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    Isadora Vargas
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    Isadora Vargas
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    le Mer 4 Nov 2020 - 22:32
    And everything seemed so grey but what if there was someone else with me
    Samaël & Isadora
    I have always been a fortress, cold secrets deep inside. You have secrets, too, But you don't have to hide...
    La colonie.

    Il y a des années, Isadora pensait que ça allait devenir sa prison, tout les étés. Deux mois sans aimer, deux mois sans se faire aimer. Deux mois trop loin de ce qu'elle pensait être le plus important.

    Et pourtant.

    Depuis, la colonie était devenu son refuge, son échappatoire. Là où elle avait pu fuir et panser ses blessures, là où elle avait souffert le moins, finalement. Là où elle s'était trouvé une place un peu. Pas une de ses places factices où tout le monde ne regardait que sa beauté, où tout le monde voulait faire d'elle un trophée - où ils la laisseraient tomber, à la moindre occasion, à la première brisure. Non, là c'était une petite place, une minuscule - mais au moins elle était solide, elle était vraie. Un peu en équilibre, au fur et à mesure qu'elle grandissait, mais... La demi-déesse n'y pensait presque jamais.

    Elle avait déjà assez du mal à sortir du passé pour se concentrer sur le présent ; alors lui demander de regarder le futur était encore un peu trop.

    Alors voilà, elle se contentait de garder sa petite place, à la colonie. C'était un autre monde, complètement éloigné de celui qu'elle avait connu, celui auquel elle avait voulu s'attacher ; celui auquel elle n'avait pourtant jamais vraiment appartenu. Un univers, un microcosme, entièrement différent... Et qui savait comment l'apaiser, l'aider à avoir l'espoir qu'un jour elle pourrait peut-être soigner ses blessures.

    La fille d'Aphrodite, parfois, était si soulagée d'être là, d'être dans un endroit qui voulait bien d'elle, qu'elle en oubliait que tout n'était pas rose, et beau, et joyeux. Parfois aussi il y avait des larmes et des cœurs brisés, même s'il n'y avait personne d'horrible comme Dylan l'avait été. Ou s'il y en avait il ne restait pas longtemps, pas assez pour faire autant de dégâts qu'il n'en avait fait.

    Et puis parfois les cœurs brisés ne l'étaient pas par l'autre, mais plutôt par la cruauté du destin. Parfois dans son bungalow, il y avait des lits qui d'un coup étaient vides alors qu'ils n'auraient pas dû l'être. Parfois les rires cessaient, et même si les pensionnaires avançaient comme ils pouvaient, ça n'était pas facile quand il y avait l'un des leurs qui tombaient. ou plusieurs... Ça n'était pas facile, même quand on ne les connaissait pas, même quand on ne leur avait jamais parlé, même quand on pensait ne pas y être attaché, de voir les flammes envelopper le draps - qui était posé sur eux, ou pas. Parce que des fois même leurs corps n'étaient plus là.

    Isadora avait presque l'impression qu'un petit bout de son cœur mourrait à chaque fois. Alors elle détournait les yeux, elle faisait comme si ça ne l'atteignait pas.

    Elle devait tenir droite. Elle ne pouvait faire que ça.

    Et c'était bien la moindre des choses, de continuer la seule chose qu'elle arrivait à faire, non ?

    Cette année avait été particulièrement meurtrière. Il y avait eu encore quelque chose de nouveau, des monstres toujours plus nombreux, plus puissants, et des pertes toujours plus lourdes.

    Peut-être que c'était pour ça, au fond, pour tenter d'améliorer l'ambiance ; ou bien peut-être que c'était pour une toute autre raison, sans doute une lubie passagère, qu'Apollon avait décidé d'organiser cette stupide danse.

    Rien que le mot avait fait remonté une nuée de souvenirs à Isadora. Certains pas forcément joyeux.

    Elle avait adoré la danse, passionnément. Beaucoup de style différents. Elle en faisait depuis qu'elle était petite, qu'elle savait tenir debout.

