    le Jeu 9 Aoû - 22:04
    Séra regarda d’un air peu satisfait le demi-dieu en face d’elle. Alors c’était ça, un combattant de la colonie des sang-mêlés? Brasser beaucoup d’air pour au final ne pas savoir surmonter une petite brise? Comme il était de rigueur, elle mit fin au combat amical en dégainant sa lance, et en tapotant doucement la gorge de son adversaire avec le côté plat de son arme. D’un soupir, elle laissa les courants d’air reprendre leur chemin initial, et le fils de la Minerve grecque fit une chute d’un petit mètre, atterrissant sur son postérieur. Il paraissait qu’en Grèce, Minerve était une déesse guerrière, comparable à Mars. Ses enfants, pourtant, à en juger par l’échantillon qu’elle pouvait regarder de haut, étaient loin d’être des guerriers. Enfin, il était aussi possible qu’elle ait choisi le mauvais. Elle soupira en replaçant sa boucle d’oreille, et tourna les talons, après avoir toutefois salué et remercié le garçon pour le “combat”.

    En arrivant à la Colonie, son but était principalement de montrer aux grecs à quel point elle, et par la même occasion sa cohorte toute entière, étaient puissants. A quel point le modèle Romain, discipliné, entraîné, rigoureux, surpassait la souplesse et la brutalité qui caractérisait, semblait-il, les Grecs. Trouver des adversaires puissants et les vaincre dans des combats sans pitié, où chacun des deux camps donnait tout ce qu’il avait, voilà ce qu’elle recherchait ! Mais non, son premier choix, un grand gaillard qui avait l’air de savoir tenir une épée, n’était visiblement pas un bon adversaire. Elle songea qu’elle devrait peut-être laisser une chance à son adversaire la prochaine fois, ne pas le bloquer directement dans les airs comme elle le faisait si bien, ou alors affronter plusieurs personnes à la fois. Elle était presque imbattable en un contre un, mais elle avait après tout du mal à se défendre lorsqu’il y avait plusieurs cibles potentielles. C’était là qu’entrait en jeu la réactivité et les pouvoirs mentaux de Scheddar, qui lui permettaient généralement de réagir à temps.

    Alors elle déambula dans la colonie, essayant de juger les gens du regard, souriant à des passants qui avaient l’air sympathique, fusillant du regard ceux qui avaient l’air de la prendre pour leur quatre-heure. Ceux-là, dieux merci, étaient très rare, mais même ici, il y avait des idiots visiblement. Les pas de la romaine la guidèrent vers ce qui ressemblait à des boxes, sûrement pour des pégases, pensa-t-elle. Elle ne s’y intéressait que très peu, puisque son pouvoir lui permettait de voler à peu près quand bon lui semblait, mais ils étaient bien pratiques pour les longs trajets. Elle ne pouvait parcourir que de relativement courtes distances grâce aux vents, alors que ces chevaux ailés, eux, peuvent tenir pendant des heures.  

    En s’approchant, plus par curiosité qu’autre chose, elle s’aperçut qu’il y avait déjà une personne en train de donner à manger à l’un des pégases. C’était une fille, pas spécialement grande, au physique assez banal en somme. Son visage, par contre, était loin d’être banal, mais ce qui attira le plus Séra, ce fut sa posture, son regard et son aura. Alors qu’elle donnait à manger au pégase et qu’elle lui parlait avec une tendresse significative dans la voix et dans le regard, son corps et l’impression qui se dégageait d’elle était ceux d’une guerrière, une vraie. En fait, elle lui faisait penser à Kiliala, dans une certaine mesure, ce qui était définitivement un compliment. Un sourire aux lèvres, Séra entra dans l’écurie accompagnée d’une légère brise, tout juste suffisante pour faire se retourner l’inconnue, afin qu’elle la remarque enfin.

    Tu sembles beaucoup aimer les pégases. Une raison en particulier ? Moi c’est Séra, au fait, bras droit de la Centurion de la deuxième cohorte de la Nouvelle Rome.

    Elle avait pris l’habitude de se présenter ainsi aux gens qui ne la connaissaient pas, sûrement parce que, inconsciemment, ça laissait paraître son prestige et sa puissance, et que la plupart des gens de leur monde trouvaient ces valeurs comme étant impressionnantes.


    W. Alexis Nyqvist
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Ven 10 Aoû - 14:11
    Le camp des sang-mêlés était comme une deuxième maison pour Alexis. Elle se laissait très facilement bercer au rythme de l’emploi du temps des demi-dieux. Un peu d’entraînement. Un peu de grec. Un peu de canoë. Un peu d’histoire. Alexis n’était pas très difficile à complaire et elle s’habituait facilement à tout ce qu’on lui proposait. Le seul bémol de ces derniers temps fut son manque d’entraînement. À la suite d’une altercation un peu trop brutale avec des fourmis géantes et son propre pouvoir, la fille d’Arès s’était blessée et était en convalescence. Loin de partir de l’arène pour autant, elle se contentait d’aider le maître d’arme dans les cours quand elle-même aurait dû être sur le ring. Néanmoins, c’était agréable de se perdre dans l’aide aux nouveaux venus, surtout pour les plus jeunes – ceux qui risquaient le moins d’aggraver ses blessures.

