AccueilAccueil  
  • FAQFAQ  
  • RechercherRechercher  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  
  • Membre du mois

    SamaelFils de Thanatos


    W. Alexis Nyqvist
    Un meurtre est si vite arrivé

    avatar

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Kidaria-Scheddar Kiliala
    Parent divin : Arès
    Points de puissance : 2011
    Messages : 575

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Deux dagues
    Défaut fatal: Colère

    Repos et chocolat

    le Dim 29 Juil 2018 - 16:24
    Alexis se revoyait petite, allongée sur le ventre, par terre, entrain de colorier une forme abstraite. Non loin de là, elle devinait les jambes de sa maman, en train de travailler sur son ordinateur. Une petite brise légère venait de temps en temps lui chatouiller les pieds et le menton. Au bout d’un moment, la petite Alexis releva la tête pour admirer dehors. La fenêtre ouverte montrait des bouts d’arbre, de toits et surtout de ciel. Quelques nuages flottaient dans son champ de vision. L’enfant était si fascinée qu’elle était restée à fixer le ciel pendant une durée indéterminée. Puis finalement, elle entendit la voix de sa maman l’appeler. Willa, qu’est ce qui te fascine tant dehors ? L’enfant tourna la tête pour croiser le regard de sa maman, souriante, rayonnante. Tel un petit mime, elle adopta le même sourire avant de répondre : Tu crois qu’un jour z’aurai des pouvoirs maziques ? Pendant un instant, l’expression du visage de l’adulte se figea. Mais cela dura si peu de temps que l’enfant ne le remarqua même pas. Bien sûre, ma chérie. Tu voudrais quoi comme pouvoir ? Il n’en fallut pas plus à l’enfant pour bondir sur ses petites jambes potelées et s’exclamer : Je veux voler ! Je veux être lézère comme l’air ! Je veux être comme les zoiseaux ! Je serai la guerrière des airs ! Je serai douce et élégante comme toi ! Je marcherai sur le vent ! Pour joindre le geste à parole, l’enfant courait en imitant un drôle d’oiseau pendant que sa maman riait aux éclats. Et Alexis se répétait qu’elle volerait, qu’elle aurait un pouvoir discret sans être trop impressionnant, qu’elle ne causerait jamais que de la joie chez les autres, qu’ils seraient tous épatés ! Et que jamais elle ne mettrait les autres en danger, car elle ne voulait pas ça. À quoi bon avoir un pouvoir si c’est pour faire peur ? Il n’y a que les méchants qui font peur.

    ***


    Alexis se revit entrain de tout faire exploser. Sa mémoire était floue. Elle entendait des détonations. Elle entendait des cris de terreur et de douleur. Elle se voyait de l’extérieur, en train de tout détruire, tel un monstre possédé par un pouvoir de destruction incontrôlable. Elle voulait hurler, hurler sur elle-même. Se dire d’arrêter de faire ça. Qu’elle faisait du mal autour d’elle. Mais aucun son ne sortait de bouche. Un faible gémissement tout au plus, murmurant un faible « non » comme si cela était suffisant pour passer par de-là la puissance dévastatrice de sa propre personne. Petit à petit, tout devint noir et silencieux. Alexis se sentait seule, si seule. Elle tomba à genoux, ne voyait rien d’autre que son corps dans l’infini du néant. Puis, un bruit vint déchirer le silence omniprésent. Cela faisait trembler les murs, les murs autour d’elle et en elle. Ce son strident lui perçait son âme telle une lance aiguisée. Alexis ne pouvait plus bouger, plus respirer. Elle essayait de dire à quiconque d’arrêter, de se taire. Et pourtant, même en se bouchant les oreilles, elle pouvait sentir que le bruit venait d’elle-même. Horrifiée, Alexis tenta de se relever mais ne fit que chuter, encore et encore, jusqu’au moment fatidique où le sol se brisa et où elle ne sentit plus que le vide la noyer dans un océan de torpeur.

