AccueilAccueil  
  • RechercherRechercher  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  
  • Votez pour Half god

    1 2 3Carte ColonieCarte Camp

    Irina Thornsfield
    Pensionnaire

    Irina Thornsfield

    En bref

    Présentation : here
    Journal intime : here
    Parent divin : Psyché, déesse de l'âme
    Points de puissance : 806
    Messages : 104

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: la gentillesse

    art is full of love║ maddox & irina Empty art is full of love║ maddox & irina

    le Sam 17 Aoû 2019 - 23:35

    La salle d'art. C'était le temple de la colonie, là où toutes les âmes qui n'arrivaient pas à s'exprimer avec leur voix s'exprimaient avec autre chose : de la peinture, des feutres, des crayons, des photos. Là où toutes les âmes enfermaient leurs sentiments déchirés par des souvenirs trop puissants pour être contenus dans leur esprit. Dans cette grande salle, ornée de toiles et de dessins accrochés au mur entre deux ou trois plans de bâtiments, il y avait tant de souffrance. Et de joie aussi. De colère, de tristesse. Chaque trait avait sa signification, chaque oeuvre avait son interprétation. Rien n'était laissé au hasard. Si certains dessins n'étaient que des dessins destinés à être beaux, d'autres étaient plus que ça. C'était sûrement pour cette raison qu'elle se trouvait là, plantée dans cette grande pièce, seule, à tout observer. La plupart des demi-dieux étaient en train de manger au réfectoire, car le soleil allait bientôt se coucher. Il ne restait que quelques enfants d'Apollon qui passaient de temps à autre déposer un nouveau chef d'oeuvre, ou récupérer du matériel.

    Elle avait tant de choses magnifiques à regarder et tout ça dans un silence reposant. Qu'est-ce qu'elle pouvait espérer de plus ? Elle s'avança pour observer une peinture éclatante de couleurs : c'était un ciel étoilé et lumineux. Mais pas un ciel bleu foncé ou noir, non, un ciel coloré : du rouge, du rose, du jaune, du orange... toutes ces belles teintes se mélangeaient et formaient une harmonie explosive et puissante. Et, tout en bas de la toile, on voyait une pelouse remplie de fleurs, avec deux silhouettes qui se tenaient par la main, en observant les étoiles. C'était si beau. Si romantique. Ou peut-être que ça ne l'était pas - peut-être que l'auteur de cette peinture ne voyait en cette oeuvre rien de romantique. Mais Irina, si. Parce que dans tout ce qu'elle voyait, elle décelait toujours ne serait-ce qu'un soupçon de romantisme. Elle avait hérité de sa mère cette vision de la vie qui rendait tout magnifique, qui apportait de l'amour à tous les décors possibles. C'était une belle qualité, sûrement, sauf qu'elle passait trop de temps à être distraite par tout ce qu'elle admirait. Elle se noyait dans ses propres rêveries, dans les histoires qu'elle imaginait, dans l'analyse de certaines choses. Et ça, c'était un défaut - en tout cas ça pouvait l'être pour certaines personnes.

    Elle partit regarder un autre tableau, qui lui peignait une vision de la vie bien plus morose que l'autre peinture. Les couleurs étaient ternes et hivernales. Il y avait un étang à l'eau d'un bleu peu attirant, infesté de nénuphars verdâtres. Et près de la rive, des tas de mauvaises herbes qui composaient la pelouse. Un peu plus loin, il y avait un arbre. Il était à l'agonie ; son tronc semblait être à deux doigts de s'effondrer et ses branches étaient totalement biscornues. Le peu de feuilles qui tenait sur ces dernières semblaient affreusement mortes. C'était triste à observer. Elle se demanda comment on pouvait peindre quelque chose d'aussi atroce. C'était beau, bien-sûr. C'était bien fait, bien dessiné, bien peint. Mais c'était si triste, c'était un décor sans vie, un décor qui ne lui inspirait rien que de la tristesse. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, elle eut beau réfléchir, réfléchir et encore réfléchir, elle ne trouva rien. Il n'y avait pas d'amour dans cette peinture.

