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    1 2 3Carte ColonieCarte Camp

    Eden Campbell
    Pensionnaire

    Eden Campbell

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    Défaut fatal: L'Inconscience

    « On fait quoi ? On prend un bus ? Le train ? »

    J’étais là, à la sortie du tunnel de Caldecott, « côté mortel ». Je venais de quitter le Camp Jupiter et, pour la première fois depuis un moment, je venais de retrouver la liberté du monde humain. En bord de route, ma dague à la main et quelques portions d’ambroisies dans les poches, j’observais l’horizon. San Francisco était à quoi ? 4/5 heures de marche, et tout au plus trois quarts d’heure en voiture. Le trajet en lui-même n’allait pas être bien long, mais c’était le point de départ de cette quête. Parce que oui, si j’étais là, en compagnie de deux compagnons de fortune, ce n'était pas par plaisir. Rares étaient les demi-dieux à quitter la Colonie par simple plaisir. J’vous explique.

    Deux jours plus tôt.


    Alors là, j’aurai pas pu passer une pire journée que celle-ci. Ça avait commencé avec ma désastreuse chute sur les marches du perron du bungalow des Aphrodite. Se ramasser sur le sol, généralement, c’est peu flatteur et ça fou la honte. Mais là, devant les filles de la déesse de l’Amour, spécialistes des ragots et des commérages, c’était encore plus la loose. Mon malheur avait empiré quand j’avais appris que j’étais de corvée pour la journée, et que ma «mission» consistait à nettoyer les armures de la Colonie. Des fringues, des haillons, des plastrons de cuir, imbibés de sueur, de crasse et de sang. Franchement, il y avait pas pire tâche. Enfin si, mais je mettais celle-là dans le top trois, honnêtement.

    Pour venir ponctuer le tout, j’avais reçu la visite en personne d’un Dieu. Bon, Apollon, y’a pas de quoi réveiller un mort non plus vu qu’il gère la Colonie en partie, mais c’est déjà ça. La divinité, à l’apparence d’un adolescent trop charmant pour être réel, m’avait confié une dernière tâche. En fait, j’ignore encore si je peux vraiment appeler ça une «quête». Pour le directeur, c’est le cas, mais au vu du descriptif de la tâche à accomplir, j’ai de sacrés doutes. En résumé, je dois partir pour San Francisco, acheter une vieille guitare pour Apollon, puis rentrer. Et comme c’est la tradition, je dois choisir deux compagnons pour faire la route avec moi. Bon, un seul en réalité, étant donné que le Dieu m’a «imposé» la présence d’Alexis. Je la connais pas personnellement, mais je connais sa réputation. Une fille d’Arès. Rien que là, ça devrait vous mettre la puce à l’oreille. Arès, Dieu de la guerre, de la brutalité, de la destruction. La plupart de ses enfants ont d’ailleurs les mêmes sobriquets. Alexis est quelqu’un d’assez connu, principalement pour ses aptitudes au combat. Je dois avouer qu’elle me fait un peu peur. J’ai l’impression qu’elle peut me sauter à la gorge à chaque fois que je croise son regard.

    Quoiqu’il en soi, je dois me satisfaire de ce que j’ai. Puis qui sait ? Peut-être qu’Alexis se révélera être une personne hyper drôle et pleine de vie ? C’est en côtoyant les gens qu’on peut réellement se faire une idée. Je me suis dirigé ensuite vers mon bungalow, préparant le nécessaire pour mon voyage. En théorie, cette quête n’était pas prévue pour durer plus de quelques jours. Mais avec ce monde de barge, on n’est jamais sûr de rien. Pour palier à toute éventualité, j’enfilais une tenue sportwear – composée d’un jogging noir et d’un tee-shirt bariolé – qui finirait de toute façon certainement en cendres si je venais à devoir affronter quelconque danger. Par simple précaution, j’enfilais un caleçon supplémentaire. Ouaip, deux caleçons, par simple sécurité. Si le premier venait à disparaître, peut-être que la seconde couche perdurerai assez longtemps pour que je ne me retrouve pas à poil au milieu d’un combat ?

    Quelques heures auparavant.

    J’avais emprunté le portail menant au Camp Jupiter. Ça avait été une des exigences d’Apollon dans sa missive : m’entourer d’un Légionnaire romain pour mener à bien cette quête. Je m’étais déjà rendu quelques fois au sein du Camp des demi-dieux romains depuis que nos deux mondes s’étaient entrechoqués. J’étais toujours étonné par leur discipline, leur savoir-vivre et leur doctrine qui les poussait à tout donner pour défendre ce en quoi ils avaient foi. À côté, la Colonie passait pour un centre de vacances bien plus laxiste. Ici, tout le monde semblait sûr de ce qu’il faisait et on entendait le chant des épées les unes contre les autres, berçant les rangs de guerriers à l’attitude martiale.

    Je suis pas encore hyper familier avec cette notion de demi-dieux romains. De base, c'est déjà difficile à accepter l'existence d'un Dieu en lui-même. Mais quand, en plus, on doit concevoir que ce Dieu en question existe en deux "versions", une romaine et une grecque, c'est encore plus perturbant. Et de savoir que chacune des facettes de ce dieu est différente l'une de l'autre, c'est aussi bizarre. Bon, apparemment, mon père n'a pas d'équivalent romain. Enfin, c'est plus compliqué que ça puisqu'il arrive à avoir des enfants à la fois grecs et romains. Mais de ce que j'en ai compris, les anciens romains avaient peur de Thanatos et ont décidés de ne pas lui attribuer d'équivalent dans leur mythologie. Enfin, un truc dans le genre. Mais avec les Dieux, c'est toujours hyper compliqué et on se fait pas mal de nœuds au cerveau.

    Bien que je n’avais aucune idée de quel légionnaire choisir pour se joindre à nous, on m’avait proposé un certain Daniel. Des rares échos que j’ai pu recevoir, c’était un fainéant fini, mais bon vivant et amical. En soi, pour faire une simple course pour Apollon, c’était amplement suffisant. Après négociation auprès du jeune homme, nous avions donc prit la route, en direction du tunnel bordant le camp.