    Néanmoins, ce qu’Alexis appréciait le plus, c’était les moments de pause. Ceux où elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Évidement, elle faisait un peu ce qu’elle voulait quand elle voulait, car le camp n’était pas connu pour sa rigueur et sa discipline, mais elle essayait de rester sage la plupart du temps. De ce fait, elle appréciait encore plus les moments où elle pouvait décider de qu’elle faisait. Parfois, elle croisait Elliot sur le chemin et ils parlaient pendant plusieurs heures de tout et de rien. Mais souvent, comme aujourd’hui, elle venait à l’écurie des pégases. Alexis était fascinée par ces êtres ailés qui étaient libres de voyager comme bon leur semblait. Elle aurait aimé pouvoir s’envoler sur leur dos et voyager aux quatre coins du monde. À défaut de pouvoir réaliser ce fantasme, Alexis prenait grand soin à s’occuper d’eux. Au début, ils étaient un peu méfiants – sûrement à cause de son aura forgée dans la guerre – mais ils remarquèrent très vite la bienveillance de la jeune fille et hennissaient de plaisir dès qu’elle franchissait l’écurie.  

    Encore aujourd’hui, la fille d’Arès s’était réfugiée dans l’écurie. L’envie de parler à qui que ce soit n’était pas venue, alors elle avait volontairement esquivé les lieux de loisirs de ses connaissances afin d’épouser la solitude comme elle l’envisageait. Heureuse de voir qu’il n’y avait personne – car, sous cette chaleur, peu de monde appréciait l’odeur de purin qui chatouillait les narines – Alexis prit grand soin à brosser tous les pégases qui étaient présents. Une fois cette petite ronde achevée, elle commença à les nourrir. Ils adoraient l’avoine et savaient attendre patiemment qu’Alexis vienne les voir, car elle n’en oubliait jamais aucun et n’avait aucune préférence, aucun favoritisme.

    Lorsqu’elle était tranquillement entrain de caresser le haut du crâne l’un des pégases pendant qu’il mangeait dans son autre main, Alexis sentit une brise lui fouetter le visage. Instinctivement, elle ferma les yeux pour en apprécier la sensation avant de les rouvrir et de tourner la tête. Une présence se faisait définitivement sentir et quémandait de l’attention. À quelques pas d’elle, la fille d’Arès pouvait voir une autre jeune fille, aussi grande qu’Alexis était petite et aussi blonde qu’elle était brune.

    Malgré sa déception de voir quelqu’un en sa compagnie, Alexis esquissa un faible sourire pendant que l’inconnue se présentait. Ainsi, elle se prénommait Séra, aimait les pégases et était romaine. Alexis aurait aimé dire « Ok, enchanté. » et continuer de s’occuper des chevaux ailés, mais tout dans la position de la romaine indiquait qu’elle s’attendait à des échanges plus poussés. Se retenant de soupirer, elle caressa une dernière fois le crâne du pégase et frotta sa main pleine de bave et de restes d’avoine contre son short afin de faire définitivement face à la nouvelle venue.

    « Ils sont gentils. »

    Se contenta-t-elle de répondre à la question concernant la raison de son affection pour les pégases. Elle haussa les épaules et enfonça ses mains dans son short. Un silence gênant commença à s’installer entre les deux filles, alors Alexis en profita pour se présenter, en essayant d’y mettre tout son cœur :

    « Je m’appelle Alexis, prononça-t-elle d’une voix plus grave qu’elle ne le voulait. Fille d’Arès. »

    Ajouta-t-elle sans grande conviction. Elle avait cru remarquer que le système romain ne mettait pas en avant les parents divins, mais elle n’avait aucune autre idée de quoi dire d’autre. Elle n’appartenait à aucun autre groupe social ici. Finalement, un pégase vint frotter sa tête contre l’épaule de la fille d’Arès, lui rappelant qu’il n’avait pas eu d’avoine, lui. Distraite, Alexis lui caressa le museau, sans quitter Séra des yeux. Finalement, elle s’en détourna et plongea sa main dans le sac d’avoine pour laisser le pégase en manger. Sentant toujours le regard brûlant de la romaine à côté d’elle, Alexis la regarda de côté et s’exclama :

    « Alors, pas trop dépaysant chez nous ? »

    Alexis se sentait un peu stupide, ne sachant pas trop quoi dire ou faire. Les gens d’ici étaient habitués à ses silences et sa présence, et la bienséance qui pousse à ne pas rester en compagnie de quelqu’un qui n’a pas l’air d’être à l’aise à l’idée de parler avec quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Mais cette romaine ne semblait posséder rien de tout ça.