    Elle fit volte-face et se mit à rechercher des dessins qu'elle pourrait apprécier regarder. Elle en remarqua quelques uns, très colorés, mais au final, elle revint sur le premier tableau qu'elle avait observé : celui avec le ciel rougeoyant et ces deux silhouettes qui se tenaient par la main. Et cette fois elle n'eut plus aucun doute : il y avait du romantisme dans cette oeuvre, parce qu'elle adorait la contempler.

    Maddox Brant
    Légionnaire de la 3e cohorte

    Maddox Brant

    En bref

    Présentation : www
    Journal intime : www
    Parent divin : Nox
    Points de puissance : 864
    Messages : 154

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: Narcissisme


    Art is Full of Love

    So Appreciate It

    Feat Irina


    Depuis que j’étais à la Colonie pour une sorte d’échange scolaire entre Grecques et Romains, c’était la toute première fois que je visitais la salle d’art. Certes c’était sur les fortes recommandations des Apollons, mais j’y étais tout de même de mon plein gré. Et j’avais bien fait de venir ! Il y avait tout type d’œuvres et de tous les styles. De la nature morte à la peinture dégoulinant de bonheur, n’importe qui pouvait trouver un style à son goût.

    Un des premiers tableaux sur lequel je m’attardai devait certainement être de l’art abstrait car je n’y comprenais rien. Au centre de la peinture, il y avait un poisson avec deux jambes, un peu comme une naïade mais dans l’autre sens, qui fumait un cigare. Et c’était un peu près tout ce que je comprenais car tout le reste du tableau était flou ou n’avait aucun sens. Je cru même repérer une abeille avec un scaphandre et une fourchette avec des yeux. Il y avait même une sorte d’ombre, pas bien définie, qui possédait deux yeux blancs au fond du tableau. Elle semblait fixer l’observateur peu importe son point de vue. Au final, je me sentais plus mal à l’aise qu’apaisé ou relaxé… Je préférai alors m’éloigner et regarder d’autres œuvres.

    Une en particulier attira mon attention. C’était un paysage nocturne très simple, mais magnifique. Les couleurs étaient assez ternes et tendaient toutes vers le gris, ce qui donnait une impression d’une vision nocturne, mais j’aimais ça. On y voyait plusieurs arbres dont les branchages couvraient complètement le ciel ce qui donnait l’impression que ce dernier était vert et duveteux. L’artiste avait même représenter divers branches et feuilles mortes sur le sol. Je repérai également une petite souris qui s’enfuit ainsi qu’un écureuil qui grimpait dans un arbre. En fait, il y avait tellement de détail sur cette peinture qu’il était presqu’impossible de tous les repérer ! Et c’était ce qui me plaisait le plus, je pense. Le travail minutieux et acharné de l’auteur. Je passai tout de même une bonne demi-heure à l’examiner pour essayer de repérer le moindre détail. C’était un peu comme jouer à « Où est Charlie ? » mais sans savoir ce qu’on chercher et en plus intéressant.

    Au bout d’un moment, je décidai tout de même de m’éloigner de la peinture pour regarder ce qu’il y avait d’autre. Je remarquai alors qu’il y avait une autre jeune fille qui observait aussi des tableaux dont un en particulier. C’était un champ de fleurs au ciel coloré et où on pouvait voir un couple se donnant la main. En soit, l’œuvre était plutôt jolie mais personnellement, je ne l’aimais pas plus que ça. C’était trop mièvre et fleur bleue pour moi.

    On dirait que Vénus et Cupidon ont vomi sur une toile... lâchai-je à voix haute sans m’en rendre compte.

    Irina Thornsfield
    Pensionnaire

    Irina Thornsfield

    En bref

    Présentation : here
    Journal intime : here
    Parent divin : Psyché, déesse de l'âme
    Points de puissance : 806
    Messages : 104

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: la gentillesse

    art is full of love║ maddox & irina Empty Re: art is full of love║ maddox & irina

    le Mer 28 Aoû 2019 - 15:25

    Irina continuait inlassablement d'observer son nouveau tableau préféré. Elle s'attelait maintenant à trouver l'auteur de ce chef-d'oeuvre, cherchant une maigre signature à un des coins de la peinture. Elle se devait de trouver le génie qui avait peint ce spectacle d'amour si beau, afin de, peut-être, le féliciter pour tant de talent. Le talent. C'était ça que les gens qui mettaient leurs créations ici possédaient. Tous sans exception possédaient des compétences hors-normes dans les domaines de l'art - écriture, poésie, dessin, peinture, photographie, etc. C'était ce qui était le plus fascinant dans cette pièce : tout le talent qui la composait.