    Présent

    Et nous revoilà. Moi, un fils de Thanatos qui effectuait sa première sortie à l’extérieur de la Colonie depuis un moment. Alexis, une guerrière implacable, n’ouvrant pratiquement pas la bouche et dont la réputation précédée la sauvagerie. Et Daniel, ce demi-dieu romain plein de gaïeté, mais qui ne paraissait pas spécialement plus emballé que ça à l’idée de sortir de son train-train quotidien. Devant l’absence de réponse de mes camarades, je réitérais.

    «Euh… les gars ? Z’êtes avec moi ?»

    Alexis Nyqvist
    Un meurtre est si vite arrivé

    Alexis Nyqvist

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    Alexis faisait craquer discrètement ses doigts, le regard perdu dans le vague. Cela faisait maintenant une bonne quinzaine de jours qu’elle était retournée au Camp Jupiter et tout autant de temps qu’elle avait revu Elliot. La joie d’avoir retrouvé son meilleur ami, vivant, a été incommensurable. Mais la réalité l’avait vite rattrapée : le Camp Jupiter n’était pas une colonie de vacances. La reprise de l’année scolaire ne réduisait pas le nombre de légionnaires et les plannings étaient d’autant plus stricts que pendant les vacances. Alexis, une fois passé le premier week-end de détente, s’était vite retrouvée à courir partout pour se maintenir au rythme.

    La fille d’Arès n’était pas effrayée par le côté militaire des romains. Au début plutôt indifférente, elle avait fini par s’y faire. Elle aimait avoir des choses à faire, elle aimait avoir un planning à respecter, elle adorait les entraînements avec les légionnaires. Elle avait croisé le fer avec des guerriers merveilleux, puissants, la forçant à retravailler sans cesse sa façon de se battre. Elle avait cette soif d’apprendre qui ne semblait jamais se calmer – à part pour le latin, là c’était le calme plat. De plus, les retrouvailles avec Elliot avaient soulevé un énorme poids de son cœur, rendant son existence plus légère, plus affutée, plus assurée. Et pourtant, malgré tout ça, Alexis avait l’impression qui lui manquait quelque chose, un tout petit quelque chose, une minuscule pièce de puzzle qui, de part de son absence, rendait le tout incomplet.

    « On fait quoi ? On prend un bus ? Le train ? »

    La voix d’Eden ramena vaguement Alexis à la réalité. Elle cessa d’activer ses doigts tous les sens et fixa les alentours. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas été dans le monde des « humains », à l’extérieur du voile protecteur qu’offraient les camps. Alexis aurait dû ressentir quelque chose, n’importe quoi. De la peur. De la joie. De l’excitation. Au lieu de ça, elle n’éprouvant qu’une indifférence totale. Elle n’avait pas choisi d’être là. Apollon avait décidé pour elle. Il avait besoin d’une nouvelle guitare. Et elle était visiblement la garde du corps de celui qui devrait l’acheter. Ridicule.

    Quelques jours auparavant, Alexis avait reçu un Iris message de la part d’Eden lui proposant la quête. Et par proposer, c’était sous-entendu imposer. Les dieux ne proposaient pas. Les dieux imposaient. Ne cachant pas son mécontentement, Alexis avait juste accepté poliment et l’appel s’était terminé là. Eden arriverait le jour J et ils devraient choisir un légionnaire romain. Alexis aurait pu aider dans la sélection d’un partenaire de quête. Mais puisqu’Eden ne lui avait demandé spécifiquement, elle avait décidé de lui laisser cette tâche. De toute façon, pour peu qu’Apollon ait encore des exigences farfelues, elle n’allait pas prendre les devants.

    « Euh… les gars ? Z’êtes avec moi ? »

    Alexis leva les yeux au ciel, plus frustrée par elle-même que réellement agacée par la question d’Eden. Elle s’était de nouveau perdue dans ses pensées, jaugeant d’un œil presque accusateur leur troisième compagnon. Il n’avait rien d’un guerrier romain aguerri. Il avait juste l’air d’un légionnaire voulant sécher le plus d’entraînement possible en partant à la recherche d’une guitare quelconque. Quelle vie.

    « La station de bus n’est pas très loin. Il y a un passage dans 15 minutes, autant bouger maintenant. »

    Ses deux comparses ne se firent pas prier et Alexis prit les devants, laissant les garçons derrière elle. Elle avait passé la veille à regarder des cartes du coin et des horaires de bus avec Erwin, tard le soir. Malgré sa réticence première face à cette quête improvisée, Erwin s’était finalement proposé pour l’aider à s’organiser. C’était dans des moments comme ça, des instants volés dans le planning militaire du Camp, qu’Alexis se sentait complète. Ou presque. Il y avait toujours ce sentiment flou de non-dit, comme s’il manquait encore un mot ou une phrase pour que tout aille mieux. Mais finalement, Erwin et elle repartaient dans des directions opposées et elle n’y faisait plus tellement attention. Ou en tout cas, elle essayait.

    « Le bus devrait nous déposer à vingt minutes à pieds de la boutique. Et il faudra attendre deux heures pour le bus retour. »

    Alexis n’avait pas prévu de rester plus longtemps que ça pour la recherche d’une guitare stupide. Elle savait qu’il fallait néanmoins se méfier des dieux et de leurs quêtes faciles. Elle avait donc mis dans son sac à dos quelques affaires de rechanges, de la nourriture et des carrés d’ambroisie. Ses dagues en or impérial pendaient à sa ceinture et ses bagues cachaient ses lames jumelles. Mieux valait être trop prudent que pas assez.


