• AccueilAccueil  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • ConnexionConnexion  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • Nous n'acceptons plus : les demi-dieux grecs âgés de + de 16 ans ; les enfants de Nyx/Nox, Hadès/Pluton

    Alexandre A. Green
    Pensionnaire
    Alexandre A. Green
    Informations Générales
    Présentation : [url=]www[/url]
    Journal intime : [url=]www[/url]
    Points de puissance : 420
    Messages : 26
    Feuille de Personnage

    Feuille de personnage
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: La Gentillesse

    "L'Ichor est précieux, la Vie aussi." - [RP Solo] Empty "L'Ichor est précieux, la Vie aussi." - [RP Solo]

    le Mer 16 Sep 2020 - 0:23
    Les songes d’un demi-dieu sont rares pour une bonne raison, ils sont souvent de mauvais augures. Porteurs de prophéties, de messages divins, de scènes pouvant se réaliser dans la vraie vie s’ils ne font pas attention, ou alors simples rêveries douloureuses, comme si Thanatos se plaisait ainsi à torturer les enfants à moitié divins dans leur sommeil… Et Alexandre n’y faisait pas exception.

    Quelque part dans ce couloir, une goutte d’eau tombait, laissant le son cristallin de sa chute se répercuter en écho jusqu’à lui alors que les odeurs venaient assaillir son nez. Mélange d’eau croupie et d’alcool à désinfecter, à la fois agressif et familier. Oui, il savait où il était, ce couloir aux murs blancs troués de portes fermées, croisée des chemins dont il ne voyait le bout, ni en face, ni derrière. Les lampes au plafond ne fonctionnaient pas, la pénombre et l’obscurité régnaient dans ces lieux, tranchés net par la lumière blafarde et crue qui s’échappait de cette salle d’où provenait le son répétitif qui brisait le silence du couloir. C’était les toilettes de l’hôpital, il pouvait même identifier quel lavabo avait une fuite de là où il était. Mais ce n’était pas ce qui l’intéressait, quand bien même son esprit voulait s’y attarder. Il savait où il devait aller, il sentait, non, pire, une force invisible l’y poussait! Ses pas résonnèrent dans le couloir à la fois inconnu et familier, maintes fois visité, maintes fois oublié. Il ne s’en préoccupait guère cependant. Il savait qu’il devait avancer, il voulait aller la voir, la revoir, une fois de plus. Ce couloir, ces portes, ces chiffres qui désignaient tous une chambre… Il savait que celle de sa mère n’était pas loin! Et peut-être que… Que… Oui! Il venait de passer le numéro de la chambre actuelle de sa mère et il n’y avait pas son nom! Son coeur battit plus fort à ses tempes, rivalisant avec ses pas qui s’allongeaient, s’accéléraient, provoquant un boucan d’Enfer alors qu’il courait de plus en plus vite. Pourvu… Pourvu! Son dossier médical, il le connaissait à force d’écouter les médecins! Les changements de chambres, les transferts de sections… Il était là. Son nom collé à côté du numéro. Ce numéro qui avait fini par devenir son nombre porte-bonheur: Le 12. La chambre qu’avait gardé sa mère alors qu’elle était malade, avant sa naissance, quand elle avait rencontré son père, mais aussi peu après son accouchement, lui offrant la vie. Avait-il fait un bond dans le temps? Ou alors c’était juste de bon augure… Le souffle encore ébranlé par sa course, il posa lourdement sa main sur la poignée et poussa la porte qui se laissa faire, à sa plus grande joie!

    La lumière l’aveugla un court instant, dénuée de chaleur, semblant provenir d’autre chose que de l’astre, comme si on avait placé des projecteurs géants derrière la fenêtre. Laissant ses yeux s’y adapter, il la vit alors, et un sourire ne put s’empêcher de faire rayonner ses traits alors qu’au fond de lui, une petite voix lui chuchotait qu’il allait être déçu, une fois de plus. Les traits du visage de sa mère se firent radieux en le voyant.

    -Docteur Green! Cela faisait si longtemps!

