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» Être un demi-dieu, c'est mortel.

Harmonie - Let the sunshine in

Harmonie Earnest
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Je te laisserais juste tes larmes pour pleurer
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Arme(s): Un trident-pendentif
Défaut Fatal: I'm flawless jusqu'à ce que je trouve un défaut approprié ok?
Sujet: Harmonie - Let the sunshine in
Ven 16 Fév - 3:54

Harmonie Earnest


Feat. Shelley Hennig
Nom et prénom(s)
Harmonie Earnest, alias Claire Astor quand ça l'arrange.

Âge
16 ans

Groupe
Sang-Mêlé, fille d'Hermès
Pouvoir passif
Intuition nettement meilleure que la moyenne.

Pouvoir actif
Talent de persuasion.

Armes
Un trident en bronze céleste rétractable en pendentif en forme de coquillage quand on le plante dans le sol, prend sa forme d’arme quand le pendentif est ouvert.



Histoire

Certaines personnes me décrivent comme un peu cintrée, mais j’ai envie de vous dire que vu comme tout a commencé, il n’y a rien d’étonnant là-dedans. Mon père est Hermès, Dieu des vole… des commerçants, messager de l’Olympe -ça en jette n’est-ce pas ? Bon d’accord, ce sont des termes un peu trop polis pour dire qu’il ne s’agit pas là du dieu le plus fair play de toute la mythologie. Ma mère, c’est une toute autre histoire par contre. Joan Earnest est une sorte de hippie des temps modernes : toujours gentille et positive, on pourrait se dire qu’elle a le profil du parfait pigeon ; mais c’est un peu plus complexe que ça. Vous voyez combien de publicités par jour ? Ne cherchez pas, la réponse est « beaucoup trop ». Eh bien vous finissez probablement par acheter deux ou trois gadgets qui ne vous sont pas si utiles que ça, toujours est-il que votre argent fini dans le porte-monnaie de quelqu’un d’autre. Ma mère par contre, ça ne lui arrive jamais : elle n’est avide de rien, aucune possession matérielle ne l’intéresse à ce que je sache. Inutile de vous dire que pour Hermès, il s’agissait là d’un challenge de taille : comment est-ce que vous jouez à l’arnaqueur avec une femme on ne peut plus minimaliste ? Au final, c’est elle qui l’a piégé parce qu’il ne pouvait plus se passer d’elle, ils étaient si différents qu’ils ont fini par se plaire. La partie triste de l’histoire, c’est que ma mère n’est pas vraiment douée dans les relations sentimentales, et Hermès l’a certainement aimée bien plus que cela n’était réciproque. Quand mon père lui a annoncé qu’il ne pourrait pas rester à ses côtés pour m’éduquer et fonder une famille, ça n’a fait ni chaud ni froid à Joan : elle n’aspirait pas nécessairement à recréer le schéma de la famille parfaite, et si Hermès devait être un homme de passage dans sa vie et qu’elle devait endosser le rôle de la mère célibataire, ce n’était pas un drame. Inutile de vous dire que mon père ne l’a pas très bien pris, et face à une telle marque d’indifférence, il est parti, aussi simplement que cela. Aucun mot pour aider ma mère à propos des caractéristiques propres aux sang-mêlé, rien pour lui expliquer pourquoi son enfant était vouée à être différente. Il est juste parti, comme ça : il faut croire que l’arnaqueur professionnel a eu du mal à accepter de se faire piéger à son tour.

