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    Andrew Turner
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    Andrew Turner

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    le Lun 30 Juil 2018 - 18:10

    Je flânais et déambulais entre les péquenauds du camp. La nuit était tombée depuis environ une heure et après le repas et les offrandes faites aux dieux, chose habituelle, Apollon avait décidé d'organiser un énième feu de camp, exigeant que chacun soit présent. Bien sûr, si on y était pas, on devait se taper les corvées avec les harpies, ce qui, je trouve, était assez déplaisant pour l'avoir fait un certain nombre de fois.

    La musique était forte, les flammes étaient hautes et la plupart des demi-dieux avaient l'air de s'amuser. J'ai jeté un coup d’œil autour de moi avant de m'asseoir entre deux personnes. Alexis était là, avec le fils d'Apollon dont j'ignore toujours le nom. Le combat était pour dans deux jours. J'ai souri un instant puis j'ai sorti une pomme de ma poche avant de croquer dedans à pleine dents. Ce sera un combat mémorable. Je n'étais pas mauvais à l'épée, loin s'en faut, j'avais environ sept ans de pratique dans cet art là. Le tout était de ne pas perdre le contrôle ou de céder à la frustration. Un exercice particulièrement difficile avec une adversaire comme Alexis, qui était redoutable.

    Autour de moi, l'ambiance était détendue, les rires fusaient, les blagues potaches aussi, et Apollon avait l'air d'avoir abandonné l'idée de créer des chansons à sa propre gloire pour discuter avec les chasseresses qui, de leur côté, avait l'air de s'ennuyer ferme, voire d'être agaçées par le dieu, ce qui se comprenait aisément. A côté d'elles, quelques satyres discutaient avec des romains présents au camp. Il était plaisant de voir que les romains, méprisant les "faunes", avaient plus d'estime pour leur cousins satyres qui risquaient leur vie à chaque instant pour ramener des demi-dieux sains et saufs à la Colonie. Non pas que les faunes ne méritaient pas plus de respect d'ailleurs.

    Tout en mastiquant ma pomme avec application, je ne pouvais m'empêcher de remarquer avec une pointe d'amertume que tout le monde s'amusait. Ayant finit mon dessert, je me levai pour aller jeter le trognon dans le feu, et au retour, je n'ai bien entendu pas manqué de renverser quelqu'un. Je me suis aussitôt confondu en excuses et lui ai tendu la main pour que la jeune fille se relève. Elle était du bungalow d'Hermès, environ 17-18 ans au premier coup d’œil, pas là depuis très longtemps, mais assez pour que je la reconnaisse visuellement. Je lui ai souri aimablement et je lui ai dit:

    "Alors, on essaye de s'enfuir ?"

    Ca se comprenait, être seul au milieu du brouhaha que faisaient les pensionnaires, il y avait de quoi devenir marteau et la tentation de partir pour aller se coucher dans le calme était grande. Ne m'étant pas présenté, j'ai rectifié le tir avec maladresse.

    "Je m'appelle Andrew au fait. Et encore désolé de t'avoir bousculé, vraiment."

    Gêné, je restais planté là comme un poteau sans savoir quoi ajouter de plus. Faire la conversation était déjà compliqué en temps normal, mais quand en plus on vient de mettre la personne par terre, c'était encore pire. Puis une pensée brillante me vint :

    "T'es qui d'ailleurs ? Je te vois pas souvent sur les terrains d'entraînement."

    Bien sûr Andrew, c'est la meilleure manière de poser des questions, ça. Je me suis mordu la langue, à défaut de la tourner sept fois dans ma bouche avant de parler. Le goût du sang me titillait les papilles, mais je me suis retenu de cracher par terre pour ne pas avoir l'air trop grossier en face d'une inconnue. Demander "t'es qui ?" puis cracher à ses pieds, ce n'était pas vraiment considéré comme une marque de respect.


