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    SamaelFils de Thanatos

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    Kidaria-Scheddar Kiliala
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    Mindgames

    le Mer 1 Aoû 2018 - 10:57
    Plus diplomate que guerrière durant cette mission interminable, Kida se sentait parfois bien ennuyée. Le temps passait à peu près aussi rapidement qu’un enfant de Somnus en plein marathon. La romaine avait passé tellement de temps à bailler qu’elle s’en était presque démontée la mâchoire. Malgré tout, elle avait essayé de s’intégrer à la population grecque. Elle avait posé des questions. Elle avait pris part à des tâches ménagères. Elle avait même essayé de manger à la table des Athéna, comme pour montrer qu’elle était prête à faire un pas dans cette direction. Ce ne fut pas sans se prendre des regards noirs de certains romains attablés plus loin. Mais finalement, est-ce que Kida en avait quelque chose à carrer ? Non. Elle essayait tout simplement de faire la part des choses pour que les grecs ne sentent pas sa présence comme une invasion. Même elle se considérerait toujours comme une fille d’Elena avant tout, elle ne pouvait pas nier ses racines grecques et essayait de faire des efforts. Vains. Trop romaine pour la plupart. Devenue trop grecque pour les autres.

    Kida jura entre ses dents à chaque fois qu’elle recevait des regards accusateurs de la part d’un camp ou de l’autre. Cette dichotomie avait tendance à l’agacer au plus haut point. Elle avait envie de hurler que les monstres ne faisaient pas la différence et qu’ils finiraient tous par mourir s’ils restaient aussi têtus, mais elle s’abstenait à chaque fois. Ce n’est pas avec des hurlements et reproches qu’elle allait se (re)forger sa réputation. C’était avec des actions.

    Bien consciente que les romains n’allaient pas tirer la gueule pour tout le reste de la vie – surtout si elle devenait prêteur – elle se décida à tenter une approche avec les grecs. C’est avec cette assurance qu’elle s’approcha du terrain de volleyball. Une partie allait commencer et elle avait bien compris que les grecs étaient plus branchés festivité et aux jeux plutôt que discipline et autorité. Malgré les regards noirs de beaucoup, elle s’imposa dans une équipe. Elle avait appris les règles du volleyball hier, en regardant les autres jouer, et elle était maintenant imbattable. Ce fut sans surprise qu’elle asséna plusieurs points gagnants, au grand bonheur de son équipe qui ne la voyait plus comme une romaine, mais comme une coéquipière. Cela n’allait pas durer, mais ça avait le mérite d’associer Kida à une victoire.

    Finalement, lors du dernier point, Kida sentit un regard appuyé sur elle. Très long. Très pesant. Il venait d’un jeune homme de l’équipe adversaire. Il avait l’air particulier énervé. Son front était plissé. Ses sourcils froncés. La sueur qui perlait sur son visage semblait s’évaporer assez rapidement. Kida décida de l’ignorer, non pas sans afficher un sourire carnassier. Elle fit un smash et gagna la partie. Tout le monde l’acclamait et l’équipe adversaire sembla de bonne humeur également. Tous sauf le jeune homme qui semblait hors de lui. Finalement, alors qu’il bouillonnait, elle s’approcha de lui. Le monde autour d’elle ne s’était pas dissipée, et les yeux commençaient à se tourner vers eux. Le jeune homme faisait bien une tête de plus qu’elle, mais ça n’empêcha pas Kida de le regarder de haut. Finalement, au bout de trente longues secondes, elle finit par lâcher :

    « Je crois que tu essayes de faire quelque chose ? Tes petits mentaux ne m’atteignent pas. Si tu essaies de gagner en jouant avec ton esprit, renforce-le un peu avant car là, tu te ridiculises. »

    Des murmures autour d’elle se firent de plus en plus brillant. Sans attendre son reste, elle tourna le dos à l’énergumène et alla près d’un banc pour s’essuyer le visage et boire un peu d’eau. Elle se sentait toujours fixée. Elle se retourna une dernière fois :

    « Va jouer ailleurs, tu es trop faible pour rivaliser avec moi. »

    Non sans lâcher un grognement, l’incongru personnage tourna les talons. Au bout d’un moment, un hurlement de rage se fit entendre. Kida l’ignora complètement et se contenta de s’assoir pour boire la moitié de sa bouteille. Des gens murmuraient autour d’elle, comme quoi ce garçon était connu pour plier les gens à sa volonté et qu’il trichait tout le temps aux jeux de cette façon. C’était un pouvoir intéressant. Mais inutile sur elle.

    Alors qu’elle allait repartir à la chasse aux informations, quelqu’un se plaça devant elle, lui cachant le soleil. Comme d’habitude, il était beaucoup plus grand elle mais pas impressionnant pour deux sous. Néanmoins, Kida leva un sourcil dubitatif. C’était bien la première fois depuis son arrivée que quelqu’un essayait de lui parler de lui-même, sans pour autant donner l’impression de lui vouloir du mal d’une quelconque façon.


    Andrew Turner
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    Re: Mindgames

    le Mer 1 Aoû 2018 - 18:18
    Le canoë, c'est vraiment le plus gros instrument de torture du monde. Enfin pas pour moi. La plupart des gens détestent ça, allez savoir pourquoi. J'adore le canoë, la sensation de glisser sur l'eau, dans les rapides, ce besoin constant de rester concentré pour ne pas être renversé par les naïades et surtout, ramer. Ramer encore et encore sans s'arrêter, vraiment j'adorais ça. Bon, bien sûr, je m'en tirais à chaque fois avec des courbatures atroces -je hais les courbatures-, mais cela ne gênait en rien mes aptitudes de rameur. Si on me mettait à bord d'une trirème grecque, croyez bien que je m'amuserai comme un petit fou.
    J'avais les bras qui pesaient comme du plomb, mais j'ai traîné mon canoë sur la rive avant d'aller prendre une douche. Ceci étant fait, j'ai glissé mon épée à ma ceinture avant de me diriger vers l'arène. Des jeunes couraient dans la direction opposée et une clameur a retenti jusqu'à mes oreilles. Je me suis arrêté un instant, me demandant s'il était plus intéressant d'aller embrocher des mannequins en paille plutôt que de voir une bonne partie de volley à la façon demi-dieux. Finalement, j'ai décidé de suivre la petite foule et me suis frayé un chemin entre les péquenauds du bungalow d'Hermès tout en faisant attention à ce que j'avais dans les poches.
    Je me suis donc installé dans les gradins, observant avec un intérêt certain les rebonds, les passes et le smash final qui mit fin au match. Enfin je vous avouerai que ce qui m'intéressait le plus, c'était la pièce maîtresse du match. Pour une première, c'était plutôt impressionnant.