Alors évidemment au début c’était facile, mais quand j’ai passé le stade de légume et que j’ai commencé à devenir capable de penser, ça a fait un choc à ma mère. Ma passion ? Voler les affaires des gens et les ranger dans ma cachette secrète. Si je me faisais attraper ? J’étais bien assez bonne comédienne pour porter l’attention sur autre chose. Une punition ? Vous pensez bien, j’ai toujours trouvé un moyen d’y couper. Plus le temps passait, plus ça devenait compliqué : aller à l’école était un terrain d’épanouissement pour moi parce que ça impliquait plus de gens à qui soutirer des biens ou des services. C’en était même devenu un challenge : je refusais de voler comme une malpropre et de me cacher comme une pestiférée pour ça ; à la place, je redoublais de créativité pour que les gens me cèdent leurs biens de leur plein gré et passé pour une innocente par la suite. Et bien sûr, avec l’entrainement, je devenais de plus en plus qualifiée dans mon domaine, et même si je m’en suis toujours tirée, je ne vais pas vous faire croire que ça n’a jamais causé de gros ennuis. Pour la hippie qu’était Joan Earnest, ça n’a pas été très simple à gérer : instaurer la discipline à un enfant ou lui faire comprendre les limites entre ce qu’il peut et ne peut pas faire n’était pas vraiment dans ses cordes. Alors elle a sévi, et je ne saurais pas vraiment dire si ça a été la chance de ma vie ou le coup de grâce.

N’importe quel parent censé aurait compris qu’il était temps de sévir et de m’envoyer dans un endroit qui m’aurait appris la discipline -n’importe qui sauf ma mère. A la place, elle a contacté certains de ses amis d’enfance pour m’envoyer dans une espèce d’école sauvage qu’ils avaient formé, « la colline de la paix ». J’imagine bien l’idée que vous pouvez vous en faire, et sincèrement la réalité n’en est certainement pas très éloignée. On vivait dans des tentes quasiment toute l’année, et on ne rentrait que quand il faisait trop froid. La journée était rythmée par de grandes discussions pseudo-philosophiques le matin et des activités en plein air l’après-midi ; quand il faisait mauvais, on essayait de m’enseigner les mathématiques et la littérature, autant vous dire qu’en étant dyslexique et avec un TDAH c’était plutôt compliqué. Les adultes ont vite abandonné l’idée -de toute manière ils étaient trop souvent trop stones pour être en état de tenir un discours cohérent. Aujourd’hui, j’ai de sacrées lacunes à cause de ça : la seule chose que je sais compter, c’est l’argent et la seule chose que je sais lire, c’est un contrat. J’ai conscience de devoir m’améliorer et j’ai emprunté sans leur accord quelques livres dans le bungalow d’Athéna, mais globalement je suis toujours un peu perdue sur ces sujets-là. Les dieux soient loués je n’ai jamais été attirée par toutes les substances qui tournaient dans cet « institution », et j’ai même vite compris le parti que je pouvais tirer de tout ça.

La drogue, ça vous bousille le cerveau, ni plus ni moins. Vous vous sentez heureux ? C’est l’essentiel pour vous ? Grand bien vous en fasse, mais ne venez pas vous plaindre si entre temps vous avez signé un contrat qui me léguait votre propriété contre un dollar symbolique. Hum oui, cette anecdote est véridique, d’ailleurs la procédure d’expulsion n’a pas été bien longue, et la « colline de la paix » m’appartient légalement. J’ai gardé le nom du domaine par ironie, et je possède aujourd’hui une petite ferme et un terrain dans les plaines d’Alabama. Comment j’ai pu réussir un coup pareil ?  Disons que j’ai eu l’apprentissage nécessaire pour avoir l’air d’une gentille fille inoffensive, et j’ai su choisir le bon moment pour porter le coup de grâce. En tout cas, je remercie tout le staff de la « colline de la paix », je n’aurais rien pu faire sans eux.

