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    ErwinFils de Poséidon


    Harmonie Earnest
    Je te laisserais juste tes larmes pour pleurer

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    J’étais arrivée à la Colonie des Sang-Mêlé il y a à peine quelques semaines, et je dois avouer que j’étais relativement dépaysée par cet endroit. Je m’étais habituée à une certaine qualité de vie au cours des dernières années, et le moins qu’on puisse dire c’est que cet endroit ne rentrait pas vraiment dans mes standards. Les lits étaient d’une qualité assez médiocre, l’intimité était plutôt limitée puisque même les douches étaient communes et les activités relevaient d’un niveau de barbarisme que je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de côtoyer dans ma vie. Au-delà de ces points matériels, je me sentais particulièrement déphasée. Ce n’était pas seulement d’avoir un homme à moitié cheval en tant que directeur de la Colonie, ou un micro climat garanti sans émission de CO2 qui s’adaptait au camp, ou même un dragon en guise de chien de garde, non ces détails-là étaient gérables -quoi qu’un peu perturbants je vous l’accorde. C’était plutôt toute la dynamique de la Colonie qui me mettait mal à l’aise.

    Jeter la moitié de mon assiette au feu en tant qu’offrande ne faisait aucun sens pour moi, et si j’y étais obligée par convention sociale qu’aucun dieu de l’Olympe ne s’attende à recevoir une prière silencieuse de ma part. Encore moins Hermès, la divinité la plus bas de gamme de toute la mythologie -oui, j’entends encore pire que Déméter la mangeuse de céréales et Dionysos le pochetron frustré. Sincèrement, je pense que la moitié d’entre eux auraient besoin d’une thérapie -ça pourrait faire un bon business, je devrais noter ça quelque part-, sauf Hermès qui a juste besoin de cesser d’exister. Je trouvais déjà mon affiliation maternelle assez infortune, cette hippie de Joanne me faisait honte, mais savoir que je partageais mon sang avec le roi des voleurs, c’était un comble. Déjà, je ne voyais aucune logique là-dedans : je n’ai pas la carrure d’une voleuse à la sauvette ou d’une blagueuse de bas étage. Ensuite, j’avais bâti mon empire de moi-même, j’ai dû me plier en quatre pour acquérir tout cet argent, tous ces biens matériels, etc. L’idée même qu’on puisse sous-entendre que mon ascendance divine y soit pour quelque chose me répugnait au plus haut point.

    Enfin, j’étais obligée de partager ma chambre avec tous les autres rejetons du dieu le plus raté de l’Olympe, et ce n’était pas vraiment à mon goût. Non mais croyez-moi sur parole, cet endroit c’était la cour des miracles. Les normes d’hygiène étaient inexistantes, la moindre possession matérielle était susceptible d’être volée ou dégradée si laissée en vue plus d’une demie seconde, et la moitié de mes colocataires avaient certainement plus de points communs avec des chimpanzés que humains -j’en profite pour rappeler que j’ai les moyens de me payer un manteau de fourrure en peau de chimpanzé si j’en ai envie. Du coup, je passais le plus clair de mon temps à éviter mes confrères, de toute manière ils ne me seraient que d’une utilité minime vu leur QI proche de celui d’un lama. Je n’avais aucune envie de me familiariser outre mesure avec cet endroit, et je considérais que plus vite je serais capable de me défendre dans la nature, plus vite j’en serais sortie. Aussi, je passais le plus clair de mon temps à m’entraîner, domaine dans lequel je n’étais que moyenne, ce qui ne me convenait absolument pas.

    J’avais passé une bonne partie de l’après-midi au stand de tir à l’arc avant de rejoindre l’arène pour m’entrainer à l’épée, seule. Au début, les « Apollon » étaient présents, ce qui ne me dérangeait pas trop : au vu de leur don naturel pour l’arc, ils étaient généralement des spadassins assez moyens, ce qui ne me mettait pas clairement en position d’infériorité. J’avais commencé par utiliser ma propre arme, une épée de bronze céleste tout à fait banale, en me battant contre des mannequins. J’essayais de mettre en pratique ce que j’avais appris la veille sans vraiment savoir si je faisais bien ou non, toutefois cela me permettait de comprendre la technique et de manier mon épée avec plus de facilité, ce qui n’était pas un mal. En moins d’une heure, la plupart des pensionnaires avaient quitté l’arène afin de disposer de leur temps libre avant le diner, pour ma part je n’avais aucune envie de passer trop de temps avec les décérébrés qui partageaient mon bungalow, et je n’avais que peu de connaissances dans le camp.