    Mais Dylan n'aimait pas quand elle dansait, quand elle exposait trop ses courbes en publique, et puis elle ne le faisait pas bien, lui disait-il ; elle gaspillant son énergie avec des mauvais mouvements, elle massacrait ses musiques préférés.
    Alors elle avait cessé de le faire. En la présence de quelqu'un en tout cas.

    Depuis, elle n'avait plus jamais dansé devant les autres. Elle n'avait plus réussi.

    Et pourtant sa passion vivait encore, enfouie au fond d'elle comme tout le reste. Elle faisait encore de l'exercice, et ça lui arrivait encore de danser, mais c'était toujours seule. Devant les autres, elle n'y arrivait plus. Elle était bloquée, enchaînée par les mots et les remarques de son ancien amour, apeurée de mal faire et de se ridiculiser, effrayée de ne plus être assez belle. Alors elle le faisait dans les seuls moment où elle pouvait se laisser aller - quand personne n'était là pour la regarder.

    Et voilà que le directeur de la colonie voulait que tout le monde vienne danser devant tout le monde. Aucun habitant de la colonie n'y avait échapper. Il avait même fait des groupes, plus ou moins grands ; Isadora n'était qu'en duo mais c'était déjà une personne de trop dans un événement qu'elle ne voulait pas faire, qu'elle ne pouvait pas faire. C'était avec un garçon qu'elle ne connaissait pas, qu'elle n'avait pas envie de connaitre ; pas comme ça, pas dans ces circonstances, pas alors qu'elle était terrifié et que tout son passé lui était durement renvoyé dans la figure.

    Elle faillit ne pas y aller. Elle n'y serait pas allé si elle n'avait pas aperçu ce t-shirt déchiré, appartenant à un demi-dieu récalcitrant qu'une harpie avait ramené de force.

    C'était son défaut fatal, à la brune, qui était touché. Elle ne pouvait pas désobéir et se retrouver ballotté dans tout les sens comme un vulgaire silo de paille, comme une disgracieuse poupée de chiffon.

    Loin d'être en chiffon, Isadora se faisait de porcelaine, de marbre même. Alors c'est en se drapant dans sa dignité qu'elle y alla finalement, sans vraiment savoir quoi faire, sans vraiment savoir quoi dire.

    Peut-être que si elle ne pouvait pas danser, elle pourrait au moins aider. Donner des conseils ou des indications. Peut-être que ça allait passer...

    Elle essayait de s'en convaincre en se dirigeant à contrecœur vers là où elle devait retrouver l'autre. Et maintenant qu'elle s'approchait, une nouvelle angoisse venait s'ajouter aux autres. Celui qu'elle allait voir... C'était un inconnu. Elle connaissait son nom c'est sur, on lui avait donné. Il s'appelait Samaël et c'était quelqu'un qu'elle n'avait jamais rencontré.

    Quelqu'un peut-être qui ne comprendrait pas... Et s'il ne comprenait pas ses bloquages ? S'il essayait de lui forcer la main, de la pousser à danser alors qu'elle n'y arrivait pas, juste parce qu'il ne voulait pas être seul sur la piste de danse ? À se ridiculiser ? Et si...

    Mais c'était trop tard, elle avait avancé presque par automatisme, elle était dans les coulisses de l'amphithéâtre. Là il l'attendait, là ils étaient censé s'entraîner...

    Des petits groupes traînait ça et là, en discutant, et dans la pénombre, personne ne remarqua la pâleur de la demi-déesse. L'amphithéâtre et la salle d'art vait été réquisitionné et divisé par des draps, pour que tout le monde puisse s'entraîner, voir carrément créer des chorégraphies pour les personnes les plus créatives, sans se gêner ou se faire copier par les autres.

    Bien sûr, elle savait où elle était ; et elle y alla presque à reculons, presque malgré elle.

    Samaël était là, mais elle ne pris pas le temps de le dévisager, de même regarder s'il était tourné vers elle ; elle s'aperçut que sa silhouette avant de baisser les yeux. Elle était stressée, affolée, et quelques part elle avait un peu honte ; honte d'être aussi fragile, d'être aussi faible, honte que ça la mette dans un tel état.