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    le Ven 25 Jan 2019 - 23:29

    Le feu de camp représentait tout ce que je détestais, il me ramenait directement à mes plus jeunes années où ma mère m’avait inscrite à une école sauvage perdue dans les collines d’Alabama qu’on appelait « la colline de la paix » -oui, oui, rien que ça. Evidemment, c’était d’un grotesque sans égal. Les professeurs étaient de jeunes bouffons qui avaient l’impression d’avoir compris l’essence dans la vie et se complaisait dans une sorte d’hédonisme qui ne les mènerait jamais nulle part. Au-delà de n’avoir jamais été capable de m’apprendre quoi que ce soit et d’avoir fait de moi une inculte de première, ils avaient bien failli me rendre folle. On passait notre temps à reproduire ce genre d’activité inintéressante au possible et qui me hérissait le poil maintenant. Un feu de camp dans les champs, ça peut avoir l’air sympa pour certains -et encore-, mais tous les soirs ? Avec des tonnes de légumes qu’on avait plantées nous-même en guise de repas parce que c’était le cadeau de mère nature -et quelques côtes de porc de chez Costco parce que quand même, on est américain ou on ne l’est pas, s’il vous plait. Et de l’herbe, beauuuuucoup d’herbe -et je ne parle pas de celle qui pousse par terre. Là, c’était vraiment le summum, alors que leur quotient intellectuel était déjà au plus bas, il fallait qu’ils ingèrent cette horreur constamment. Un cadre de vie très sain pour un enfant, effectivement.

    Je me demande ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, maintenant que je leur ai acheté le domaine pour un dollar symbolique pendant un de leur trip. Ma foi, ils n’avaient qu’à réfléchir, en attendant l’argent tombe régulièrement dans mon compte en banque et c’est parfait. Mais revenons-en à l’instant présent, le feu de camp de la colonie des sang-mêlé était bien trop similaire à tout ce que j’avais bien pu vivre, la drogue en moins. Toutefois, on retrouvait le même esprit bon enfant -ou de bouffon-, les mêmes chants -débiles-, etc. Et bien évidemment, la présence était obligatoire sous peine de devoir faire la vaisselle pour tous ceux qui appréciait ce genre de débauche de l’humanité : hors de question. Je m’étais donc rendue à cette activité commune en m’ennuyant au plus haut point. J’étais assise parmi mes compagnons de bungalows que je ne connaissais que très peu et que je ne tenais pas nécessairement à connaître plus. La conséquence de cela me valait d’être ignorée par la plupart d’entre eux, ce que je décidai de tourner à mon avantage.

    Discrètement, je m’éclipsai par le fond des gradins où personne ne pouvait vraiment voir, dans la partie la plus sombre de l’amphithéâtre. J’étais presque parvenue à mon but lorsqu’une masse surgie de nulle part me bouscula, ce qui me valu de m’étaler sur le sol. Au début, j’étais un peu inquiète : est-ce qu’on m’avait vu tenter de m’éclipser ? A priori non, je n’avais pas été entendue par-dessus les chants des pensionnaires qui maintenaient le feu assez haut pour les occuper. Quand je réalisai que la raison pour laquelle j’étais tombée était un pensionnaire qui se faufilait à l’arrière des gradins pour rejoindre sa place, je vis rouge. Non mais quelle espèce de demeuré profond ! Je lui jetais un regard noir lorsqu’il me vannait discrètement.

    Je me radoucis quelque peu lorsqu’il s’excusa. Au moins il avait des bases de politesse, ce qui n’était pas négligeable. Je le toisais franchement pour savoir si je l’avais déjà aperçu dans le camp : il avait un physique assez banal quoi qu’assez agréable selon les critères de beauté admis en société. Difficile de dire si on s’était déjà rencontré, surtout dans le noir où le moindre signe distinctif passait inaperçu. Tant pis, je survivrai à l’idée de ne pas mettre un nom sur l’opportun de la soirée. Toujours est-il qu’il était bien ennuyant, d’un regard je sondais les alentours : les pensionnaires étaient toujours absorbés par leurs quantiques dépravées et n’avaient même pas réalisé ce qui c’était passé -si c’était ça l’avenir de la mythologie, je commence à comprendre pourquoi on appelait ça « mythologie » justement. Je marmonnai deux ou trois paroles peu audibles pour répondre à ce jeune demi-dieu qui semblait avoir l’idée tout à fait saugrenue d’engager la conversation alors que je ne souhaitais que me faire la plus discrète possible.