    [Quête] Guitare sèche n'est pas mouillée [pv. Alexis / Daniel] Qt48
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    Daniel Dixon
    Légionnaire de la 4e cohorte

    Daniel Dixon

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    Lorsque Daniel avait séché l'entraînement pour aller boire un verre avec Kida, il savait que l'on s'en rendrait compte tôt ou tard. Et bien ce fut tôt. Après s'être fait réprimandé durant TRENTE longues minutes, la sentence était tombée. Le légionnaire se voyait attribuer plus de corvées et surtout des heures d'entraînement supplémentaires. Il avait tant bien que mal essayé de se justifier en prétextant qu'il s'était blessé, son centurion le connaissait assez bien pour savoir que la réalité était toute autre. N'ayant pas été très attentif lors de ses remontrances, il ignorait la durée de la punition, ça l'agaça davantage. C'est donc avec une motivation toute relative qu'il se rendit à son premier entraînement imposé.

    Les lames s'entrechoquaient depuis bien dix minutes maintenant. Daniel était désormais concentré dans son exercice et ne comptait pas perdre. Il réussit à donner un bon coup à son adversaire et ce dernier se retrouva à terre. Le légionnaire lui proposa alors une pause pour aller se rafraîchir avant de continuer. C'est pendant ce temps de repos qu'on vient le voir pour lui parler d'une quête. Le garçon, qui devait être plus jeune que lui de quelques années, se présenta en lui racontant les grandes ligne d'une quête. Quelques jours plus tôt, il semblerait qu'Apollon ait demandé à Eden -le nom du garçon- de lui trouver une guitare. Le magasin étant à San Francisco, on lui avait conseillé de passer par le Camp Jupiter et de prendre un légionnaire dans son équipe, le troisième membre étant une certaine Alexis.

    Daniel écouta les explications d'Eden attentivement. Lorsqu'il eut enfin terminé, sa seule pensée fut « Pourquoi moi ? ». Il voulait refuser bien sûr, mais il se remémora le peu de paroles qu'il avait retenu de son sermon. Celles sur la réputation de la cohorte, l'honneur de servir la légion etc… Beaucoup de bla-bla. Quoi qu'il en soit, il savait que s'il n'acceptait pas, son centurion ne serait pas content et il voulait éviter ça. Il alla immédiatement préparer ses affaires.

    C'est vêtu d'un simple jean noir et d'un t-shirt de la même couleur que Daniel retrouva Eden. Malgré qu'il ne soit pas forcément motivé pour la quête en soi, sortir du Camp le rendait plutôt joyeux. Il rencontra Alexis et, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’était pas très avenante. Daniel jurerait même qu’elle l’avait fusillé du regard, mais n’étant pas sûr, il ne dit rien. Une fois sorti du tunnel il regarda autour de lui. Il n’y avait pas grand-chose, mais ça lui faisait du bien de se sentir ailleurs -même si c’était seulement de quelques mètres-.

    « Euh… les gars ? Z’êtes avec moi ? »

    Le romain n’avait même pas remarqué qu’il avait parlé plus tôt, sûrement trop occupé à admirer le paysage. Alexis le regarda mais il ne su pas interpréter ce regard si ce n’est qu’il n’était pas agréable. Visiblement, elle ne l’aimait pas. Un peu plus tôt, Daniel avait demandé à Eden quelle genre de personne elle était. Ce qu’il en a retenu c’est que c’est une fille d’Arès flippante qui aime le combat. C’est pas mal résumé, mais c’était assez descriptif de ce qu’il avait en face de lui actuellement. Quant à Eden, il était sympa lui, mais dégageait quelque chose d’étrange que le romain ne saurait expliquer. A dire vrai, s’il devait se méfier de quelqu’un ce serait plus de lui que de miss ronchon. Elle ne semblait rien cacher elle.

    « La station de bus n’est pas très loin. Il y a un passage dans 15 minutes, autant bouger maintenant. »

    Visiblement Alexis s’était déjà bien renseignée sur la marche à suivre. Dan’ était impressionné, ce n’est pas lui qui aurait fait ça. Elle n’était peut-être pas sympa au premier coup d’œil, mais au moins, elle serait très utile pour la quête. Son esprit de compétition se réveilla légèrement et il se dit qu’il ne pouvait pas être simplement spectateur pendant qu’elle faisait tout le travail. C’était peut-être un gros fainéant, mais il avait sa fierté tout de même. Il n’en restait pas moins un romain. Il se promit mentalement de tout faire pour se rendre tout aussi utile que la grecque.

    « Le bus devrait nous déposer à vingt minutes à pieds de la boutique. Et il faut attendre deux heures pour le bus retour. »

    Elle parlait tout en continuant à marcher. Daniel et Eden suivaient le rythme qu’elle imposait. Les trois demi-dieux arrivèrent à l’arrêt de bus presque en même temps que ce dernier. Ils prirent chacun un ticket et Dan’ proposa de s’installer au fond. Question d’habitude, il n’aimait pas ne pas voir ce qu’il se passait dans son dos. Et puis dans le monde extérieur il fallait se montrer prudent. D’où ils étaient, ils pourraient observer toutes les allées et venues des gens. Il y avait cinq personnes en plus d’eux dans le bus.

    « Donc, la mission c’est simplement de récupérer une guitare ? Elle est spéciale ? »

    Le romain ayant été choisi tardivement, il n’avait eu que les grandes lignes de la mission. Il ne connaissait même pas l’adresse exacte de la boutique. Il voulait récolter un maximum d’informations avant d’arriver sur place. Lorsqu’il s’investissait dans quelque chose Dan’ s’y mettait réellement. Le plus dur en fait, était de franchir le cap de la motivation et de faire le premier pas.

    « La boutique, elle s’appelle comment ? Vous vous êtes renseignés sur elle ? »

    Daniel réalisa un peu tard que cela faisait beaucoup de questions d’un coup. Mais il trouvait ça trop simple de juste chercher une guitare. Et puis, d’un autre côté, il fallait bien tuer le temps durant le trajet. Il espérait juste que miss regard-qui-tue n’allait pas l’incendier pour avoir trop parlé et prendrait ses questions comme un signe qu’il s’intéressait vraiment à cette quête. Comme elle n’avait pas encore parlé pour autre chose que la mission, il ne savait pas quoi faire avec elle. Au moins avec Eden c’était plus simple.

