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  • Nous n'acceptons plus : les demi-dieux grecs âgés de + de 16 ans ; les enfants de Nyx/Nox, Hadès/Pluton

    Billie Wolfe
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    Billie Wolfe
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    Tranquil as a river but on fire within | Anastasie Empty Tranquil as a river but on fire within | Anastasie

    le Lun 21 Déc 2020 - 13:57
    Une fille au visage pâle et aux yeux gonflés toisait Billie d’un regard méprisant. Le miroir ne mentait jamais. Ses mains fouillaient frénétiquement sa trousse de maquillage de secours, cherchant à trouver quelque chose qui la rendrait acceptable, quelque chose qui effacerait les traces d’une faiblesse qu’elle ne pouvait pas se permettre de montrer. Elle sonda le fond d’un pot de fond de teint, soulagée d’y trouver une quantité suffisante pour commencer la journée. Elle l’appliqua tant bien que mal sur sa peau exténuée par le manque de sommeil puis elle habilla ses cils d’une robe sombre et peignit ses paupières avec ce qu’elle put trouver. Elle fit la moue devant le résultat. Même ses doigts de fée – entraînés depuis son plus jeune âge à transformer son visage – ne pouvaient pas faire de miracle.

    Ses yeux la trahissaient encore, même revêtus de beaux atours.

    Les paupières closes, elle invoqua son pouvoir, le dirigeant sur les cernes seuls, tâchant d’effacer les dernières traces d’une fatigue honteuse. Elle se contempla à nouveau, soulagée cette fois. Elle avait réussi. Mais pour combien de temps ? Seulement jusqu’à ce soir. Ou avant. Le répit n’était jamais que cette illusion éphémère. Le lendemain, Billie se retrouverait face au même problème : une fatigue trop intense et une quantité trop faible d’artifices pour la dissimuler. Même ses pouvoirs lui faisaient défaut, faiblissant à vue d’œil. Les modifications légères d’une seule partie de son corps pouvaient durer toute la journée sans qu’elle n’y dépense trop d’énergie. Du moins, quand elle avait une bonne réserve d’énergie.

    Oh, la solution était si simple pourtant. Il aurait suffi de demander à un enfant d’Hypnos ou de Morphée de la guider vers le sommeil, il aurait suffi de s’y plonger, de reprendre des forces, de se laisser emporter vers une nuit paisible, une nuit pendant laquelle elle ne s’éveillerait pas pantelante d’un rêve terrifiant, une nuit au milieu de laquelle elle ne serait pas tentée par le miroir qui aggravait ses tourments. Il aurait suffi de demander de l’aide. Mais ce pas là, Billie n’était pas prête à le faire.

    Alors elle se résignait à attendre, à faire ce qu’elle pouvait jusqu’à la prochaine livraison collective de colis où un énorme carton rempli de toutes les nouveautés cosmétiques l’attendrait. Elle se résignait à espérer que les choses s’arrangeraient d’elles-mêmes, à se persuader d’être assez forte pour résoudre elle-même ses problèmes, à se répéter qu’il ne s’agissait que d’une mauvaise passe et qu’une nuit elle serait assez dégoûtée d’elle-même pour ne pas tomber à nouveau dans le piège tissé par sa peine et ses désirs bafoués, qu’une nuit ou l’autre le besoin désespéré de voir Sara dans le reflet de son miroir et de la faire revivre artificiellement s’estomperait.

    D’ici là, elle devait simplement survivre à cette journée. Ou au moins à cette matinée chargée. Elle avait accepté d’enseigner les bases du combat à des débutants fraîchement arrivés à la Colonie, une initiative de Chiron qu’elle avait vue comme une chance de prouver sa valeur et d’être prise au sérieux. Elle se savait assez douée pour manier certaines armes et ce ne devait pas être si difficile de donner des cours dans ce domaine. Elle rangea ses affaires de beauté et mit en ordre son lit, son regard s’arrêtant sur la boussole qui reposait sur sa table de chevet. L’aiguille continuait sa danse folle, s’arrêtant à intervalles irréguliers pour pointer dans le vide, car ce n’était jamais le Nord qu’elle indiquait – ou alors tout à fait par hasard. Et quand Billie tentait de suivre la direction donnée, la boussole changeait systématiquement de sens, comme si elle ne savait jamais où aller. Plutôt comme si elle était cassée.