    ***


    Finalement, la fille d’Arès ouvrit les yeux dans un sursaut. Sur le moment, elle ne vit rien et cru qu’elle était de nouveau prisonnière de sa prison de néant. Puis petit à petit, elle aperçut des faibles rayons de lumière qui vinrent lui brûler la rétine. Plaçant une main sur son visage, elle prit connaissance que tout son corps n’était que douleur. Lentement, des flashbacks lui revenaient. De la fumée. De la douleur. Des explosions. Elliot. D’un coup, Alexis tenta de se relever. Cela lui arracha un grognement de douleur provenant de tout son abdomen. Elle chercha des yeux son ami. Comment avait-elle fini ici ? Où était-elle ? Une migraine tambourinait dans cette tête, telle une mélodie faisant écho à sa propre douleur mentale. Ne voyant toujours pas Elliot, elle se tourna brusquement. Cette fois, ce fut un gémissement de douleur qui s’extirpa de sa bouche. Instinctivement, elle plaça une main sur ses côtes douloureuses et ferma les yeux. Que s’était-il passé ?

    Un Apollon s’approcha d’elle. Aussi blond qu’Elliot était brun. Il lui tendit un carré d’ambroisie, parlant de choses inintéressantes au possible. Docile, la jeune fille plaça le médicament dans sa bouche. Au début, elle ne sentit rien. Ainsi, le temps avait fini par l’habituer à ce nectar divin ? Puis finalement, elle ressentit des petits picotements sur la langue. Elle se laissa submerger par ce goût à la fois si familier et si lointain, fermant les yeux pour visualiser une scène de son enfance. La revoilà donc, assise à table, un jour de fête, avec ses deux mamans et un plat merveilleusement bon. Puis, le goût disparu en même temps que le souvenir et Alexis rouvrit les yeux.


    Elliot Wainford
    Tu vas être malade de moi

    avatar

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Seraphina Gwynt
    Parent divin : Apollon
    Points de puissance : 1514
    Messages : 315

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): lance-pierre et une bague-bouclier
    Défaut fatal: La Compassion

    Re: Repos et chocolat

    le Lun 30 Juil 2018 - 20:28
    Elliot était entouré de blanc, il ne voyait pas de mur à proprement parler, ni de plafond ou même de sol, et pourtant il tenait bel et bien debout. Au loin, il distinguait une tâche sombre, et marcha vers elle. En se rapprochant, les silhouettes de ses parents mortels se dessina, à moitié englouties par les ombres. Non seulement mortels, mais aussi morts, se rappelât-il avec un pincement au cœur. Et tout était de sa faute. La voix qui retentissait autour de lui se faisait un malin plaisir de le lui rappeler. C'était un assassin, il avait tué de nombreuses vies en une nuit, et il le refera encore. La silhouette d'Alexis apparu alors entre Elliot et ses parents, et commença à marcher vers les ombres. Elliot appela son nom une fois, puis deux, avant de se rendre compte qu'aucun son ne sortait de sa bouche. Alors il courut, sans jamais se rapprocher, pendant plusieurs minutes. Et alors qu'Alexis n'était qu'à quelques pas de rejoindre les parents du garçon, un regain de hargne s'emparât de lui, et il ignora la voix en se levant. Il fit un pas, puis deux, et en quelques secondes, il avait enfin attrapé son amie par le bras, l'empêchant d'avancer plus vers les ténèbres. Il ferma les yeux, rassuré.

    Lorsqu'il les rouvrit, il était toujours dans l'infirmerie du camp. Seulement quelques heures étaient passées depuis qu'il s'était réveillé pour le première fois après l'attaque des Myrmekes. Son corps était toujours très faible, mais il pouvait au moins se mettre en position assise sur le côté de son lit, ce qu'il fit lorsqu'il vit qu'Alexis avait repris connaissance à son tour.

    "L'avantage, c'est que je pense pas que la colonie ait besoin d'appeler un exterminateur, on devrait plus voir de fourmis avant un bout de temps. Par contre y a que moi qui ait choppé un rhume? J'ai la gorge un peu enrouée."

