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    Alexander Fils de Poséidon


    Andrew Turner
    Conseiller de bungalow

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    Informations générales

    Présentation : Me voilà
    Parent divin : Eros
    Points de puissance : 488
    Messages : 50

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Arc/épée et bouclier
    Défaut fatal: Empathie

    Ennui mortel

    le Lun 30 Juil - 18:10
    Je flânais et déambulais entre les péquenauds du camp. La nuit était tombée depuis environ une heure et après le repas et les offrandes faites aux dieux, chose habituelle, Apollon avait décidé d'organiser un énième feu de camp, exigeant que chacun soit présent. Bien sûr, si on y était pas, on devait se taper les corvées avec les harpies, ce qui, je trouve, était assez déplaisant pour l'avoir fait un certain nombre de fois.

    La musique était forte, les flammes étaient hautes et la plupart des demi-dieux avaient l'air de s'amuser. J'ai jeté un coup d’œil autour de moi avant de m'asseoir entre deux personnes. Alexis était là, avec le fils d'Apollon dont j'ignore toujours le nom. Le combat était pour dans deux jours. J'ai souri un instant puis j'ai sorti une pomme de ma poche avant de croquer dedans à pleine dents. Ce sera un combat mémorable. Je n'étais pas mauvais à l'épée, loin s'en faut, j'avais environ sept ans de pratique dans cet art là. Le tout était de ne pas perdre le contrôle ou de céder à la frustration. Un exercice particulièrement difficile avec une adversaire comme Alexis, qui était redoutable.

    Autour de moi, l'ambiance était détendue, les rires fusaient, les blagues potaches aussi, et Apollon avait l'air d'avoir abandonné l'idée de créer des chansons à sa propre gloire pour discuter avec les chasseresses qui, de leur côté, avait l'air de s'ennuyer ferme, voire d'être agaçées par le dieu, ce qui se comprenait aisément. A côté d'elles, quelques satyres discutaient avec des romains présents au camp. Il était plaisant de voir que les romains, méprisant les "faunes", avaient plus d'estime pour leur cousins satyres qui risquaient leur vie à chaque instant pour ramener des demi-dieux sains et saufs à la Colonie. Non pas que les faunes ne méritaient pas plus de respect d'ailleurs.

    Tout en mastiquant ma pomme avec application, je ne pouvais m'empêcher de remarquer avec une pointe d'amertume que tout le monde s'amusait. Ayant finit mon dessert, je me levai pour aller jeter le trognon dans le feu, et au retour, je n'ai bien entendu pas manqué de renverser quelqu'un. Je me suis aussitôt confondu en excuses et lui ai tendu la main pour que la jeune fille se relève. Elle était du bungalow d'Hermès, environ 17-18 ans au premier coup d’œil, pas là depuis très longtemps, mais assez pour que je la reconnaisse visuellement. Je lui ai souri aimablement et je lui ai dit:

    "Alors, on essaye de s'enfuir ?"

    Ca se comprenait, être seul au milieu du brouhaha que faisaient les pensionnaires, il y avait de quoi devenir marteau et la tentation de partir pour aller se coucher dans le calme était grande. Ne m'étant pas présenté, j'ai rectifié le tir avec maladresse.

    "Je m'appelle Andrew au fait. Et encore désolé de t'avoir bousculé, vraiment."

    Gêné, je restais planté là comme un poteau sans savoir quoi ajouter de plus. Faire la conversation était déjà compliqué en temps normal, mais quand en plus on vient de mettre la personne par terre, c'était encore pire. Puis une pensée brillante me vint :

    "T'es qui d'ailleurs ? Je te vois pas souvent sur les terrains d'entraînement."

    Bien sûr Andrew, c'est la meilleure manière de poser des questions, ça. Je me suis mordu la langue, à défaut de la tourner sept fois dans ma bouche avant de parler. Le goût du sang me titillait les papilles, mais je me suis retenu de cracher par terre pour ne pas avoir l'air trop grossier en face d'une inconnue. Demander "t'es qui ?" puis cracher à ses pieds, ce n'était pas vraiment considéré comme une marque de respect.









    Andrew Turner
    And I won't let the heat that we are missing, play it off like I'm someone who's never been here before. I play it off like I'm a winner, I-I-I'm living inside of an apartment that is darkest at noon, I'm turning bottles into oceans, I-I'Il tell you whatever I want and let you think it's the truth.
    ©️ Yamashita d'épicode

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