    J’ai pris quelques minutes pour boire de l’eau et faire une petite pause. Je scrutais les pensionnaires restants dans l’arène, la plupart étant quelques « Apollon » qui faisait de l’excès de zèle après leur entraînement quotidien. Je n’avais que rarement vu leur tête pour la plupart, sauf un que j’avais déjà aperçu à plusieurs reprises. Il était d’un physique tout à fait banal, je vous l’accorde, mais certains détails ne trompaient pas. Il avait le teint en bonne santé des enfants qui n’ont jamais manqué de rien, et des habits d’une qualité un peu supérieure à la moyenne. Bref, c’était très discret mais j’avais comme un sixième sens pour repérer l’argent. Je ne saurais pas dire à quel point ce gamin avait connu la fortune, mais je pouvais assurer qu’il l’avait côtoyée d’assez près. Sur le plan personnel, ça m’était plutôt égal : je n’avais aucune ambition de me faire un réseau de connaissances à la Colonie -j’évite de chercher des noises aux gens qui manient mieux les armes que moi si vous voyez ce que je veux dire- mais j’avais quand même eu la curiosité de poser une ou deux questions à son sujet. Tout ce que j’avais pu obtenir, c’est qu’il résidait à la Colonie de puis un temps assez conséquent maintenant, et qu’il était plutôt sympathique même s’il était un peu chelou. Bref, le genre de gamin qui se ferait laminer dans la nature même s’il savait manier l’épée. Au-delà de ça, je ne connaissais même pas son prénom, il semblerait que mon réseau d’informateurs soit peu performant -pour ne pas dire inexistant. Après l’avoir observé quelques instants et partagé une seconde de regard gênant avec cet énergumène, j’ai fini par détourner mon attention et me reprendre mon épée.

    Elliot Wainford
    Tu vas être malade de moi

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    Des jours comme ça, Elliot en avait vécu beaucoup trop à la colonie, après y avoir vécu pendant dix ans. Et pourtant, il y avait pris goût, et ne s’en laissait pas spécialement. Il pensait souvent que ça aurait pu être pire, il aurait pu tomber dans la fameuse routine de métro, boulot, dodo. Non, pour lui, c’était plutôt études de son pouvoir, entraînement, entraînement, entraînement, dodo. Et si parfois ce mode de vie pouvait être fatiguant tant physiquement que moralement, il avait l’avantage d’être assez malléable, en fonction des partenaires d’entraînement et de ses envies. Aujourd’hui, Elliot avait passé sa matinée à lire des ouvrages sur les différentes maladies pour trouver de nouvelles idées quant à l’utilisation de ses pouvoirs. Les monstres étant faits différemment des humains, la plupart des maladies humaines seraient inefficaces, et il lui fallait donc réfléchir à des combinaisons qui pourraient marcher sur des créatures mythologiques, ce qui, sans sujets de test, était presque impossible à faire. Pour pallier à ce problème, il étudiait beaucoup, et partait parfois pour des missions relativement faciles, durant lesquelles il pourrait rencontrer des monstres sur lesquels il pourrait utiliser ses pouvoirs.

    Il ne pouvait toutefois bien évidemment pas passer une journée entière à lire dans son coin, il fallait aussi qu’il s’entraîne physiquement, ce qui est la raison principale qui l’avait amené à l’Arène. Ce jour-là, un grand nombre des pensionnaires s’entraînant là-bas étaient ses demi-frères et sœurs du bungalow d’Apollon. La plupart n’étant pas aussi doués à l’épée qu’à l’arc, il leur arrivait parfois de s’entraîner longtemps pour arriver à se défendre suffisamment bien pour ne pas risquer leur vie lors d’une attaque de monstre. L’avantage avec Elliot, c’était le fait qu’il utilisait comme arme et défense principale un bouclier, ce qui en faisait le partenaire d’entrainement idéal pour un épéiste ; l’un s’entraine à frapper une cible se protégeant, et l’autre s’entraîne à se protéger d’un attaquant. De ce fait, la plupart de ses compagnons de bungalow appréciaient les moments où ils s’entraînaient ensemble.