    Malgré tout, Billie l’avait conservé, cet objet intrigant qu’elle avait trouvé dans la forêt. Peut-être qu’un jour elle lui trouverait une utilité. Elle se saisit de la boussole et sortit sous les faibles rayons du soleil matinal, soupirant lorsque l’aiguille s’arrêta à nouveau pour pointer vers le bungalow, puis le réfectoire. Elle était vraiment cassée, Billie ne savait même pas pourquoi elle s’embêtait encore à la prendre. Elle la rangea dans une poche sa veste et poursuivit son chemin jusqu’à l’Arène.

    Elle était un peu en retard, pourtant les lieux étaient déserts. Super. Elle poussa un soupir en balayant du regard les alentours. Son premier cours commençait bien, si son élève était en retard. Elle pouvait au moins mettre à profit ce temps pour s’entraîner seule, contre les mannequins déjà abîmés par les coups des autres pensionnaires. Alors, ignorant la présence invisible de celle qui l’observait, elle sortit ses poignards et commença à attaquer.


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    Tranquil as a river but on fire within | Anastasie Empty Re: Tranquil as a river but on fire within | Anastasie

    le Lun 28 Déc 2020 - 23:00
    Tranquil as a river, but on fire within.
    Anastasie x Billie

    On avait expliqué à Anastasie que quelqu’un serait responsable de son entraînement. Une autre pensionnaire, une Chasseresse, une certaine « Billie » … les jours s’écoulaient doucement, laissant la fille d’Euros complètement épuisée. Tant de nouvelles habitudes à prendre, des lieux à mémoriser, cet emploi du temps sans cesse mouvant et l’exercice physique dont elle n’avait jamais eu l’habitude. Au milieu de tous ces enfants, ces adolescents, surentraînés à combattre des monstres auxquels elle-même n’avait jamais eu affaire, Anastasie se sentait perdue. Déboussolée. Elle aurait tant aimé être auprès de sa mère, de sa nourrice, auprès de quelqu’un qui la connaissait.
    Seule, au cœur de cette colonie où elle se sentait encore comme une étrangère, la jeune fille se demandait par moments si elle se connaissait encore elle-même. Elle avait toujours cru à cette vie simple et rêveuse menée durant 14 ans, à ce quotidien sans complexes qui l’unissait au monde par cette curiosité insatiable qu’elle avait fait sienne. Tout ça pour que, en l’espace de quelques semaines, toutes les fondations de son existence se retrouvent ébranlées. La brune n’était plus vraiment sûre de qui elle était, elle l’adolescente discrète qui venait d’apprendre que son père était un Dieu. Et, pire encore, elle ne savait plus vraiment qui elle avait envie d’être.
    D’un regard dans le miroir sale avant de quitter son bungalow, Ana constata qu’elle n’avait pas très bonne mine. Elle avait toujours eu du mal à dormir lorsqu’elle changeait d’endroits. Elle s’acclimaterait, voilà tout.
    Puis elle sortit.

    La brune adolescente inspira à plein poumons l’air de l’extérieur, marchant d’un pas vif vers l’Arène. Les feuilles brunies par l’automne craquaient sous ses pas, et l’appréhension montait tel un étau dans sa poitrine. Pourvu que Billie ne soit pas trop exigeante … songea-t-elle, retenant avec peine une bouffée d’angoisse qui lui rongerait le ventre.
    Arrivée à l’Arène, elle laissa son regard vert ondoyer sur les lieux. Personne. Son entraîneuse personnelle était visiblement moins en avance qu’elle. Cela dit … avec un regard pour sa montre rose bonbon, la jeune fille constata qu’elle avait plus de 20 minutes d’avance. Mais, comme aurait dit sa mère, il était impossible de rattraper le temps une fois qu’il était perdu. Autant ne pas perdre une minute de ces entraînements, sinon Anastasie risquait de rester à côté de la plaque encore plus longtemps. Elle était déjà un peu trop dans la lune pour retenir toutes les informations qu’on lui soumettait, alors si en plus il fallait qu’elle prenne du retard sur ce qu’on lui demandait … hors de question.
    Anastasie s’installa donc, assise en tailleur d’un côté de l’arène, pour poursuivre la lecture de son roman.