    Se dressait donc sur le terrain de volley ball une jeune fille, pas très grande (c'est-à-dire plus petite que moi, qui ne suis déjà pas bien grand), le teint olive, très jolie au demeurant d'ailleurs. Etant romaine, elle avait été reconnue dès son arrivée par la déesse Athéna, ce qui n'avait pas manqué de soulever un tollé général de la part de la plupart des grecs, et des romains au passage. Elle était partagée, déchirée entre deux camps. Ni tout à fait romaine, ni tout à fait grecque. Il y avait de quoi être déboussolé, vu les réactions des deux camps. Plutôt négatives, si je puis dire. Mais elle était à part, et avait un air de détermination dans ses yeux que je n'avais jamais vu, pas même chez les Arès.

    Enfin bref, le match était fini, les uns et les autres étaient de superbe humeur, ce qui ne manquait pas de me donner le sourire. Un seul semblait fou de rage au milieu des rires et des effusions amicales: Jean-Kévin, dont le passe temps favoris était la triche en faisant plier ses adversaires mentalement à sa volonté. Un pouvoir intéréssant et presque aussi dangereux que le mien. Mieux valait ne pas s'y frotter en règle générale. J'avais déjà eu affaire avec lui, ce maudit fils d'Arès avait tenté, pendant une partie de Capture l'Etendard, d'utiliser ses pouvoirs sur moi alors que je m'apprêtais à, eh bien, capturer l'étendard. Inutile de vous préciser que je lui ai donné une bonne leçon qu'il n'était pas prêt d'oublier. A vrai dire, il est tombé en pâmoison devant moi pendant trois jours, ce qui n'avait pas manqué de m'agaçer, mais d'être également très satisfait de moi-même. Pour une fois que je ne faisais de mal à personne, je pouvais bien en profiter. Il ne m'a plus jamais adressé la parole après ça, et c'était tant mieux parce qu'en plus d'être malhônnete, c'était un gargantuesque imbécile.

    Si on m'avait dit une semaine plus tôt qu'un jour je rencontrerai quelqu'un insensible à mes "dons", si je peux appeler ça comme ça, j'aurai, selon toute probabilité, éclaté de rire. Genre, d'un vrai gros rire bien bruyant et gras. J'y aurai mis toutes mes tripes, à m'en faire mal aux abdos. Parce que vous comprenez, si je me coupais du monde jusqu'à maintenant, c'était tout simplement parce que mes "dons" consistaient à régir les émotions des gens quand les miennes étaient ne serait-ce qu'un tantinet secouées. De la haine à l'amour fou, j'étais capable du meilleur comme du pire, sauf que le pire l'emportait souvent sur le meilleur.

    Mais quand j'ai vu cette fille s'approcher dudit Jean-Kévin (ses parents devaient vraiment le détester), lequel était furibond, elle s'est contentée de lui dire que ses petits tours de passe-passe psychique ne l'atteignait pas. A ma connaissance, personne ne resistait à ça. J'ai haussé un sourcil, intrigué, puis elle a porté le coup fatal.

    "Va jouer ailleurs, tu es trop faible pour rivaliser avec moi."

    Autant vous dire que ça ne lui a pas plu au Jean-Kévin. Il s'est tiré sans rien ajouter de plus sous les murmures, les moqueries et quelques acclamations. Abasourdi, j'ai attendu quelques instants, le temps qu'elle vide la moitié de sa bouteille d'eau et que la foule se disperse pour m'approcher et me placer devant elle en croisant les bras. Elle leva le regard vers moi -elle était vraiment petite en fait-, un sourcil arqué sans pour autant me donner l'impression de dire "dégage de mon chemin".

    "C'est bien la première fois que je vois quelqu'un d'autre que moi humilier ce crétin de Jean-Kévin. Impressionnant. Non seulement t'es romaine, mais en plus tu lui tiens tête ? Le bungalow entier d'Arès va te détester !" ai-je dit avec mon plus beau sourire.

    J'étais à deux doigts de lui demander si je pouvais tester mes pouvoirs sur elle, mais je me suis mordu la langue avant d'ouvrire la bouche; ce ne serait pas très poli, surtout que je ne connaissais même pas son nom.

    "D'ailleurs, j'avais oublié de me présenter. Je suis Andrew, du bungalow d'Eros, et je ne crois pas avoir eu le privilège de te rencontrer. Tu es... ?"




    Merci Alexiiiis  




    Andrew Turner
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    Re: Mindgames

    le Jeu 2 Aoû 2018 - 11:33
    L’inconnu devant Kida était de taille moyenne, des cheveux clairs en bataille, le regard perçant, l’allure timide et des muscles saillants. Tout à fait le genre de combattant qu’elle aimait avoir dans son camp. Pour peu qu’il ait un pouvoir intéressant, elle le recruterait presque dans sa cohorte. Quand il parla, ce fut d’une voix grave et peu assurée, comme s’il ne savait pas lui-même comment gérer cette conversation. Néanmoins, Kida ne fit rien pour le repousser. Elle écouta chaque mot qu’il prononçait, comme pour s’en imprégner. Ne dit-on pas qu’en connaissant les locaux, on connaît la ville ? Cet inconnu l’informe que l’énergumène s’appelait Jean-Kévin, ce qui était un bien étrange prénom. Kida en décela des origines françaises : il n’y avait qu’eux pour faire des noms composés bien étranges. Eux, et sa propre mère, évidement.

    L’inconnu continua de l’informer des us et coutumes du camp grec en l’informant qu’en ayant tenu tête à ce brave Jean-Kévin, elle allait se mettre tout le bungalow Arès à dos. Encore une fois, Kida fut surprise par cet attachement si fort à son parent divin et aux autres enfants de celui-ci. Cependant, elle n’en fit pas part à son interlocuteur et le laissa continuer dans son court monologue. Ce n’est pas un groupement de brutes qui allait l’effrayer. Et si jamais quelqu’un osait venir l’intimider au nom de Jean-Kévin, elle lui enverrait volontiers son second, Seraphina, qui se fera une joie de pourrir la vie à l’entièreté de l’armée Arès.