    Elle se sentait incapable de prononcer un mot mais elle y arriva finalement d'une voix ténue, tellement basse qu'elle n'était même pas sûre que l'autre l'ait entendu.

    -Hey...

    Ça n'était qu'une syllabe mais ça lui avait semblé être un effort surhumain. Une pauvre syllabe qui pouvait sembler n'avoir aucun poids. Mais en réalité c'était déjà quelque chose ; c'était un premier pas vers l'autre, alors qu'elle était vulnérable et fragile à ce moment là.

    Et c'était quelque chose que peu de personne à la colonie pouvait se targuer d'avoir eu de la part d'Isadora.
    (c) princessecapricieuse


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    le Jeu 5 Nov 2020 - 12:21
    Dans la Grande Maison, tout était d'un calme presque dérangeant. Samael était seul, allongé sur son lit à rêvasser de tout sauf de ce pour quoi il était venu à la Colonie. Son passé. La détente. L'exercice. Ne plus croiser les regards pleins de jugement. Être tranquille, en fait. Il ne s'était pas vraiment rendu compte qu'on pourrait l'emmerder aussi à la Colonie. Il s'était encore moins attendu à ce que celui qui l'emmerde soit une divinité qui joue du ukulélé. Non, vraiment, Samael n'avait aucune, mais alors aucune envie de satisfaire le dieu. Samael était doué pour tenir un gladius et un javelot, mais certainement pas pour danser.

    Divinité ou pas, le fils de Thanatos était très loin d'avoir envie de participer à cet exercice obligatoire pour tous les pensionnaires. Alors il avait décidé de se terrer dans sa chambre jusqu'à nouvel ordre. Danser. Et puis quoi encore ? Il piocha un livre dans la petite bibliothèque qui ornait le mur, puis se réinstalla dans le lit pour ouvrir le bouquin. Lire était bien la seule activité qu'il faisait correctement, ces derniers temps. Ce ne fut que lorsque quelqu'un toqua à la porte qu'il sursauta.

    Samael ne répondit pas et n'invita personne à entrer. Mais en sursautant, il avait laissé échapper le livre qui s'était écrasé au sol. Il se maudit d'avoir choisi un livre aussi lourd. Et la divinité qu'il redoutait tant (non) fit son apparition sur le seuil de la porte.

    "Grasse matinée interrompue !
    Illuminé par ton absence j'ai été,
    à l'atelier dansant.
    "

    Surpris, Samael ne savait pas encore ce qu'il devait répondre. Est-ce qu'il fallait lui dire que son haïku était terriblement mauvais ? Il en doutait. Est-ce qu'il valait mieux faire semblant de ne pas comprendre ? Plutôt oui. De son air faussement circonspect, Samael regarda Apollon froncer les sourcils.

    "Fais pas genre, gamin, et mets-toi plutôt en route, ta partenaire va pas tarder. Atelier obligatoire."

    Samael soupira de dépit. Vraiment, il fallait désormais qu'il aille… danser… tout en ne sachant absolument pas comment faire, mais en plus il lui faudrait danser avec une demi-déesse. Super. Il regretterait presque la Nouvelle-Rome. En grognant, Samael se prépara sans vraiment faire attention aux détails et sortit de sa chambre, direction l'amphithéâtre de la Colonie. Il assista au discours d'Appolon, comme quoi il fallait absolument souder les liens entre les pensionnaires, surtout après de si terribles évènements, bla bla bla… Non vraiment, Samael n'écoutait plus. Il était resté dans un coin au fond, attendant la fin de la répartition des groupes. Lui était avec une certaine Isadora.

    ***

    Il attendait dans les coulisses de l'amphithéâtre qu'Isadora daigne pointer le bout de son nez. Il espérait surtout qu'elle ne le ferait jamais, et que faute de partenaire, il serait dispensé de cet exercice. Malheureusement pour lui, elle finit par le faire quand même. Elle débarqua sans rien dire, et ne le regarda même pas. Elle avait le regard fuyant, une posture chétive et un air méfiant dans les yeux comme un chat que l'on aurait maltraité. Il avait souvent vu ça au refuge de la Nouvelle-Rome.