    Elliot avait donc passé une bonne partie de l’après-midi à s’entraîner et à entraîner ses demi-frères et sœurs, et une petite partie à se reposer. Quoi qu’il arrive, il n’était toujours pas habitué au climat un peu trop chaud de l’été, et il peinait toujours un peu à s’entraîner sous le soleil, ce qui le forçait parfois à prendre des pauses de manière assez régulières, à l’ombre de l’Arène. Vers la fin de l’après-midi, la plupart des combattants étaient partis, il ne restait que quelques autres Apollons, et certains représentants d’autres bungalows par endroits. Alors qu’Elliot prenait l’une de ses dernières pauses, son regard croisa celui d’une fille qu’il ne connaissait pas spécialement. Elle était nouvelle, et c’était la seule certitude qu’il avait à son propos. Il ne s’intéresse pas toujours aux nouveaux pensionnaires, mis à part ceux à qui il faisait visiter la colonie. Il trouvait cela-dit singulier le fait qu’elle soit nouvelle, et qu’elle paraisse avoir presque l’âge d’Elliot. Elle devait avoir grand minimum dix-sept ans, comment avait-elle survécu en dehors de la colonie aussi longtemps ? En règle générale, les gens qui ne découvrent leur véritable nature que tard dans leur vie sont soit très puissants, capables de se débrouiller seuls dans le monde extérieur, soit faibles, dégageant relativement peu d’odeur. Elliot connaissait vaguement le maître d’armes en provenance de la Nouvelle-Rome qui avait été découvert bien après ses vingt ans. Cet homme-là était un monstre de muscles et de réflexes.

    La jeune fille qui avait planté son regard dans celui d’Elliot, par contre, était tout son opposé. Elle n’était ni très maigre, ni très musclée, tout juste banale, et à voir la manière dont elle utilisait son épée contre le mannequin de combat, après avoir arrêté de fixer Elliot, elle n’était pas non plus une combattante aguerrie, pour rester poli. Elle devait donc être de la seconde catégorie, de ceux qui ont un pouvoir assez faible pour passer inaperçu auprès des monstres, au moins jusqu’à maintenant. Elliot savait toutefois qu’il ne fallait pas sous-estimer un demi-dieu, et que la plupart ne se définissaient pas par leur pouvoir, mais par ce qu’ils en faisaient, comme Alexis, qui était devenue une combattante hors-pair en utilisant seulement l’un de ses pouvoirs, et sa volonté de s’améliorer. Piqué par la curiosité, Elliot s’approcha de la jeune fille à l’épée.

    Ta garde est un peu trop haute, tu te ferais tuer en un instant dans un combat réel, et tu fais beaucoup de mouvements inutiles lorsque tu frappes le mannequin, du coup tu utilises beaucoup plus de force que nécessaire pour un résultat au final pas toujours optimal. A part ça, ta technique n’est pas terrible, et tu as du potentiel. Je suis pas maître d’arme, mais j’ai l’habitude d’entraîner mes frères et sœurs, ça t’intéresse ?

    En finissant sa phrase, il tourna sa bague qui se déploya en un bouclier, et se mit en position pour se défendre, tout en invitant la jeune fille à le frapper.

    N’aie pas peur, tu ne me feras sûrement pas bien mal, et je ne ferai que me défendre. Ce sera simplement plus instructif qu’un bête mannequin immobile !


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    Harmonie Earnest
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    Je continuais de m’entraîner sans vraiment prêter attention à ce qui se passait autour de moi. J’avais complètement oublié qu’il y avait d’autres demi-dieux dans la pièce, quelle n’a pas été ma surprise quand l’un d’eux est venu m’adresser la parole. Pour ma défense, ce n’était pas très fréquent à la Colonie, j’étais plutôt réservée et ça ne favorisait pas les interactions humaines -ce qui était tout à fait acceptable jusqu’à ce que j’en décide autrement. Mon comportement d’évitement maximal envers mes colocataires de bungalow m’avait probablement catégorisé dans la case des « filles pas sympas ». Non pas que j’en ai vraiment quelque chose à faire, cet endroit me mettait déjà assez mal à l’aise comme ça, l’idée que personne ne me remarque me convenait parfaitement.