    Séraphina Gwynt
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Ven 10 Aoû - 22:12
    Un demi-sourire satisfait s’affiche sur le visage de Séra lorsque la jeune fille aux pégases se détourna d’eux pour lui parler. La gentillesse était ce qu’elle appréciait chez les équidés volants ? Pendant un court instant, la Romaine tenta de trouver quel genre de dieu pouvait parler aux chevaux, pour que l’inconnue puisse leur parler afin de savoir s’ils sont gentils ou non, mais elle eut vite abandonné. Décidemment, son savoir de la mythologie était bien en dessous de ce qu’il devrait être au vu de son rang, mais elle s’en fichait bien. Avec une encyclopédie comme Centurion, quel intérêt y aurait-il à se renseigner sur ces dieux si proches des siens ? Alexis - Arès, la guerre. Voilà, une chose que Séra connaissait, principalement parce qu’elle s’était documentée sur les gens à affronter pour montrer sa force. Alors cette jeune fille était effectivement une guerrière, sa gestuelle inconsciente et son aura ne trompaient pas, même si le tout était caché sous une grosse dose d’inconfort.

    Tandis qu’un pégase fit sentir sa présence à Alexis, qui détourna alors son attention vers lui afin de le nourrir à son tour, les yeux bruns pleins de curiosités de Séraphina dévorèrent cette nouvelle connaissance, faisant attention au moindre détail de ses mouvements, la manière dont ses muscles bougeaient. Lorsque l’on regardait dans le détail, son corps n’était pas si banal en fin de compte. Il était formé comme il le fallait pour une guerrière. Peut-être était-elle un peu petite, mais ça pouvait être un avantage, comme ça l’était pour une certaine Centurion. Le tout était de savoir s’en servir, mais quelque chose lui disait que la fille d’Arès devait être capable de se battre suffisamment bien pour être une adversaire intéressante.

    En deux enjambées, elle réduit la distance qu’il y avait entre elles deux, et s’approcha d’un pégase à son tour. Tout en approchant sa main, elle fit courir un courant d’air le long de ses grandes ailes plumées, ce qui eut pour réaction de l’amadouer presque instantanément, et il se laissa caresser un moment. Sans lâcher du regard son prochain adversaire, Séra fit voler un peu d’avoine du sceau de la jeune fille jusque devant le museau du pégase qu’elle caressait, tout en décidant qu’il était enfin le bon moment pour parler.

    Votre colonie est... Dépaysante, oui, c’est le moins que l’on puisse dire. On dirait presque qu’il n’y a aucun ordre, aucune règle, et que chacun fait ce qu’il veut. Et certaines personnes manquent cruellement d’entraînement au combat, c’est dommage.

    Elle laissa passer un court blanc, s’assurant que la jeune fille n’avait aucune remarque supplémentaire à faire, dans l’optique de respecter un temps de parole équivalent, mais elle semblait à peine intéressée par la conversation, alors Séra se sentit obliger de la mettre au centre de celle-ci.

    Il y a quelques minutes à peine, j’étais à l’arène. Où étais-tu alors que je cherchais un adversaire à la hauteur ? Je n’ai trouvé qu’un fils de votre Minerve, et il était loin d’être intéressant. Toi, par contre, à te regarder, je sens que tu dois savoir te battre.

    Tout en finissant sa phrase, un sourire défiant se dessina sur le visage moqueur de la jeune fille. Une enfant de la guerre, elle devrait bien avoir une quelconque réaction lorsqu’on la défiait en duel, non ? Il restait la possibilité qu’elle soit encore plus étrange que ne laissait paraître son attitude fuyante, sur la défensive.


    W. Alexis Nyqvist
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Sam 18 Aoû - 10:03
    Si Alexis appréciait bien une chose à la colonie, c’est de pouvoir être seule, de pouvoir contrôler le moment où elle pouvait souffler de toute l’agitation extérieure, de cet instant où elle se délectait de n’avoir rien à faire d’autres que ce qu’elle désirait. Elle appréciait la solitude qui l’enveloppait quand elle le décidait, elle se délectait ne plus entendre les autres demi-dieux vaquant à leurs occupations. Les animaux, évidement, ne comptaient pas comme nuisance sonore ou visuelle. C’est pour cela que la fille d’Arès prenait tant de plaisir à venir rendre visite aux équidés quand il n’y avait personne aux alentours. Une vraie pause. Puis parfois, cette pause était réduite à néant car des gens avaient envie de lui parler. Dans sa prochaine vie, Alexis apprécierait d’être une grande bête de muscule, d’aux moins deux mètres, au visage taciturne et au regard noir. Elle ne se ferait pas beaucoup d’amis mais au moins elle serait beaucoup plus tranquille.

    Néanmoins, Alexis était beaucoup trop polie pour s’en aller d’un coup ou pour envoyer paître la romaine. Elle se contenta donc de se concentrer sur le pégase, essayant d’ignorer les regards insistants sur son corps. S’il y avait bien une chose qu’Alexis méprisait encore plus que le bruit incessant, c’était les longs regards. Pourquoi diantre les gens se sentaient obligés de braquer leurs regards brûlants sur les autres et d’insister à ce point ? Plus les secondes passaient, plus Alexis avait envie de se transformer en souris et de partir. Finalement, Sera décida d’enchaîner les malaises en se rapprochant très près de la grecque. Alexis était à deux doigts de sentir son souffle sur sa nuque tellement elles étaient proches. La fille d’Arès se décida à reculer quand elle sentit un léger souffle d’air lui caresser la joue avant de s’emmêler dans la crinière du pégase. Deux pas plus loin, retrouvant ainsi une distance raisonnable du corps de la romaine, Alexis remarqua que le courant d’air venait très probablement de la romaine qui faisait maintenant flotter de l’avoine jusqu’aux pégases. Voilà une rapide façon de se faire aimer des équidés. Alexis ravala une moue boudeuse, légèrement jalouse de cette faculté.