    Finalement, après un court silence, l’inconnu se présenta enfin. Il se prénommait Andrew et avait comme affiliation Éros. Il ne fallut que quelques secondes à Kida pour associer cette divinité grecque à Cupidon. Cela expliquait l’aura séductrice qui émanait de lui. La romaine garda ce détail pour elle, jugeant que c’était inapproprié. Andrew enchaîna très vite afin de connaître l’identité de son interlocutrice. Cette dernière plissa les yeux. Déjà à cause du soleil et ensuite car elle réfléchissait. Jusque-là, elle avait passivement écouté ce qu’il lui disait, mais est-ce qu’il était réellement entrain d’essayer de faire connaissance ou bien était-ce un sale coup déguisé ? Kida avait remarqué que les blagues en tous genres, et autres bizutages, semblaient être main courant dans ce camp. Au bout de quelques secondes de réflexion, elle se décida à lui faire potentiellement confiance pour l’instant.

    « Je m’appelle Kidaria-Scheddar Kiliala. »

    Elle avait dit ça de façon si solennelle qu’il était étonnant qu’elle ne se soit pas mise au garde à vous. À vrai dire, cela faisait si longtemps qu’elle ne s’était pas présentée à quelqu’un que ça faisait bizarre. Pour peu, elle aurait rajouté son affiliation « Fille d’Elena » mais elle se tut avant. Ce grec ne connaissait décidément pas sa mère, il était donc inutile de la présenter. Devant le regard perplexe d’Andrew, la jeune femme se contenta de rajouter :

    « La plupart des gens m’appelle Kida. »

    Autant elle adorait son nom car il représentait beaucoup, autant elle détestait le regard des gens quand elle le prononçait. Elle s’était tellement habituée à être connue qu’elle avait oublié l’attitude des autres à son égard. Tantôt amusé par le mot scheddar, tantôt ahuri par la longueur du matronyme, les gens ne réagissaient jamais assez bien pour elle. Néanmoins, elle n’en tint pas rigueur à cet Andrew, et se décida même à faire la conversation :

    « Si tous les Arès se décident à venir s’attaquer à une seule romaine, la relation entre nos camps seraient bien mal en point. »

    La jeune fille fit une courte pause, comme faire peser le poids de ses mots, avant d’ajouter :

    « Ce qui serait normal, car il serait mal vu de ma part de botter le cul à autant de personne à la fois. »

    Kida haussa les épaules, comme si tout ceci était d’une banalité déconcertante. Finalement, elle se redressa d’un coup, se levant du banc, pour se retrouver littéralement nez-à-nez avec Andrew. Elle avait peut-être mal calculé sa distance entre elle et lui. Beaucoup de personne seraient gênées face à une telle proximité, mais pas Kida. Elle en avait littéralement rien à faire et ce serait à lui de bouger, pas à elle. Le regard qu'elle lui lança traduisait très bien cette façon de penser.


    Andrew Turner
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    Re: Mindgames

    le Jeu 2 Aoû 2018 - 19:06
    Elle a semblé hésiter un instant, plissé les yeux comme si elle se demandait s'il fallait m'ignorer royalement ou accepter d'entrer dans la conversation.
    Puis elle m'annonça son nom. Kidaria-Scheddar Kiliala. Sheddar. Qui utilise le nom d'un fromage pour en faire un prénom sérieusement ? Je m'attendais à ce qu'elle prenne une position militaire vu le ton sur lequel elle l'a dit, mais non. Kida serait plus simple à retenir. Mais Kidaria serait déjà pas mal, au moins pour commencer, vu je ne la connaissais qu'à peine.

    Puis elle a dit humblement qu'il lui serait aisé de botter le cul de toute la troupe d'Arès. Puis, elle s'est levé après un haussement d'épaule, comme si c'était tout à fait normal. Amusé, j'ai souri et je lui ai répondu :

    "Enchanté, Kidaria, botteuse de cul."

    Elle était terriblement proche de moi maintenant qu'elle s'était levée. Bizarrement, ça n'était pas si dérangeant. Je sentais presque son souffle sur mon visage. Son regard était résolument celui d'une guerrière, aussi je me suis écarté de son chemin après un instant d'hésitation.

    "Je suis pas habitué à demander des faveurs aux gens que je connais à peine, mais j'ai un problème."

    Mon instinct me disait "fais lui confiance", ma conscience me disait "cesse de parler". J'ai fourré mes mains dans mes poches, assez mal à l'aise, mais j'ai continué de la regarder dans le blanc des yeux. Je me suis mordu la lèvre avant de continuer:

    "Mon père m'a transmis un don que je dois contrôler. Le problème c'est qu'il peut se pointer à la moindre émotion un peu trop forte. Enfin j'y arrive aussi en me concentrant, mais j'évite. C'est un peu... un désastre."

    J'enfonçais mes ongles dans la paume de mes mains, puis je tripotais la poignée de mon épée, la jambe tremblant nerveusement. Tout balancer à une inconnue, était-ce une bonne idée ? Mais je savais que les romains pouvaient être la clé du succès me concernant. Peut-être que si elle acceptait de m'aider, je n'aurai pas à traverser le labyrinthe de Dédale et devenir fou, ni me faire toiser d'un oeil mauvais par les romains, ou qu'ils me crachent dans le dos à chacun de mes passages. J'ai finalement décidé de continuer mon monologue:

    "Bon. En fait je suis dangereux quand je maîtrise mal mes émotions. Les gens... Ca peut les rendre fou. Ce Jean-Kévin, là, je m'en suis servi sur lui de mes pouvoirs. Il m'a courtisé pendant trois jours. Mes dons consistent à insuffler des émotions telles que l'amour, la haine, mais à l'extrême. Une fois, une fille a été envoyée à l'infirmerie pendant quelques jours parce qu'un de mes amis avais subi mes états d'âmes, et il a essayé de se noyer. Toi, tu dis que les pouvoir psychiques ne t'atteignent pas. J'aimerai tester, si tu n'y vois pas d'objections."