    Justement, l’idée que quelqu’un ait pu m’apercevoir m’avait soudain l’air particulièrement gênante. A l’écouter, il m’avait observer m’entraîner en plus. Naturellement, il avait remarqué la multitude de défauts qui constituaient mon entraînement. Difficile de lui en vouloir, il n’avait pas tout à fait tort dans le fond, je savais bien que je n’excellais pas à l’épée. Je n’avais jamais manié un tel instrument de ma vie et je ne pensais pas en avoir besoin jusqu’à il y a quelques semaines en arrière. Même si j’avais remarqué de nets progrès par rapport à a première fois où j’avais tenu une épée et que je l’avais presque fait tombée sous son poids, j’étais bien consciente que je ne tiendrais pas très longtemps en dehors de la colonie. De plus, je n’avais pas un pouvoir bien efficace contrairement à d’autres sang-mêlés : certains avaient carrément un don particulier pour une certaine discipline, mais ce n’était pas mon cas à cause de ma stupide ascendance. Au mieux j’étais un peu persuasive, mais je n’ai pas attendu de connaître mes origines pour travailler ce talent et développer un certain sens de la manipulation en général.

    J’aurais pu ignorer le fils d’Apollon et simplement tenir compte de ses conseils pour continuer de m’entraîner seule, mais ça ne me semblait pas être le choix le plus judicieux qui soit. D’un point de vue technique, il avait raison : il serait bien plus efficace de s’entraîner avec quelqu’un, particulièrement quelqu’un avec un niveau plus abouti que le mien, plutôt qu’avec un mannequin. De plus, je n’étais pas en position de force socialement : je ne connaissais pratiquement personne, presque tous les pensionnaires de mon bungalow m’insupportaient, si j’avais une réaction négative face à des étrangers, je pourrais aussi bien aller hiberner tel un ours -et ce n’était pas dans mes habitudes. J’ai toujours été plutôt à l’aise socialement, mais cette colonie me faisait perdre tous mes repères, ce qui n’était pas d’une grande aide.

    « Hum, merci »

    J’étais généralement douée pour cacher que j’étais mal à l’aise, mais je n’en avais pas forcément envie cette fois. Je ne connaissais rien au fonctionnement de cet endroit et je ne tenais pas faire semblant : avoir l’air confiante dans une situation où je n’avais pas l’avantage de connaître les codes sociaux me semblait être une assez mauvaise idée. Je ne savais rien de ce type, pas même son prénom, et je ne tenais pas à ce qu’il me fasse une réputation de pimbêche ou que sais-je. Pour me concentrer sur autre chose, je repris mon épée en main. J’essayais de tenir compte des conseils qu’il m’avait donné : faire moins de gestes inutiles et me concentrer sur ma technique. Je frappais contre son bouclier à plusieurs reprises en calculant chacun de mes gestes, j’avais l’impression d’être bien plus lente comme ça, mais il marquait un point en disant que je serais moins fatiguée physiquement -mentalement c’était autre chose.

    On avait pris un rythme sans parler, je misais toute ma concentration sur l’entrainement il semblait m’observer en retour plutôt que d’avoir l’air ennuyé par une débutante. Ça faisait de lui quelqu’un de gentil, il pourrait donc être sois un bon manipulateur, sois une victime potentielle. Cela dit, il avait été le premier à me rendre service, ce qui faisait que je lui étais redevable et non pas l’inverse, ici c’était moi qui était placée en position d’infériorité. Je n’étais absolument pas habituée à cette façon de procédé, cet endroit me déboussolait sur tous les plans. Je consulterai mon compte en banque plus tard dans la soirée pour me rappeler que j’étais au moins douée pour quelque chose en dehors du maniement d’armes et qu’il était temps que je sorte d’ici au plus vite.