    Elliot feignait l'insouciance pour rassurer son amie, qui semblait perdue et en détresse. Ce n'était pas le moment de montrer son propre mal-être. Elle avait besoin de soutien moral, alors il le lui donnerait, il était bien le mieux placé dans le camp pour le faire. Pour ce faire, son sourire se devait d'être convaincant, son intonation joyeuse, et son regard aussi franc que possible. Mais comment faire lorsque sa gorge le brulait tant que sa voix semblait sortir d'un monstre rocailleux, aussi rauque et gutturale qu'elle l'aurait été s'il parlait pour la première fois depuis des dizaines d'année.

    Dans un ultime effort, faisant souffrir tout son corps, il jeta un carré de chocolat sur le lit d'Alexis. Il ne savait pas d'où il venait, mais il était à ses côtés quand il s'était réveillé, alors autant le manger et le partager. Le chocolat possédait après tout de nombreuses vertus curatives.

    "Tiens, mange ça, je sais pas à qui c'était, mais maintenant, c'est à nous."

    Alors qu'il prononçait ces mots, un vrai sourire espiègle se dessina sur son visage. Un sourire qu'il n'avait pas eu à forcer, et ce simple fait lui fit du bien. Ils auraient besoin de sourire pour se remettre de ce qu'il s'était passé dans les bois.


    Your body looks so sick, I think I got the flu ♫

    W. Alexis Nyqvist
    Un meurtre est si vite arrivé

    avatar

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Kidaria-Scheddar Kiliala
    Parent divin : Arès
    Points de puissance : 2011
    Messages : 575

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Deux dagues
    Défaut fatal: Colère

    Re: Repos et chocolat

    le Mer 1 Aoû 2018 - 16:56
    Finalement, Alexis croisa le regard d’Elliot. Le poids qui pesait sur son estomac noué commença lentement à se dissiper. Elle tenta d’étirer un sourire sur son visage, mimant ce que son ami venait de faire, mais tout lui faisait mal. Elle avait l’impression qu’une massue s’était écrasée sur sa tête et que tous ses muscles étaient paralysés de douleur. Elle ne pouvait s’empêcher de parcourir des yeux le corps de son ami. Dans un premier temps, elle fut rassurée de voir qu’il semblait réel et en vie. Mais dans un deuxième temps, la présence de brûlures et de blessures sur sa chair ne fit qu’accentuer le malaise qu’elle ressentait. Des flashbacks lui revenaient de temps en temps mais elle préférait les ignorer. Elle tenta de nouveau de sourire, esquissant un bien faible mouvement de lèvres, pendant que son ami parlait.

    Elliot tentait de faire des blagues, de l’humour. En tant normal, être comparé à un exterminateur n’aurait pas franchement fait plaisir à la fille d’Arès, mais elle était si contente de voir qu’il essayait tant bien que mal de faire la conversation, de faire comme si tout allait bien, qu’elle ne pouvait pas lui en tenir rigueur. De nouveau, elle étira un sourire sur son visage meurtri. Chaque muscle travaillé la faisait souffrir, mais ce n’était rien à côté de sa douleur mentale. Alexis essaya de se concentrer sur tous sauf ses souvenirs. Elle remarqua les reflets du ciel, qui se trouvait derrière elle. Elle remarque que les couleurs semblaient bien jolies, tirant sur le orange, le rose. Elle remarqua qu’avec ces teintes là, les cheveux aile-de-corbeau de son ami avaient des reflets roux assez marrants à voir. Elle remarqua qu’ils étaient quatre dans cette infirmerie, et qu’une personne semblait avoir le pied dans le plâtre.

    Finalement, Elliot lui envoya un objet non identité qui atterrit sur le duvet blanc du lit. Pendant un instant, Alexis eût du mal à se focaliser sur ce que c’était. Elle devait tourner son corps de quelques degrés, ce qui lui demandait beaucoup d’effort car elle ne voulait pas montrer à Elliot qu’elle souffrait qu’une quelconque façon. Le connaissant, il allait se blâmer encore plus qu’elle ne se blâmait déjà. Elle tendit la main pour attraper ce qui se trouva être du chocolat. Elle ne put retenir ses lèvres de s’étendre jusque ses joues. La douleur était devenue supportable, surtout après celle qui hurlait dans ses côtes. Comme quoi, il suffisait clairement de frapper plus fort à un autre endroit pour ne plus sentir grand-chose ailleurs.

