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    Alexeï Nikiforov
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    Alexeï Nikiforov
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    Lun 5 Avr 2021 - 22:04

    antipasto. 5ol8

    ANTIPASTO

    Les cieux honorent Alexei, ce soir.

    C’est l’ordre naturel des choses. Les courants d’air effleurent son marbre, certainement pas guidés par le hasard, mais plus mués par des motifs impérieux ; car la nature tout entière se doit de se prosterner à ses pieds. Il aimerait l’enfermer entre ses deux paumes, cette brise taquine qui flotte autour de lui. Annonce d’affable printemps, et pourtant, elle reste malicieuse en avril.

    Nyx a jeté un voile sombre sur le ciel. D’encre et de jais, il s’étend à perte de vue, le domaine de son patriarche impérieux. Alexei s’attarde parfois dans sa contemplation béate ; trop peu longtemps pour apprécier les astres. Ne reste t-il pas l’Hélios de son propre système solaire, après tout ?

    Le Zéphyr lui joue des tours. Mais c’est qu’il l’aime, l’azur contre l’agnelin : il emplit ses poumons d’oxygène, longtemps durant, à en défier le temps, jusqu’à se dégonfler comme un ballon crevé. Un pitoyable ballon de baudruche, piqué de sa cruelle aiguille : son cœur tressaille.

    Et puis il l’aperçoit. C’est drôle ; on dirait presque une coïncidence. C’est le raisonnement des simples d’esprit, encore pas assez élevés pour voir le monde clairement. Non, chez Alexei, il n’est point question de hasard. Cette notion grotesque, il l’effrite entre ses doigts et la dépose sur sa langue, qu’elle ne soit plus que vilain souvenir dans un album photos abandonné. Simple mortel couronné de divinité, il se consacrerait Dieu : rien n’arrive par hasard, et si Callum se trouvait ici ce soir, la chance n’avait eu aucun rôle à jouer dans cette affaire. C’était peut-être Alexei qui l’avait forcé, finalement, cet abject destin. Au diable les prophéties ; cet enfant les réécrit.

    Alors c’est avec une aisance toute particulière que le Jupiter approche le centurion. Il n’y a pas un seul de ses mouvements qu’il n’a pas calculés, tout comme cette rencontre. L’innocence du faon lui tombe sur le visage, ses cils crient candeur ingénue. Il le faut bien : la Victoire se fait robuste devant lui. Elle s’érige comme une montagne, noueuse et musculeuse, et pourtant pas assez grande pour effleurer les cieux.

    Il n’est pas dupe. Il y a quelque chose qui remue à l’intérieur. Un volcan silencieux, en sommeil, peut-être. La lave incandescente qu’il préserve en son fort, il la veut, brûlante dans ses mains en coupe. Il oserait se repaître du basalte, laisser son feu couler dans sa gorge, si ça signifiait provoquer son éruption. C’est une rude Victoire, et qu’elle est vilaine et bourrue, la victorieuse !

    - Tiens donc. Toi. Ici. C’est inattendu.

    Fourbe Alexeï ; il t’insulterait, les yeux dans les yeux et le sourire aux lèvres, s’il le voulait. Son attitude a tout d’une approche tout à fait amicale, et pourtant son discours n’en suit pas la cadence. Malicieux Alexeï, c’est bien dur, de savoir ce qu’il y a derrière tes orages.

    - Enfin, je suis peut-être trop rapide à parler… On ne te connaît pas, toi, finalement. Pas vrai ? T’es un peu comme un animal sauvage. Mais c’est honorable de ta part de te pencher sur le concept de civilisation ; j’applaudis.

    On ne sait trop à quel jeu il joue, celui-là. Entre insultes à peine prononcées et approche innocente, il faut se faire expert du langage pour le déchiffrer. Callum est une drôle de bête, à ses yeux. Ne serait-ce pas l’hôpital qui se fout de la charité ?