    Je finis par poser mon épée et lui faire signe que je voulais prendre une minute après quelques temps. Je pris ma bouteille d’eau pour m’hydrater. Je décidai qu’il était enfin de temps de me présenter après ça.

    « Merci. Je m’appelle Harmonie, pas besoin de préciser que je suis arrivée il y a peu de temps j’imagine… »

    Elliot Wainford
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    Malgré son apparente hésitation, la jeune fille avait finalement accepté la proposition d’Elliot, et avait commencé à frapper son bouclier. Au début, ses mouvements étaient très lent, mais il prit cela comme une bonne nouvelle ; ça voulait dire qu’elle faisait plus attention à ses geste, comme il le lui avait conseillé. Leur entraînement continua pendant quelques dizaines de minutes, durant lesquelles la nouvelle prenait peu à peu plus de vitesse lorsqu’elle frappait, sans pour autant en oublier de faire attention à ses mouvements. C’était minime, et un observateur extérieur ne s’en serait certainement pas rendu compte, mais Elliot, étant celui qui recevait les coups de la jeune fille, s’en rendait bien compte, lui. Elle était assez habile et intelligente pour savoir bouger comme il le faut, tout ce qu’il lui manquait, c’était de l’entraînement et une meilleure condition physique, mais elle pourrait devenir une combattante acceptable d’ici la fin de l’été si elle y mettait vraiment du sien.

    Au bout d’un moment, la fille baissa ses armes et prit une pause méritée, durant laquelle elle décida de faire la conversation. Soit, Elliot n’en raffolait pas, mais ça ne le rebutait pas pour autant, et il était toujours bon d’apprendre à connaître les nouvelles têtes.

    Elliot Wainford, enchanté Harmonie. Honnêtement, pour une nouvelle, tu apprends vite, c’est une bonne chose. C’est même plutôt vital si tu comptes quitter la colonie un jour. Rapport aux monstres qui veulent te tuer, tout ça, je suppose que tu es un minimum au courant.

    Plutôt incertain de son sujet de conversation, Elliot fit un sourire crispé, qui pouvait aisément se traduire par “Désolé, je parle pas souvent avec les gens. Me juge pas.” avant de laisser passer un blanc conséquent.

    Et sinon, Harmonie, c’est quoi ta spécialité? Quelque chose me dit que tu n’es pas une fille d’Arès, j’en connais quelques-uns, et aucun n’a ton talent à l’épée.”

    Elliot ajouta à cela un sourire espiègle, tentant de rattraper le sujet morose avec lequel il avait commencé. Dans un même temps, il scannait l’arène pour voir ce qu’il advenait du reste des combattants. Une grande partie de ses frères et sœurs étaient déjà partis, sûrement pour aller se doucher avant de passer à table, tandis que certains continuaient encore, sans prendre en compte le soleil qui commençait tout juste à disparaitre vers l’horizon. Elliot, lui, n’en avait que faire. Depuis le temps qu’il était à la colonie, il avait eu tout le temps de ne plus se soucier d’être parfaitement à l’heure partout où il allait. Au pire, que pourrait-il lui arriver ? Se faire attaquer par des harpies? Il avait déjà vécu bien pire lors des quelques quêtes auxquelles il avait participé.

    Il commence à être tard. Personnellement, ça ne me dérange pas de continuer à s’entraîner plus longtemps si tu en as envie. Je comprendrais aussi que tu préfères arrêter là pour aujourd’hui.


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    Le dénommé Elliot semblait prêt à engager la conversation. C’était plutôt bien parti jusqu’à ce qu’il mentionne les monstres qui ne vivaient que pour la chair de sang-mêlé en dehors de ces murs – pas nécessairement le sujet le plus populaire à mon humble avis mais qu’importe. Il semblait se rendre assez vite compte de son erreur et afficha un petit sourire crispé. Pour ne pas le mettre plus mal à l’aise que cela, j’affichai un sourire amusé en retour plutôt que de répondre directement afin de lui laisser une chance de se rattraper. C’était également l’occasion de tester les capacités sociales du blondinet. Il reprit avec une petite boutade sans méchanceté qui lui donnait l’air plutôt sympathique quoiqu’un peu étrange après sa première tentative de socialisation. Soit il était sincère et ça en faisait une personne avec un bon fond, soit c’était un air qu’il se donnait et c’était plutôt bien jouer. En somme, Eliott Wainford pouvait être soit quelqu’un dont il fallait vraiment se méfier, soit une vraie victime potentielle. Bien évidemment, je décidai de ne rien en faire : je ne connaissais personne ici, ce n’était donc pas le moment de penser à dépouiller qui que ce soit -dans le cas inverse, il se trouvait probablement face à quelqu’un de plus avisé que lui dans le domaine.