    "Hey…"

    "Salut. T'as pas l'air vraiment enthousiaste, j'me trompe ou tu déteste la danse aussi ?"

    Il en avait oublié les règles de politesse, mais qu'importe. Cette fille ne le marquerait pas, il oublierait son existence aussi vite qu'il avait oublié celle de Cal ou d'Elliot, ou… n'importe qui, en fait. Samael était sans attaches, comme un bateau à la dérive.


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    le Dim 8 Nov 2020 - 16:45
    Isadora s’en voulait d’être dans cet état. Elle s’en voulait de ne pas réussir à même regarder son partenaire, de ne pas être capable d’une chose si triviale. Elle s’en voulait d’être faible et de ne pas réussir à cacher, enterrer cette faiblesse comme elle le faisait d’habitude.  

    Elle avait de pleurer, de s’effondrer.

    Elle resta droite.  

    Seul son visage restait obstinément baissé, ses épaules d’ordinaire droite légèrement recroquevillé. Tout son corps à vrai dire semblait vouloir se retracté, et elle ne le maintenait debout que par la force de sa volonté.  

    Elle tressaillit en entendant les mots de Samaël. Ils étaient dénués de toute politesse, ou de douceur, ou d’un quelconque filtre. Même si “pas l’air enthousiasme” était un euphémisme pour parler de l’état actuel de la jeune femme - ça n’était pas méchant. Il disait simplement ce qu’il pensait, directement.  

    C’était quelque chose qu’Isadora avait si peu l’habitude de faire que c’en était presque surprenant, pour elle, quelqu’un qui osait comme ça. Car Isadora, elle, se taisait. Si quelque chose ou quelqu’un ne lui plaisait pas, elle le supportait, ou bien elle s’en éloignait, elle l’esquivait. Elle n’avait jamais été une combattante, la fille d’Aphrodite. Alors tout restait au fond d’elle, là où personne ne pouvait s’en rendre compte, là où personne ne pouvait le voir, alors qu’elle n’offrait qu’un sourire et sa beauté immuable, comme taillée dans le marbre, à la face du monde.

    Mais cette beauté, elle n’avait pas réussi à la conserver aujourd’hui, et cela la hérissait. Il fallait qu’elle se ressaisisse, qu’elle rebâtisse les murs qu’elle avait construit et qui s’était effondré sous ses traumatismes tendant de ressortir.

    Isadora ne pouvait pas s’entendre dire qu’elle n’aimait pas la danse, encore moins qu’elle la détestait. Pourtant elle avait bien conscience que toute son attitude criait le contraire. Comment aurait-il pu se dire autre chose ? Elle prenait grand soin de dissimuler ses traumatismes à tout le monde et encore plus aux inconnus. En fait, elle n’était même pas sûre que quiconque soit au courant de son ancienne passion et de son blocage. Alors il ne pouvait pas comprendre, il n’aurait pas pu comprendre – il n’en avait aucun moyen.  

    Elle ne détestait pas la danse.  

    Elle s’accrocha à cette phrase comme si c’était une bouée, comme si c’était une fondation sur laquelle elle pouvait se reconstruire une forteresse de perfection.  

    -ça n’est pas que je déteste la danse.

    Devait-elle continuer sa phrase ? Devait-elle donner un semblant d’explication ? Exposer de la sorte, cela pouvait sans doute signifier qu’elle était prête à le faire ; ça n’était pas une négation, plutôt une phrase dont la signification pouvait rester ouverte. Alors elle respira un grand coup, et releva la tête.  

    -C’est que je ne peux pas danser.

    C’est que je ne peux plus danser, si on voulait être précis. Mais ça n’était pas encore quelque chose qu’elle était prête à dire, là, maintenant. Pas devant ce garçon qu’elle ne connaissait pas.

    D’ailleurs, maintenant qu’elle avait enfin levé son regard, elle pouvait l’observer.  

    Il était petit, plus petit qu’elle, mais il avait l’air d’avoir son âge. Pourtant, il avait un visage doux, malgré une légère pilosité foncée qui lui durcissait les traits. Mais ce qui percuta Isadora c’était ses yeux, sombres et orageux.