    Quelques minutes après l’heure dite, une jolie fille blonde déboula à quelques mètres d’elle, cherchant visiblement quelque chose du regard. Instantanément, le regard d’Anastasie fut comme magnétiquement attiré par la nouvelle venue. C’était elle, Billie ? Avec ses yeux déterminés et ses longues mèches blondes, elle ressemblait plus à une top model qu’à une combattante. Et puis, visiblement, l’autre ne l’avait pas vue. Elle commença, sans un regard pour Ana, à attaquer les mannequins déjà en piteux état à l’aide de deux poignards en bronze.
    Intimidée, Anastasie n’osa pas immédiatement s’approcher de la nouvelle venue pour signaler sa présence. Et puis … si jamais, emportée par son élan, la blonde se mettait à l’attaquer ?!
    Egarée, ayant refermé son livre sans trop savoir quoi faire, la fille de l’automne regarda la combattante, seule au milieu des mannequins élimés. Elle devait avoir … quoi, un ou deux ans de plus qu’elle ? Et pourtant, cette Billie avait déjà mille fois plus de classe et d’élégance. La manière dont elle se mouvait avec ses deux lames ? Incroyable. On aurait presque dit qu’elle dansait.
    Finalement, Ana profita d’une légère pause dans la lutte acharnée de son instructrice pour avancer vers elle et lancer :
    « Bonjour ! »
    Sa voix lui paraissait si ridicule, surtout dans le presque silence de cette grande arène. Le couinement d’une souris, à peine.
    « Je m’appelle Anastasie. » ajouta-t-elle, bien qu’elle ne se fit pas d’illusion : la sublime blonde en face d’elle n’avait certainement aucune idée de qui elle était. « Tu es Billie ? On m’a dit que … enfin, je … je suis nouvelle, et je cherche la personne qui devait m’aider à m’entraîner. »
    Une entrée en matière bien plate. Elle devait passer pour une idiote. Baissant les yeux en songeant à ce que son interlocutrice pouvait bien penser d’elle, Anastasie ne put que constater qu’elle avait, en sus, une grosse tâche de chocolat chaud sur son t-shirt gris.

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    Tranquil as a river but on fire within | Anastasie Empty Re: Tranquil as a river but on fire within | Anastasie

    le Jeu 31 Déc 2020 - 17:06
    Le bronze tournoyait entre ses doigts fins, heurtant sans relâche ses adversaires de bois. Elle trouva dans ce déchaînement familier un semblant d’apaisement, entrant dans une bulle où ses pensées ne pouvaient l’atteindre, repoussées par une brume qui la gardait enfermée dans l’instant présent. L’espace de quelques minutes salvatrices, seuls comptèrent les moulinets de ses poignets, la sensation du métal sur sa paume, l’odeur de la sciure alors que le bois s’effritait à chaque coup, les mèches blondes qui venaient parfois troubler sa vision, les battements rapides des lames sur les mannequins. Mais l’instant fut bref, car même pour une chasseresse, l’éternité n’était bien souvent qu’une douce illusion. Sa respiration légèrement haletante remplaça bientôt les impacts de ses dagues tandis qu’elle s’accordait une légère pause, à la quiétude bientôt troublée par une voix fluette.

    Une fille venait d’entrer dans l’arène, s’avançant vers elle. Venait d’entrer ? Elle était arrivée des gradins en face de Billie dont le dos était tourné vers l’entrée du terrain d’entraînement. Non, elle devait avoir contourné la chasseresse alors qu’elle était occupée à se battre contre les mannequins. La voix de la nouvelle venue était à l’image de ce qu’elle renvoyait à première vue. Hésitante, timide, peu assurée. Faible. Elle arborait un manque d’assurance que Billie a sa place n’aurait eu de cesse de farder et de camoufler, dans un monde où on lui avait enseigné que l’apparence était la clef de la survie. Paraître ou disparaître. Anastasie avait choisi, ou subi, la seconde option. En cela, elles étaient fondamentalement opposées.