    Sa question me laissait néanmoins perplexe. Ma spécialité ? En tant que nouvelle, ma spécialité était de me perdre dans le camp, mais je ne suis par sure qu’il parlait de ce genre de compétence. En mentionnant que je n’étais pas une fille d’Arès, je cru comprendre où il voulait en venir. Ça avait l’air d’être une marque de reconnaissance « qui est ton parent divin ? ». Comme si ça voulait vraiment dire quelque chose. Est-ce qu’on pourrait admettre qu’à défaut d’être des enfants de tel ou tel dieu, on était aussi des êtres à part entière ? Alors quoi, un enfant d’Aphrodite était nécessairement niais ? Et un enfant de Déméter forcément un hippie végan mangeur de graine -mes préférés je dois bien l’admettre- ? Malheureusement il semblait que les clivages aient la vie dure dans cette Colonie et qu’on n’ait pas trop le choix de faire avec. Comme c’est pratique quand votre ascendance se révèle être la divinité la plus ridicule de tout l’Olympe. Pas un semblant de classe ou de compétence utile, un pauvre voleur bas de gamme et sans morale -tout mon contraire. Avoir à dire « je suis une fille d’Hermès » donnait probablement cette image « je suis une attardée mentale qu’on a acceptée au camp sous couvert d’éthique mais qu’on laisserait bien mourir dans la nature si on le pouvait. Dépitant.

    Avant même que je puisse répondre, Eliott remarqua qu’il se faisait tard et que l’on pouvait arrêter là pour aujourd’hui. Là aussi, j’étais plutôt perplexe, est-ce que c’était sa manière de dire que je l’avais déjà gavé au possible en ayant dit trois mots ? Et qu’il offrait juste de bien vouloir continuer à s’entraîner pour être poli ? C’était assez peu encourageant, d’un autre côté il venait de démontrer que ses capacités sociales n’étaient pas optimales, et comme tous les demi-dieux il avait certainement un TDAH qui ne l’aidait pas dans ce domaine. Je jetai un coup d’œil à ma montre, effectivement il devait rester une petite demi-heure avant le diner seulement et il ne tenait probablement pas à être en retard. Rester encore une vingtaine de minutes à suer avant de courir pour rattraper mon retard n’était certainement pas non plus l’idée du siècle. A défaut, il pourrait être opportun d’aller marcher un peu autour du camp, histoire de localiser un peu plus les lieux et d’arrêter de me perdre constamment.

    « Effectivement, je pense marcher un peu avant le diner, histoire de prendre un peu l’air. Si tu veux m’accompagner, je te promets de ne pas te faire les poches, parole de fille d’Hermès. »

    De cette manière, je lui laissais l’opportunité de se défaire de ma compagnie si c’était vraiment ce à quoi il tenait. Dans le cas contraire, ça pourrait m’être bénéfique de socialiser un peu, j’affichai un petit sourire encourageant qui pour une fois était un peu sincère.

    Elliot Wainford
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    Elliot fit un mouvement d'épaules lorsque Harmonie lui proposa de marcher un peu avec elle. Il n'avait pas spécialement grand-chose de mieux à faire, alors pourquoi pas. Peut-être que c'était une fille intéressante après tout, mais il ne pourrait pas le savoir sans discuter un peu avec elle. Il tiqua un peu cependant sur la fin de sa phrase. C'était donc une fille d'Hermès. Il est vrai qu'Elliot ne parlait pas beaucoup avec la plupart d'entre eux, mais c'était plus à cause des aprioris que la plupart des résidents du camp avaient à son égard que l'inverse. Il ne releva pas spécialement cependant, et marcha en silence aux côtés d'Harmonie, comme si de rien n'était, acceptant avec joie le vent frais qui passait sur son visage, déposant une sensation glacée sur chaque parcelle de sa peau précédemment en sueur.