    « On dirait que Vénus et Cupidon ont vomi sur une toile... ».

    La voix était sortie de nulle part. Elle n'avait pas entendu le moindre bruit derrière elle, ni le moindre pas. Elle avait été trop obnubilée par la peinture pour se rendre compte qu'elle n'était plus seule - heureusement, ses joues s'en étaient rendues compte et s'étaient empressées de dévoiler leur plus belle couleur rougeoyante. La blonde fit volte-face et découvrit un jeune homme aux cheveux châtain clair. Elle fut aussitôt frappée par la beauté de ses yeux : ils étaient d'un bleu époustouflant, celui de la nuit, la belle nuit étoilée qui recouvrait tout le monde d'un sentiment de paisibilité immuable. Absolument incroyable. Elle en venait même à se demander si c'était possible d'avoir de telles prunelles. Mais même si la fille de Psyché avait été quelque peu déconcertée par la beauté du demi-dieu qui se tenait devant elle, elle n'en avait pas oublié sa remarque plutôt désobligeante sur la peinture qu'elle dévorait des yeux. « Comment est-ce que tu peux penser ça ? », rétorqua-t-elle d'un ton qui, même s'il était timide, ne cachait pas son étonnement.

    Ce fut à ce moment qu'elle tilta sur un détail - n'avait-il pas dit Vénus et Cupidon, les noms romains d'Aphrodite et Eros ? Etait-il un romain ?! Elle ne se souvenait pas de l'avoir déjà croisé au camp auparavant et, soyons honnêtes, si ç'avait été le cas, elle s'en serait souvenue. Elle était du genre à tout épier et quand elle remarquait un détail en particulier, il ne quittait plus sa tête. Si elle avait déjà vu les yeux de ce garçon, elle s'en serait définitivement souvenue. Elle se surprit à l'analyser discrètement de bas en haut et en arriva à la conclusion qu'il n'avait rien d'anormal. Pour tout dire, il était même assez banal, avec sa chemise et son jean. Il n'avait pas cet air de romain gladiateur prêt à partir au combat.Peut-être devait-elle cesser d'imaginer les romains d'aujourd'hui comme ça, aussi... « Pardon mais... tu ne serais pas romain, par hasard ? », finit-elle par demander en arborant un air interrogateur.

    Maddox Brant
    Légionnaire de la 3e cohorte

    Maddox Brant

    En bref

    Présentation : www
    Journal intime : www
    Parent divin : Nox
    Points de puissance : 864
    Messages : 154

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: Narcissisme


    Art is Full of Love

    So Appreciate It

    Feat Irina


    En entendant ma réflexion, la jeune fille se tourna vers moi. Elle avait l’air plutôt indignée du commentaire que j’avais fait à propos du tableau qu’elle observait. Cependant, cette dernière ne fit que me fixer et m’observer pendant quelques instants et je décidai de faire pareil. Je n’allais pas me gêner pour le faire aussi. Et je dois bien avouer que j’avais bien fait ! La Demi-Déesse était l’une des plus belle que je n’avais jamais vue. Elle devait être la fille d’une divinité de la beauté ou de l’amour comme Vénus. La jeune fille avait des yeux bleus, comme les miens, sauf que les siens étaient beaucoup plus clairs. Ils avaient la couleur de l’océan et ils étaient si pures que j’aurais pus m’y noyer si je les fixais pendant trop longtemps. Même sans faire attention à ses deux pupilles, la jeune fille était magnifique. Elle avait les traits fins et harmonieux. Et même ses sourcils broussailleux ne faisaient que lui rajouter un charme sauvage qui la rendait magnifique. Je dû me concentrer pour ne pas bégayer.