    … Quoi? Mais non, il n’était pas… Elle ne sembla pas remarquer l’abrutissement de l’enfant dont le regard voilà par l’incompréhension venait de remarquer ce qui clochait. Il portait une blouse blanche et semblait plus grand aussi. Il comprit alors et son coeur se serra. Elle le prenait pour un autre, pour son père, et cette pensée, cette évidence, lacérait son âme comme si elle cherchait à en extirper tout son être, pesant sur son estomac, faisant monter les larmes à ses yeux. Qu’est ce qu’il avait été stupide… Ces petites rides, cette teinture ocre de ses cheveux courts, ce pot de fleurs, oui, tout ça, cela venait du dernier jour qu’il l’avait vu. Elle ne se rappellera jamais de lui… Tout son être lui disait de tourner les talons, de quitter ce lieu maudit, cette chambre qui ne faisait que lui rappeler que sa mère était en train de dépérir mentalement alors que celui qui pouvait peut-être la sauver n’était pas là. Homme qu’elle osait appeler maintenant! Un homme qui n’était plus revenu dans leur vie, ou alors si mais pas quand Alexandre était là? Comment sa mère pouvait-elle les confondre… Lui, il avait toujours été là, et pourtant, par ces mots, par cette joie qui faisait vibrer sa voix, sa mère lui rappelait ô combien il disparaissait de sa vie, et qu’il passait au second plan au sein de sa propre famille… Oui, il voulait partir, quitter cet endroit, fuir cette… Cette réalité et oublier! Tout oublier! Ce père qui ne s’intéressait pas à lui mais qui continuait d’insuffler du bonheur dans le coeur de sa mère malade, ce père qui ne lui faisait aucun signe, ce père qui devait se préoccuper plus de ses patients que de la famille qu’il a construit en partie en lui donnant la vie! CE PÈRE QUI-

    -Oui, c’est bien moi.

    Oui, il voulait partir, fuir ce poison qui ternissait son coeur face à ce favoritisme honteux alors qu’il faisait tant d’efforts pour soutenir cette femme victime des dieux dans tout les sens du terme. Mais voir ce bonheur éclairer ses prunelles ne pouvait que le gonfler lui-même de cette même émotion, balayant sa rancoeur, chassant sa jalousie et sa colère face à l’injustice. Lui au moins, il était là. Lui, il emportera chacun de ces souvenirs avec lui, il n’oubliera pas cette grande personne qu’était sa génitrice, dont les mots, les gestes et l’amour avait forgé son âme jusqu’à maintenant. Malgré les larmes qui dévalaient ses joues, son sourire s’agrandit alors qu’il s’approchait du lit, enveloppant de ses mains celle qu’elle lui tendait, cherchant à en préserver la chaleur, comme s’il avait peur que plus que sa mémoire, c’était sa vie que la Brume effaçait…

    Non, ça n’allait pas arriver. Il le jurait sur le Styx! Il trouverait un moyen, une solution là où son père ne cherchait même pas à prendre de ses nouvelles… Il n’avait pas besoin de lui pou-

    Sa main venait de se poser sur les siennes alors que son rire brisait le silence à peine ébranlé par la fuite des canalisations.

    -On dirait ton père ! Cesse donc de froncer les sourcils et de prendre cet air soucieux, je ne suis pas en sucre !

    Non, elle était malade, et elle ne s'en rendait même pas compte… De l'Alzeihmer précoce selon les médecins, mais tous les deux connaissaient la vérité, même si elle avait oublié. Et il ne savait toujours pas s'il devait être content de la voir toujours aussi heureuse malgré son état, ou s'il devait désespérer de perdre son seul parent de cette façon… Son coeur décida pour lui-même en agrandissant son sourire, soulagé de voir qu'elle le reconnaissait finalement, ce qui ne fit que se réjouir davantage la jeune femme.

    -J'aime mieux ça ! Tu n'as pas oublié ce que je t'ai appris, n'est ce pas ?

    Comme par enchantement, la lumière provenant de la fenêtre se fit plus chaleureuse, Alexandre pouvait presque entendre les gazouillements des oiseaux, les rayons du soleil chatouiller sa joue et taquiner son oeil gauche, alors qu’il tâchait de se rappeler… Elle lui avait inculqué tellement de choses… Ne pas bouder, même quand on lui demande un bonbon, bien se brosser les dents, ne pas toucher aux aiguilles… Ne rien toucher qui soit de près ou de loin coupant ou pénétrant en fait. Ne pas embêter les adultes non plus, bien que ça, il le faisait quand même… Son incertitude devait se remarquer à des kilomètres au vu du petit rire de la patiente dont les mains enveloppaient complètement celles du demi-dieu à présent alors que son front venait s’appuyer contre le sien avec douceur. Sa voix se fit alors basse tandis que ses mots l’atteignaient.