    Finalement, Sera se décida à parler. Et ce fut pour critiquer la colonie, en disant qu’elle manquait d’ordre, de règle et que beaucoup manquaient d’entraînement. Alexis se contenta de hausser les épaules. Quand la moyenne d’âge est de 15 ans, sommes-nous vraiment contraints d’appliquer un mode de vie militaire ? Alexis garda cette réflexion pour elle et continua d’écouter la romaine qui n’avait pas fini de parler. Elle enchaîna donc en parlant de l’arène. L’attention d’Alexis, pourtant si facilement détournée, se retrouva concentrée sur la conversation. Son amour pour ce lieu eu raison d’elle. Elle planta son regard dans celui de la romaine, sans pour autant dire un mot. Puis finalement, Alexis fut de nouveau déçue. Cette romaine ne semblait ne savoir que critiquer : personne n’était à la hauteur de la grande guerrière romaine. Alexis roula les yeux au ciel et leva son t-shirt.

    « Désolée de te décevoir, ce n’est pas aujourd’hui que tu pourrais essayer de me battre. »

    Un bandage entourait ses côtes sur bien cinq centimètres. Sa bataille contre les fournis géantes et le poison aura eu raison de quelques côtes fêlées, voir légèrement brisées, qu’il fallait réparer. Elle n’avait donc pas le droit, sous peine de se faire assassiner par des enfants d’Apollon, de se battre sérieusement. Néanmoins, elle avait le droit de provoquer une romaine un brin arrogante en insistant sur le essayer de me battre. À son tour, Alexis afficha un sourire de défi. Puis finalement, elle relâcha son t-shirt orange qui recouvrit son corps abîmé.

    « Ne sous-estime pas les guerriers de la Colonie. La plupart sont en train de risquer leurs vies dehors, lors de quêtes. Ceux qui restent ici ne sont là que pour l’été ou alors viennent tout juste d’arriver après avoir risqué leur vie avec comme seul aide un satyre. »

    Le regard d’Alexis brûlait de mépris pour cette romaine. Qui était-elle pour arriver depuis son camp militaire et critiquer des jeunes demi-dieux qui tentaient tant bien que mal de survivre le reste de l’année ? La colère commençait à lui piquer le long de l’échine. Sans qu’elle s’en rende compte, un sac d’avoine explosa. Surprise, Alexis se calma instantanément. Ce n’était pas le moment de laisser la fierté contrôler ses pouvoirs. Un pégase frappa des sabots sur le sol, comme pour montrer son mécontentement. Alexis s’approcha de lui doucement et lui frotta le museau en murmurant un désolée que lui seul pouvait entendre.  


    Séraphina Gwynt
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Sam 18 Aoû - 16:03
    A peine Sera eut-elle fini sa phrase que la guerrière grecque souleva son T-shirt pour montrer ses blessures et expliquer qu’elles ne pourraient pas se battre aujourd’hui. Il n’en fallut pas moins à la Romaine pour que son sourire espiègle tombe de ses lèvres pour laisser place à une moue déconfite. Il n’y avait à voir que de simples bandages, mais ils s’étalaient à tel point sur tout le corps de la jeune fille que n’importe qui pouvait comprendre que ses blessures étaient sévères. Alors voilà la raison de son absence à l’arène. Sera eu un élan de pitié pour elle, il n’y avait rien de pire pour une guerrière que de se voir retirer le droit de se battre. Cela dit, ce n’était pas peine perdue. Il y avait dans la phrase d’Alexis un je ne sais quoi qui laissait présager qu’un duel entre elles deux n’était pas à écarter entièrement dans le futur.  

    De plus, cette jeune blessée semblait avoir du cran, et être capable de tenir tête aux autres. Elle expliqua alors, avec un regard qui déçu et ravi la Romaine en même temps, la raison de l’absence de guerriers puissants à la colonie. Son explication tenait la route. Il y avait aussi des périodes au Camp Jupiter où les plus puissants étaient tous occupés ou partis, même si c’était extrêmement rares, étant donné que le Camp Jupiter comportait bien plus de combattants que la colonie. Tandis que Sera s’apprêtait à répondre dans le sens d’Alexis, elle fut stoppée net lorsqu’un sac d’avoine explosa soudainement à leurs pieds. Aussitôt, la guerrière Romaine fit un saut en arrière et dégaina sa lance, tout en se préparant au combat, cherchant la raison de l’explosion du sac du regard. Alors que ses yeux se posèrent encore une fois sur la fille d’Arès, elle se rendit compte que celle-ci était à peine étonnée d’avoir vu ce sac exploser, et qu’elle était déjà affairée à calmer un pégase mécontent.