Evidemment, je n’allais pas m’arrêter si bien lancée. J’avais quinze ans, et je venais d’une petite campagne perdue dans le Sud de l’Alabama, mais ne pensez pas que ça allait me freiner. J’ai embauché un gardien et mis la « colline de la paix » sur Airbnb histoire de concrétiser la notion de profit, puis j’ai pris quelques affaires et un train pour New-York City. Inutile de vous dire que ma mère était dévastée, je suis sûre qu’elle aurait lancé un avis de recherche si elle n’avait pas une aversion marquée pour toutes les institutions qui requièrent de porter un uniforme -ne vous inquiétez pas je lui envoie une carte postale de temps en temps. J’ai vite trouvé une chambre de bonne à louer dans un quartier miteux qu’on ne vous montre pas sur les brochures, puis je me suis mise au travail. J’ai commencé par taper aux portes des associations -après tout leur argent est fait pour être donné- et quand j’ai amassé un butin suffisant, j’ai été fréquenter des quartiers avec un peu plus de potentiel. Je trouvais toujours une combine : m’incruster dans des écoles friquées et prétendre que mon père était un ambassadeur britannique ou quoique ce soit qui avait l’air important, me faire passer pour une orpheline à un gala de charité… Puis j’ai trouvé de quoi me faire héberger gratuitement dans une de ces bonnes familles qui ne sait pas quoi faire de son argent et de son temps, et j’ai commencé à faire prospérer mon business.

Sincèrement, je menais la belle vie : je fréquentais les plus hautes sphères de la bourgeoisie New-Yorkaise, je me faisais régulièrement invitée en vacances dans les Hampton. J’avais ce que je voulais quand je voulais, et sans débourser un dollar s’il vous plait. A 16 ans, j’ai passé mon permis, enfin j’ai fait en sorte qu’on me le donne si vous préférez. J’ai aussi décidé de me faire de faux papiers d’identité pour correspondre à celle que je présentais -Claire Astor, 21 ans, pour vous servir. Enfin, de vrais faux papiers qu’on obtient avec les bonnes connaissances à la préfecture -ces bouts de plastique qu’on achetait à la sauvette, ça faisait un moment que j’en possédais. J’étais inscrite à l’Université de New-York sans avoir à débourser un centime pour cela -enfin pas de ma poche ; j’étudiais dans un lycée privé avec des notes excellentes -la notion de mérite s’appliquant plus à mes efforts de triche, certes. Tout s’annonçait pour le mieux, enfin à un détail prêt.

Par Hermès, il faut bien avouer que j’empeste le Sang-Mêlé. Et bien sûr, aucun mortel n’avait la moindre idée de ce qui se passait. La partie drôle de l’histoire ? Moi non plus, je n’en avais pas la moindre idée. Je voyais des choses que personne d’autre ne voyait, j’étais constamment sur mes gardes et en réel danger. Je n’avais aucune arme, j’étais sans défense dans les rues de New-York, et la seule chose qui m’a sauvée c’est d’être plutôt douée pour prendre la fuite. J’ai été voir les plus grands psychiatres de la Nouvelle-Angleterre, j’ai fait tous les tests possibles et rien, j’étais parfaitement normale -à cela près qu’on essayait de me tuer constamment et que j’avais quelques problèmes de comportement. Le voile s’est levé l’été de mes 16 ans pendant mes vacances dans les Hampton : le fils de mes voisins avait plus ou moins mon âge, il passait l’année scolaire dans un établissement spécialisé à Long Island et revenait parfois aléatoirement chez ses parents. Un matin en sa compagnie, alors que je tentais d’échapper discrètement à une de ces créatures atroces qui semblaient me pourchasser sans relâche, je l’ai vu dégainer un trident de son pendentif et pourfendre l’animal, autant vous dire que ça m’a sciée.

Quand il a compris que j’avais vu ce qu’il avait vu, il a commencé à tout m’expliqué : les Dieux, la Colonie, le Camp Jupiter, les moyens de se défendre. Il prétendait être un fils de Poséidon ramassé par un satyre il y a quelques années. Au début, j’ai pensé qu’il était complètement cintré, mais il faut bien avouer qu’il y avait une certaine cohérence à ses propos -parole de menteuse professionnelle, il disait la vérité. On a commencé à passer beaucoup de temps ensemble et à vraiment sympathiser, c’était d’ailleurs assez nouveau pour moi d’avoir une relation qui ne reposait pas sur des intérêts potentiels. Il m’a fait comprendre que de le rejoindre à la Colonie des Sang-Mêlés pour apprendre à me défendre et survivre dans ce monde dès le mois de septembre était la meilleure option, et très sincèrement il était temps de trouver une solution à cette menace persistante. Mais si je devais quitter tout ce que j’avais construit, je ne le ferais pas sans un dernier coup de théâtre.