    Je me sentais mal de demander un service pareil à une jeune inconnue mais c'était la chance de ma vie d'avoir quelqu'un à qui je ne pourrais pas faire le moindre mal. J'ai mordu ma lèvre encore une fois, attendant sa réponse avec appréhension.




    Merci Alexiiiis  




    Andrew Turner
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    Re: Mindgames

    le Jeu 2 Aoû 2018 - 21:33
    Andrew comprit vite comment plaire à Kida quand il la surnomma botteuse de cul. Malgré elle, ne pu retenir un sourire. Puis il se poussa très vite de son chemin quand il croisa son regard. Il marquait encore une fois des points. Décidemment, ce petit irait loin de la vie. S’il était aussi rapidement docile c’est soit qu’il était né pour un suiveur (ce qui n’était pas du tout négatif du point de vue de Kida), soit qu’il avait un service à demander. Les quelques secondes suivantes confirmèrent la deuxième option comme étant la plus plausible. Loin d’être rebutée, bien qu’un petit déçue, Kida s’appuya sur sa jambe droite et croisa les bras, le laissant parler sans pour autant donner l’impression d’être ouverte à n’importe quelle suggestion qu’il allait faire.

    Kida, malgré son air bourru et son côté belliqueux, avait toujours être prompte à aider son prochain tant que c’était dans ses cordes, pas trop difficile et que l’objectif était réaliste. Kida n’avait pas d’énergie à offrir aux cas désespérés. Andrew s’empêtra dans ses propres explications, ce qui rendit le calcul de ses conditions difficile à conclure. Quand il eut fini de parler, la romaine avait les sourcils froncés, le regard perplexe. Elle essaya de se remémorer tout ce qu’il s’était dit, afin de remettre en ordre les différentes idées énoncées par le grec. Les mots clés étaient : don incontrôlable, émotions fortes, désastres, états d’âmes, pouvoirs psychiques. Une fois ces éléments mis en place, Kida analysa le jeune homme en lui-même.

    Andrew n’était pas hyper grand, ni hyper baraqué. Il pourrait avoir une aura dévastatrice avec ce physique et son ascendance, mais il se contentait d’avoir celle d’un poulpe sur le sable. Il semblait vouloir se noyer dans l’anonymat et le secret. Tout son corps hurlait à la fuite, comme si le fait même demander de l’aide était une honte. Ou bien était-ce de lui-même qu’il avait honte ? Kida était perplexe. Tout poussait à croire qu’il était réellement cette espèce d’énergumène trop timide pour se regarder dans une glace sans rougir, mais Kida était méfiante. Après tout, connaissait tous les secrets de sa seconde et elle pouvait aisément avoir le même portrait. La romaine balança le poids de son corps sur son autre jambe, caressant distraitement son menton.

    Kida avait maintenant toutes les clés en main, il fallait qu’elle prenne une décision. Allait-elle aider ce romain en lui servant de cobaye vivant ? Non pas qu’elle fut inquiète ne serait-ce qu’une seconde par les capacités du jeune homme – même énervé ou fou de désir, il ne l’atteindrait pas. Elle réflechissait à ce que pouvait lui apporter cette relation. Il n’était haut placé nulle part, il n’avait aucune force utile en combat et il semblait être plus apte à se fondre dans le décor qu’à aller à l’avant du danger. Néanmoins, Kida ne pouvait s’empêcher de le trouver mignon. Pas dans le sens où il lui plaisait physiquement – il était évidement qu’il est fait pour plaire physiquement aux gens, il n’y avait qu’exceptionnellement là-dedans. Il était plutôt mignon comme un petit chiot blessé qui s’obstine à courir après sa balle alors qu’il tombe tous les mètres. Et ce fut pour cette image mentale que Kida accepta son offre.

    « Très bien, si tu veux tester, tu peux. »

    Après ce qui semblait être une éternité pour Kida, mais qui n’avait dû être qu’une seule minute pendant la quelle elle jaugeait de haut en bas Andrew, rien ne se passa. Pourtant, à la vue du visage du jeune homme, on se doutait bien qu’il était en train de relâcher son pouvoir sur la romaine comme jamais. Cette dernière leva un sourcil dubitatif quand elle croisa de nouveau son regard.

    « J’attends. »

    Prononça-t-elle avec défi. Finalement, il essaya de nouveau. Cette fois, Kida pu vaguement sentir que quelqu’un essayait de rentrer dans son cerveau. Un peu à l’image d’une brise qui tente de chatouiller les orteils de quelqu’un qui ne craignait pas. On pouvait sentir l’effort sans pour autant en ressentir les effets. Kida décida de cesser les efforts inutiles d’Andrew en s’approchant de nouveau très près de lui.

    « Si tu continues de froncer aussi fort les sourcils, tu vas finir par te faire dessus et il n’y aucun faune ici pour nettoyer. Alors cesse donc, et assis-toi. »

    Encore une fois docile, le jeune homme le fit sans demander son reste. À ce moment-là, Kida se mit à faire les cent pas devant lui (ou plutôt les deux ennemis, car elle n’avait pas toute la journée pour faire le tour du camps). Au bout de quelques secondes, elle leva les yeux au ciel puis s’approcha de nouveau d’Andrew. Elle se pencha pour mettre son visage à son niveau, en s’appuyant sur ses épaules.

    « Tu as du potentiel – surtout pour un grec. Tu pourras presque être dans ma cohorte si tu avais appris à contrôler ton pouvoir plus tôt. »

    Kida se redressa et regarda autour d’elle. Le soleil, si haut dans le ciel avant le match, chatouillait l’horizon, peignant le ciel de mille couleurs. Elle reposa son regard sur Andrew.

    « Quel est ton plan pour maîtriser ce pouvoir ? Tu peux m’inclure dedans. À condition de me servir, évidemment. Je suis ici pour en apprendre plus sur votre culture, et si je passe mon temps avec toi, je n’apprendrai rien. Alors tu m’apprendras votre culture et je serai ton cobaye en échange. »



    Andrew Turner
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    Re: Mindgames

    le Ven 3 Aoû 2018 - 16:05
    A ma grande surprise, Kidaria avait accepté. Elle avait attendu quelques instants avant de me dire oui. J'avais attendu cette réponse comme si j'avais fais une demande en mariage. J'avais tenté, et j'avais par la même occasion échoué. Super. Je me concentrais de plus belle, fronçant les sourcils, les poings serrés, mais rien à faire, son esprit était présent, cependant l'effleurer, c'était comme demander à un manchot d'escalader le mur de lave, alors y pénétrer, n'y pensez même pas.