    Mais peu importe. Il se fait garant des disgracieux, il les serrerait fort contre sa poitrine, si cela lui accorderait l’Olympe comme domaine et l’humanité comme peuple.

    Callum I. Goodrem
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    Mar 6 Avr 2021 - 10:06
    Callum aimait, de manière générale, un nombre de choses particulièrement limité, parmi lesquelles les grands espaces, la solitude, et les grands espaces solitaires. C’était pour cela qu’il aimait trainer dans le parc, s’y attardant juste assez tard pour pouvoir rentrer avant son couvre-feu, se perdant dans des endroits peu fréquentés de ce dernier. Cela n’avait rien à avoir avec les grandes plaines de poussière de son enfance : la végétation était ici douce et l’herbe grasse, mais il devait avouer ne pas avoir mieux sous la main. Cela lui permettait de se calmer, aussi, lorsque le tumulte de la journée s’était fait trop pesant pour ses nerfs, et qu’il faisait remonter du plus profond de son ventre des pulsions joyeuses et mauvaises, qu’il convenait de laisser enfouies. Alors quand il entendit la voix de la créature s’adresser à lui, il dut faire un grand effort pour ignorer son premier réflexe. Ainsi que ceux qui suivirent. A la place, il s’immobilisa, sa main restant quelques secondes plaquée contre l’écorce épaisse du tronc sur lequel elle s’était appuyée, et il se composa son masque habituel avant de se retourner. Son visage ne changea pas d’expression. Son corps ne subit aucun changement de posture, ne se redressa ni ne s’affaissa pas. Et pourtant, quand il eut terminé de se retourner, qu’il dévisagea l’intrus qui venait de profaner son oasis de paix, il était différent, et avait banni loin de son esprits les déserts révolus et les conjurations paternelles, pour redevenir totalement le centurion qu’il était. Il regarda le légionnaire, tentant de remettre sur le visage rongé par les ombres un nom, sans réellement y parvenir. L’autre lui parlait visiblement, et il semblait qu’il avait quelque chose à lui dire. Il l’écouta attentivement. C’était là une provocation curieuse, et il se demanda quelle en était le but. Normalement, il l’aurait attribuée à la crise d’adolescence tardive qui ravageait souvent l’esprit de ceux qui restaient des adolescents ; l’hypothèse n’était à vrai dire pas écartée. Callum n’eut pas besoin de regarder pour savoir qu’ils étaient seuls, au moins autant qu’ils pouvaient l’espérer l’être, et il s’accorda quelques secondes avant de répondre à la créature :

    « Et en quoi est-ce inattendu, légionnaire ? fit-il en appuyant fortement sur le dernier mot. Quelle surprise est assez grande pour te faire oublier tes manières, pour te faire croire que tu peux parler comme ça à un membre du camp ? »

    Et a fortiori à un centurion, mais cela n’était pas nécessaire à préciser. En parlant, il avait fait quelques pas vers le légionnaire, couvrant rapidement la distance qui les séparait jusqu’à ce que seuls trois pas restent à parcourir. Alexeï. Il se rappelait de lui maintenant, il le voyait. Il l’entendait. Il le respirait. Il aurait pu se jeter sur lui, si nécessaire, et fermer ses grosses mains sur son cou gracile, et serrer très fort, jusqu’à entendre le craquement de sa colonne vertébrale. Il n’en fit rien. Il avait suffi d’un accroc pour que renaissent en lui ses pensées d’avant, pour qu’il considère de nouveau ce genre de solution comme acceptable, et cela était dangereux. Il cessa donc de bouger, et laissa les trois pas entre eux se faire un espace sacré, qu’il se refusa à profaner, et il observa de loin la créature. Il ne la connaissait que peu, parce qu’elle ne faisait pas partie de sa cohorte. Il ne voyait d’elle que ce qu’elle voulait bien lui montrer, et pour l’instant il n’appréciait que très partiellement le spectacle. C’était un fruit doux et juteux, plein de sucre et sans pépins. C’était un produit qui pendait mollement aux branches de l’arbre, gorgé d’un soleil froid et qui attendait d’être cueilli. C’était la facilité du verbe qui coulait de sa bouche en une source trop claire, et l’œil qui le dévisageait trop espièglement. C’était une promesse, et Callum n’aimait pas qu’on lui promette des choses. Il prenait ce qu’il voulait, et il ne voulait rien, rien en tout cas qu’on puisse lui donner aussi simplement.

    Il croisa les bras sur son torse, continuant à observer silencieusement le gamin. Et pourtant, il y avait autre chose ici. Il se jouait quelque chose de plus, et il n’était pas encore certain de savoir quoi.
    Alexeï Nikiforov
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    Mer 7 Avr 2021 - 1:07

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    ANTIPASTO

    C’était là pour lui une bien étrange bête.

    Un bœuf qui marchait sur ses deux pattes arrières, portait un pantalon et avait adopté toutes les coutumes humaines. Un âcre spectacle au jupitérien, et pourtant quelque chose là-dedans l’attirait. Était-ce la promesse de ses instincts les plus bestiaux, révélés au visage de la nuit tandis qu’Alexeï se consacrerait de cette victoire ? Peut-être bien ; en tout cas, le victorieux semblait avoir commencé à en emprunter la voie. S’il ce n’était que d’un coup de pouce dont il avait besoin, alors le Jupiter se fera une joie de l’aider à se libérer de sa bonne conduite ; que sa violence éclate en grandes traînées de vermeil sur l’Éther.


    - Un membre du camp, mmmh ? Tu en es sûr ?

    Factice innocence coulée sur le visage. Celle de l’enfant qui ne comprend pas bien l’adulte, ou bien de l’adulte qui peine à déchiffrer l’enfant. Peu importe la manière dont on l’interprétait, cela restait de ce que c’était : audacieux dans sa provocation.

    - Je pense que ce que tu voulais dire, c’était centurion. Pas vrai ? J’ai raison, non ? Non, tu n’es pas un simple membre du camp. Tu le sais bien. Tu t’efforces de paraître modeste, mais en réalité, t’en es fier. J’ai pas raison, dis ?

    Il minaude. Une infâme comédie dont il grossit les traits, à grands coups d’inélégant graphite trop gras. Et il adore ça, le sournois garnement.

    - Si. Si, bien sûr. Ahhh, vous alors… Un peu plus de responsabilités et d’honneur sur votre nom et vous vous sentez pousser des ailes.

    Un peu d’enjouement pointe dans sa voix. Raconte t-il une blague ? Il a le goût du divin au bout des lèvres, à se prétendre supérieur aux êtres d’argile. Il se met soigneusement de côté dans cette observation ; se pense t-il intouchable, finalement ? Son orgueil, grandissant à aller en étouffer les nuages, faisait barrière. On avait finalement trouvé un point positif à cette arrogance qui embrassait le blasphème : il serait bien compliqué pour le jeune Alexeï de s’enorgueillir qu’un peu plus d’un quelconque poste, faveur, compliment.

    Non, c’était décidément trop tard : les cieux, il les enlaçait depuis déjà trop longtemps.

    Soupirant, le légionnaire se surélève légèrement, pas sur la pointe des pieds, mais tout de même pas très loin. Il fallait bien la combler, cette vilaine différence de taille entre les deux garçons. Il le mettrait à genoux s’il le pouvait, pour écraser la bête de la pointe de son pied.

    Pas de suite, ceci dit.

    - Mais n’oublie pas.

    Il humecte ses lèvres. Lentement. Rien ne le presse. Il le cuisine, après tout. Il fait mariner sa viande sous ses doigts de fin charcutier. Il se moque éperdument de lui.

    - On est faits de la même matière, finalement. Ta chair ne vaut pas mieux que celle d’un autre : tu finiras pareil. Exactement de la même manière. Comme le putain de tas de chair putride que tu trimballes.

    Il lui coule ses mots à l’oreille, comme un secret précieusement gardé du reste du monde. Tout proche de lui, comme la vipère qui guette le mollet tendre d’un ahuri, la manière de faire est délicate, et elle contraste aveuglément avec ses mots. Empreints d’une violence assumée et gratuite, celle que l’on jette au visage par pur plaisir sadique, ou par ennui, parfois. Oui… C’était ça.

    Par lassitude, bien trop souvent.

    - Ceci dit, il est vrai que la température ambiante se fait particulièrement propice à une petite balade digestive. Ca fait le plus grand bien, après tout.

    Et sur ces mots, les traces de son arrogance s’effacent pour un instant. Comme si rien ne s’était passé, il reprend un air désinvolte, exactement comme s’il n’avait pas prononcé un seul mot de travers à la Victoire. C’était peut-être plus vexant que tout le reste. Mais c’était Alexeï, le fiévreux fils du souverain des dieux, et on ne pouvait en attendre moins venant de sa part.

    - Tu penses pas ?

    Nullement intimidé par la différence de gabarit entre les deux romains, Alexeï maintient un regard perfide sur le centurion. C’est l’arrogant cygne noir, ivre de son propre plumage, qui défie le bœuf. Alors c’était vrai, évidemment. Il aurait pu sans aucun mal lui tordre le cou, broyer l’arrogance directement en dehors de sa gorge trop pâle pour se prétendre de bonne mine. Et c’est sans doute ce qu’il aurait fait, le sulfureux Alexeï, s’il était à sa place. Toute l’essence corrompue de son caractère ressortait sans mal à cette seule pensée : simple légionnaire de la quatrième cohorte, bien évidemment, du centurion de la première jusqu’à son paternel, dieu des dieux, tous autant qu’ils étaient, ils restaient inférieurs à ses yeux.

    Alexeï se couronnait sans aucun mal seigneur de sa propre chaîne alimentaire.
    Callum I. Goodrem
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    Mer 7 Avr 2021 - 14:28
    La créature se mit à parler, et Callum se contenta de lever un sourcil circonspect. Elle jacassait, sans lui révéler ce qu’elle voulait, et il devait avouer ressentir déjà un certain énervement. Ce dernier enchainait les trivialités sur un ton bien trop familier pour lui plaire, et semblait se moquer de lui, étalant sa prose malhabile avec une indécence toute particulière. Les longues conversations ne revêtaient pour lui aucun attrait particulièrement l’échange de salive par babillage interposé lui paraissant une colossale perte de temps. Il le laissa tout de même parler, l’écoutant attentivement. Si le jeune centurion ne savait toujours pas réellement ce que son interlocuteur improvisé lui voulait, il n’avait pas besoin de beaucoup plus d’éléments pour comprendre qu’il voulait quelque chose, et surtout qu’il se plaçait dans une position d’antagoniste. Pour le moment, il ne voyait qu’une chose, qu’une seule conclusion qui s’imprimait profondément dans la matière de son esprit, et qui faisait rejaillir en lui des pulsions normalement soigneusement enfouies.

    C’était un ennemi.

    Chose rare, c’était un ennemi qui se plaçait comme tel de manière volontaire, ce qui ne lui était plus arrivé depuis bien longtemps. Cela voulait dire qu’il avait confiance en ses capacités, qu’il estimait ne pas être en danger, ou tout du moins disposer d’un filet de sécurité suffisamment solide. Peut-être même était-ce réellement le cas. Peut-être. Il ne pouvait pas savoir, pas tant qu’il avançait à l’aveugle, sans comprendre réellement tout ce qui se jouait en ce moment. Il décortiqua son discours, tentant de comprendre ce qui y transparaissait, mais se retint d’en tirer pour le moment une conclusion quelconque. Aussi polarisante que soit la personnalité du légionnaire, il voulait avancer prudemment. Quelque chose n’allait pas. C’était la troisième fois qu’il se le répétait en quelques secondes, et Callum avait depuis longtemps appris à faire confiance à son instinct. S’il avait été plus libre de ses mouvements, il se serait immédiatement débarrassé de l’intrus ; mais l’influence du camp Jupiter s’étendait facilement même jusque sous les feuilles des arbres du parc, et il doutait de la sagesse d’une telle décision.

    « Tu gagnerais à être plus concis, légionnaire. Je vais te poser ma question en termes plus simples, et tu vas te concentrer et y répondre : que me veux-tu ? »

    A vrai dire, il doutait d’obtenir des résultats par cette approche. Mais il voulait faire parler le type, et s’assurer que ce dernier soit réellement un problème digne d’attention. Il était encore parfaitement possible que ce ne soient là que les délires d’un adolescent en pleine phase de rébellion, trop fasciné par le son de sa voix pour réaliser au juste à quel point sa situation était maintenant précaire. Il en doutait, mais c’était possible. L’autre semblait disposer d’un visage trop expressif, trop malléable pour que ce ne soit pas là quelque chose d’à peu près calculé. Mais c’était justement là le problème vers lequel il revenait encore et encore : il ne voyait pas ce qu’il pouvait espérer retirer de leur entretien, et de quelle manière l’approcher de la sorte pouvait l’aider. Même si Callum prenait grand soin de montrer un profil présentable et garder occultées les pans les plus répréhensibles de son être, même lui avait conscience de la réputation qu’il avait au camp : sévère, mais juste, avec une emphase toute particulière sur la première composante de cette proposition, et les moyens importants qu’il pouvait déployer pour lui donner le poids nécessaire. Et si beaucoup de demi-dieux, gorgés de leurs pouvoirs, se prenant déjà pour les superhéros qui hantaient les pages des comics de leur enfance avaient tendance à se croire protégés par le destin, aucun d’entre eux n’avait jusqu’à présent commis ce genre d’impair.

    Alexeï était le premier à lui rentrer dedans de manière aussi frontale, et il devait avouer apprécier cela, malgré tout. Cela valait bien qu’il le récompense, et qu’il passe outre l’irritation qu’il ressentait en ce moment, pour lui montrer un spectacle plus encourageant. Au prix d’un effort particulièrement intense, il força un sourire hésitant à fleurir sur son visage, déformant le masque sévère pour dévoiler deux rangées immaculées de dents. Il ne lui restait plus qu’à espérer que la créature accélère un peu la manœuvre, avant que lui n’estime nécessaire de le faire à sa place.
    Alexeï Nikiforov
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    Jeu 8 Avr 2021 - 17:56

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    ANTIPASTO

    - Moi ? Mais rien. Mais rien de rien, voyons. J’ai l’air, d’avoir besoin de quelque chose ?

    Cette réponse, aussi innocente pouvait-elle paraître, criait une vérité frappante. Et qu’est-ce qu’il aurait pu demander, venant de Callum ? Non, bien sûr. Si Alexeï daignait adresser la parole à quelqu’un, ce n’était jamais par besoin de quelque chose. Il ne considérait pas avoir besoin des autres, aussi simplement que Dieu n’a jamais eu besoin d’autre chose que de sa Grandeur pour créer le monde. Dans ses élans les plus mégalomanes, peut-être penserait-il que c’est lui, celui qui rend service aux autres. C’est ainsi qu’un simple regard de sa part se transformait en faveur, celle qu’un roi daigne de temps en temps à accorder à ses sujets, signe de bonne grâce.

    - Ce que tu es fade, mon pauvre. Tu n’es pas seulement insipide comme la masse ignoble que tu commandes. À s’y pencher…

    Alexeï joint le geste à la parole. Les gestes impudents qu’il déliait dans l’air avec la grâce d’un danseur à la poussière d’étoiles sur les talons. Les paroles infatuées qu’il versait sans se gêner au visage du centurion ; et son air d’enfant roi, qui donnait à l’ensemble un goût âcre qu’on ne pouvait se résoudre à corriger.

    Comme une bête que l’on examine, le Jupiter prend le visage de son vis-à-vis entre ses doigts graciles. On en décèlerait à ne plus savoir quoi en faire, de la concentration, dans son regard ambré sous ses sourcils froncés. Sur sa mâchoire, il passe lentement, à la manière du boucher qui juge de la tendresse d’un steak. Fut-elle suffisamment décevante pour qu’il le lâche brusquement, sans douceur aucune.

    - Oui, tu es tout à fait écœurant.

    Son sourire arrangeait peut-être sommairement le tableau qui se dressait devant lui. Quelque chose s’annonçait sur son visage, et c’était là un changement qui ravissait le cœur du Jupiter. Mais il ne pouvait lui révéler que c’était ce qu’il cherchait, qu’il s’enlisait doucement, mais sûrement dans son piège. Car toute chair nécessite une préparation propice à honorer sa saveur, Alexeï s’étoilait du savoir-faire des plus grands cuisiniers.

    - Tant pis ! Si ce n’est que d’un coup de pouce dont tu as besoin, sache que je suis clément. C’est ton jour de chance. Centurion, je te fais l’honneur de suivre ton conseil, aussi arrogant soit-il.

    Il joue au jeu de l’arrogance, le gamin, et il sait y faire. Malgré son talent à remuer les passions intérieures dans les cœurs noirs des hommes, Alexeï ne possédait toujours pas la capacité de lire clairement dans l’esprit de la bête en face de lui. Alors peu importe la porte qu’il doit enfoncer pour parvenir à son objectif ; les essayer une à une ne le dérange pas, et sous le ciel qui s’orne d’étoiles, il possède tout le temps que son avidité lui permettait de collecter.

    - Je sais ce que tu rêves de faire, reprend-il. Mais tu ne te l’autorises pas. Tu es un bon garçon. Quel obéissant, bon petit garçon.

    Car la Nature remue en chacun d’eux, bouillante à en liquéfier ses chaînes de plomb. Drôle de bête que l’être humain, aux yeux d’Alexeï. Ses instincts primaires n’avaient jamais subi cette censure, et ainsi, sa nature profonde avait toujours eu le plus grand loisir de s’exprimer. De cet esprit qui ne se refusait rien, il tirait finalement une grande force : car la frustration en devenait un concept abstrait et flou pour celui qui se couronnait roi de ses propres mains.

    - Et bien moi, je vais t’aider.

    Un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres. Ses yeux se verrouillent aux siens. Ils n’envoient pas d’éclairs, ne jettent aucun cyclone, évoqueraient presque la lumière calme du matin, drapant le sol d’or et de silence.

    Mais c’était de ces silences qui présageaient la tempête, de cette lumière caractéristique des premiers éclats de feu avant l’embrasement. De l’or qui ne brillait qu’en surface ; profondément rongé et corrompu à l’intérieur, de ce calme qui n’attendait que d’être brisé.

    Briser. D’un grand coup administré sans pudeur aucune : c’était là le dessein d’Alexeï.

    - Poignarde-moi.

    Prononcés d’un ton inquisiteur, par une voix qui se faisait bien plus grave et sérieuse, ces mots étaient sa consécration. Parce que le pouvoir avec lequel il a été béni n’aurait pas pu tomber dans de plus abjectes mains ; parce qu’il est celui qui intime et exige, le fils de Jupiter, qui, à défaut de régner sur l’Olympe, assoit sa domination sur les mortels par ses ordres dégoulinants de ses mauvaises intentions.
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