    Deux possibilités s’offrirent à Sera ; soit les explosions d’avoine étaient monnaie courante dans cette colonie, auquel cas il lui faudrait faire très attention, soit la jeune fille en était directement responsable, et ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Les deux possibilités étaient intéressantes, mais si le pouvoir qu’avait hérité cette guerrière de son parent divin était la capacité de faire exploser quelque chose, alors elle pourrait bien être presque invincible, et ce peu importe son adversaire. En remettant sa boucle d’oreille en place, elle se laissa tomber au sol, et demanda aux vents de remettre autant d’avoine que possible dans un autre sac, afin de réparer les dégâts causés par l’explosion, du moins autant que faire se pouvait.

    Elle posa ses coudes sur ses genoux, puis son menton dans ses mains et, pensive, annonça :

    Je comprends si je t’ai énervée. Je suppose que si quelqu’un critiquait ma cohorte en ne la connaissant que depuis quelques jours seulement, j’aurais moi aussi envie de faire exploser des trucs. Mon problème, c’est que je suis venue avec ma cohorte en partie pour apprendre des choses sur la vie à la grecque, vos techniques de combats, et d’autres choses plus personnelles, et en voyant l’arène aujourd’hui, j’ai été déçue. Peut-être bien que je n’aurais pas dû évacuer ma frustration sur toi.

    Sera était gênée d’avoir à s’excuser auprès de la grecque, d’autant qu’elle ne jugeait pas son comportement comme étant profondément irrespectueux, mais elle comprenait bien que c’était le minimum à faire si elle ne voulait pas s’en faire une ennemie. Et bien évidemment, elle ne voulait se faire aucun ennemi si tant est que cela fut possible. Au vu du comportement sanguin des grecs et de leur fâcheuse tendance à laisser parler leurs émotions au travers de leurs pouvoirs, Sera devrait visiblement travailler sur son comportement si elle souhaitait se faire aimer de ce camp. Se comporter comme elle en avait l’habitude à la Nouvelle Rome ne marcherait pas avec tout le monde en ce lieu.

    Tu as une idée de quand ceux partis pour des quêtes devraient revenir ? Ou de quand tu serais prête à reprendre du service ? A voir ton don, je suis certaine que tu me donnerais du fil à retordre en duel !

    Tandis qu’elle disait cela, la Romaine jouait machinalement à faire de toutes petites tornades sur les sol pour déplacer la poussière, de la même manière qu’une enfant jouerait, de manière distraite, avec une mèche de ses cheveux, l'air rêveuse.


    W. Alexis Nyqvist
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Mar 21 Aoû - 17:04
    Alexis appréciait grandement le contact avec les animaux. Dans un premier temps, il y avait rarement de la méchanceté chez les animaux. Il était vrai que certaines espèces comme les dauphins ou les félins pouvaient, de temps à autre, jouer à des jeux sadiques, proche de la torture inutile plutôt que d’autre chose. Néanmoins, la plupart n’agissaient que par instinct de survie et non par envie de régner sur les autres de façon totalitaire, juste afin de montrer qui était le plus fort, le plus beau et le plus divin. Autant vous dire que chez les humains, et autres créatures dotées de faculté mentale légèrement supérieure à celle d’un enfant de quatre ans, Alexis ne trouvait pas souvent ce genre de comportement. En général, à l’image des dieux, les Hommes usaient de tout ce que la nature leur avait doté pour écraser leur prochain et établir une domination basée sur tout et n’importe quoi.

    La voix de Sera raisonnait dans l’écurie pendant qu’Alexis tentait de se calmer en se concentrant sur le pégase devant elle. Plus le temps s’allongeait, et plus Sera continuait de parler. La fille d’Arès était reconnaissante envers la romaine : celle-ci présentait ses excuses, rangeait les dégâts qu’elle avait causé, expliquait son point de vue, et essayait vraiment de se montrer agréable envers Alexis. Néanmoins, cette dernière avait juste envie de lui hurler de se taire le temps qu’elle réussisse à retrouver la paix intérieure. Pourtant, Alexis ne fit rien de tout cela. Elle se contenta de caresser le pégase en écoutant, malgré elle, les paroles de la romaine. Celle-ci se couchait dans ses excuses, à la limite de l’indécence. Il était rare de voir des humains capables de tant de réflexion sur soi, et c’est ce qui se réussit à calmer Alexis – qui aurait pu le faire bien plus tôt si la romaine s’était tue, mais ce n’était pas le débat.