    « Pourtant j’y suis, peut-être que c’est toi qui n’y es pas souvent… Ou alors tu as juste le chic pour me remarquer quand je voudrais être discrète. »

    D’habitude, j’étais plutôt avenante avec les gens que je ne connaissais pas : on ne sait jamais, il pourrait servir un jour. Cette fois-ci, je n’étais pas vraiment d’humeur à faire semblant. Je détestais cette Colonie, je ne pourrais pas m’y sentir moins à ma place. Alors que j’avais passé ma vie à bâtir un empire et un monde dans lequel j’étais tout à fait légitime, j’avais l’impression d’être passé par la case qui me ramenait au début du jeu : « allez en prison, ne passez pas par la case départ et ne recevez pas 200 » -je plaisante je reçois bien plus que ça grâce à mes fructueux investissements. Toujours est-il que ce soir, je ne tenais pas à prétendre que j’étais contente d’être ici, j’avais juste envie d’aller dormir au plus vite, terminer cette journée vide de sens -comme toutes les autres- et d’en arriver à demain pour retourner m’entraîner : chaque jour qui passe, je devenais un peu plus à même de survivre dans le monde extérieur, donc chaque jour me rapprochait un peu de ma liberté et c’était tout ce qui comptait.

    « Du coup tu vas me laisser m’éclipser dans la plus grande discrétion ou tu comptes me retenir ici ? »

    Certains vous diront qu’en tant que fille d’Hermès, j’étais plutôt doué pour manipuler les gens. La vérité, c’est qu’une fois qu’on connaissait les techniques de manipulation, il était plutôt aisé de s’en tirer. Laisser le choix à ce rustre de me laisser partir devrait justement l’inciter à me laisser faire, enfin c’est ce qu’on dit les français qui ont mis au point les techniques de soumission librement consentie, et dieu sait que les français ont toujours raison -ou presque.

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    le Jeu 31 Jan 2019 - 21:04

    Ne répondant pas à sa dernière question, la jeune fille se contenta de dire :

    "Pourtant j’y suis, peut-être que c’est toi qui n’y es pas souvent… Ou alors tu as juste le chic pour me remarquer quand je voudrais être discrète."

    Mal à l’aise, Andrew se mastiquait l’intérieur de la lèvre avec acharnement. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Il détourna les yeux rapidement, estimant qu’il avait épuisé son quota de contact visuel pour la journée. Il s’apprêtait à s’excuser lorsqu’elle reprit la parole :

    "Du coup tu vas me laisser m’éclipser dans la plus grande discrétion ou tu comptes me retenir ici ?"

    Étrangement, il réussit à répondre sans bafouiller :

    "En fait je m’en allais aussi, donc oui."

    Il observa son environnement sous toutes les coutures avant de reposer les yeux sur son interlocutrice, puis se détourna pour se diriger vers la sortie de l’amphithéâtre. Il marchait d’un pas pressé en se demandant si aller au lac était une bonne idée, ou s’il valait mieux aller à la cabane de Dionysos d’abord. L’endroit n’était peut-être pas le plus adapté pour sa phobie sociale, mais il avait l’avantage de servir de la bière fraîche. Et puis il n’était pas bien compliqué de prendre un tabouret et d’aller s’installer dans le fond de la salle, contre le mur pour être tranquille.