    Billie avait grandi au cœur de la Voie Lactée, là où des étoiles naissaient et mouraient chaque jour, là où il fallait briller plus fort que les autres, là où les constellations n’étaient souvent que des apparats destinés à souligner la clarté d’un astre en particulier. Elle s’était parfois entourée d’amis au scintillement moins éclatant, à qui elle offrait un peu de sa lumière quand en retour ils la faisaient resplendir par leur présence plus terne. Anastasie n’appartenait pas à cet univers, un seul coup d’œil à sa tête baissée vers son t-shirt suffisait à le deviner – Billie aurait préféré se terrer dans son bungalow pour éviter d’arborer aux yeux de tous une tache sur ses vêtements. Oh, Anastasie était gênée, c’était certain. Et elle avait de quoi. Dans l’univers de Billie, c’était le genre d’erreurs qui ne pardonnaient pas. Le genre d’erreurs sur lequel elle bondissait pour jauger, juger, mépriser. Le genre d’erreurs qui confirmait la distance incommensurable entre leurs deux galaxies. Anastasie, dont la galaxie se situait à des années lumière de celle de Billie, ne maîtrisait pas ce talent dont la fille d’Aphrodite avait fait un art, celui de contrôler en permanence son image, son apparence et, illusoirement, les pensées des autres à son égard.

    Billie aurait pu se moquer, rabaisser, appuyer sur tous les points noirs dont la jeune fille avait déjà conscience et honte. Billie aurait pu s’élever dans cette supériorité factice tandis qu’elle traînait une autre personne dans la boue. Mais il y avait cette étincelle dans les yeux d’Anastasie avant qu’elle ne les tourne vers le sol, cet éclat qui donnait presque envie de sourire à la chasseresse. Elle n’avait pas besoin de piétiner l’égo d’une autre pour gonfler le sien, déjà rasséréné par l’admiration que lui portait la nouvelle recrue. C’était... presque rassurant. Oh ce n’était pas grand-chose, mais cette étincelle suffit à écarter un peu l’obscurité des doutes qui l’étreignaient malgré elle. Et si elle niait avoir besoin de l’approbation de quiconque pour prouver sa force, elle se raccrochait tout de même à chaque miette de validation dans les regards qui l’entouraient. Une expression plus avenante se peignit sur son visage alors qu’elle répondît à Anastasie.

    Oui, c’est moi Billie.

    Elle sourit lorsque son élève releva la tête vers elle. Sa première élève. Elle n’avait jamais entraîné quiconque seule auparavant. Elle appréhendait un peu ce premier essai, cette nouvelle responsabilité. Il fallait que tout soit parfait. Elle  s’approcha des gradins pour chercher les armes en bois habituellement entreposées dans un coin de l’Arène, tandis qu’elle posait à Anastasie une première question qui déterminerait la suite de leur entraînement.

    C’est ton premier entraînement ou tu en as déjà eu d’autres depuis que tu es là ?

    Alors qu’elle revenait vers la demi déesse, deux épées en bois à la main – c’était souvent la première arme avec laquelle les débutants s’entraînaient et, bien que Billie n’excelle pas dans son maniement, elle avait néanmoins assez de technique pour l’enseigner à quelqu’un qui n’en maîtrisait pas encore les bases – les yeux de Billie se posèrent sur le livre que la brune tenait à la main et qu’elle n’avait pas remarqué plus tôt, trop focalisée sur la tache sur son t-shirt. Elle fronça les sourcils, interloquée.

    Tu as amené un livre ?

    Quel genre de rat de bibliothèque amenait un livre dans une arène de combat ?