    "Si tu continues de froncer aussi fort les sourcils, tu vas finir par te faire dessus et il n'y a aucun faune ici pour nettoyer. Alors cesse donc, et assis-toi."

    Muet de stupeur, j'ai obéis sans sourciller. Elle tournait en rond comme une lionne dans sa cage, puis leva son visage vers le ciel, avant de poser ses mains sur mes épaules et de s'approcher -un peu trop- de moi. J'ai rougis malgré moi. Cette fille était surprenante. Peut-être un peu pédante (c'est sûrement le côté romain), mais le fait qu'elle m'ait accordé le droit d'essayer de jouer avec son palpitant me disait qu'elle était surtout pleine de bonne volonté et d'assurance.

    "Tu as du potentiel – surtout pour un grec. Tu pourras presque être dans ma cohorte si tu avais appris à contrôler ton pouvoir plus tôt.

    Pédante, oui, ça, il n'y avait plus de doutes. Elle s'est éloignée de moi, guettant les alentours avant de me regarder et me dire:

    "Quel est ton plan pour maîtriser ce pouvoir ? Tu peux m’inclure dedans. À condition de me servir, évidemment. Je suis ici pour en apprendre plus sur votre culture, et si je passe mon temps avec toi, je n’apprendrai rien. Alors tu m’apprendras votre culture et je serai ton cobaye en échange."

    J'étais estomaqué. La servir ? Je me suis relevé, la scrutant  de haut en bas. Elle avait du cran. Sûre d'elle, elle dégageait une aura de guerrière, ce qui était légèrement intimidant pour le pacifiste que j'étais, mais passons. Il y avait là un marché que j'étais obligé d'accepter. Je n'ai donc pas relevé, puis je me suis repris et j'ai enchaîné :

    "Deal. On va commencer par les bases. Les satyres -les faunes, comme tu les appelle- sont ici pour une chose essentielle, entre autres. Ils cherchent, trouvent, protègent les demi-dieux jusqu'à leur arrivée ici. Sans eux, les trois quarts d'entre nous seraient déjà morts. On a pas d'initiation, on est pas nés dans une famille grecque dont les descendants sont Arès ou autres dieux. On a pas non plus de de rites de passages avec Lupa pour savoir si on est assez bien pour Rome. Pour la plupart d'entre nous, on se réveille un matin à la maison, et il y a une espèce d'empousai mal brossée qui te tombent sur le coin de la tronche pour t'embrocher après le petit déjeuner, ou plusieur si t'as un mauvais karma. C'est à ce moment là que les satyres interviennent en général. C'est eux qui nous disent qui nous sommes en réalités, ils nous guident, ils nous sauvent la vie. C'est pour ça qu'on les traite avec autant de respect. Ici, le ménage, c'est les harpies qui le font.", ai-je dit avec un haussement d'épaule.

    Je lui ai souri, puis je me suis mis à marcher en cercle en réfléchissant à comment je pouvais lui annoncer mon plan. Jusque là, j'avais eu pour projet d'aller à la Nouvelle Rome et demander de l'aide aux enfants de Cupidon directement. Et puis l'aspect carré de la chose avait son importance. Peut-être que plus de sévérité et de discipline pouvait m'aider à dompter mes états d'âmes.

    "Le côté laxiste grecque, je crois que ça me réussit pas. J'ai besoin d'ordre et de rigueur, sinon je me relâche et je me repose sur mes lauriers. Je comptais demander un Chiron de me laisser passer par le labyrinthe de Dédale pour rejoindre le Camp Jupiter et disons, apprendre quelques leçons et adopter un rythme de vie différent, exploiter mon potentiel quoi."

    Le soleil déclinait, je baignais dans une atmosphère paisible, presque comme si je m'apprêtais à méditer. Il avait fallut attendre sept ans pour que je trouve quelqu'un qui soit immunisé contre moi, sept longues années où j'avais passé mon temps à prier et échafauder des plans pour me débarrasser de ce don ou le maîtriser. Et mon vœu avait peut-être été réalisé finalement. Kidaria se tenait debout devant moi et semblait être prête à accepter de passer quelques heures par jour avec moi. Les yeux pétillants, je l'ai regardée plus attentivement, attendant de continuer:

    "Mais bon, maintenant que tu es là... Autant en profiter pour faire d'une pierre deux coups."

    Je me suis caressé le menton, réfléchissant aux moyens enfin mis à ma disposition. Je pouvais espérer que la romaine soit assez carrée et fanatique de discipline pour m'encourager à faire de même, mais ça ne m’avançait pas plus sur le sort des autres enfants de Cupidon. Je l'ai entraînée avec moi en marchant, sans réellement savoir ou j'allais précisément, mais me laissait porter par le flot de pensées qui me traversaient l'esprit. Ma curiosité l'emporta sur ma timidité et je lui ai demandé:

    "Alors, dis moi Kidaria, les enfants de Cupidon au Camp Jupiter, comment sont-ils ?"




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    Andrew Turner
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    Re: Mindgames

    le Ven 10 Aoû 2018 - 12:18
    Au début, Andrew sembla plutôt sceptique. Peut-être que sa fierté était touchée, peut-être que son égo avait du mal à encaisser, ou alors peut-être qu’il était juste outré de pas avoir réussi à utiliser son pouvoir. Peu importait la raison, les conséquences ne changeaient pas : il accepta à contre-cœur la proposition de Kida. Celle-ci haussa un sourcil dubitatif devant un tel comportement : il ne s’attendait tout de même pas à ce qu’elle l’aide sans aucune contrepartie, juste par plaisir, par altruisme ou pour ses beaux yeux ? Si sa faveur avait été rapide à effectuer, Kida aurait pu songer à le faire gracieusement, mais ce n’était pas le cas. Il demandait de l’aide sur une longue période à une personne qui avait un planning à suivre. Elle était Centurion et en quête de connaissance, pas Sainte dans un couvent.