    Maintenant qu’il avait appris à contenir ses émotions, il pouvait sortir se changer les idées sans craindre de déclencher un bain de sang, ce qui était assez bénéfique. Malheureusement, il était toujours incapable de maintenir une conversation en bonne et due forme, certes, mais il pouvait s’y essayer. C’est la raison pour laquelle, après avoir hésité en grimaçant pendant une seconde, il s’était retourné vers la fille d’Hermès :

    "Tu viens où tu vas rester plantée là ?"

    Evidemment, cette phrase ne sonnait pas du tout comme ça dans sa tête, il avait plus l’impression de l’avoir insultée de débile que de l’avoir invitée à le suivre. Il se détourna, levant les yeux au ciel et se marmonnant à lui-même quelques mots fort peu sympathiques, puis il tourna les talons. C’était tout juste s’il ne priait pas son père de le faire disparaître sous terre pour lui épargner le sentiment de honte qui le submergeait.

    Toutefois, il ne s’excusa pas de son impertinence. Il avait assez parlé comme ça pour la journée, les quelques mots qui lui restaient en stock étaient à peu près « bière, s’il te plait, merci », et c’était tout. Il n’avait pas de don particulier pour faire la conversation, loin s’en fallait, aussi lorsqu’il s’aperçut qu’il était suivi de près par la silhouette de la fille d’Hermès, il se contenta de la dévisager avec un air surpris et détourna les yeux presque aussitôt.

    Arrivés au niveau des bungalows après quelques minutes de marche, Andrew s’arrêta net, hésitant encore entre ses deux vices. Et puis, ayant un minimum de sens des convenances, il fallait également réfléchir aux mots qui allaient sortir de sa bouche pour souhaiter une agréable fin de soirée à l’adolescente. Ne pas s’étaler, ne pas être impoli, ne pas être gênant, c’était là son but premier. Il fut bousculé par un garçon au moment où il allait ouvrir la bouche, un certain Jacob, fils d'Hermès également, qui filait avec son frère jumeau et quelques autres aussi discrets qu'un troupeau de harpies en direction du bungalow du dieu messager.

    Amusé par la situation, il ne put s'empêcher de faire remarquer :

    "Eh ben on dirait que t'es pas prête de dormir. Tu peux toujours m'accompagner si tu veux, ce sera peut-être mieux que là dedans, qui sait ?"


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    le Ven 1 Fév 2019 - 21:36

    Andrew avait l’air un peu confus, j’imagine qu’il ne s’attendait pas à ce genre de réaction de ma part. En temps normal, je suis de nature plutôt avenante avec les gens que je ne connais pas : chaque personne que vous rencontrez représente un atout potentiel, il est donc important de ne pas le perdre d’entrée de jeu. Ce soir-là, j’étais juste épuisée, fatiguée émotionnellement de me retrouver à la Colonie, dans cet environnement que je ne connaissais pas et qui me semblait plus et plus ennuyant chaque jour. Je n’avais qu’une envie, c’était de partir, ce qui semblait me faire un intérêt commun avec ce jeune importun. J’hésitais toutefois quelques secondes à le suivre : et si je m’attirais des ennuis ? Je veux dire, je ne connaissais rien de ce demi-dieu. S’il était comme mes camarades de bungalows, il m’attirerait dans un traquenard et me jetterai dans la rivière où je m’attirerais le courroux des nymphes. Cependant, l’idée de m’éclipser en compagnie d’un autre pensionnaire n’était pas sans avantage : si je tombais sur une harpie, il saurait certainement mieux nous défendre que moi -ou si on se faisait prendre par les Chasseresses, je pourrais rejeter la faute sur lui.