J’ai eu littéralement un mois pour mettre mon plan à exécution : j’ai directement encaissé le chèque qui devait payer les frais d’Université sans aucune ambition d’y aller, j’ai prétendu avoir une maladie incurable pour attendrir certaines de mes connaissances et me faire offrir certains bijoux de val… de famille, voire payer certains traitements imaginaires qui pourraient potentiellement me sauver. J’avais commencé à amasser une somme d’argent très importante et à en investir une partie dans l’immobilier. L’avenir n’était pas un problème, mais je crois que j’y ai peut-être perdu plus que je n’étais prête à l’accepter. Allan, le fils de Poséidon, a vite vu clair dans mon jeu : et je tenais mon butin de ses amis, parfois même de sa famille indirectement. Autant vous dire que ça a nécessité une explication que je n’étais pas vraiment en mesure de lui fournir.

Alors bien sûr, j’aurais pu lui mentir une énième fois et retourner la situation en ma faveur, mais je n’en avais pas l’envie. On s’est disputé assez violemment, il était furieux contre moi ; en fait il me voyait vraiment telle que j’étais : une escroc, une voleuse… Je suis restée impassible et je lui ai dit mon vrai nom ; je crois qu’il affichait une telle déception dans son regard que je n’ai jamais rien vu d’aussi humain. Il m’a dit ne jamais vouloir me revoir et s’en est allé, tout simplement. Il ne me reste de lui que son trident-pendentif qu’il m’avait prêté quelques semaines plus tôt, j’imagine que je n’aurais jamais l’occasion de lui rendre.

Un satyre est venu me chercher peu de temps après le départ de mon ami, il m’a conduit à la Colonie et m’a présenté les lieux. L’endroit m’avait l’air convenable, j’y réside depuis quelques mois maintenant. Je n’ai rien à gagner ici, de toute manière, mes investissements immobiliers prospèrent et maintiennent mon compte en banque avec un nombre de zéro satisfaisant -pour l’instant, mais je reste sur mes gardes. J’ai été rapidement revendiquée, mais je n’en ai pas grand-chose à faire, j’étais déjà installée au Bungalow d’Hermès de toute façon. Je suis globalement assez bien appréciée et j’ai l’air beaucoup plus faible que je n’y parais, ça me donne droit à quelques avantages -même si les plus avertis se méfieront en connaissant mon ascendance, mais j’avoue qu’il m’est difficile d’évoluer dans un milieu où je ne fréquente pas les gens par intérêt. On dirait que ma mère m’a transmis son sens des relations humaines. Quant à Allan, je ne l’ai pas revu -il a apparemment établi domicile au Camp Jupiter, j’espère qu’il va bien.  