    Même s’il ne semblait pas enchanté par l’idée, Andrew se plia très vite aux exigences. Pour montrer sa bonne foi, ou son désespoir, il enchaîna directement en expliquant certaines habitudes des grecs. Il lui développa sur le rôle essentiel des satyres dans sa communauté : ils étaient guides, ils étaient combattants, ils étaient un élément important dans la survie des demi-dieux. Kida écouta avec beaucoup d’attention tout ce qui sortait de la bouche du fils d’Éros, bien consciente qu’elle n’aurait pas pu obtenir autant d’informations en si peu de temps. Son cerveau d’hyperactive se concentra sur cette unique tâche, quitte à oublier de respirer. Les grecs n’avaient pas de vision de Lupa, ils n’avaient pas de pré-entraînement avec une divinité faite pour ça, ils étaient guidés par les satyres jusqu’à leur arrivée ici. C’était un concept tout à fait fascinant. Et les harpies faisaient le ménage. Tout à fait fascinant.

    Une fois cette tâcha accomplie, Kida s’adossa contre un des piliers du terrain de volleyball pendant qu’Andrew tournait en rond. Son cerveau semblait chauffer si fort qu’il était étonnant de ne pas voir de la fumée sortir de ses oreilles. La romaine s’empêcha tout de même de bailler devant le spectacle, se doutant que cela risquait d’être mal vu. Finalement, le fils d’Éros releva la tête et recommença à s’exprimer. Cette fois, il parla de lui. Il expliqua qu’il manquait de rigueur à dans sa vie et dans son entraînement, et qu’il était à deux doigts de demander un laisser-passer pour aller au Camp Jupiter. Devant cette information, Kida ne pu empêcher un rictus moqueur de se dessiner sur son visage. Elle l’effaça bien vite, gardant ses pensées pour elle.

    Andrew planta son regard dans celui de la romaine, les yeux pétillants, le corps au bord de l’excitation. Décidément, elle était bien contente de ne pas être dans sa tête, car le chaos semblait s’y déchaîner. Maintenant que tu es là, autant en profiter pour faire d’une paire deux coups. Kida fronça les sourcils à cette phrase, n’appréciant pas réellement l’idée d’être qu’une simple opportunité dans la vie du jeune homme. Néanmoins, elle ne s’exprima pas à voix haute sur ce sujet. Le soleil se couchait au loin, Andrew lui cachant ses derniers rayons. En contre-jour, il n’était pas trop mal. On ne voyait plus les détails de son corps et son visage, mais seulement sa carrure, ce qui ne lui donnait plus l’air d’un adolescent paumé mais celui d’un adulte confiant.

    Finalement, Andrew demanda à Kida comment étaient les enfants de Cupidon au Camp Jupiter. Kida fronça les sourcils, consciente qu’elle n’avait pas songé un seul instant à cette hypothèse. Est-ce qu’il y avait seulement des enfants de Cupidon chez elle ? Ce fut à son tour de se caresser le menton en fixant un point dans le vide. Elle essaya de se rappeler les ascendances de chacun des membres de sa Cohorte, mais rien ne lui vint à l’esprit. Après tout, les romains n’étaient pas spécialement affiliés à leurs parents divins mais plutôt à leur place à Rome. Après un court moment de réflexion, Kida répondit :

    « Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà croisé un enfant de Cupidon, ni dans mes rangs, ni dans les autres Cohortes. Néanmoins, il doit sûrement en exister. Sache qu’à Rome, les ascendances ne sont pas aussi importantes qu’ici, alors il est possible qu’il y en ait mais que peu de gens le remarquent. »

    Consciente qu’elle avait sûrement déçu le jeune homme, Kida changea de position, délaissant son poteau pour contourner Andrew. Pendant un instant, le soleil couchant la rendit aveugle, le temps qu’il se retrouve derrière elle. Puis, la romaine enchaîna :

    « De toute façon, cela ne t’aura pas servi à grand-chose. Nous autres, les demi-dieux, que nous soyons grecs ou romains, nous héritons de pouvoirs uniques. Nous sommes peu à posséder les mêmes malgré de possibles ascendances communes. Toi, tu sembles pouvoir influencer les émotions des autres, basé sur tes désirs et ta colère. Mais qui te dit qu’un autre enfant partageant ton parent divin ne pourra pas faire autre chose ? Peut-être qu’il peut simplement lire dans les émotions des gens, peut-être qu’il peut seulement créer du désir entre deux êtres, peut-être qu’il est insensible aux charmes des autres, peut-être qu’il ne peut que varier les sentiments que les autres éprouvent à son égard. Il y a autant de possibilités que de demi-dieux. »

    Kida fit une pause, pour laisser le temps à Andrew de digérer tout ce qu’elle venait de dire. Sa voix avait été si grave qu’elle semblait condamner toute possibilité pour le jeune héros. Cependant, Kida n’allait pas le laisser tomber. Ils avaient passé un marché, et elle n’avait pas pour habitude de laisser tomber ses soldats.

    « À quoi bon avoir un fils de Cupidon pour apprendre de lui sur un pouvoir qu’il ne possède pas, quand je peux t’apprendre à te contrôler, quand je peux t’apprendre à te gérer. J’ai entraîné des gens avec des pouvoirs bien plus destructeurs que le tien. J’ai aidé des soldats avec bien moins d’estime de soi que toi. J’ai appris à des sang-mêlés avec bien plus d’ambition. »

    Tout en disant cela, Kida commença à faire les cent pas. Tout en parlant, elle réfléchissait à la meilleure façon d’entraîner ce jeune homme. Bien sûr, il faudrait sûrement plusieurs exercices différents pour voir celui qui lui irait le mieux, mais après tout ils n’avaient pas besoin de réussir du premier coup.