    « Après toi »

    Je marchais donc dans les traces d’Andrew en direction des bungalows. Le service de garde n’était pas très impressionnant ce soir, il y avait encore moins de Chasseresses rodant aux alentours que pendant la journée. Cela n’était pas tout à fait dénué de sens dans l’optique où Apollon lui-même se trouvait au feu de camp, et qu’il représentait probablement le plus gros facteur de trouble potentiel. Parfois j’avais un peu de peine pour les Apollon, certes je n’étais pas mieux en ayant Hermès pour père, mais au moins il ne se pavanait pas au Camp pour exhiber son incompétence aux yeux des autres pensionnaires, c’en était assez grotesque à la longue. M’enfin peu importe, j’appréciai au moins qu’il constitue une distraction pour les Chasseresses ce soir-là.

    Arrivés devant les bungalows, tout semblait calme : mission accomplie, j’allais pouvoir terminée cette journée ennuyante au possible. Enfin, c’était jusqu’à ce que mes compagnons de bungalows apparaissent dans le décor. Une poignée d’entre eux avait également eu l’idée de s’éclipser, mais probablement pas pour aller dormir à mon grand dam. Ils étaient certainement sur le point de faire une farce ridicule qui tournerait mal et vaudrait des ennuis à tout le bungalow… Si tant est qu’ils ne se faisaient pas prendre avant compte tenu de leur discrétion, quoique vu la garde rapprochée de ce soir, ils avaient peut être une chance. Puissent les dieux leur porter malheur dans leur quête.

    En attendant, impossible d’aller dans mon bungalow et dormir, au mieux je me ferai attrapée et je serais prise pour leur complice, non merci. En conclusion, j’avais réussi par m’enfuir du feu de camp pour n’avoir nulle part où aller, sans compter que tout le camp était sous surveillance. Parfait, vraiment cette journée était de mieux en mieux. Andrew ne put s’empêcher de me lancer une pique à ce sujet, ce qui, vu la façon dont je lui avais parlé précédemment, était justifié. Il me proposait de le suivre, où ça ? Allez savoir, peut être quelque part dans les bois pour me découper en morceau et me lancer dans le lac. Enfin, probablement pas, je n’avais certainement pas grand-chose à y perdre, et je n’avais pas bien d’autre choix puisque même en retournant au feu de camp, je risquai de me faire prendre. Après un rapide calcul coût et bénéfice, je décidai de le suivre.

    « Aller je te suis, on verra si c’est une bonne idée plus tard… »


    Je suivis Andrew jusqu’à un endroit que je n’avais encore jamais vu. Il s’agissait d’un lieu sous-terrain derrière l’amphithéâtre. Je ne vous cache pas que je n’étais pas très sereine, c’est exactement le genre d’endroit qui aurait pu m’attirer des ennuis : s’il n’était pas sur la brochure d’accueil, c’était certainement pour une raison. Néanmoins, je demeurai impassible et ne laissait rien voir de mon inconfort. En arrivant au premier étage du sous-sol, je fus assez vite rassurée. Cela ressemblait à bar tout à fait lambda et tranquille, je n’avais certainement pas grand-chose à y craindre. Chiron pourrait aussi bien être au courant de cet endroit et laisser courir, j’étais donc plus à l’aise. On me prit deux drachmes à l’entrée en m’expliquant que ça donnait droit à une consommation à volonté, ce qui était relativement rentable : comment cet endroit pouvait tourner ? J’étais presque tentée de leur demander s’ils avaient besoin d’une trésorière, mais j’ai comme l’impression que ce n’était pas l’esprit des lieux.

    « Au fait je m’appelle Harmonie. »

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    le Sam 2 Fév 2019 - 17:21

    « Aller je te suis, on verra si c’est une bonne idée plus tard… »

    Un sourire traversa le visage d’Andrew comme une ombre. Pour la première fois depuis longtemps, il avait proposé à quelqu’un – qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam – de l’accompagner. Il y a quelques semaines, il se serait probablement sauvé pour se réfugier dans son bungalow, préparant son matériel pour aller fumer au lac. Quoiqu’il évitait le lac depuis son altercation avec Erwin…