    Finalement, Elliot se dit qu'il devait bien briser le silence, si la jeune fille à ses côtés ne comptait pas le faire.

    "Tous les fils d'Hermès ne sont pas des voleurs, tout comme tous les fils d'Apollon ne sont pas des soigneurs. J'en suis bien la preuve, je dois être la seule personne en plusieurs dizaines d'années à avoir hérité du dieu de la médecine son don de créer des maladies. Et puis quand bien même ton pouvoir serait de toujours réussir à faire les poches de quelqu'un, ça ne devrait pas te définir. On vaut tous tellement mieux que nos pouvoirs. J'ai une amie dont le pouvoir est de faire exploser des trucs, et elle est l'une des personnes les plus gentilles et pures que je connaisse. Alors franchement, ces conneries de "les Hermès sont des voleurs", si ça peut te rassurer, j'y crois pas trop."

    Sur la fin de son petit discours, Elliot se rendit compte qu'il avait peut-être été un peu dur, comme il l'était souvent avec ses frères et sœurs quand ils le poussaient à bout. Il avait vécu de longues années exclu à cause de son pouvoir, alors l'insinuation d'Harmonie avait dû réveiller en lui toutes ces années de frustration et de dégout envers les gens qui l'ont exclu, et qui l'excluent encore pour certains.

    "Désolé, je voulais pas m'en prendre à toi en particulier, j'aurais pas dû lâcher ma rancœur comme ça. J'en ai juste marre que les gens jugent les gens sur telle ou telle particularité plutôt que leur caractère. Là où je voulais en venir à la base, c'est que je suis sûr que tu es une bonne personne, peu importe que tu sois une fille d'Hermès ou d'Aphrodite, franchement. Tu es techniquement ma cousine, et comme telle, je t'accepte comme tu es. Et si jamais des idiots osent te dire le contraire, envoie les-moi, une vilaine grippe pourrait leur remettre les idées en place."

    Cette dernière phrase, pour contraster avec le ton qu'il avait pris au début, il l'avait dite sur le ton de la rigolade, afin de tente de détendre l'atmosphère autant que faire se pouvait. Il connaissait à peine cette nouvelle, il ne voulait pas vraiment qu'elle ait déjà l'envie de fuir à toutes jambes.


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    Défaut fatal: I'm flawless jusqu'à ce que je trouve un défaut approprié ok?
    L’air frais faisait du bien après une bonne séance d’entraînement. Malgré l’été et la chaleur assez lourde propre à l’état de New York, Long Island avait l’avantage d’être un peu plus excentré et proche de la mer, ce qui procurait un peu plus d’air et moins de pollution. Il en arrivait même à faire frais les soirs d’été, ce qui n’était pas particulièrement désagréable. Je profitais de cette balade pour scanner un peu les environs et essayer de cartographier le camp, je savais mieux que personne qu’il était primordial de connaître son environnement pour se faire sa place quelque part, sauf qu’ici rien ne faisait sens. Je veux dire, il m’avait été facile de me repérer dans New York là où les stations de métro donnaient des points de repère et les noms des rues étaient bien marquées, ici c’était plus compliqué. Tous les bâtiments aux allures antiques se ressemblaient pour moi, je n’avais aucune notion en art ou en architecture qui pouvait me permettre de codifier tout cela. Encore une fois, mon manque d’éducation me faisait défaut et les lacunes que j’avais accumulé après que ma stupide mère m’ait envoyé dans cette école sauvage de hippie se ressentaient. J’aurais pu combler facilement cela en travaillant plus au lycée me direz-vous, mais essayez de vous maintenir à flot quand vous ne connaissez même pas les bases. Il en résultait une petite frustration que je comblais par de bonnes compétences sociales.