    Petit à petit, la fille d’Arès tourna sur elle-même pour regarder Sera, qui était assise en tailleur par terre. Accoudée sur ses genoux, elle semblait trouver du réconfort dans le sol qu’elle ne cessait de fixer. Alexis se rendit compte qu’elle n’avait pas été très agréable envers cette inconnue qui tentait tant bien que mal – et surtout mal – de sociabiliser avec elle. La romaine était partie de chez elle pour venir ici et Alexis s’était contentée de l’envoyer paître sans retenue. Grognant mentalement, la grecque se décida néanmoins à s’assoir en face de Sera, pendant que cette dernière s’interrogea sur le retour des possibles guerriers prêts à l’affronter. Ou quand Alexis serait de retour à l’arène. Bien qu’elle mourût envie de hurler « maintenant, tout de suite », la fille d’Arès garda le silence. Si elle ne voulait finir clouée au lit par une armée d’Apollon, elle ferait mieux de respecter ses congés imposés.

    Sera, en l’attente d’une réponse, se mit à jouer distraitement avec son pouvoir. De ridicules tornades se créaient du bout de ses doigts pour s’enrouler autour de la poussière de l’écurie. Alexis était au bord de la fascination morbide : combien aurait-elle donné pour avoir un pouvoir aussi agréable ? Si elle-même se mettait distraitement à faire des mini-explosions du bout de ses doigts, elle se ferait interner dans l’heure. À cette pensée, Alexis grogna mentalement. Qu’avait-elle fait dans une autre vie pour se retrouver en détonateur géant ? Décidant que ce n'était pas le moment de s’énerver à nouveau, la fille d’Arès répondit à Sera :

    « Je ne sais pas quand ils vont rentrer. Ou s’ils vont rentrer. Il y a plus de départs que de retour, dans cette colonie. »

    Sa voix sinistre ne donnait pas du tout envie de poser plus de questions sur les pensionnaires partis en quête. Se rappelant qu’elle devait faire un effort, Alexis enchaîna :

    « Et je n’utilise pas mon don, prononça-t-elle avec dégoût avec de se reprendre. Mais je donne quand même du fil à retordre. Je suppose. En tout cas, votre maître d’arme semble m’apprécier. »

    Alexis haussa les épaules, comme si cela important peu. Et ça l’importait peu au fond, car elle n’en avait rien à faire de la reconnaissance des autres, tout ce qui comptait pour elle c’était de se défouler, d’apprendre de nouvelles choses et de se sentir bien.

    « Il aime bien ma rapidité naturelle. Il n’aurait que très rarement vu quelqu’un fendre l’air de cette façon. »

    Alexis rajouta cette phrase avec un demi-sourire moqueur. Après tout, n’avait-elle pas quelqu’un en face d’elle prête à se faire fendre en deux ?


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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Mer 22 Aoû - 22:02
    Lorsque Sera voyait un membre de sa cohorte, ou même simplement un camarade du Camp Jupiter partir, elle n’avait pas pour habitude de s’inquiéter. Elle était toujours confiante qu’ils rentreraient, principalement parce qu’elle avait confiance en l’entraînement qu’ils avaient tous reçu, et en la puissance de la rigueur romaine. Chaque personne partant de la Nouvelle Rome pour une quête avait au préalable suivit le même entraînement qu’elle, et que n’importe quel autre membre de sa cohorte, et ils étaient tous prêts à se battre et à revenir en vie s’ils devaient partir en quête. A plusieurs reprises déjà Sera était partie affronter les dangers du monde extérieur, accompagnée le plus souvent de Kida et d’autres camarades en qui elle plaçait une confiance aveugle, et chaque fois, ils en revenaient vainqueurs, généralement avec des pertes minimes.

    Aussi, lorsqu’Alexis se montra si pessimiste quant au sort de ses camarades qui étaient à l’extérieur, Sera ne put s’empêcher de ressentir une forme de pitié condescendante pour la jeune fille. Alors ainsi, les gens d’ici avaient si peu confiance en l’entraînement qui leur était apporté qu’ils doutaient des prouesses de leurs camarades. Même dans le cas où il s’avèrerait en effet que la plupart mourraient, jamais Sera ne se permettrait de leur manquer de respect en doutant de leur survie. S’ils ne revenaient pas, alors soit, leur entraînement n’avait pas été suffisant, mais s’ils revenaient et qu’elle en avait douté pour une seule seconde, jamais la Romaine ne pourrait croiser leur regard sans se dire qu’un jour, elle n’avait pas confiance en l’entraînement qui lui avait été donné.

    Un nouveau mélange d’émotions se créa dans l’esprit Romain de Sera lorsque la Grecque mentionna l’inutilité de son pouvoir en combat, accompagnée de la mention de Michael Lews, qui enseignait parfois dans cette colonie, lorsqu’il trouvait des élèves prometteurs. Elle-même avait suivi son entraînement pour un moment, afin d’affiner sa capacité à ressentir les mouvements rapides autour d’elle, ainsi que sa réactivité, afin qu’elle puisse réagir à temps et repousser des adversaires tentant de la prendre par surprise. Elle éprouvait une fascination et un respect immenses pour cet homme qui avait vécu si longtemps seul, et qui avait terrassé de puissants monstres sans rien connaître de sa propre nature.

    Lorsque la jeune fille en face d’elle mentionna sa capacité à fendre l’air, le regard de Sera s’enflamma d’une énergie nouvelle, et elle se releva d’un bond, légèrement aidée par un courant d’air ascendant qui la repoussa hors du sol, et plaça ses mains sur les épaules de la jeune fille en face d’elle.