    Dans tous les cas, sa réserve d’herbe s’épuisait et il était grand temps de faire le plein. Les deux grecs se dirigeaient vers la cabane de Dionysos et Andrew vérifiait qu’il avait assez de drachmes pour faire ses courses en plus des consommations à l’intérieur du bar régit par Silas. Arrivés enfin au niveau de l’amphithéâtre, ils en firent le tour pour arriver à l’entrée où l’on leur demanda deux drachmes chacun. Puis Andrew sursauta lorsque la jeune fille ouvrit la bouche pour enfin se présenter :

    « Au fait je m’appelle Harmonie. »

    «Enchanté, Harmonie. »

    Le premier sous-sol du bar était un peu vieillot, on y vendait sodas, bonbons, il y avait des jeux un peu partout, bref, le paradis des plus jeunes. Le grec à l’entrée avait donc bien compris qu’Andrew et Harmonie n’étaient pas venus là pour se pourrir les dents à force de manger des bonbons. Le fils d’Eros se dirigea vers le fond du bar, surveillant que personne ne faisait vraiment attention à eux ; de toute façon la plupart étaient encore au feu de camp. Il souleva un tapis poussiéreux, puis saisit l’anneau en métal avant de tirer dessus pour découvrir l’entrée du second sous-sol.

    Il fit signe à Harmonie de passer en première, puis il descendit à son tour, veillant à ne pas faire de bruit en refermant la trappe tout en réajustant le tapis pour qu’on ne remarque pas qu’il avait été déplacé. Il fit quelques pas pour s’éloigner de l’escalier bien trop raide, et s’accouda au bar où il commanda une bière pour lui et une autre pour Harmonie. Au pire, si elle n’aimait pas ça, elle pourrait toujours la lui refiler et commander autre chose.

    Au passage, il demanda s’ils fournissaient toujours de l’herbe. D’un signe de tête, le barman le lui confirma et sortit une petite boîte qu’il lui échangea contre une poignée de drachmes. C’était plus cher que d’habitude. Soit ils commençaient à être en rade, soit c’était un signe qui lui disait d’arrêter de fumer tout simplement. Bah, il y réfléchirait plus tard. Il emporta les deux bières et entraîna Harmonie vers le fond, à sa place habituelle.

    Il pouvait tout surveiller. Cet endroit était un paradis pour lui, malgré le nombre beaucoup trop élevé de personnes présentes. Il sentait toutes les tensions, tous les coup de cœur, toutes les passions qui animaient les gens au plus profond de leur être. Pointant discrètement un couple du doigt, il lâcha enfin :

    « Tu vois ces deux-là qui s’engueulent ? La fille de Poséidon et le blondinet, un fils de Zeus je crois bien. Je mets ma main à couper qu’ils vont finir ensemble. »

    Il fit une pause, puis ajouta:

    « Je suis un fils d'Eros. Ce genre de trucs, c'est facile à deviner pour moi. »

    Il était tenté par leur donner un petit coup de pouce, mais il le savait, user de son pouvoir revenait à manipuler les gens comme des pantins, et il détestait l’idée. Il ne l’utilisait que lorsque c’était nécessaire, lors de disputes qui prenaient un peu trop d’ampleur, lorsque sa vie était en danger, ou lorsque l’autre partie de lui prenait le contrôle, souvent quand il était en colère.

    Andrew soupira. Il pouvait voir naître l’amour, le désir, la passion, tout comme il pouvait percevoir la haine, le dégoût et la rage. Cette deuxième partie était nettement moins amusante, mais s’avérait fort utile sur le terrain d’entraînement. Kida le lui avait dit, il fallait qu’il embrasse cette partie de lui-même, peu importe à quel point elle le dégoûtait. Tapotant nerveusement son doigt sur la table, il but la moitié de sa bière avant de se retourner vers Harmonie :

    « Alors dis-moi, ça fait combien de temps que tu es là ? T’as pas l’air vraiment enchantée d’y être en tout cas. Sans vouloir te vexer. »


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