    Regarde bien le tableau… Avec toutes ces couleurs et toutes ces fleurs… Ça fait tellement fleur bleue… Rien qu’à le regarder, j’ai une overdose d’amour !

    En y regardant de plus près, je trouvais le tableau toujours aussi écœurant. Il débordait beaucoup trop de sentiment et d’amour pour être réellement sincère. C’était vraiment trop pour moi, je n’aimais pas du tout le tableau. Au contraire, je ne pouvais pas quitter la jeune fille des yeux. Elle était superbe. D’une beauté sauvage qui la rendait unique. Je sentis alors mon cœur s’accélérer et je priai pour qu’elle ne l’entende pas.

    Bien sûr que je suis Romain ! Et soit dit en passant, je m’appelle Maddox.

    Tandis que je regardais la Demi-Déesse, je ne pus m’empêcher d’afficher un petit sourire béat que j’effaçai presqu’immédiatement. Il ne fallait qu’elle croit que j’étais fou d’elle surtout parce que ce n’était pas le cas et puis, je venais à peine de la rencontrer et elle m’aurait pris pour un fou. C’est comme dire à quelqu’un qu’on l’aime dès le premier soir, ça fait peur !

    Regarde, ce… tableau ! m’exclamai-je en cherchant le tableau nocturne, Il est beaucoup mieux que le tien… Il est plus réaliste et bien plus simple.
    Cela représente simplement la nature telle qu’elle est, sans artifice et pleine de détails. Je préfère cent fois celle-ci à ton champ de fleur arc-en-ciel.


    J’espérais que ma petite diversion n’était pas trop évidente surtout que si elle était une fille de Vénus, il ne lui faudrait pas longtemps pour démasquer mon petit crush. En même temps, quel homme pourrait lui résister ?


    art is full of love║ maddox & irina 1rk7
    1 - 2
    (un gigamerci à Alexis et à Margot !)

    Irina Thornsfield
    Pensionnaire

    Irina Thornsfield

    En bref

    Présentation : here
    Journal intime : here
    Parent divin : Psyché, déesse de l'âme
    Points de puissance : 806
    Messages : 104

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: la gentillesse

    Plus elle l'observait, plus sa beauté lui semblait évidente. Elle avait croisé un tas de gens qu'elle trouvait attirants, à la colonie comme ailleurs. Mais c'était différent cette fois. Elle ne savait pas pourquoi, mais c'était différent. Tellement différent qu'elle devait se faire violence pour ne pas laisser un sourire - dont elle n'arrivait pas à définir la raison - dominer ses traits. « Regarde bien le tableau… Avec toutes ces couleurs et toutes ces fleurs… Ça fait tellement fleur bleue… Rien qu’à le regarder, j’ai une overdose d’amour ! », se justifia-t-il. Ces paroles arrachèrent un petit rire à Irina qui, sans même y réfléchir, répondit : « Il n'y a jamais trop d'amour, selon moi ». Le probable Romain s'approcha davantage de la peinture mais, à en juger par son expression, cela ne changea en rien le médiocre avis qu'il portait sur cette oeuvre. Il avait même l'air de la trouver encore plus répugnante de plus près.

    « Bien sûr que je suis Romain ! Et soit dit en passant, je m’appelle Maddox ». Après ces quelques paroles, la blonde crut voir comme un espèce de sourire béat sur le visage du demi-dieu, tandis que ce dernier la regardait. Mais cela ne dura que quelques brèves secondes avant qu'il ne s'efface définitivement. Elle remit quelques mèches rebelles derrière ses oreilles en vitesse, un peu gênée, et lança d'une petite voix : « Je suis Irina ». Maddox partit en direction d'un autre tableau à toute vitesse, qui peignait un paysage dans la nuit. L'oeuvre en elle-même était naturellement charmante mais également dénuée, selon Irina, d'une magie nécessaire pour la faire rêver. C'était un paysage tellement banal qu'il ne lui faisait rien ressentir. Cela devait pourtant être tout le contraire pour son interlocuteur qui partit dans une tirade louant la simplicité de la peinture : « Regarde, ce… tableau ! Il est beaucoup mieux que le tien… Il est plus réaliste et bien plus simple. Cela représente simplement la nature telle qu’elle est, sans artifice et pleine de détails. Je préfère cent fois celle-ci à ton champ de fleurs arc-en-ciel ». Elle rit à nouveau et s'approcha pour mieux voir le paysage. Elle réalisa en voyant de plus près la toile, qu'elle était constituée de nombreux détails qui avaient échappé à sa vision. Les étoiles, qu'elle croyait être de gros points lumineux, se révélaient être un amas de petits traits minutieusement tracés pour donner un effet circulaire et puissant en lumière. Le ciel était presque impossible à voir à cause des nombreux branchages qui le couvraient, mais les étoiles, elles, malgré les feuilles des arbres, étaient parfaitement perceptibles.  