    Enfin, d’ordinaire c’était le cas, mais le comportement d’Elliot me laissait un peu perplexe. Bien qu’il ait accepté de m’accompagner, il ne décrochait pas un mot et avait ignoré la dernière note d’humour que j’avais placé. Peut-être que les codes sociaux divergeaient ici, si c’était le cas il était grand temps que je m’en échappe car il ne me resterait plus grand-chose pour moi. Après quelques instants, il finit par rompre le silence. Il avait l’air engagé dans ses paroles, sans pour autant dirigé sa rancœur contre moi. Visiblement les clichés n’étaient pas aussi populaires qu’ils n’en avaient l’air auprès de tout le monde, ce qui était plutôt réconfortant. Je n’aimais pas l’idée que notre ascendance était à la base de tout : quand ma bécasse de mère m’a envoyée dans cette fichue colline de la paix, je n’ai eu personne pour m’aider à m’en sortir, ce n’est pas comme si j’aurais pu compter sur ces bouffons de hippies pour m’apprendre quoi que ce soit. Je me suis sortie de là seule, j’ai racheté le domaine, j’ai évité les substances, je suis montée jusqu’à New York par moi-même, j’ai fait fructifier ma fortune toute seule. Alors oui, peut être que le bagout de mon père m’a un peu aidé, mais il n’était pas derrière moi quand j’ai dû prendre ces décisions seules et me débrouiller à quatorze ans par mes propres moyens dans le monde sauvage.

    « Je comprends ce que tu veux dire. Nos pouvoirs sont là et ils font partis de nous, on ne peut pas le nier quelque part, mais on n’a personne derrière nous au moment de s’en sortir. Si on a réussi à en arriver où on en est aujourd’hui, c’est pas grâce au fait qu’on ait un peu de bagout, ou qu’on soit plus intelligent que la norme… Ou qu’on puisse envoyer une bonne grippe au premier venu. C’est un peu dénigrant de se dire que ce qu’on peut faire nous définit complètement, on choisit d’utiliser nos pouvoirs ou non, point. »

    Je ne sais pas si c’est exactement là que voulait en venir Elliot, mais je trouvais que ça complétait son point de vue. Finalement, il s’avérait être une rencontre plutôt intéressante ; il avait l’air d’avoir une capacité de réflexion un peu plus élevée que celle de mes compagnons de bungalow -ce qui avouons-le, n’était pas bien difficile. Cependant un détail me faisait tiquer à son propos, j’en étais même un peu désarçonnée parce que je n’avais pas l’habitude d’être confrontée à ce genre de problème. Après une seconde de réflexion, je décidai de jouer la sincérité et de lui en parler -ce qui était franchement assez nouveau pour moi puisque la dernière fois que j’ai dû être sincère, je devais avoir des couches.

    « T’as pas l’air bien méchant pour un type qui est capable de créer une épidémie. C’est peut-être qu’une façade, si c’est le cas tant mieux pour toi. Dans le cas contraire… Fais attention. Je sais pas depuis combien de temps tu es cloîtré dans cette jolie barrière magique à l’abri de tout, mais si je peux te donner un conseil, c’est bien de comprendre que tu ne peux pas supposer que tous les gens que tu rencontres sont gentils. »

    Je marquai un temps de pause, je réalisai que ce que je disais pouvait avoir l’air un peu froid -la réalité des choses était assez rarement chaleureuse cela dit. J’essayais de me rattraper un peu, même si le fond de mes paroles restait inchangé. En espérant qu’Elliot soit aussi ouvert qu’il le prétende.

    « Je veux dire, dans la mesure où je pourrais te donner un conseil d’ami. Malgré ce que je te dis, c’est plutôt agréable de rencontrer quelqu’un d’innocent comme toi, j’en ai rarement eu l’occasion. Peut-être que t’as pas tout à fait tort d’être comme ça au fond… »

    Je prononçais la dernière phrase plus pour moi-même que pour Elliot. J’étais complètement désemparé face à quelqu’un avec autant de candeur face à des inconnus. Chaque action que j’entreprenais était marquée par une pointe de méfiance et de calcul de rapport de force. Etant plutôt douée à ce jeu-là, j’en tirais bien souvent des profits considérables ; mais je me permettais rarement de ne pas être sur mes gardes et de profiter de l’instant ou d’avoir des relations avec les gens basées sur autre chose que des intérêts.

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