    “Il n’y a pas de meilleur médecin que celui qui prévient la maladie.”

    Il ne fallut qu’un battement de cils, simple, instinctif, pour que ce qui n’était qu’un vestige de souvenir perdu avec le temps se mue en… autre chose. Le contact chaud contre son front devint froid et mouillé alors qu’un vent acéré vint faire claquer ses vêtements, déjà humides sans qu’il n’en sache la raison. Nouvel instant d’incompréhension. Que se passe t-il? Le lit avait disparu, sa mère, la fenêtre, la fuite en fond devenue une pluie lourde et poisseuse, noire de suie, chargée de cendres. Lever la tête pour trouver une raison à cette météo était inutile, son coeur était déjà figé par ce que ses yeux captaient du nouveau paysage onirique. Des corps. A perte de vue. Des ruines, des étendards en lambeaux, des panaches sombres de fumée comme si de la poix brulait un peu partout dans la Colonie. Et des cadavres dont il ne pouvait compter le nombre, déchiquetés, démembrés, les yeux voilés par la cataracte de la faim alors qu’une lueur presque imperceptible quittait la chair, donnant l’impression à Alexandre de contempler des étoiles qui formaient une sorte de constellation complexe et sans nom… Presque. Car il ne voyait pas la beauté dérangeante dans ce genre de paysage, uniquement la vérité: La Mort.

    “Tu pourrais éviter ça si tu étais un bon médecin.”

    La boue s’infiltrait dans le tissu de son pantalon détrempé, Alexandre avait l’impression même d’être immergé dans du ciment tant il y en avait! Ou alors, c’était la douche glacée émotionnelle qu’il venait de se prendre qui lui en donnait la sensation. Cette voix, semblable à celle de n’importe quel médecin qu’il avait rencontré dans sa vie, au point qu’il avait du mal à savoir qui lui parlait dans sa tête… Mais au fond, il connaissait l’identité de cette voix aussi familière qu’inconnue.

    - Je ne m’occupe pas de ce genre de maux…

    “S’il y a autant de blessés, c’est parce que tu ne t’attaques pas à la source de leurs maux.”

    -Je ne veux pas faire ça!

    “Ces mains ne sont pas faites pour tuer!” Il aurait aimé le crier, mais les mots ne franchirent pas ses lèvres. Combien de fois avait-il eu ce débat intérieur ? Combien de fois avait-il hésité ? Combien de fois avait-il serré les dents devant une plaie qu'il aurait pu éviter en allant sur le champs de bataille ? Sans oublier de ces discours sur leurs destinées de héros… Sauf qu'il avait beau regarder ces mains tachées de sang et de boue, accusatrices de son indécision et de son refus, il ne parvenait pas à choisir sa voie.

    Ses paupières se refermèrent et le contact chaud chassa la poisseur du front d’Alexandre alors qu’à nouveau, des mains enveloppaient les siennes, toujours tachées d’encre vermeil. Il était de retour dans cette chambre, son esprit une fois de plus ébranlé mais bien plus serein que face au paysage qu’il avait vu quelques secondes avant.

    -N’aie pas honte de ta gentillesse, Askeli. Faire le bien sans faire mal restera ta plus grande force. Si le combat des autres est extérieur, toi, il sera toujours ici…

    Encore un souvenir, il s’en rappelait comme si c’était hier, alors que jusque là, il était resté enfoui avec bien d’autres. Il n’avait pas riposté, son nez avait pris, sa joue aussi. Il n’avait alors que 6 ans mais déjà sa nature guerrière et ses pouvoirs avaient commencé à se manifester. Mais même s’il avait eu envie de répondre à cette bousculade, il n’avait rien fait. Car frapper, c’était le risque d’abimer une articulation, et donc de ne plus pouvoir aider quelqu’un. On l’avait traité de “raté”, et comme à chaque fois que ça n’allait pas, il était allé voir sa mère à l'hôpital. Qui avait alors posé une main contre son torse, comme maintenant, pour lui montrer que la plus noble des luttes, c’est envers soi-même. Et puis elle dira aussi…

    -Ton père aussi, il était gentil, c’est pour ça qu’il ne vient pas nous voir, il aide les autres sans penser à lui-même… Comme toi!