    Elliot l’invita à manger ce carré qui avait été dépossédé de son propriétaire original. Le sourire espiègle qui s’était dessiné sur son visage eût raison de celui d’Alexis qui croqua un bout dans le carré. Elle essaya de refouler ses idées paranoïaques loin, avec les flashbacks. Elle essaya d’oublier que des gens avaient fini avec de puissants aphrodisiaques après avoir mangé de la nourriture dont ils ne connaissaient pas l’origine. Elle essaya d’oublier ceux dont les Hermès et Dionysos avaient créer des substances hallucinogènes. Elle se concentra très fort sur le présent en priant de toutes ses forces pour que ce soit un carré lambda et pas une blague très mal passée. Alexis croqua un deuxième morceau et laissa le goût se propager dans sa bouche. C’était un chocolat bien noir comme elle les appréciait. Le goût amer se répandait en elle comme une source de bien-être. Ce n’était pas aussi efficace pour le physique que l’ambroisie, mais ça l’était bien pour le moral.

    Alexis finit par gober le troisième bout sans demander son reste. De nouveau, elle fixa Elliot dont le regard s’était légèrement perdu dans le vague. C’était sûrement à son tour de l’empêcher de ressasser cette expérience. Autant Alexis n’avait que des flashbacks de douleur, de souffrance et, évidemment, de son pouvoir incontrôlable, Elliot avait sûrement été conscient pendant toute la scène. Et seuls les dieux savent si les brûlures qu’il avait aux bras étaient à côté de l’acide des fourmis ou à cause de son pouvoir explosif qui n’en faisait qu’à sa tête. Alexis se mordit la langue à cette pensée, se refusant de poser la question pour l’instant. Un léger goût métallique la ramena à la réalité, où elle se décida à briser le silence.

    « Je suppose que l’heure du repas est déjà passée ? »

    Elle sentit qu’elle avait réussi à capter à nouveau l’attention du fils d’Apollon. Elle continua donc sur sa lancée, en concert avec son ventre qui se mit à grogner.

    « Il fallait qu’on loupe l’heure du repas… »

    Alexis décida que la douleur physique n’était qu’une épreuve non-importante et posa ses pieds par terre. Remarquant qu’elle ne ressentait rien de plus que d’habitude, elle porta tout son poids sur ses jambes et quitta le concon du lit de l’infirmerie. Ignorant tous les cris de ses muscles, elle enchaîna :

    « Je vais voler des trucs. »

    Elle fit un pas. Passa le lit d’Elliot en deux pas. Chaque mouvement lançait une alerte à son cerveau. Ses jambes souffraient autant que si elle avait passé une journée entière à se battre contre les romains. Et pourtant, Alexis continua. Un pas de plus, sans afficher l’ombre d’une émotion sur son visage.

    « J’ai faim. Tu viens ? »

    Alexis tourna la tête vers Elliot en même temps qu’elle prononça ses mots. Elle s’était arrêtée quelques instants, et le poids de son corps suffisait à lui lancer des piques de douleur de façon aléatoires. Néanmoins, Alexis voyait au de-là de ça. Alors, pour couronner le tout, elle sourit de nouveau. C’était sa façon de faire un doigt d’honneur à la douleur. Mais en plus poli car ses mères ne l’avaient pas élever pour être impolie.