Physique

Bien, réglons un point essentiel de suite : le physique c’est important dans la vie. Si vous ressemblez à Quasimodo, votre vie sera bien plus difficile, vous voyez où je veux en venir ? Alors je sais, la nature ne nous a pas tous dotés des canons lyriques de la beauté, et à défaut d’être socialement acceptable, on est beaucoup à être juste passable. Je vous rassure, c’est loin d’être un drame. Il existe des centaines de milliers d’artifices dont la seule vocation est de nous rendre plus agréable à regarder, et il suffit de savoir les manier habilement pour obtenir ce qu’on veut.
Malgré mes seize ans, je peux facilement avoir l’air d’en faire plus si je le souhaite. Je suis déjà plutôt grande pour mon âge -j’approche du mètre soixante-dix- et mettre cet atout en valeur permet de paraître plus mature. Je suis plutôt élancée : même si je me refuse à courir ou même marcher d’un point à un point B quand un Uber peut m’y conduire, je fréquente assez assidument les salles de sport -on m’a payé l’abonnement bien évidemment.
J’évite de me laisser pousser les cheveux trop longs pour ne pas donner l’impression d’être une adolescente sans le sou pour aller chez le coiffeur ou qui ne sait pas prendre de décision. La couleur châtaine assez passe partout me permet de ne pas me démarquer mais d’apporter un peu de fermeté aux traits de mon visage. Je procède à une routine de soin afin d’avoir toujours l’air soignée sans laisser paraître que j’y prête attention. Ces détails me donnent simplement un peu plus d’allure et me sont généralement d’une aide précieuse quand j’ai besoin d’avoir l’air un peu plus impressionnante ou mature.
Si l’occasion s’y prête, je ne rechigne pas à me maquiller avec insistance. Apprenez à vous servir de pinceaux à maquillage et à assortir les bonnes couleurs de rouge à lèvres avec votre apparence et la vie vous sera beaucoup plus facile. L’avantage avec ce genre d’artifice, c’est qu’on peut adapter notre physique à l’impression qu’on veut donner : je peux très bien me donner l’air plus dure ou plus fragile que j’en ai l’air, tout est une question de technique et de dosage. La clé est de ne rien laisser au hasard quand vous voulez quelque chose, et ce à quoi vous ressemblez de base n’a alors plus grande importance.



Caractère

Honnête – Excusez-moi, pourquoi ça vous surprend ? Bon d’accord, voilà un adjectif qui requiert quelques explications : je suis honnête à ma façon, et non pas sincère, ce sont deux choses bien différentes. « Sincère » impliquerait que je sois franche et transparente -réglons tout de suite ce point : je ne suis ni franche ni transparente. « Honnête », en revanche, implique que je fonctionne selon un code défini qui me qualifie de loyale ou agissant selon un certaine droiture -ce qui est mon cas. Parce que non, je ne suis pas une simple escroc de bas étage, j’ai quand même quelques principes, laissez-moi expliquer. La plupart des gens tendent à penser que le monde est juste, on ne sait pas vraiment si ça vient de ce que la société nous inculque -il y a des lois et ceux qui ne les respectent pas sont punis- ou si ça vient d’un instinct primaire qui permet de survivre dans ce monde de chien. Toujours est-il que cela a quelques conséquences : déjà, cela vous laisse penser que quelqu’un qui se retrouve dans une situation délicate l’a mérité -méritocratie, karma, les gens ont toujours trouvé un nom pour ce genre d’ineptie-, mais surtout ça vous rend aveugle. Imaginons que vous avez travaillé comme un forcené pour vous offrir la voiture de vos rêves, vous voyez votre dur labeur récompensé, le monde est juste ; mais accordez votre confiance à une personne qui finit par partir avec votre voiture, et là tout s’écroule. Bien sur que c’est injuste, mais si vous êtes assez naïf pour croire la première personne qui vous conte monts et merveilles, alors ce n’est pas la faute du monde qui est injuste, ce n’est pas la faute de la personne qui a abusé de votre confiance -merci pour l’Audi d’ailleurs-, c’est votre faute pour avoir cru que le monde était juste. Non, je n’ai aucun scrupule à mentir, tricher ou tromper les apparences, et ça ne fait pas de moi une personne malhonnête. Ce monde n’est pas facile, on ne peut compter sur personne d’autre que nous, et si c’est vous ou moi, sachez que je choisirai toujours de sauver ma personne. Vous n’êtes pas près à jouer pour vous ? Vous préférez avoir une confiance aveugle ? Bien, qu’à cela ne tienne, mais ne venez pas me blâmer d’avoir essayé. Et si je réussis, et si vous n’avez plus rien, rappelez vous que vous êtes seul responsable de votre malheur, parce que pendant tout ce temps que vous avez passé à me croire innocente, vous auriez pu m’arrêter, mais vous ne l’avez pas fait.