    Eden Campbell
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    « La station de bus n’est pas très loin. Il y a un passage dans 15 minutes, autant bouger maintenant. »

    La fille d’Arès avait tout d’une meneuse. Ou tout du moins, c’était l’impression qu’elle me donnait. Elle avait fait des recherches sur la manière la plus adéquate de se rendre à San Francisco et engageait la marche en direction de l’arrêt de bus le plus proche. Personnellement, j’avais pas pensé à prendre autant de précautions. J’avais accepté cette quête un peu en désespoir de cause – et aussi parce qu’on pouvait pas refuser une mission confiée par un dieu en personne – dans l’idée qu’elle me sorte de la monotonie de la vie à la Colonie. Les tâches, les entraînements, les feux de camp, tout ça. C’est cool, mais c’est toujours mieux quand on peut mettre en pratique ce qu’on nous enseigne.

    « Le bus devrait nous déposer à vingt minutes à pieds de la boutique. Et il faudra attendre deux heures pour le bus retour. »

    Dans l’idée, on serait de retour en fin d’après-midi. Boh, laaaarge. J’pourrai profiter des buffets romains au Camp Jupiter. Après tout, le prochain portail pour la Colonie n’était que dans trois jours. J’avais donc du temps à tuer. Si tout se passait bien et que nous étions de retour dans la soirée, j’allais pouvoir explorer un peu cet endroit que l’on disait fascinant.

    Au final, nous sommes arrivés à l’arrêt de bus juste à temps. Celui-ci était en train d’embarquer les derniers passagers. Une légère accélération plus tard, on était tous les trois assis dans le fond, suite à une suggestion de Daniel. Si au premier abord il m’avait paru flemmard, il n’en restait pas moins un gars pragmatique. De là, on avait une vue d’ensemble sur les occupants de l’habitacle. Sûrement sa formation militaire qui lui sifflait aux oreilles d’être toujours sur ses gardes et de ne faire confiance à personne. Je le comprenais. Après tout, il était l’unique représentant des Romains. Sa position ne devait pas être des plus confortables.

    « Donc, la mission c’est simplement de récupérer une guitare ? Elle est spéciale ? »

    Je jetais un coup d’œil à Alexis, assise sur ma gauche. Elle semblait toujours aussi stoïque. Je ne l’avais vu ni sourire, ni exprimer une quelconque émotion depuis notre départ. Et les seules fois où elle avait ouvert la bouche, c’était pour nous donner des indications. Peut-être pas la meilleure des compagnes, mais sa présence me rassurait. Je la savais puissante. Et c’est toujours utile d’avoir quelqu’un de puissant à ses côtés. Cependant, elle n’était pas la plus encline à la conversation. Ne souhaitant pas que l’amical et déterminé Daniel se prenne un vent, je décidais de prendre les devants et de répondre.

    « Je sais pas trop. Apollon m’a juste dit un truc du style « J’ai besoin d’une guitare. Un prototype de Les Paul, fabriquée en 1954. C’est une pièce unique. » J’ai fait quelques recherches. En gros, Lester William Polsfuss – qu’on surnomme Les Paul – c’est un génie de la musique et un inventeur. Il a joué un grand rôle dans le développement des guitares électriques. J’imagine que la guitare en question doit avoir une grande valeur. Enfin, pour un musicien. »

    C’était dur de trouver les renseignements adéquats, surtout pour un demi-dieu. Sans accès à Internet, j’ai dû me rabattre sur les livres et mes quelques relations nouées à la Colonie. Heureusement, je connais un fils d’Apollon justement, grand mélomane et véritable encyclopédie vivante en matière d’instruments de notre époque. Sans rien divulguer de la mission qu’on nous avait confiée, j’ai pu lui soutirer pas mal d’informations.

    « La boutique, elle s’appelle comment ? Vous vous êtes renseignés sur elle ? »

    « Euh… j’ai juste le nom. La Boite à musique. Peut-être que… Alexis, tu en sais plus ? »

    J’avais marqué une hésitation. Pas envie de m’attirer les foudres de la femme à côté de moi non plus. J’avais l’impression qu’elle pouvait me briser la nuque d’un simple mouvement du bras si je venais la déranger un peu trop. Un genre de bête sauvage. Et j’étais enfermé avec elle dans le bus. Pas hyper rassurant tout ça.

    Écoutant attentivement la réponse de la jeune femme, j’observais avec nostalgie le paysage. Je fus pris d’un vague à l’âme. Il était un temps, je prenais le bus pour me rendre à l’école, rejoindre le peu d’amis que j’avais réussi à me faire à l’époque. Je rentrais le soir, rejoindre ma mère, qui m’attendais avinée dans le canapé. J’étais loin de m’imaginer que, quelques années plus tard, je prendrais de nouveau un bus, cette fois-ci en compagnie de deux guerriers, pour accomplir une mission confiée par un dieu vivant. La vie, des fois.

    « Dites. On s’connaît pas bien. Voir pas du tout en fait. Si jamais on devait rencontrer un danger ou quoi, ça pourrait nous être utile d’en savoir un peu plus les uns sur les autres. Enfin, j’lance l’idée comme ça. »

    J’attendis pas vraiment la réponse de mes comparses. Je prenais pas trop de risque en déclinant mon identité. Tout de même, je pris soin de baisser le volume de ma voix. Y’avait pas grand monde dans ce bus, mais on prenait jamais trop de précautions en évitant de crier sur tous les toits notre ascendance divine.