    Il y avait quelque chose de sauvage, chez lui ; mais aussi quelque chose de mélancolique, un peu de tristesse dissimulé au fond de son regard. C’était le genre de chose qu’elle remarquait, Isadora, elle qui partageait une telle blessure dans un coin inatteignable de son esprit.

    Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle ne voulait pas expliquer pourquoi, ni à lui ni à personne d’autre. Cependant la situation s’avérait délicate. Il allait sans doute lui demander pourquoi une telle affirmation, et elle ne savait pas ce qu’elle allait répondre...


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    A. Samael O'Connor
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    le Mar 10 Nov 2020 - 19:46
    Elle resta muette. L'espace d'un quart de seconde, Samael aurait juré qu'il l'avait vue se raidir. Puis elle retrouva sa posture initiale. Sans vraiment la regarder, les yeux dans le vague, il espérait qu'elle lui répondrait un simple oui, mais il était loin d'être au bout de ses surprises. Lorsque sa voix hésitante résonna dans la pièce, il ne put faire autre chose que l'écouter.

    "Ça n'est pas que je déteste la danse."

    Oui, et donc ? Samael demeura silencieux, les lèvres pincées par l'agacement. Il fallait en plus de tout ça, que sa partenaire de danse soit du genre énigmatique ? Vraiment ? Non, c'était trop. L'attente entre sa première phrase et la suite de son propos se faisait longue, et il hésita à bâiller pour faire transparaître son ennui. Néanmoins, c'était là une réaction fort malpolie, et il décida de garder pour lui le sentiment fade qu'elle lui procurait.

    "C'est que je ne peux pas danser."

    Tout ça pour ça. Une dramaqueen, vraiment ? Elle avait redressé la tête, et son regard se planta dans le sien. Quelque chose le frappa, sans qu'il ne puisse dire quoi exactement. Peut-être était-ce la lueur d'hésitation constante qui brillait dans ses yeux. Peut-être que c'était la beauté qu'elle émanait. Peut-être que c'était tout autre chose. Mais quelque chose le heurta, profondément, et il ne put faire autrement que de la voir. Un animal blessé, terrorisé, qui errait dans la nature en attendant qu'une bonne âme ne daigne s'en occuper. Comment lui dire que ce moment n'arriverait jamais ? Comment lui dire que personne ne la prendrait en pitié ? Comment lui dire qu'elle devrait souffrir le martyr jusqu'au bout et faire elle-même tout le boulot pour se soigner ? Car Samael le voyait bien, quel genre de personne elle était.

    Une fille gentille, une fille probablement adorable, une fille blessée, comme il y en a tant, partout, tout le temps. Samael le savait, Samael le sentait, elle était de celles-là. Et il sut tout aussitôt que malgré toute la distance qu'il pourrait mettre avec elle, il s'y attacherait quand même, parce que la bonne âme qui prend sous son aile les animaux blessés n'existait pas, et que dans le fond, il lui était semblable, si semblable. Il ignorait ce qu'elle avait vécu, et elle ignorait ce par quoi il était passé.

    Un long soupir du romain rompit le silence pesant qui leur était tombé dessus. Fallait-il vraiment qu'il lui demande des comptes ? Qu'il lui réclame des explications dont il n'avait que faire ? Qu'il se prépare à l'écouter, elle et ses longs discours mornes et ternes sur la vie ? Oui, parce qu'il aurait voulu, lui aussi, qu'on lui tire les vers du nez à un moment donné. Même s'il se plaisait à faire croire que rien ne le touchait, qu'il pouvait tout garder pour lui, dans un coin de son esprit, ses pensées s'évertuaient à lui faire comprendre qu'il avait tout faux. Samael était quelqu'un de sensible, certes, de renfermé également, de peu loquace ok, mais il n'en demeurait pas moins humain. Et garder tout ce qui blesse pour soi-même ne donnait jamais rien de bon. S'enliser dans le mensonge, jusqu'à voir la vérité pouvait être très long, et représenter une épreuve des plus difficiles.