    « Tu vas donc apprendre à déchaîner ton pouvoir sur moi, loin des foules et autres potentielles faibles cibles. Une fois que tu auras eu connaissance de ta force intérieure, de tout ce que tu peux faire, nous verrons pour apprendre à le canaliser. Je ferai sûrement appel à ma seconde. Tu ne la connais pas forcément, mais elle saura mettre tes nerfs à rude épreuve. Tu pourras te servir d’elle car j’aurai toujours plus de pouvoir sur elle que toi. Elle n’apparaîtra dans nos entraînements qu’à partir du moment où tu pourras contrôler les vagues de pouvoir que tu lances. Elle sera notre test. Pour elle, ce sera sûrement un jeu très amusant. Une fois que tu auras appris à générer des vagues de ton pouvoir, elle te poussera à bout. Et nous verrons si tu contrôles toujours ton pouvoir en étant pousser à bout. »

    Il était évidement dangereux d’impliquer une tierce personne dans ce genre d’entraînement, mais Kida avait 100 % confiance en sa seconde. Celle-ci adorerait sûrement faire sa maligne avec son pouvoir devant quelqu’un de nouveau, et elle adorerait pouvoir montrer à quel point elle peut être utile.


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    Re: Mindgames

    le Lun 13 Aoû 2018 - 18:50
    Le fait que les enfants des dieux héritaient tous de pouvoirs différents malgré une ascendance commune, je le savais. Lui poser la question n'avait pour unique but que celui de savoir si j'étais le seul enfant de Cupidon à galérer à se maîtriser ou à causer autant de dégats. J'ai fronçé les sourcils, frustrés de ne pas avoir eu le temps de le lui préciser. Ca m'aurait évité un discours fort peu utile au demeurant. Mais la suite était intéressante, aussi j'ai pincé les lèvres et l'écoutant. Elle acceptait de m'aider, mais à quel prix ? Toujours aussi sûre d'elle, la jeune fille tournait en rond, cherchant probablement le meilleur moyen de m'en faire baver et progresser.

    "Tu vas donc apprendre à déchaîner ton pouvoir sur moi, loin des foules et autres potentielles faibles cibles. Une fois que tu auras eu connaissance de ta force intérieure, de tout ce que tu peux faire, nous verrons pour apprendre à le canaliser. Je ferai sûrement appel à ma seconde. Tu ne la connais pas forcément, mais elle saura mettre tes nerfs à rude épreuve. Tu pourras te servir d’elle car j’aurai toujours plus de pouvoir sur elle que toi. Elle n’apparaîtra dans nos entraînements qu’à partir du moment où tu pourras contrôler les vagues de pouvoir que tu lances. Elle sera notre test. Pour elle, ce sera sûrement un jeu très amusant. Une fois que tu auras appris à générer des vagues de ton pouvoir, elle te poussera à bout. Et nous verrons si tu contrôles toujours ton pouvoir en étant poussé à bout."

    J'ai ravalé un sourire plutôt mesquin. A moins que ladite seconde soit, comme Kida, immunisée contre toute forme de pouvoir psychique, elle fonçait droit dans la gueule du loup. L'impliquer là dedans, me semblait-il, n'était pas bien malin. Sauf si elle voulait la rendre cinglée. Mais Kida, n'ayant pas vraiment pu voir l'étendu et la force de mes pouvoirs, ne pouvait pas non plus réellement mesurer l'ampleur de la chose. A moins que ce ne soit moi qui ne sous-estime beaucoup trop ma future adversaire.

    Jetant un coup d'oeil aux alentours, les mains enfoncées dans mes poches, je me suis mordu la langue pour ne pas laisser échapper mes pensées. Comment étais-je supposé apprendre à contrôler des vagues d'amours, de haine, des ondes de folie, trouver ma force intérieure alors que mon sujet de test y était insensible ? J'ai laissé s'échapper un sifflement agacé, mais j'ai repris sur le ton de la plaisanterie:

    "Ta seconde, là, elle a l'air un peu sadique sur les bords quand même quand tu m'en parles. J'espère qu'elle fera pas de moi un steack haché."

    Le soleil se couchait à présent. Je me suis détourné de Kida en tripotant mon briquet, faisant gerber des étincelles par série de trois.

    "Comment tu compte t'y prendre au juste ? Je veux dire, je ne peux pas atteindre tes émotions, donc je ne peux pas te faire le moindre mal. Ce qui est plutôt bien en soi hein, loin de moi l'idée de... Bref. Prendre la pleine mesure de mes compétences ça me va très bien, mais je ne cracherai pas sur une idée plus précise, plus concrète du moyen d'y parvenir."

    Au loin, j'entendais un pégase piaffer comme pour réclamer une pomme, le bruissement des feuilles dans les arbres, et les échos de ma voix suintant sur les gradins. Les ombres s'allongeaient tandis que le soleil se couchait. Il allait être l'heure du dîner, et je remercierai Eros comme il se doit de m'avoir envoyé Kida. Malgré mon scepticisme et ma perplexité face à ses méthodes, je la sentais confiante, et comme elle l'a dit, elle avait entraîné des gens bien plus féroces et ambitieux que moi. Mon ambition personnelle était limitée à "garder son calme et ne pas déclencher d'émeutes", pas forcément devenir un des guerriers les plus célèbres de tous les temps. Mais si garder le contrôle devait entraîner comme conséquence de n'être que plus puissant, ça m'allait aussi. Ça me permettrait un jour de retourner dans le monde réel et ça m'allait plutôt bien.

    Je soupirai, conscient que les exercices seraient loin d'être faciles. A vrai dire, plus j'y réfléchissais, plus ça me semblait impossible. Les romains sont réputés pour être plus fins d'esprit que les grecs, qui mettent tout dans la puissance et la force brute. J'étais de cette trempe là, je ne réfléchissais pas plus que ça avant d'attaquer un adversaire, je me laissais guider par mes instincts ce qui, jusqu'à présent, avait toujours été payant. Je m'en sortais plutôt bien, mais ce n'était pas assez.

    Me retournant vers la jeune fille, j'ai braqué mon regard sur elle d'un air inquisiteur, la jaugeant de haut en bas. Sa silhouette se découpait dans la lumière de plus en plus faible à mesure que les minutes passaient. Elle avait l'air irréelle. Soudainement pris d'un doute, j'ai cligné les yeux plusieurs fois avant d'avoir la certitude que toute cette conversation n'avait pas été que le fruit de mon inconscient, mais belle et bien concrète. Restait à savoir où on pourrait s'exercer tranquillement. Tout le camp était perpétuellement en action, que ce soit à la forge, au terrain de volley ou à l'arène où même le champ de fraises, que les enfants de Déméter entretenaient régulièrement. La crique du Zéphyr était un poil trop dangereuse pour moi, en tout cas pour un entrainement. Je préférais largement être sur la terre ferme loin des embruns et des rochers pointus qui causeraient des blessures dont les soins ne seraient pas remboursables par l'assurance maladie.