    « Euh… Du coup, moi c’est Eden. Eden Campbell. J’ai seize ans, presque dix-sept. Et j’suis le fils de Thanatos, le dieu de la Mort, tout ça tout ça. J’ai jamais fait trop de missions à l’extérieur de la Colonie mais j’imagine qu’Apollon a jugé bon de me mettre à l’épreuve cette fois. J'ai un pouvoir bizarre. Quand j’touche des choses, j’peux les réduire en cendres. Mais ça marche que sur les choses qui ne sont pas vivantes, donc pas d’inquiétude à c’niveau-là. Et… j’crois c’est le principal. »

    Alexis Nyqvist
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    Le bus arriva en même temps qu’eux. Alexis fronça légèrement les sourcils en remarquant ça, mais ne fit aucun commentaire. Peu importe qu’il soit en avance, l’importance était qu’il soit là. Les trois sang-mêlés grimpèrent alors à l’intérieur et le romain prit les devants pour les mener au fond du bus. Alexis hocha discrètement la tête, plutôt d’accord avec ce choix. Au moins, techniquement, rien ne pourrait les surprendre par derrière. Alexis laissa le légionnaire s’installer entre les deux grecs et décida d’observer les autres passagers.

    D’une oreille distraite, la fille d’Arès écouta les deux garçons échanger des mots concernant les détails de la mission. Vraiment, savoir quelle guitare précisément voulait Apollon était le cadet de ses soucis. De toute façon, ce n’était pas comme si elle allait retenir le nom ou l’année qui allait avec. Alors Alexis continua d’observer silencieusement les passagers du bus. Il y avait une famille à l’avant, deux adolescents assoupis sur la gauche, quatre vieilles personnes en train de discuter et quelques personnes solitaires çà et là. Personne ne s’intéressait à eux, personne ne les regardait plus que ça. Néanmoins, Alexis ne pouvait pas empêcher ses instincts de frétiller et elle ne pouvait pas se retenir de tapoter ses doigts contre l’une de ses dagues.

    « Euh… j’ai juste le nom. La Boite à musique. Peut-être que… Alexis, tu en sais plus ? »

    Alexis fut prise de court en se faisant inclure dans la conversation. Elle détourna le regard des passagers pour les poser sur les deux garçons qui la fixaient sans vraiment la regarder. Alexis balbutia vaguement quelque chose d’incompréhensible avant de se racler la gorge.

    « Il n’y a pas grand-chose sur cette boutique. Elle est, euh, pas très bien notée. Les propriétaires sont, euh, pas très sympa ? Je suppose. Enfin, rien qui sorte de l’ordinaire quoi… »

    Le peu d’information qu’elle tenait, elle l’avait obtenu grâce à Elliot qui s’était rendu, en plein milieu de la nuit, à la bibliothèque de l’université pour utiliser un des ordinateurs mis à disposition. Visiblement, même Google ne pouvait pas donner beaucoup de renseignement sur les boutiques paumées.

    Le silence se glissa de nouveau entre les trois sang-mêlés et Alexis s’enfonça dans son siège plus que raison. Elle ne savait pas si elle devait être surexcitée ou complètement blasée par cette mission. D’un côté, elle était heureuse de pouvoir sortir un peu, de l’autre, se faire imposer de faire des courses par un dieu dépassait tout entendement.

    « Dites. On s’connaît pas bien. Voir pas du tout en fait. Si jamais on devait rencontrer un danger ou quoi, ça pourrait nous être utile d’en savoir un peu plus les uns sur les autres. Enfin, j’lance l’idée comme ça. »

    Alexis glissa de nouveau son regard en direction d’Eden. L’idée n’était pas mauvaise, mais il était hors de question qu’elle parle la première. À tout moment, elle allait raconter un truc qui n’intéressait personne, se perdre dans des explications et perdre toute crédibilité. Non, moins elle parlait, mieux elle se portait.

    « Euh… Du coup, moi c’est Eden. Eden Campbell. J’ai seize ans, presque dix-sept. Et j’suis le fils de Thanatos, le dieu de la Mort, tout ça tout ça. J’ai jamais fait trop de missions à l’extérieur de la Colonie mais j’imagine qu’Apollon a jugé bon de me mettre à l’épreuve cette fois. J'ai un pouvoir bizarre. Quand j’touche des choses, j’peux les réduire en cendres. Mais ça marche que sur les choses qui ne sont pas vivantes, donc pas d’inquiétude à c’niveau-là. Et… j’crois c’est le principal. »

    Alexis hocha la tête pour montrer qu’elle avait bien enregistré toutes les informations. Elle n’apprenait rien de nouveau puisqu’Eden était à la Colonie depuis au moins aussi longtemps qu’elle et qu’elle avait tendance à retenir vaguement les informations sur les personnes fréquentant l’arène de manière régulière. Et puis, quelqu’un qui fait disparaître ses vêtements sans raison… disons que ça marque.

    Alexis glissa son regard sur le romain qui la fixait. Une joute silencieuse à base de « Non vraiment, à toi l’honneur » « Non, j’insiste » se jouait et Alexis finit par perdre. Elle n’était jamais vraiment douée pour maintenir le contact visuel, alors bon… Autant se jeter à l’eau.

    « Je suis Alexis. Fille d’Arès. Je fais exploser des trucs. Je cours vite. J’ai déjà fait… une mission. Dans le Labyrinthe. »

    Alexis se renfrogna presque immédiatement. Repenser au Labyrinthe, c’était repenser au kidnapping d’Erwin. Au tortionnaire. Au minotaure. Au combat. Un frisson glacial lui parcourut l’échine et Alexis détourna définitivement le regard de ses comparses pour le glisser sur le paysage, continuant de tapoter distraitement contre sa dague.