    Elliot Wainford
    Tu vas être malade de moi

    avatar

    Informations générales

    Présentation : Ici
    D-C : Seraphina Gwynt
    Parent divin : Apollon
    Points de puissance : 1514
    Messages : 315

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): lance-pierre et une bague-bouclier
    Défaut fatal: La Compassion

    Re: Repos et chocolat

    le Jeu 9 Aoû 2018 - 20:25
    En avalant un carré, Elliot fut satisfait de voir qu’Alexis jouait le jeu, et prétendait que tout allait bien en dégustant son morceau de chocolat. Il était toutefois clair que la jeune fille peinait, et y allait avec hésitation. Pour quelle autre raison aurait-elle mis trois bouchées pour manger un carré aussi petit? Elliot l’avait mis en entier dans sa bouche, et encore là, il trouvait qu’il y en avait peu, et s’était resservi juste après. Toutefois satisfait de voir que son amie appréciait le cadeau qu’il lui avait fait, son regard se mit à fixer le vide, tandis que l’entièreté de ses pensées se dissipèrent. Seule la voix d’Alexis le tira de son état semi léthargique, lui rappelant qu’ils avaient loupé le repas, parce qu’une mauvaise nouvelle ne venait jamais seule, et qu’il fallait bien que les Moires mettent un peu de sel dans leurs plaies.

    Elliot la vit alors se lever tout en annonçant sa décision de voler de la nourriture, ce qui, dans leur état, était simplement suicidaire. Lorsqu’elle passa devant son lit, son expression était absolument insondable, aussi neutre qu’elle pouvait l’être, et c’est ce détail qui fit comprendre à Elliot qu’elle souffrait autant que lui. Et finalement, elle se tourna vers lui lorsqu’elle lui demanda de venir, et tenta un sourire. Alors il se leva, comme en réponse à cette fille devant lui qui souffrait, mais qui voulait vivre normalement, comme s’il n’y avait eu aucun problème, et il la suivit en dehors de l’infirmerie, balayant d’un geste de la main les injonctions d’un de ses demi-frères qui leur demandait de retourner dans leurs lits, sans même lui adresser un regard.

    Fort heureusement, le couvre-feu n’avait pas encore tout à fait débuté, et les deux jeunes gens pouvaient alors se balader dans la grande maison sans trop porter de suspicion sur leurs personnes. Avec beaucoup de difficulté, les deux marchèrent côte à côte en se dirigeant vers les cuisines, traversant les couloirs et descendant des escaliers sans un mot, absorbés par la concentration dont ils usaient l’un et l’autre pour cacher leur douleur aussi bien que possible. Puis ils arrivèrent près des cuisines, et Elliot s’arrêta en plaçant un bras devant Alexis.

    Avant qu’on se suicide contre les harpies, j’aimerais savoir si t’as un plan. Parce que personnellement, je suis pas en état de me battre, d’autant que ce serait débile, et je suis pas spécialement en état de me faufiler non plus. Au mieux, je peux tenter de créer un gaz qui les rendrait somnolentes, mais je pourrais pas spécialement l’empêcher de t’affecter aussi.

    Elliot réfléchi longuement à ce qu’ils pourraient faire dans cette situation. Une bonne technique pourrait de les attirer au loin avec une explosion, mais il ne voyait pas ce qu’ils pourraient exploser sans risque, et surtout, il ne voulait pas forcer son amie à utiliser son pouvoir destructeur encore une fois. Il baissa les yeux lorsque leurs regards se croisèrent, honteux d’avoir seulement pensé à l’utiliser.

    Perso, je suis à court d’idées. L’estomac vide aide vraiment pas à me creuser les méninges faut dire.


    Your body looks so sick, I think I got the flu ♫

    W. Alexis Nyqvist
    Un meurtre est si vite arrivé

    avatar

    Informations générales

    Présentation : www
    Journal intime : www
    D-C : Kidaria-Scheddar Kiliala
    Parent divin : Arès
    Points de puissance : 2011
    Messages : 575

    Plus en profondeur
    Pouvoirs:
    Arme(s): Deux dagues
    Défaut fatal: Colère

    Re: Repos et chocolat

    le Ven 10 Aoû 2018 - 14:59
    Alexis et Elliot déambulèrent dans la maison sans un bruit. Les rares gens qu’ils croisèrent semblaient trop occuper à vivre leur propre vie pour se préoccuper de celles des autres. Les deux amis semblaient lancer dans un concours de qui donnera l’impression d’avoir le moins mal tout en marchant au ralenti et en étouffant des grognements de douleur. Finalement, ils arrivèrent devant les portes de la cuisine du Camp. Peu de gens traînaient dans les alentours, ce qui permettait d’avoir la voie libre. La cuisine n’était pas un lieu fréquenté car personne ne s’intéressait au travail derrière les repas qui apparaissaient comme par magie, mais également car c’était aussi à cet endroit que les harpies faisaient la vaisselle à l’aide de lave et de feu (afin de tuer 99,98% des germes). Évidement, la plonge et la cuisine en elle-même étaient censées être deux pièces différentes mais la chaleur restait la même. Et la présence des harpies n’aidait pas.