    Tu sais quoi, tu m’intéresse décidément beaucoup, Alexis, fille d’Arès et amie des pégases.

    En voyant le regard presque choqué de le Grecque et le mouvement de recul qu’elle entreprit, Sera retira ses mains et les leva vite en l’air, comme pour montrer patte blanche.

    J’aurais adoré t’avoir dans ma cohorte, et je suis sûre que tu plairais aussi à ma Centurion, je suis certaine que si tu avais été formée par les Romains, tu aurais été une adversaire imbattable. A en juger de notre conversation, je dirais que ton principal défaut est ta négativité, mais je compte bien te montrer que l’on ne gagne rien de bon dans la vie en étant négative. Essaye d’avoir un peu plus confiance, en toi et en tes camarades, et je suis sûre que tes prouesses au combat ne feront qu’augmenter! En attendant, j’ai hâte de te voir dans l’arène. Si Michael Lews t’apprécie, alors tu es forcément une guerrière de talent.

    Sera ne tint pas compte de ce qu’affichait le regard d’Alexis, et pour une fois, elle cessa de l’analyser. Tout ce qu’elle était capable de faire en cet instant, c’était de la fixer avec une nouvelle motivation dans le regard, et en étant prête à en découdre. Il ne faisait nul doute qu’elle allait devoir retourner à l’arène pour se défouler dès qu’elle aurait pris congé de la jeune fille. Et ses adversaires du jours seraient à plaindre.


    W. Alexis Nyqvist
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Jeu 23 Aoû - 11:05
    Alors qu’Alexis avait fait le choix de ne pas détester cette romaine sans la connaître, qu’elle avait fait le choix de rester pour l’écouter parler et lui donner sa chance, celle-ci décida qu’il était temps de briser les limites physiques de la décence et déposa ses mains sur les épaules de la fille d’Arès. Autant vous dire que cette dernière ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul. Fort heureusement, l’incongrue sembla vite se rendre compte de la gêne occasionnée car elle ne prononça qu’une phrase avant de s’éloigner. Alexis en profita pour se relever et reculer d’un pas aussi. Il était hors de question qu’elle reste à portée de main d’une fille aussi inconsciente concernant les règles de base des relations sociales.

    Finalement, alors que tout aurait pu s’arrêter là, Sera creusa encore un peu. Elle se mit, clairement, à faire la morale à Alexis, comme ci cette dernière avait demandé des cours. Déjà, elle sous-entendait qu’Alexis aurait pu devenir encore plus forte chez les romains ; or il était connu, du moins pour Alexis, que ç’aurait pas été le cas. En effet, la fille d’Arès avait horreur d’évoluer dans des cadres trop stricts. Elle détestait recevoir des cours et elle avait du mal avec l’autorité en général, si elle avait décidé qu’elle n’en avait pas besoin. La plupart de ses entraînements étaient faits sur ses temps-libres, quand elle voulait. Être dans un cadre justement trop encadré aurait eu raison d’Alexis qui aurait fini par tout simplement partir.

    Au paroxysme de son arrogance, Sera fit même des réflexions sur le caractère de la grecque : trop de négativité. Alexis commença à ressentir les picotements de la colère. Pour qui se prenait cette fille ? Elle ne devait pas être beaucoup plus âgée qu’Alexis elle-même, et pourtant elle semblait se sentir supérieure en tous points. C’était à la limite du ridicule. Alexis serra les points, conscience qu’elle n’essayait même plus de se calmer. Essaye d’avoir un peu plus confiance en tes camarades, avait-elle dit d’une voix mielleuse, comme si elle savait mieux que tout le monde. Évidemment qu’Alexis avait confiance en ses camarades mais elle était réaliste ! Des enfants de onze ans, forcés à suivre une quête ridicule à cause d’une prophétie ne prenant pas en compte leurs âges, le fait qu’ils ne soient à la colonie que pendant l’été ou alors qu’ils n’y soient que depuis trois jours, ne changera rien au fait que face à un minotaure assoiffé de sang ils sont en danger.

    Finalement, Alexis prit une grande inspiration et trois sachets d’avoine explosèrent sur Sera. Des seaux d’eau à proximité recrevèrent le même traitement, inondant la romaine. Pour la première fois de sa vie, la fille d’Arès avait contrôlé son pouvoir. Tout le contenu des sacs tomba sur la romaine qui s’écrasa au sol sous le poids et la surprise. Alexis s’accroupit près Sera, en la fixant avec le regard le plus noir, avec son aura complètement déployée :

    « Et moi je jugerai que ton plus gros défaut c’est ton arrogance. Mais si battre des enfants de 11 ans, complètement perdus, là pour apprendre, juste pour montrer que les romains sont les plus forts : amuse-toi. Mais ne viens pas pleurer quand les plus forts reviendront te botter le cul parce que tu as traumatisé des enfants. Là depuis quelques jours. Ou seulement l’été. Ou qui sont ici parce que leurs parents sont morts sous leurs yeux. Ou en dépression et traumatisés par ce qu’ils ont vécu en arrivant ici. »