    [Quête] Guitare sèche n'est pas mouillée [pv. Alexis / Daniel] Qt48
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    Daniel Dixon
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    Défaut fatal: Fainéantise

    Alexis ne semblait pas s’intéresser à la question qu’avait posé Daniel. Visiblement elle s’était renseignée sur comment se rendre à la boutique, mais l’objet en lui même ne l’intéressait pas. C’est Eden, qui lui avait effectué des recherches pour le coup, qui renseigna au mieux le romain à propos de l’instrument. De ce qu’il en conclut, tout ce que la guitare avait d’important était sa rareté. Dan’ commençait à se demander si cette mission n’était pas une simple blague. Apollon, ne pouvant pas se déplacer vait juste besoin de quelqu’un pour faire ses courses. Il ne se laissa pas décourager pour autant et posa aussi des questions sur la boutique. L’instrument avait beau être tout à fait basique, elle pouvait être spéciale elle.

    « Euh… j’ai juste le nom. La Boite à musique. Peut-être que… Alexis, tu en sais plus ? »

    Visiblement la grecque fut surprise qu’Eden s’adresse à elle. Elle ne s’attendait sûrement pas à être incluse dans la conversation avec le peu d’intérêt qu’elle montrait pour celle-ci. Elle était étrange cette fille, est-ce qu’elle était juste maladroite ou complètement asociale ? Peut-être n’auraient-ils jamais la réponse à cette question. Elle tenta de parler, mais dû se racler la gorge pour pouvoir sortir une phrase compréhensible. Daniel tenta du mieux qu’il pu de réprimer un sourire.

    «  Il n’y a pas grand-chose sur cette boutique. Elle est, euh, pas très bien notée. Les propriétaires sont, euh, pas très sympa ? Je suppose. Enfin, rien qui sorte de l’ordinaire quoi… »

    La mine renfrognée, le romain soupira. De mieux en mieux. Cette quête avait tout l’air d’être la plus barbante possible. Quand bien même il essayait de voir le bon côté de la chose, à savoir que plus c’était simple, plus vite il serait rentré au Camp pour se reposer, quitte à faire une quête, il aurait préféré qu’elle soit intéressante. La seule chose palpitante qu’il pouvait se passer à ce stade là, c’est que les propriétaires soient vraiment agaçants et qu’ils doivent leur montrer de quoi ils sont capables. Mais il ne fallait pas trop rêver apparemment.

    « Dites. On s’connaît pas bien. Voir pas du tout en fait. Si jamais on devait rencontrer un danger ou quoi, ça pourrait nous être utile d’en savoir un peu plus les uns sur les autres. Enfin, j’lance l’idée comme ça. »

    Daniel hocha la tête, Eden n’avait pas tort, mais il trouvait ça quand même étrange de se présenter à des personnes qu’il a rencontré il y a déjà une demi-heure. Il espérait ne pas avoir à commencer. Non pas qu’il ne soit pas à l’aise à leur parler, mais il n’avait pas grand-chose à dire. Son nom ils le connaissaient. Normalement. Heureusement, il n’eut pas à choisir car le grec se lança de lui-même.

    « Euh… Du coup, moi c’est Eden. Eden Campbell. J’ai seize ans, presque dix-sept. Et j’suis le fils de Thanatos, le dieu de la Mort, tout ça tout ça. J’ai jamais fait trop de missions à l’extérieur de la Colonie mais j’imagine qu’Apollon a jugé bon de me mettre à l’épreuve cette fois. J'ai un pouvoir bizarre. Quand j’touche des choses, j’peux les réduire en cendres. Mais ça marche que sur les choses qui ne sont pas vivantes, donc pas d’inquiétude à c’niveau-là. Et… j’crois c’est le principal. »

    Daniel écouta attentivement les informations sur le grec. Il devait bien le reconnaître, son pouvoir était cool. Réduire les choses en cendre devait être pratique. Faut juste maîtriser la chose, sinon c’est tout sauf génial. Le romain comprit aussi pourquoi il ressentait quelque chose d’étrange en sa présence. C’était probablement du à son paternel. Il fut rassuré que ce ne soit que ça et pas quelque chose de plus étrange encore.

    Maintenant venait soit son tour, soit celui d’Alexis. Les deux se fixèrent pendant quelques instant, mais Daniel ne lâcha rien. Il était doué en duel de regard et ne comptait pas perdre contre elle. Simple question de principe.

    « Je suis Alexis. Fille d’Arès. Je fais exploser des trucs. Je cours vite. J’ai déjà fait… une mission. Dans le Labyrinthe. »

    Minimaliste. Daniel ne s’attendait pas forcément à plus, il n’était pas déçu. Son pouvoir à elle aussi devait être impressionnant à voir. Comme un enfant, il était jaloux de ses compagnons. Tous les deux avaient des pouvoirs qui envoyaient du pâté. Lui, tout ce qu’il pouvait faire c’était manipuler les esprits. Il se rassura en se disant, que son pouvoir pouvait être utile pour la mission, si jamais ils devraient négocier ou quelque chose dans le genre. Dans tous les cas, il n’avait pas le temps de se morfondre, c’était à son tour de se jeter à l’eau. Il ignora le fait qu’Alexis s’était de nouveau détourné de la conversation.

    « Donc, moi c’est Daniel. J'ai vingt ans, légionnaire dans la quatrième cohorte. Je suis le fils de Janus. Je peux faire douter les gens. Et j’ai jamais fais de mission jusqu’à maintenant et ça me convenait bien. Mais je suis content d’être avec vous en fin de compte ! »

    Le trajet en bus continua ainsi, Daniel et Eden discutant pendant qu’Alexis regardait par la fenêtre le paysage qui défilait. Et puis bientôt, le bus s’approcha de leur arrêt. Daniel se leva, la main dans la poche de son jean serrait sa pièce qui se transformait en katana. Il était impatient de découvrir ce qui allait se passer ensuite. Visiblement, il avait oublié les vingts minutes de marche qui allaient suivre.