    Elle voulut presque lui accorder raison mais il lui suffit d'un coup d'oeil furtif à l'autre tableau pour changer d'avis. « C'est vrai qu'il est beau, mais je préfère quand même l'autre », avoua-t-elle d'un air amusé. La blonde se tourna vers le romain en croisant les bras, les yeux brillant de curiosité. Maintenant qu'il lui avait montré un tableau qu'il appréciait, elle avait envie d'en savoir plus sur lui. Découvrir pourquoi il préférait un ciel étoilé à un ciel plein de couleurs s'entremêlant amoureusement. Comprendre pourquoi il semblait trouver la réalité meilleure qu'une idylle rêvée dans tous les esprit.

    Il était encore un parfait inconnu pour elle il y avait quelques minutes. Mais entre temps, elle l'avait observé et avait observé ses goûts en matière de peinture. Elle n'était pas une pro en matière de tableaux mais elle pensait fermement que les goûts des gens dans ce domaine en disaient beaucoup plus qu'une discussion de plusieurs heures. Alors après avoir découvert le tableau que le romain défendait, elle dit : « Dis-moi, Maddox, je ne veux pas jouer sur les stéréotypes, mais de qui es-tu l'enfant pour ne pas aimer tout ce qui est de près ou de loin romantique ? ».

    Maddox Brant
    Légionnaire de la 3e cohorte

    Maddox Brant

    En bref

    Présentation : www
    Journal intime : www
    Parent divin : Nox
    Points de puissance : 864
    Messages : 154

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: Narcissisme


    Art is Full of Love

    So Appreciate It

    Feat Irina


    Tandis que je me dirigeais vers le tableau nocturne, elle déclara simplement s’appeler Irina. Sa phrase n’avait rien d’exceptionnel, son ton était totalement banal et son prénom, bien qu’original, n’avait rien de sensuel. Pourtant un frisson d’excitation parcouru mon corps entier quand elle prit la parole et ses quelques mots résonnèrent en moi pendant de longues secondes. Je ne savais pas comment réagir dans cette situation. J’avais déjà dragué des filles, mais d’habitude c’étaient elles qui étaient transies. Pas moi ! J’étais tout de même certains d’une chose, je devais rester calme. Si elle s’apercevait de quoique ce soit, elle allait soit me prendre pour pervers soit prendre l’ascendant sur moi. Et je détestais ça.

    Trop concentrer à me calmer, je n’entendis pas sa réponse mais je supposai que je ne l’avais pas convaincue et qu’elle préférait toujours le monde d’Alice au Pays des Merveilles. Chacun ses goûts comme on, et de tout façon je m’en foutais. Ce n’était même pas moi qui avais peint le paysage nocturne. J’entendis à peine sa question.

    J-Je ne sais pas si c’est un stéréotype, dis-je avant de me taire quelques instants pour ne pas begayer à nouveaux, mais je suis le fils de Nox, ou Nyx comme vous dîtes par ici, la Déesse de la Nuit. Et pour rester dans les « clichés », je suppose que tu es la fille de Vén… Aphrodite ou d’Éros ?

    Je voyais très mal la jeune fille être la fille de Vulcain ou de Arès car elle n’avait pas du tout le style de ses autres rejetons. Et je ne sais pas si c’est le fait de l’avoir imaginée en train de sa battre ou avec de l’huile de moteur sur le corps, mais je la trouvais encore plus sexy maintenant.