    Il savait tout ça, et malgré son absence d'envie de communiquer d'une quelconque façon avec cette fille, il demanda tout de même :

    "Pourquoi tu pourrais pas danser, t'as une jambe en moins ?"

    Son agacement transparaissait clairement, mais le simple fait qu'il pousse la conversation plus loin qu'un banal Ok était lourd de sens et de signification. Samael sentait que peut-être il avait été trop brusque avec elle. Peut-être en réclamait-il trop du premier coup. Un nouveau soupir, plus ténu, lui échappa avant qu'il n'essaye maladroitement de rattraper son indélicatesse :

    "Samael. Mon nom. C'est Samael. Et tu es ?"

    Il n'y avait pas meilleur moyen de commencer une conversation qu'en se présentant après tout. Et puis il lui donnait également une chance de changer de sujet. Il sentait qu'elle ne tenait pas à en parler, malgré la perche bien tendue en évidence devant lui. Mais chaque chose en son temps.


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    le Dim 20 Déc 2020 - 0:41
    Quand Isadora releva la tête, le garçon avait un air agacé. Quelque chose se recroquevilla au fond d’elle - évidemment, pourquoi avait-elle cru que… Non, elle s’était rendue trop vulnérable. Elle pinça les lèvres à son tour, tentant de reprendre un peu de contenance, tentant de garder la face au moins quelques instants avant que tout ne s’écroule à nouveau quand elle essayerait de se battre contre ses traumatismes - et qu’elle échouerait. Elle savait qu’elle échouerait, qu’elle n’était pas assez forte, que sa plaie était encore trop profonde pour qu’elle arrive ne serait-ce qu’à rapprocher les morceaux. Tout ce qu’elle avait réussi à jamais faire, c’était camoufler le gouffre au fond de son cœur, mettre de la jolie poudre dessus, une superbe couche de glace si fine qu’elle pouvait s’effondrer à tout moment, au moindre frôlement. Et la sang-mêlée sentait bien que la glace se craquelait, que tout partait en lambeaux, que le torrent de souvenirs qui essayait de passer au travers allait bientôt tout faire s’écrouler.

    Mais elle ne pouvait pas laisser ça arriver, pas devant quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, elle avait déjà bien assez montrer ses faiblesses comme ça. Elle se concentrait, elle mettait toutes ses forces pour simplement tenir debout, là, devant lui, sans s’enfuir en courant, sans s'effondrer en larme, sans rien laisser paraître - enfin ça, c’est ce qu’elle croyait. Si elle était immobile, belle comme une statue de marbre, si elle avait réussi à garder globalement lisse les traits de son visage, il y avait encore quelques détails qui eux ne réussissaient pas à mentir.  Il y avait ses épaules légèrement voûtées, il y avait ses sourcils un tout petit peu froncés… et surtout, il y avait son regard. On disait que les yeux étaient le miroir de l’âme et en cet instant, c’était vrai ; on pouvait voir, dans ceux d’Isadora, toutes ses fêlures, toutes ses blessures - et tous les efforts qu’elle faisait pour ne pas y sombrer, pour ne pas se faire submerger par ses propres émotions.

    Néanmoins, malgré toute sa concentration à garder l’apparence la plus parfaite qu’elle le pouvait, elle ne put s’empêcher de tressaillir en attendant le long soupir du jeune homme. Serra les dents en encaissant sa remarque. Non, il était évident qu’elle n’avait pas de jambe en moins ; c’était une autre partie d’elle qui avait été amputée, mutilée. C’était une partie d’elle qui n’était pas visible, et pourtant, la demi-déesse en ressentait douloureusement le manque. Elle faisait en sorte que personne ne s’aperçoive de ce qui lui manquait, de l’extérieur, alors qu’à l’intérieur elle avait l’impression de ne plus être elle-même tant on lui avait arraché. Elle aurait dû s’épanouir, grandir, et au lieu de ça, elle se sentait réduite, elle se sentait petite, elle n’était plus qu’une moitié d’elle-même et l’ombre de ce qu’elle aurait pu être.