    Son coeur se serra face à cette comparaison. Etre comme son père… Avant, ça le remplissait de fierté! Et quand il avait appris que son père était un dieu, cela avait gonflé son petit ego! Mais à présent… Après une si longue attente… Un espoir qui se fâne année après année… L’idée de ressembler à une personne qui oublie son entourage pour sauver des gens ne l’enjaillait plus tant que ça… Semblant sentir son désarroi, sa mère enchaîna, comme si ce passé lointain pouvait lui donner les réponses à ses questions.

    -N’oublie pas ce que je t’ai appris, mon chéri. Le Silence est d’or, la Vie est d’Ichor.
    -Qu’est ce que ça veut dire?
    -Je ne sais pas du tout, mais je suis sûre qu’un jour, tu comprendras!

    Le rire chantonnant de la patiente fut balayé par le vent pluvieux, comme le lit, la chambre et tout le reste, ramenant le demi-dieu dans les vestiges d’une bataille dont il connaissait pas les origines, ni les camps, hormis un, le sien. Pourtant une chose avait changé, et la première goutte qui atteignit une des mains de l’enfant créa des petit sillons dorés sur sa peau, puis une autre goutte, et une autre, encore et encore. L’Ichor, le sang des dieux, un liquide aussi précieux que la vie. Depuis qu’il était à la Colonie, il avait compris le sens de cette phrase, et c’est ce qui l’avait toujours fait renoncer aux combats…

    -Même la vie des ennemis est précieuse…

    “Ce ne sont pas les Monstres que tu soignes…”

    -Ce n’est pas une créature qui s’en prend à la Colonie et au Camps Jupiter…

    “Même les mortels peuvent devenir pire que les créatures mythologiques. Saisis-la et participe enfin à la lutte, ou tu n’auras plus personne à sauver!”

    Se retourner, la prendre et attaquer ce qui, depuis le début, hérissait les poils de sa nuque… Une action facile somme toute pour un être dont l’existence est vouée à vaincre des monstres et réussir des quêtes pour le plaisir des dieux, non? Et pourtant Alexandre ne put arracher le glaive de la boue. Il avait hésité une seconde, juste une, juste assez pour avoir le temps de voir le fruit ténébreux de toutes les rumeurs, de toutes les craintes et de toutes les souffrances des demi-dieux fondre sur lui…


    -NON!?

    Alexandre se redressa d’un bond dans son lit, le souffle court et rauque, le coeur douloureux alors que des grognements et même des jurons retentirent dans le bungalow d’Hermès. Où est ce qu’il était cette fois-ci? Il lui fallut plusieurs minutes pour convaincre son cerveau qu’il n’était ni dans un hôpital, ni dans un marais de corps… Un cauchemar, un de plus, encore, ça commençait à devenir fréquent, fruit de ses tourments intérieurs face à ses choix, mais… Cette fois-ci… C’était si réel… Non, c’était pire que ça, et au fond, il ne voulait pas chercher plus loin. Oublier, oui, il voulait oublier. Encore fébrile, le demi-dieu ramena sa couverture sur sa tête et se recoucha, son esprit embrumé par le sommeil bien vite récupéré par Morphée, oubliant ce rêve qui n’avait rien de chaleureux comme ses souvenirs, ou sa couette.
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum


    Sortie du Satyre Déchaîné, édition n° 23 ! Pour la lire, c'est ici ! Envie de rp ? Viens trouver des partenaires par là. Nouveau thème les copains. Des commentaires ? C'est par ici ! De nouveaux lieux ont vu le jour ! Fabuleux, n'est-ce pas ? Pour les plus audacieux, venez participer à une micro-quête ! Pour gagner des PP, venez visiter les lieux du mois et mettez-en vous plein les poches ! Envie d’un petit truc en plus qui vous rend unique ? Allez à la boutique d’objets magiques ! Les top sites sont un moyen facile de nous faire connaître, et de gagner des PP en prime !