    Elliot commença à s’inquiéter un peu concernant l’idée d’Alexis de voler de la nourriture. À tout moment ils pouvaient tomber sur les femmes ailées et cela semblait être une excuse suffisante pour sauter un repas. Alexis se contenta de se tenir devant la porte, immobile, et d’écouter son ami exposer les différentes raisons pour lesquels il préférait ne pas manger. Un court silence s’installa entre eux, durant lequel le seul mouvement visible sur Alexis était sa respiration et ses sourcils froncés. Finalement, leurs regards se croisèrent et Elliot baissa les yeux, indiquant à voix haute qu’il était à court d’idée. Alexis haussa un sourcil et recula légèrement. Elle toisa de la tête aux pieds Elliot qui semblait être désespéré. Finalement, il avait suivi Alexis sans vraiment réfléchir à quoique ce soit, juste parce qu’il l’appréciait et elle en était reconnaissante.

    « Fais moi confiance. Reste ici. »

    Murmura-t-elle dans un souffle. Au début, plutôt perplexe, Elliot ne sembla pas comprendre. Alors elle enfonça son regard dans ses yeux, lui faisant passer le message silencieux de si tu ne m’écoutes pas, on va vraiment mourir, alors tu as tout intérêt à poser ton postérieur blessé ici et à ne pas tenter quoique ce soit de stupide comme par exemple m’endormir ou me faire utiliser mon pouvoir. Au bout d’un moment, Alexis jugea qu’elle avait été assez claire. Elle s’avança, ouvrit la porte et se faufila à l’intérieur de la pièce.

    Au fond, son action pouvait être vue comme quelque chose de démesuré mais Alexis était sereine. Les harpies ne mangeaient que les enfants qui contournaient le couvre-feu ou ceux qui ne rendaient pas leur bungalow dans les temps. Or, le couvre-feu n’était effectif que dans dix minutes, alors Alexis ne risquait rien. Il n’a jamais été stipulé clairement dans le règlement qu’il était interdit de venir dans les cuisines et il n’était pas non plus expliqué qu’on ne pouvait pas manger entre les repas. C’est donc avec tout cela en tête qu’Alexis se faufila, aussi discrètement que possible pour éviter de trouver des ennuis quand même.

    La chaleur était presque étouffante, mais cela ne dérangeait pas Alexis. Elle avait failli mourir asphyxiée par un gaz inconnu, alors elle n’était plus à ça près. Finalement, elle remarqua quelques assiettes sales, avec encore de la nourriture entamée mais non-finie. Alexis pris une assiette vide, la remplit avec des frites et des parts de pizza à moitié dévorée, et ressortit aussi discrètement qu’elle était entrée. Elle croisa le regard d’Elliot, lui prit la main et l’entraîna plus loin dans la maison. Une fois en dehors du bâtiment, ils se dirigèrent vers le feu d’Hestia, s’installèrent tranquillement et mangèrent.

    En sentant les aliments remplir son estomac, Alexis se sentait déjà mieux. Au final, rien ne vaut un bon repas ! Elle croisa le regard noir d’un Apollon, qui devait être le même qui avait essayé de les forcer à rester à l’infirmerie, mais elle choisit de l’ignorer. Toujours dans le silence, Alexis se leva, salua de la main son ami et retourna dans son bungalow bruyant et austère. Elle ne put que difficilement dormir avec la douleur, mais elle se rassura en se disant que si elle devait vomir, au moins elle avait quelque chose dans l’estomac.





    Contenu sponsorisé

    Informations générales

    Permission de ce forum:

    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum