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    Locke August Earhart
    Légionnaire de la 3e cohorte
    Locke August Earhart
    Informations Générales
    Présentation : [url=]www[/url]
    Journal intime : [url=]www[/url]
    D-C : Artemisia, Laïs, Ophelia
    Parent divin : Fils d'Arcus, petit-fils de Kairos
    Points de puissance : 44
    Messages : 4
    Feuille de Personnage

    No dress rehearsal, this is our life ◊ JJ  Empty No dress rehearsal, this is our life ◊ JJ

    le Lun 11 Jan 2021 - 21:20
    « Oh Baz. Tu me manqueras, mon grand, tu me manqueras. »

    Le lion vieillissant leva son regard d’ambre vers moi et son ronronnement grave s’intensifia comme pour me dire de ne pas m’inquiéter. Je le connaissais depuis que j’étais gamin, et c’était l’être le plus doux au monde. Allongé dans sa cage, il ne respirait ni la majesté ni l’arrogance qui sont l’apanage des félins, mais une chaude bienveillance mêlée de vigilance. Le cirque l’avait sauvé d’une animalerie illégale où il était maltraité, et le lionceau farouche s’était transformé en un amateur invétéré de câlins et de bains de soleil. C’était ma mère qui lui avait trouvé son nom, en référence au réalisateur Baz Luhrmann. Il était l’un des derniers animaux sauvages du Cirque du Lointain et coulait des jours paisibles à dormir et à jouer avec son entraîneur favori. J’avais passé pas mal de temps devant sa cage ces derniers mois, et même aidé Markus à le soigner et à le nourrir. La force tranquille de Baz et la sagesse de son regard avaient le pouvoir de calmer mon cerveau hyperactif – je sais, ça paraît impossible quand on me connaît, mais je vous jure que c’est le cas.  

    Je me redressai en grimaçant et m’éloignai à regret de la cage. Plus que quelques minutes avant de sauter dans la voiture pour rejoindre l’aéroport, et il n’était pas question d’exaspérer ma mère par mon retard. Je voulais qu’elle garde un bon souvenir de cette dernière journée avant mon retour au Camp Jupiter. Je piquai un sprint jusqu’à notre caravane et y récupérai mon sac à dos, hors d’haleine et sans doute rouge comme une tomate bien mûre – voilà qui était parfaitement glamour. Je songeai avec dépit aux tours de terrain supplémentaires que mes Centurions m’infligeraient pour pallier à ce relâchement de forme physique. Ces quelques mois parmi les miens avaient guéri mon âme, mais mon corps ressentait les effets de cette vie plus paresseuse et de la cuisine bien trop savoureuse de Double John. Tant pis ; je trimerais plus dur pendant quelques semaines et je retrouverais sans doute rapidement un niveau acceptable pour ma cohorte.

    Quand je pensais au Camp Jupiter, un sentiment bizarre m’assaillait, et j’ignorais si j’étais heureux, angoissé, excité, triste, ou un peu de tout à la fois. Revenir au cirque, dans le monde des mortels, avait placé ma vie de demi-dieu dans une nouvelle perspective, et je n’étais pas sûr d’apprécier le ton plus introspectif que mes pensées avaient prises. Cependant, je ne regrettais rien : j’avais eu besoin de ce temps pour digérer la mort de trois de mes meilleurs amis ainsi que les événements affreux dans le Labyrinthe. Une partie de moi aurait voulu rester au cirque, oublier Locke le légionnaire pour redevenir Locke l’artiste prodige, mais je savais que c’était une mauvaise idée. Je ne pouvais pas renier ma vie comme ça, sur un coup de tête. Le Cirque du Lointain était toujours mon foyer, c’était là qu’était mon cœur, mais mon avenir se trouvait ailleurs. Pas dans le sable de la piste de cirque, mais dans celui du terrain d’entraînement et de l’hippodrome de la Nouvelle-Rome. Pas dans un costume pailleté, mais dans une tenue de guerre. Pas dans l’amusement et la bonne humeur, mais dans – bon, ok, c’est peut-être un peu trop dramatique présenté de cette façon.

    J’aimais la vie de sang-mêlé, je l’aimais vraiment, malgré sa dureté, mais la disparition de mes amis avait jeté une ombre menaçante sur mes jours au Camp Jupiter. J’aurais donné n’importe quoi, vraiment n’importe quoi, pour sauver JJ, Anh-Tuan et Ophelia. Pour sauver les victimes du Tortionnaire. Mais je n’étais pas un véritable héros, juste un bouffon déguisé en guerrier, et je n’avais su sauver personne. C’est donc avec l’appréhension au ventre que je fis mes adieux à ma famille du cirque, que je montai dans la voiture, puis dans l’avion. J’avais refusé tout contact par messages avec le Camp Jupiter pendant mon séjour dans le monde des mortels. Je n’avais donc absolument aucune idée de ce qui m’attendait à mon arrivée. Absolument aucune idée de la bombe qui s’apprêtait à m’exploser en pleine figure le jour même de mon retour.

    ***

    « Je suis trop content pour toi, Locke, c’est génial ! » « Tu es revenu parce que tu as finalement appris la nouvelle ? Je pensais que tu ne voulais pas recevoir de messages. » « Il sera fou de joie de te revoir ! » « Qu’est-ce que tu fais encore là, mon pote, je pensais que tu serais déjà à l’infirmerie pour le retrouver. » « Le Tortionnaire ne nous a pas tout pris ! » « Bon après, il est un peu bizarre, mais c’est normal pour les revenants à ce qu’il paraît. »

    La nouvelle ? Fou de joie ? Infirmerie ? En entrant dans la caserne, je fus assailli par mes camarades de la Troisième Cohorte. Certains voulaient savoir comment j’allais après mon séjour au cirque. D’autres, surexcités, parlaient de Halloween, de la Grande Quête, et de la vie amoureuse de nos Centurions. Mais la plupart mentionnaient la même chose. Une nouvelle. Quelque chose sensé me rendre très heureux. Mon pouls s’emballa alors que j’imaginais ce que cela pouvait bien être. Un ami à l’infirmerie qui avait envie de me revoir. Un ami que le Tortionnaire n’avait pas pris. Un revenant.

    Je laissai tomber mon sac par terre et partis en courant. Sans même un regard en arrière. Sans même poser une seule question. Couvert de sueur, de terre et de sang dû à un combat contre une drakaina un poil trop enthousiaste lors de mon dernier jour de voyage. Mes pieds martelaient le sol, mon sang martelait mes tempes, et un seul sentiment martelait mon cœur : l’espoir. L’espoir. L’espoir. Faites que ce soit lui. Ou lui. Pitié, faites que ce soit un des deux. Un des deux. Un des deux. Et elle. Faites qu’elle soit là aussi.

    J’entrai en trombe dans l’infirmerie, la respiration sifflante, et servis une explication incohérente au jeune homme à l’entrée. Je n’arrivais plus à penser. Je n’arrivais plus à parler. Puis vint le moment que j’attendais. La confirmation. La délivrance.

    « Nous avons bien un dénommé JJ Frye, il a rendez-vous dans la salle D6 auprès de la docteure Miller. Par contre, je ne vois aucune trace d’un Anh-Tuan ou d’une Ophelia. »

    Mon cœur fit un bond magnifique, puis une chute terrible. JJ était là. JJ était vivant. Pas Anh-Tuan. Pas Ophelia. Sans me donner le temps de réfléchir, de ressentir pleinement la tristesse de cette nouvelle, je me remis à courir. Bousculant des infirmiers, m’attirant des jurons et des malédictions. Salle D6, tout au fond d’un couloir. Alors que je m’en approchais, il sortit de la salle. JJ. Mon meilleur ami. JJ. JJ. JJ. Maigri, pâle, couvert d’huile de moteur. Mais c’était bien lui.

    Alors, sans un mot, je me jetai dans ses bras.

    La vie, ce n'est pas un spectacle de cirque. Il n'y a pas de répétitions, pas de préparation, la réalité nous frappe de plein fouet et parfois cela se passe mal. Mais cet instant-là, mesdames et messieurs, malgré l'absence d'Anh-Tuan et d'Ophelia, malgré toutes mes peurs au sujet des horreurs que JJ avait subies, était parfait. Tout simplement parfait.
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