    "Le seul endroit qui pourrait correspondre à tes attentes pour mon entraînement, c'est le poing de Zeus. Suffisamment isolé pour que tout le monde soit hors d'atteinte mais assez bien accessible et relativement tranquille si on évite de dire que ledit poing ressemble à un tas de crottin de pégase. C'est particulièrement vrai d'ailleurs, mais Zeus n'apprécie pas le compliment."

    Comme pour approuver mes propos, un coup de tonnerre retentit et un éclair déchira le ciel assombri au loin.

    "On commence quand ?"




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    Re: Mindgames

    le Sam 18 Aoû 2018 - 10:45
    Andrew semblait plus sceptique qu’emballer par toute cette organisation. Kida essaya de ne pas montrer son désarroi. Elle avait trop l’habitude d’être écoutée sans remise en question dans sa cohorte et avait presque oublié ce que c’était de devoir de justifier. Bien que tout son langage corporel semblât hurler à la frustration et aux questionnements, le fils d’Éros se contenta seulement de parler qualifier la seconde de sadique. Kida esquissa un bref sourire narquois avant de retrouver un visage neutre. Elle aurait pu utiliser bien d’autres noms pour qualifier la fille du vent, mais elle se retint. L’heure n’était pas, et ne le sera jamais, aux ragots et autres. Il se fera sa propre opinion sur Sera, que ce soit en bien ou en mal.

    Toujours avec cette attitude qui hurlait des questions sans réponse, Andrew se contenta de questionner l’air de rien Kida. Comment allait-elle s’y prendre pour lui faire contrôler un pouvoir qu’elle-même ne ressent pas ? En maintenant les formes, il ajouta qu’il n’avait rien contre cette technique mais qu’il aimerait juste ne pas être dans le flou total. La romaine ne pu s’empêcher de laisser ses lèvres s’étendre en un sourire moqueur. Décidemment, ce jeune homme lui plaisait bien. Il ferait une très bonne recrue. Un poil étrange, toujours à essayer de tout comprendre, il lui rappelait un peu elle-même quand elle était enfant. Si seulement elle avait pu le former avant qu’il ne soit un adulte complet, il aurait pu être un combattant hors pair…

    Kida laissa le silence s’installer entre eux, avec seulement le bruit de la nature pour les envelopper. Au loin, elle pouvait entendre des agissements de demi-dieux. D’après la position du soleil, il devait bientôt être l’heure de se sustenter. À cette idée, son ventre commença à rugir discrètement. Peut-être aujourd’hui encore elle avait trop forcé sur l’activité physique pour impressionner les autres demi-dieux et son corps réclamait ainsi la pitance qui lui était dû. Instinctivement, Kida plaça ses mains au niveau de son estomac, comme pour lui dire de se taire. Ce fut à cet instant qu’Andrew se retourna brutalement pour la scruter de haut en bas pendant de longues secondes. La romaine resta stoïque, ayant l’habitude d’être jaugée de la tête aux pieds.

    Finalement, il annonça qu’il avait choisit son lieu de prédilection pour l’entraînement. Même si ses questions n’avaient pas été répondu, il avait déjà réfléchi au meilleur endroit pour faire usage de ses dons : le poing de Zeus. Kida leva un sourcil dubitatif : quel était donc ce lieu au nom étrange ? Quelqu’un avait construit un statut de la main du roi de l’Olympe ? Andrew avait décidé que c’était l’endroit le plus sûr pour s’entraîner ? La romaine se garda bien de poser des questions. Le fils d’Éros ajouta encore plus de perplexité au lieu en le comparant à un tas de crottin de pégase, chose qui vexait Zeus. Kida se racla discrètement la gorge pour s’empêcher de pouffer.

    On commence quand ? demanda le fils d’Éros tant bien même aucune de ses interrogations n’avaient été répondues. Il était donc avide de contrôle à ce point. C’était bien triste d’être si vieux et incapable de gérer une telle dose de pouvoir. Kida fit mine de réfléchir un instant avant de continuer :

    « Dans trois jours. »

    Kida aurait pu demander un rendez-vous ici, pour être sûre qu’elle arriverait au bon endroit. Mais elle choisit d’avoir trois jours pour tâter le terrain : trouver où était ce lieu, parler à Sera, apprendre par cœur les moindres recoins du lieu d’entraînement, et évidement prévoir un emploi du temps strict. Alors qu’elle allait tourner les talons pour partir, elle se décida enfin à répondre à une de ses questions :

    « Je sens quand tu utilises ton pouvoir sur moi. C’est comme quand quelqu’un te fixe pendant longtemps. Tu peux sentir son regard brûler ta peau même si tu n’as aucune brûlure. Quand tu as essayé la première fois, tu étais si timide que je ne t’ai même pas remarqué. Mais quand tu as essayé à pleine puissance, j’ai pu sentir que tu essayais. Et rien que ça, c’est un progrès. Tu as dirigé ton pouvoir vers moi, à pleine puissance, sans blesser n’importe qui d’autre. Serais-tu capable de recommencer sans le challenge de réussir ? Nous verrons. En attendant, la seule façon d’apprendre à te contrôler, c’est de pouvoir utiliser librement sans avoir peur, car c’est la peur qui te retient. Tu as peur de blesser, de changer, d’influencer. Avec moi, tu ne feras rien de tout ça. Tu ne seras qu’une aiguille dans ma tête. Tu vas apprendre à utiliser sans avoir peur jusqu’à comprendre comment tu fonctionnes toi-même, jusqu’à réussir à briser tes propres barrières, à ne plus avoir peur de toi-même. Et ma seconde sera là pour tester ton habilité à te contrôler sans avoir peur. À te contrôler par choix, car tu te connais, et non à te contrôler par peur, en te cachant. À dans trois jours, fils d’Éros. »

    Sur ce, Kida tourna définitivement les talons pour aller tranquillement manger. Elle n’allait sauter un repas pour rien au monde. Après tout, les grecs savaient tout aussi bien se nourrir que les romains. Sauf qu’ils le faisaient dans une position peu confortable.


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