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    Je n’avais jamais mis un pied à San Francisco. Bien évidemment, j’en connaissais la réputation. Le pont du Golden Gate, l’ancienne prison d’Alcatraz réputée dans le monde entier, ses maisons victoriennes. Mais pour autant, s’y balader faisait un tout autre effet. La ville était animée, presque un peu trop. Ça et là, des mortels vaquaient à leurs occupations, donnant l’impression d’être toujours entre deux avions. Là où une rue était colorée et vive, l’autre abritait la misère et la dépravation. Les odeurs qui émanées étaient un mélange complexe d’essence, de transpiration, d’embrun et d’ordures. En gros, une des villes les plus touristiques des États-Unis.

    En tant que demi-dieu, l’image qu’on nous donne de San Francisco est différente. C’est une ville qui a la réputation d’être constamment entourée de Brume. Autour d’elle, un tas de lieux mythologiques. En son sein, une grand quantité de créatures affamées et envieuses de héros. En soi, pas l’endroit le plus conseillé pour trois demi-dieux en balade. Et si, en tant qu’enfants de divinités et ayant de l’ichor en partie dans nos veines, nous étions capable de voir à travers la Brume, une telle concentration nous empêcherai quoiqu’il arrive de discerner avec certitude nos ennemis. Une empousai pouvait très bien se cacher au milieu de la foule sans que nous puissions remarquer le moindre signe. Avoir une fille d’Hécate avec nous n’aurai pas été un luxe.

    Du coup, j’étais sur mes gardes. Le bus venait de nous déposer et nous étions encore loin de la boutique. Selon Alexis, une vingtaine de minutes nous séparaient de notre destination. Je pris donc le temps de faire un rapide résumé de ce que j’avais appris sur mes partenaires. Rien de nouveau concernant la fille d’Arès, qui d’ailleurs n’avait pas sorti un mot après s’être présenté. Sur Daniel, par contre, j’avais pu en savoir un peu plus. Un fils de Janus – l’un des rares dieux à n’avoir aucun équivalent grec – capable de manipuler les esprits. Ça pouvait toujours être utile. À nous trois, surtout face à de simples vendeurs de guitare, on devrai s’en sortir haut la main.

    « Je suis en train de penser… Vous avez de la thune sur vous ? J’veux dire, Apollon m’a pas précisé s’il avait déjà réglé l’achat ou quoi. Vous pensez qu’il a passé commande sur Ebay ? »

    Clairement, je suis en train de faire la conversation et je lance la phrase juste pour tuer le temps. En soi, j’m’en fou de savoir comment on va régler notre achat, c’est pas vraiment mon problème. Au pire, Daniel utilisera son pouvoir pour persuader les vendeurs qu’on a payé et puis voilà. C’est juste que je m’ennuie un peu. Alexis parle presque pas et si j’ai pu avoir un peu de conversation avec le légionnaire et que je le trouve agréable, c’est pas encore l’entente cordiale entre nous. Même si cette mission n’est au final qu’une vaste fumisterie qu’Apollon m’a vendu comme « hyper importante », ça empêche pas qu’on peut la rendre sympathique. Après tout, beaucoup sont les demi-dieux qui aimerai avoir une journée de détente au sein d’une belle ville, sans surveillance accrue d’une équipe pluridisciplinaire composée de harpies, d’un centaure millénaire, d’un mec avec pleins d’yeux chelou et d’un dieu en disgrâce. Je suis le fils du dieu de la Mort, ça veut pas dire que je dois l’attendre en tirant la tronche le reste de ma vie. Certes, je suis quelqu’un de plutôt solitaire en général. Mais c’est par simple obligation. Quand on inspire la peur chez les autres simplement à cause de son paternel, ça ferme pas mal de portes.

    Soudain, un trouble dans la Force. Comment ça j’suis pas dans la bonne série là ? Qui a dit que les frontières de l’imaginaire sont… Bon d’accord, je m’égare. Mais sérieusement, je me mets à ressentir une envie pressente de me trouver ailleurs, même aux Enfers, que dans cette ville. Un mince filet de volute noire s’écoule doucement du corps de mes compagnons. Évidemment, je suis le seul à le percevoir.  C’est un autre des talents offerts par mon paternel à ma naissance, la capacité de ressentir la Mort quand elle va survenir chez ceux que je côtoie. Et, si je ne suis pas capable de percevoir le danger quand il me guette personnellement, l’indication qu’Alexis et Daniel y soit m’indique que c’est sûrement le cas pour moi aussi.

    « Les gars, j’ai un mauvais pressentiment. Vaut mieux qu’on reste sur nos gardes. »

    Par pure précaution, je défaits la broche en forme de lotus du revers de mon tee-shirt. À ma guise, elle peut se transformer en une dague en bronze céleste, très utile pour renvoyer les monstres dans le Tartare. Mieux vaut prévenir que guérir.

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    C'était une bonne journée, pour une fois. Il était rare qu'elle ait des clients, dans cet étrange magasin. Certains habitués venaient de temps à autre, mais ils étaient rares, et les touristes de passage refusaient bien souvent de se plier aux règles du magasin. Pourtant, ce matin, un groupe de client était venu ! C'étaient quatre hommes, très grands et habillés comme des motards, qui avaient demandé à acheter une certaine guitare. Elle avait accepté de la leur vendre, à condition qu'ils puissent aller rendre visite à un vieil ami pour le convaincre de payer sa dette.

    Ils avaient accepté, et étaient partis, malgré leur mécontentement visible. Avec un peu de chance, ils seraient de retour dans la journée pour récolter leur dû. Tout ce qui comptait, c'était qu'ils aient accepté cette petite faveur de rien du tout. Une bonne journée.

    En attendant, la jeune femme qui tenait la boutique à elle seule passait en revue ses étagères. Il y avait un peu de tout. Des livres anciens, des instruments de musique, quelques sculptures, une urne étrange... Décidément, il faudrait qu'elle pense à changer le nom de cette boutique. Elle n'avait plus rien à voir avec une boîte à musique. Plus une boîte à curiosités...