    Je vais te prouver tout de suite que la nature, sans artifice, est ce qu’il y a de plus beau. Et pas les paysage avec beaucoup de trop de rose et de je-ne-sais-pas-trop-quoi.

    Je pris alors la jeune fille par la main et l’attira en dehors de la salle d’art avant de me diriger vers l’arrière du bâtiment. Au moins la lumière venant de l’intérieur ne nous gênera pas. Toutefois, à peine avais-je touché sa peau délicate que j’eus l’impression de perdre tout mes moyens. Comment allais-je faire ? J’étais sûr que si j’ouvrais la bouche, j’allais sortir une connerie et je me ridiculiserais. Je n’avais pas besoin de ça ! Alors je décidai de simplement lui montrer le ciel du bout du doigt. On était plutôt loin de la civilisation à la Colonie ce qui faisait que l’on n’était pas gêné par la pollution et on pouvait bien observer le ciel. Ce dernier était recouvert de millier de petites taches blanches et luisantes. De temps en temps on pouvait voir une ombre passer, c’était généralement une chauve-souris mais il arrivait qu’on aperçoive un oiseau nocturne ou simplement un papillon de nuit qui volait bas. C’était magnifique et jamais je ne me lasserais de ce spectacle. Et étrangement, je me sentais apaisé, comme si le stress et l’excitation avait disparus ou avaient été mis de côté pour un moment.

    Alors, tu ne trouves pas ça beau ? demandai-je simplement.


    art is full of love║ maddox & irina 1rk7
    1 - 2
    (un gigamerci à Alexis et à Margot !)

    Irina Thornsfield
    Pensionnaire

    Irina Thornsfield

    En bref

    Présentation : here
    Journal intime : here
    Parent divin : Psyché, déesse de l'âme
    Points de puissance : 806
    Messages : 104

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: la gentillesse

    Il avait un peu l'air étrange. Comme s'il était là, à l'écouter, mais qu'il était ailleurs en même temps. Comme si son esprit ne savait pas sur quoi se focaliser, comme s'il cédait à une panique incomprise. C'était son cas à elle aussi. Rien n'expliquait pourquoi son coeur battait autant vite pendant qu'elle lui parlait. En général, elle était stressée, anxieuse à l'idée de parler avec des inconnus. Mais c'était si différent avec Maddox : elle était soucieuse par rapport à quelque chose d'autre. Comme une volonté, une envie de prouver quelque chose, mais elle ne savait pas quoi.

    « J-Je ne sais pas si c’est un stéréotype,  mais je suis le fils de Nox, ou Nyx comme vous dîtes par ici, la Déesse de la Nuit ». Elle haussa les sourcils. D'un côté, ça ne l'étonnait pas, vu le regard étoilé qu'il portait en ses prunelles. Mais d'un autre côté, elle s'était toujours imaginé les enfants de la Nuit comme des êtres solitaires, sombres, peut-être un soupçon gothiques. Excepté ses yeux sombres et noirs, tout lui paraîssait lumineux chez lui. Sa beauté rayonnait, comme une nitescence magnifique. « Et pour rester dans les « clichés », je suppose que tu es la fille de Vén… Aphrodite ou d’Éros ? ».

    Elle sentit ses joues la picoter davantage. Si sa belle couleur écarlate avait quitté ses joues auparavant, nul doute qu'elle était revenue. Aphrodite ou Eros ? Elle associa très rapidement ces propositions à la beauté dont héritaient les enfants de ces deux dieux et réalisa tout aussi rapidement qu'elle était flattée, d'une manière ou d'une autre. Elle lâcha un petit rire, un rire gêné, timide, mais tout de même amusé, puis répondit : « Je suis la fille de Psyché ». Sans rien ajouter d'autre, elle s'empressa de détourner le regard vers les toiles. Elle les fixa sans vraiment les regarder, trop occupée à se faire dévorer par des pensées et des questions insensées : pourquoi était-elle aussi stressée ? Pourquoi était-elle aussi sensible au charme de Maddox, subitement ?  