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    Tranquil as a river but on fire within | Anastasie Empty Re: Tranquil as a river but on fire within | Anastasie

    le Dim 10 Jan 2021 - 12:31
    Tranquil as a river but on fire within.
    Anastasie x Billie

    Le sable sous les pieds d’Anastasie crissait au moindre mouvement. Elle aurait voulu y plonger et se laisser engloutir, mortifiée de se présenter ainsi devant une instructrice qui présentait une telle aura de classe et d’élégance. Elle aurait voulu devenir invisible, et que personne ne la regarde. Mais il y avait Billie. Billie, face à elle, avec ses cheveux blonds et son visage parfait. Billie, chasseresse, qui avait 14 ans aussi mais dont tous les mouvements criaient trois ou quatre années de plus. Billie, qui venait de confirmer d’un ton calme qu’elle était bien qui elle était.
    Relevant la tête vers son interlocutrice, les yeux d’Anastasie ne purent qu’accrocher le sourire de la blonde. Un sourire de compassion, dévoilant sous des lèvres ourlées une rangée de dents parfaites. Aussi parfaites que leur propriétaire et sa manière de combattre. Interdite, la fille de l’automne regarda son entraîneuse se diriger vers les gradins pour y subtiliser deux épées en bois.
    « Non, c’est … c’est mon premier entraînement. » répondit-elle piteusement à la question de la Chasseresse.
    Elle se garda bien précisé qu’elle était censée assister à deux entraînements durant la semaine qui venait de s’écouler, mais qu’elle s’était perdue en cherchant l’Arène la première fois, et que la deuxième fois une rousse fille de Mars l’avait fait dévier de son emploi du temps à coups de mousse à raser et de visite de la Colonie.
    D’un regard clair, Ana détailla les épées qu’apportait son entraîneuse. Deux épées de bois, armes grossières. Des jouets d’enfant. La brune imagina instantanément deux petits garçons s’emparer de tels accessoires pour se livrer une guerre sans merci dans une cour de récréation. Un jeu. Mais, se corrigea-t-elle en dévisageant de nouveau Billie, l’entraînement ici n’avait rien d’un jeu. Des monstres terribles et impitoyables menaçaient la Colonie et tous ceux qui y vivaient. Il était rare que des enfants arrivent aussi tard que ne l’avait fait Anastasie, et tout autour d’elle les colons, même les plus jeunes, savaient se battre pour de vrai.

    Tirée de ses pensées par la question de son instructrice du jour, la fille du vent ne put que bredouiller sottement :
    « Je … oui, enfin … je me disais que si j’arrivais en avance, au moins, comme ça, je … enfin … »
    Le froncement de sourcils de la blonde lui donnait l’impression d’avoir commis une maladresse innommable, un crime de lèse-majesté. Y avait-il une règle qui indiquait qu’on ne pouvait pas apporter de livre dans l’Arène ? Un truc d’inflammabilité, qui risquait de mettre le feu avec la violence des combats ? Si c’était le cas, Ana n’y avait pas fait attention. En tout cas elle ne l’avait pas vu.
    L’anxiété gonfla dans sa poitrine comme une bulle comprimant son diaphragme et l’empêchant de respirer. Pleure pas, Ana, pleure pas. Elle aurait l’air encore plus stupide si elle se mettait à pleurer pour une simple question. Mais le ton de Billie était si … il la faisait se sentir comme si elle n’avait pas sa place ici. Et peut-être bien qu’Anastasie n’avait pas sa place ici. Elle se posait la question environ 25 fois par minute depuis qu’elle était arrivée. La Colonie était un microcosme auquel elle était étrangère, et bon nombre de ses camarades remarquaient à peine sa présence, leur regard glissant sur elle comme un enfant sur un toboggan.
    Puis, décidant qu’elle ne pouvait pas montrer son trouble intérieur à Billie, l’adolescente franchit en quelques enjambées la distance qui la séparait des gradins et y déposa son livre, sur le premier banc.
    Revenant au niveau de Billie, elle planta ses yeux humides dans le regard interloqué de la Chasseresse et dit de la voix la plus assurée qu’elle put :
    « Je suis désolée d’avoir pris un livre. Est-ce-que tu veux quand même bien m’entraîner … »
    Ne pas avoir l’air trop perdue ni trop désespérée.
    « … s’il te plaît ? »

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