Serviable – Encore, pourquoi prendre cet air étonné ? Est-ce que j’aime n’avoir à me soucier de rien et disposer de personnel qui satisfait mes moindres désirs ? Oui, assurément. Est-ce que cela veut dire qu’on ne peut pas compter sur moi ? Non, c’est même plutôt l’inverse. Comme on dit au pays « on n’a rien sans rien » et ça je l’ai bien compris. Manipuler les gens est une tâche complexe, et cela ne se fait pas sans investissement préalable. Si vous voulez employer des mots savants, vous pouvez mentionner une escalade d’engagement, le pied-dans-la porte, etc. Pour faire simple, il faut donner une raison aux gens de vous faire confiance, de vous croire et de vouloir continuer à travailler -dans ce cas j’entends me donner tous votre argent- avec vous. Si vous avez donc besoin de quelque chose, vous avez donc de sérieuses chances de l’obtenir, vraiment -mais ne venez pas pleurer si vous devez me le payer au centuple.

Romantique – Non par contre là c’est vraiment une blague, je rigole. A vrai dire, je ne supporte pas ces gens-là. Non mais regardez-les, à gaspiller leur argent dans des futilités telles que des fleurs ou des chocolats. Pire encore, imaginez l’affront de se faire acheter des fleurs ? Non mais quelle blague, n’allez pas supposer une seule seconde que si je veux quelque chose, j’ai besoin de quelqu’un pour me l’offrir, JA-MAIS. Et cette façon de donner sa confiance totale à quelqu’un, c’est assez ridicule il faut l’avouer. Déjà, on ne peut jamais avoir entièrement confiance en quelqu’un -et écoutez bien ce conseil, je suis la dernière des personnes à faire confiance. Et en plus, on ne peut jamais s’assurer que quelqu’un mérite notre entière confiance, c’est comme ça qu’on finit par perdre -regardez Roméo et Juliette comment ils ont fini, s’il vous plait… La vérité, c’est que je n’aime pas le contact humain, genre vraiment pas. Je ne me suis jamais vraiment attachée à quelqu’un d’aucune manière, pas même à ma propre mère. Toutes mes relations sont bâties sur l’intérêt et non pas sur l’amour ou la confiance. Comprenez-moi, les humains sont d’un ennui digne des Champs d’Asphodèle, rien ne m’a jamais autant fait vibrer qu’une bonne arnaque bien construite, je n’ai jamais connu de jouissance telle que de m’enfuir avec l’argent et la voiture de quelqu’un. Les relations humaines sont d’une placidité déconcertante et je serais bien surprise de trouver un intérêt quelconque chez un humain -ou un demi-dieu etc- un jour. Peut-être que je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’assez intéressant pour changer d’avis, c’est une possibilité je vous l’accorde -quoi qu’extrêmement mince.



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Des commentaires ?
Le communisme vaincra

Comment es-tu arrivée ici ?
J'ai harcelé Alexis pendant des années pour qu'elle relance le forum, et elle a enfin cédé <3
W. Alexis Nyqvist
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Un meurtre est si vite arrivé
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Sujet: Re: Harmonie - Let the sunshine in
Ven 16 Fév - 23:04
Bienvenue jolie plante


X IF IT'S WAR YOU'RE AFTER, YOUR JOURNEY CAN END X

Elliot Wainford
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Tu vas être malade de moi
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Sujet: Re: Harmonie - Let the sunshine in
Dim 1 Juil - 20:27
Eh bienvenue!
Je pense pouvoir te valider, j'espère que tu appréciera ton séjour sur le forum!


♪ Your body looks so sick, I think I caught the flu
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Sujet: Re: Harmonie - Let the sunshine in

Harmonie - Let the sunshine in


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