    Alexis ne redressa et tourna le dos à la romaine, faisant craquer ses doigts tellement elle serrait les poings. Alors qu’elle allait passer la porte, elle se retourna une dernière, le regard brûlant de colère :

    « Peut-être que les romains aiment martyriser les autres pour imposer le respect, mais ici tu vas plutôt de retrouver isolée et seule. La valeur des autres ne se mesure pas sur la capacité à se battre. »

    Sur ce, la fille d’Arès s’en alla sans demander son reste. Même si Sera avait prononcé un truc ou essayé de faire quoique ce soit, la colère d’Alexis était telle qu’elle était sourde et aveugle à tout élément extérieur.


    Séraphina Gwynt
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    Re: Comme un vent de fraîcheur

    le Jeu 23 Aoû - 19:24
    Après avoir parlé, la jeune fille ne se rendit pas compte de ce qu’elle venait de déclencher. Alors que son propre regard brûlait toujours d’une ardeur et d’un besoin de se battre, celui d’Alexis lui s’assombrit très vite, mais aveuglée par ses propres envies, Sera ne se rendit compte de rien avant que le chaos ne commençât à se déferler. A partir de là, plusieurs choses se déroulèrent dans un même temps. Tout d’abord, des explosions se déclenchèrent tout autour de Sera, l’aspergeant d’eau et d’avoine, avec une telle vigueur que même elle fut surprise, et en tomba à la renverse. Ce coup fut déjà suffisant pour la sortir de sa transe, le fait que la fille d’Arès s’accroupi près d’elle en la fixant d’un regard plus profondément noir que la tartare aidant grandement à la rendre plus concentrée sur la situation actuelle.

    Une fois de plus, la Romaine fut impressionnée par celle qui l’avait attaquée quelques secondes auparavant. Impressionnée, parce que celle-ci disait ne pas utiliser ses pouvoirs en combat, et pourtant elle l’avait à ce moment parfaitement dirigé de manière à faire tomber Sera à la renverse. Mais à ce sentiment se mêla un autre qu’elle n’avait plus ressenti depuis longtemps. Elle identifia très vite cette peur morbide, cette sensation qu’à n’importe quel moment, sa vie pourrait être prise, et en ce cas précis, elle se revit alors âgée de 13 ans, acculée par un chien des enfers, qui était prêt à la dévorer de la manière la plus brutale et sordide possible. Elle se revit aussi plus âgée, quand à l’âge de 15 ans elle se pensa plus douée que quiconque, et qu’en voulant prouver sa supériorité, elle cause de graves blessures à son allié lors d’une quête, et failli périr des mains d’une gorgone. Si Kida n’avait pas été présente lors de cette mission, elle et son allié n’auraient sûrement pas survécu.

    L’aura qui se dégageait d’Alexis était à la fois très semblable à celle d’un monstre prêt à tuer, et très différente. Elle insufflait en effet un mélange de terreur et de colère, mais elle dégageait ce quelque-chose qui la différenciait des basses créatures, qui montrait bien qu’elle était humaine, et en pleine possession de ses moyens. Sera n’entendit qu’à peine ce qu’avait ensuite prononcé la guerrière en face d’elle, mais ces paroles restèrent pourtant gravées dans sa mémoire. Elle ne les comprit pas tout de suite, sous le choc, trop profondément perdue dans ses pensées et ses souvenirs.

    A quel moment exactement avait-elle cessée d’être Tempête ? Elle était censée être une héroïne bon sang, les gens devaient la révérer, la remercier de les avoir sauvés, l’aimer parce qu’ils lui étaient reconnaissants. Pas la mépriser, la haïr pour sa propre arrogance, ou la craindre pour sa puissance. A quel moment exactement avait-elle cessé de prendre en compte les sentiments des gens, et avait-elle cherché à être connue, sans savoir si c’était pour son caractère, ou pour sa simple puissance ?

    Quelque chose dans les paroles d’Alexis l’avait définitivement touchée, sans qu’elle fût capable de dire quoi pour le moment. Elle resta assise pendant une durée qu’elle n’aurait su compter. Était-ce des minutes ? Des heures ? Le temps ne comptait plus vraiment pour elle. Le regard vide, elle finit par se relever, en direction des douches. Elle devait retirer toute cette avoine. Elle n’entendit pas les protestations des gens qu’elle doubla, et lorsque l’eau commença à couler sur son corps, elle n’entendit pas non plus ceux qui lui disaient qu’elle y était depuis trop longtemps, et qu’il lui faudrait partager. Elle se contenta de réfléchir à tout ce qu’elle avait fait ces sept dernières années, au moment où elle avait cessé de vouloir sauver les gens, et avait commencé à chercher la simple reconnaissance, la gloire. Au bout d’un long moment, elle finit par sortir. De l’avoine était sûrement encore présente dans ses cheveux, mais elle s’en fichait bien pour le moment. Elle se contenta d’aller dormir, et peut-être que le lendemain serait un jour meilleur.


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