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    « Donc, moi c’est Daniel. J'ai vingt ans, légionnaire dans la quatrième cohorte. Je suis le fils de Janus. Je peux faire douter les gens. Et j’ai jamais fais de mission jusqu’à maintenant et ça me convenait bien. Mais je suis content d’être avec vous en fin de compte ! »

    Fils de… Janus ? Alexis était incapable de se souvenir de quel dieu il s’agissait. Alors, marmonnant brièvement quelque chose d’incompréhensible, elle se renfonça un peu plus dans son siège. Daniel semblait être beaucoup plus intéressant qu’il n’y paraissait. Enfin, il donnait cette impression. Est-ce qu’il l’était vraiment ? Ou est-ce qu’il lui faisait croire ça ? Alexis secoua la tête. N’importe quoi. L’adrénaline mêlé à l’ennui lui faisait penser n’importe quoi.

    Le reste du trajet se fit sans qu’Alexis ne parle davantage. Les garçons s’en sortaient très bien, ils n’avaient pas besoin qu’elle s’immisce dans leurs conversations pour rendre tout gênant. Et puis, de toute façon, elle n’avait rien à dire. Oui, cette quête était chelou. Oui, il faisait un peu frais. Oui le Camp Jupiter et la Colonie des sang-mêlés sont bien différents. Bla, bla, bla. Alexis n’avait visiblement pas la force de faire la conversation de toute façon vu le cynisme de ses propres pensées. Avoir une quête aussi ridicule imposée jouait ostensiblement sur son humeur, et ses compagnons n’avaient pas à subir ça.

    Le bus arriva enfin à destination et Alexis fut la première à sortir. Être assise aussi longtemps sans rien faire d’autre que ruminer dans barbe avait eu raison des jambes d’Alexis qui ne demandaient qu’à être utiles. Aveuglée par la lumière extérieure, Alexis eut bien du mal à dissimuler les environnements. Finalement, après quelques secondes d’ajustement, la fille d’Arès put découvrir avec une grimace que le coin n’était pas très fameux. Le temps que les deux garçons la rejoignent, Alexis entreprit de les mener dans la bonne direction. Avec un peu de chance, plus vite ils y seraient, moins cette odeur nauséabonde s’accrocherait à ses vêtements.

    « Je suis en train de penser… Vous avez de la thune sur vous ? J’veux dire, Apollon m’a pas précisé s’il avait déjà réglé l’achat ou quoi. Vous pensez qu’il a passé commande sur Ebay ? » »

    Alexis secoua la tête par la négative et ne put cacher la moue contrariée qui vint se dessiner sur son visage. Elle n’avait pas d’argent avec elle et elle ne comptait, de toute façon, pas avancer les frais pour Apollon. C’était un dieu ! De un, il n’allait jamais la rembourser et de deux, il pouvait sûrement créer des drachmes en un claquement de doigt. Oh, il avait tout intérêt à avoir payé sinon Alexis… Alexis… n’allait rien faire du tout, elle n’était pas assez folle pour énerver un dieu, soyons clair.

    Le silence s’installa de nouveau entre les sang-mêlés à mesure qu’ils s’enfonçaient dans San Francisco. Les instincts d’Alexis lui hurlaient de partir à toute jambe ou de dégainer au moins son arme. Prudente, la fille d’Arès se contenta d’observer ses alentours. Pas un chat ne pouvait filer sous ses yeux sans qu’elle ne l’ait remarqué avant. Cette ville était vraiment pourrie.

    « Les gars, j’ai un mauvais pressentiment. Vaut mieux qu’on reste sur nos gardes. »

    Alexis répondit par un hochement de tête approbateur. Si elle n’était pas la seule à ressentir ça, c’est que ça devait être réel. D’un mouvement de l’œil, la fille d’Arès remarqua qu’Eden venait de se saisir d’un objet qu’il garda au creux de ses mains. Une arme ? Bonne initiative. Alexis tourna ses bagues vers l’intérieur de ses mains afin de pouvoir en activer les lames si besoin.

    Après une quinzaine de minutes de marche – à croire que la peur faisait aller plus vite – les trois demi-dieux se retrouvèrent devant une échoppe. La boîte à musique. Alexis s’arrêta à une distance raisonnable et lança un regard aux garçons qui se tenaient derrière elle. Ils avaient définitivement besoin d’un plan.

    « Ok, ça pue le piège. Daniel, t’as l’air d’être le plus sympa de nous trois, alors fais un grand sourire et tu parles. Eden et moi on va rester en retrait pour couvrir tes arrières… On sort nos armes qu’en dernier recours et on se barre si y’a le moindre piège. Ok ? »

    Ce plan… était pourri. Mais c’était le seul qu’ils avaient. Tous les trois prirent une grande inspiration et s’approchèrent de la boutique. Daniel prit les devants et jeta un dernier regard derrière lui. Alexis leva les pouces en l’air en lui faisant un sourire d’encouragement. Puis, tous les trois entrèrent dans la boutique.


    [Quête] Guitare sèche n'est pas mouillée [pv. Alexis / Daniel] Qt48
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    ????

    Une femme plutôt banale, bien que très élégante.



    D'abord, elle se dit qu'ils étaient revenus bien rapidement. Est-ce qu'ils avaient finalement abandonné l'idée de lui rendre ce service, ou bien étaient-ils simplement très efficaces ? Finalement, ce ne fut ni l'un ni l'autre. Il s'agissait d'un nouveau groupe. Son regard s'éclaira en les voyant. Des jeunes gens ayant l'air tout à fait capables ! Oh, elle espérait qu'ils étaient là pour quelque chose d'important et de rare, de la main d'oeuvre comme celle-ci, ça ne courait pas les rues ! D'un pas léger, elle s'avança dans leur direction.

    "Bonjour, bienvenue à la Boîte à Musique ! Vous cherchez quelque chose en particulier ?"

    Elle n'avait même pas besoin d'entendre leur réponse. Leurs regards disaient déjà oui. Et ils étaient sur leurs gardes. Des sang-mêlé peut-être ? Peu d'adolescents normaux étaient aussi méfiants en entrant dans une simple boutique.

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