    « Je vais te prouver tout de suite que la nature, sans artifice, est ce qu’il y a de plus beau, déclara-t-il. Et pas les paysages avec beaucoup trop de rose et de je-ne-sais-pas-trop-quoi ». Il saisit ensuite la main d'Irina et l'entraîna hors de la salle d'art. Mais le simple fait qu'il ait pris sa main, ce simple contact, l'embrasa de l'intérieur. Son souffle se coupa instantanément et elle cessa de penser. Elle se consuma entièrement, sans aucune raison. Comme si Maddox était l'étincelle qui avait provoqué l'incendie. Elle se mit à trembler très légèrement, espérant que le romain ne le voie pas, tandis que celui-ci l'emmenait un peu plus loin de la salle d'art. Il faisait déjà nuit. Elle ne s'en était pas rendue compte, tant elle avait passé du temps à contempler les oeuvres, puis à parler avec Maddox. Ce dernier pointa du doigt le firmament, recouvert d'un voile sombre et ténébreux, lui-même constellé de belles étoiles lumineuses.

    Pas d'artifice. Pas de couleurs éclatantes. Pas de vie. Juste la nuit et ce qu'elle avait à offrir. Et il avait raison. Il avait terriblement raison, parce qu'en ce moment même, elle ne voyait pas ce qui pouvait être plus beau que la nuit. Parce qu'en ce moment, à côté de lui, elle ne s'était jamais sentie aussi apaisée et paniquée à la fois. Et pour la première fois, elle se demanda si ce n'était pas un sentiment romantique qui était en train de naître en elle. « C'est magnifique, souffla-t-elle d'une petite voix. C'est... bien plus beau que toutes ces oeuvres gardées dans la salle d'art de la colonie ». Elle tourna la tête vers Maddox, abandonnant son observation des étoiles. Elle arrivait à peine à le voir, tant il faisait sombre et lui non plus ne devait pas très bien la discerner. Alors elle profita de la nuit, qui formait comme un dôme autour d'elle et des autres gens, comme une carapace, pour esquisser un sourire. Un sourire qui signifiait tout, finalement. Son enchantement d'être là en ce moment, avec lui. Son angoisse, son excitation. Puis la blonde reposa son regard sur la nuit, sans que son sourire ne quitte ses lèvres.

    Maddox Brant
    Légionnaire de la 3e cohorte

    Maddox Brant

    En bref

    Présentation : www
    Journal intime : www
    Parent divin : Nox
    Points de puissance : 864
    Messages : 154

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: Narcissisme


    Art is Full of Love

    So Appreciate It

    Feat Irina


    Ainsi donc, elle était une fille de Psyché. Je n’avais jamais entendu parler de cette Déesse… Peut-être qu’elle n’avait aucun équivalent chez les Romains. C’était tout à fait possible et il y en avait plusieurs dans ce cas-là dont Janus qui était absent du panthéon Grec mais bien présent chez les Romains. De toute façon, cela ne changeait rien du tout. Elle était magnifique, peu importe ses origines. Toutefois, je dus détourner mon regard pour fixer le ciel étoilé afin de le montrer à la jeune fille. Ce spectacle-là aussi était magnifique, à un tel point que je n’arrivais plus à m’en défaire. On aurait que des milliers de petits êtres nous surveillaient et nous protégeaient depuis l’infini de la voie lactée. Rien qu’à cette pensée, je fus entièrement parcouru par un frisson.

    Tu vois, je te l’avais bien dit, répliquai-je.

    Je ne l’avais pas regardée pour lui répondre, mais j’avais tout de même senti quelque chose de particulier. J’avais l’impression que son regard s’était posé et qu’elle me fixait. Il me suffit simplement de tourner la tête pour confirmer ma sensation, elle me regardait. Cependant, cela n’avait rien de bizarre ou de malaisant, au contraire c’était même apaisant et chaleureux. Je me sentais bien. À ce moment-là, rien n’aurait pu me faire de mal. Puis, un sourire se dessina sur son visage. J’eus alors l’impression que tout disparaissait à l’exception de son visage. Plus rien d’autre n’existait pour moi à un tel point que j’avais même l’impression de flotter sur un petit nuage. Rien n'aurait pu me déranger, la foudre aurait pu s'abattre à côté de moi que je ne l'aurais pas entendue...