    La demi-déesse ne répondit pas, parce qu’après tout une pique pareille n’attendait pas de réponse. Elle ne se mit pas à pleurer, non plus. Pour ne pas se laisser atteindre, au contraire, elle se renferma, se replia encore un peu plus sur elle-même. Son interlocuteur dû se rendre compte de ça, ou simplement que sa remarque était malvenue ; dans tous les cas, son ton s’adoucit. Isadora aurait presque cru qu’il allait s’excuser, presque - il ne le fit pas.

    Au lieu de ça, il se présenta.

    Peut-être que c’était sa manière à lui de le faire. Peut-être que c’était un pas vers elle qu’il faisait. Mais après l’attitude qu’il avait eu précédemment, oserait-elle, elle, faire un pas vers lui ? Elle ne s’était pas éloignée de tout le monde pour rien ; elle avait peur, et plus encore de lui, maintenant. Peur qu’il se moque d’elle et de son âme en morceau, peur de s’ouvrir et d’être blessé à nouveau parce qu’il était trop cassant ou trop brutal.

    Mais se présenter ne lui coûtait rien. Peu importe ce qu’il se passait cette après-midi, de toute façon, une fois la lubie d’Apollon passé, elle ne reverrait plus ce garçon : oh, elle le recroiserait de loin, sans doute, mais la colonie était assez grande pour ne pas parler à quelqu’un si on ne le voulait pas.

    Elle n’avait qu’à faire comme d’habitude. Rester lointaine, rester dans une coquille qui la protégeait à peine - mais c’était mieux que rien, c’était mieux que d’élargir un peu plus la blessure à chaque fois, non ?

    -Je suis… Je m'appelle Isadora.

    Sa voix était encore faible, mais un peu moins ténue que les phrases précédentes. Refermé ses pétales l’aidait à conserver les apparences. Mais le dilemme restait le même : dire son prénom, ça ne suffisait pas, ça n’était que gagner du temps. Et Isadora n’était pas du genre à se confier, mais vu les réactions précédentes du garçon, elle se sentait encore moins le courage de le faire. Elle ne ferait que l’embarrasser, le gêner, peut-être même l’énerver et c’était ce qu’elle craignait le plus.

    Sans qu’elle ne s’en rende compte, les vieux mécanismes bien huilés de ses traumatismes avaient pris le dessus. Elle avait si peur de le contrarier qu’elle était prête à se plier, à se taire, à ne redevenir rien de plus qu’une jolie décoration, pour ne pas l’ennuyer. Elle ne voulait pas s’effondrer, parce qu’elle devait toujours rester belle, mais aussi parce qu’elle avait appris que si elle le faisait, la situation n’en serait que pire.

    Peut-être que ça n’était pas le cas avec tout le monde, peut-être que ça ne serait pas le cas avec Samaël. Mais c’était gravé dans son inconscient, c’était une fausse connaissance gravé au fond d’Isadora, dont elle n’avait jamais vraiment réussi à se débarrasser : un instinct de préservation qui lui soufflait que, si elle ne pleurait pas, si elle ne criait pas, si elle ne montrait pas sa souffrance, tout se passerait mieux. Alors qu’à l’inverse, si elle craquait, si elle se laissait aller et laissait entrevoir sa faiblesse, c’était une faille où s’engouffrer et c’était plus violent encore. Arrête de pleurer, t’es moche quand tu pleures, lui avait dit Dylan, un jour - plusieurs fois. Si elle continuait après, il commençait à s’énerver. Entre le dégoût d’elle-même et la peur qu’elle avait éprouvé, cela lui avait appris que si elle séchait ses larmes, ça apaisait les choses.

    Alors elle ne les laissait plus couler, puisque c’était insupportable pour les autres. Il ne fallait pas gêner, il ne fallait pas énerver, il fallait juste sourire et faire comme si de rien n’était.

    C’est donc ce qu’elle fit.

    Et c’est toujours sans s’en vraiment s’apercevoir du phénomène, presque par automatisme, qu’elle continua : il ne fallait pas parler d’elle, il fallait recentrer la discussion sur l’autre, parce que les gens préféraient largement parler d’eux-mêmes que d’avoir à écouter les problèmes de la demi-déesse, que d’avoir à supporter ses pleurs, n’est-ce pas ?

    -Et toi… toi c’est que tu n’aimes pas la danse, alors ?

    Si elle réussissait à garder un peu de contenance, pour le moment, sa voix n’était toujours pas assurée. Elle demandait même avec appréhension, en espérant ne pas toucher un sujet sensible ou trop personnel. Tout ce que la sang-mêlé voulait, c’était détourner la conversation sur lui plutôt que sur elle, mais c’était aussi qu’il ne le prenne pas mal - tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il ne se mette pas en colère contre elle.


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    le Lun 21 Déc 2020 - 13:04
    "Je suis… Je m'appelle Isadora."

    Son hésitation et la voix faiblarde qu'elle avait utilisé, sa posture, tout, tout indiquait un manque de confiance en soi criant. Isadora. Un bien joli prénom, certes, mais qui cachait derrière lui un passé lourd, probablement un abus émotionnel d'une personne quelconque en qui elle avait cru plus que tout au monde. Peut-être ça, peut-être pas. Il n'avait aucun indice, et pourtant il la comprenait un peu, quelque part.

    "Et toi… toi c'est que tu n'aimes pas la danse, alors ?"

    Samael sourit doucement, les yeux plantés dans les siens. La question était naïve, mais pertinente. Pouvait-on réellement dire que l'on n'aime pas quelque chose sans l'avoir essayé auparavant ? Il décida de répondre honnêtement :

    "J'en sais rien, jamais essayé."

    Son sourire s'élargit de manière infime. Il détourna le regard. Peut-être avait-il apprécié cette activité un jour. Peut-être qu'il avait dansé avec Cal à la Cabane de Dionysos un jour. Peut-être qu'ils n'avaient pas eu le temps. Trop de peut-être. Et son sourire s'effaça. Machinalement, il porta la main à sa poche pour s'assurer que la photo était toujours à sa place dans son blouson.

    "J'ai du mal avec le contact rapproché, enfin avec les gens tout court en fait. J'aime la musique mais je me sens pas capable de danser avec quelqu'un, déjà que je danse pas quand j'suis tout seul… Alors si on me demande en plus de faire une chorée avec quelqu'un que je connais pas…"

    Comme s'il avait fait une bourde, Samael regarda Isadora et s'excusa à voix basse.

    "Désolé, c'est pas contre toi. J'aurai pas du me mettre en colère, t'as rien demandé. Bref. Je sais pas danser, tu ne peux pas danser pour une raison que j'ignore et que tu n'es pas obligée de me donner, on fait vraiment la paire idéale."

    De nouveau, un sourire se fraya un chemin sur son visage. Il avait toujours les sourcils un peu froncés, mais il s'était détendu. Un peu. Juste un peu. Il n'avait vraiment pas envie d'essayer cette activité, il était maladroit avec les gens, n'avait selon toute probabilité aucun sens du rythme, et il n'avait vraiment, vraiment pas envie de faire un effort, même pour les beaux yeux d'Apollon.

    "Si t'es sûre à cent pourcent que tu ne peux pas danser, je te propose qu'on se tire de là. Je pense que quelques pensionnaires ont pu échapper à la sentence, par exemple à la Cabane… Enfin je dis ça, je dis rien, on peut toujours essayer de sortir quelque chose de potable, sinon."

    Samael s'empara du post de radio. Pourquoi, par tous les dieux, pourquoi était-il d'humeur aussi changeante ? Un instant il était furieux contre le monde entier, celui d'après, il était prêt à faire un effort considérable pour que sa partenaire attitrée ne se sente pas trop mal. Peut-être que la solitude dans laquelle il se complaisait tant était arrivée à bout. Possible qu'il ait finalement besoin de contact, même si ça le mettait mal à l'aise. Peut-être. Il persistait à se dire que non, qu'il n'avait besoin de personne, mais la vérité le foudroya sur place : il était désespérément seul. Et c'était pesant. Alors peut-être oui, qu'Isadora et sa compagnie seraient finalement bienvenues.


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