    Mes mains tremblaient légèrement et mon cœur battait la chamade, mais je fis de mieux pour ne montrer aucun de ces signes quand je posai mes mains sur les joues d’Irina et approchai mes lèvres des siennes pour y déposer un baiser. Elle avait la peau si douce. J’avais l’impression de toucher de la soie. J’avais maintenant les yeux fermés, mais j’étais sûr qu’aucune imperfection ne venait gâcher sa peau parfaite. Quelques secondes plus tard je m’écartai mes lèvres des siennes, même si cette séparation fut certainement la plus dure de ma vie.

    Tu sais, je peux voir dans le noir…

    Ma voix n’était pas plus qu’un murmure et pourtant, j’avais l’impression d’avoir crié. Je plongeai alors mon regard dans ces yeux tandis que mon cœur battait encore plus fort dans ma poitrine. J’avais maintenant peur de sa réaction. Est-ce que j’avais été trop rapide pour elle ?


    art is full of love║ maddox & irina 1rk7
    1 - 2
    (un gigamerci à Alexis et à Margot !)

    Irina Thornsfield
    Pensionnaire

    Irina Thornsfield

    En bref

    Présentation : here
    Journal intime : here
    Parent divin : Psyché, déesse de l'âme
    Points de puissance : 806
    Messages : 104

    En détails
    Pouvoirs:
    Inventaire:
    Défaut fatal: la gentillesse

    Il avait cette aura si étrange. Si attractive. Si fascinante. Elle ne s'était jamais sentie comme ça auparavant, non, absolument jamais. Elle n'avait jamais senti ces papillons dans son ventre, ni même son cœur battre aussi vite. Elle ne s'était jamais autant perdue dans ses pensées que maintenant et jamais elle n'avait ressenti autant d'excitation et de peur au même moment. Et plus ce qu'elle ressentait au fond de son cœur, plus le mot revenait dans son esprit, plus elle se demandait si c'était vraiment le mot qui définissait ce qu'elle sentait.

    De l'amour ?

    Le plus bizarre dans tout ça, c'était sûrement le fait qu'elle n'arrivait pas à le cerner. Elle avait beau essayé, son pouvoir d'empathie ne fonctionnait pas. Même en le voulant au plus profond de son cœur, elle n'arrivait pas à capter les émotions de Maddox. Il y avait aussi une autre théorie : celle qui disait qu'il ressentait exactement et précisément la même chose qu'elle, alors elle le ressentait plus fort et ne le dissociait pas de ses propres sentiments. Au fond, qu'est-ce que ça pouvait bien changer ?

    « Tu vois, je te l’avais bien dit » répliqua-t-il. Sa voix. Elle résonnait comme une mélodie parfaite. C'était incroyable. Elle ne comprenait rien, mais elle ne pouvait plus détacher ses yeux du visage du romain et, pire encore, son sourire était définitivement collé sur ses lèvres. Elle n'avait jamais été aussi heureuse que ce soit la nuit – pour rien au monde elle aurait cessé de profiter de cette vision. Il tourna la tête vers elle et, pendant une fraction de seconde, elle fut tentée de détourner le regard. Mais elle ne le fit pas. Les yeux de Maddox semblaient encore plus magnifiques dans la nuit, comme s'ils s'associaient au firmament sombre, comme s'ils n'étaient qu'un reflet de ce dernier.

    Tout doucement, il posa ses mains sur les joues d'Irina. Tout son corps entier se mit en alerte. A ce moment précis, elle savait ce qu'elle aurait dû faire. Elle aurait dû s'échapper. Le repousser et partir sans dire un mot. Ou peut-être lui dire stop. C'est ce qu'elle aurait fait avec n'importe qui d'autre, sans aucune exception. Mais elle ne fit rien. Elle ne dit rien. Puis il le fit. Il s'approcha un peu plus d'elle, sans aller trop vite ni trop lentement, et colla ses lèvres sur les siennes. Tout ça ne dura que quelques secondes maximum. Mais à l'instant précis où ils s'embrassèrent, le temps se rallongea. Il lui parut presque une éternité, mais une éternité savoureuse, une éternité dont on ne saurait jamais se lasser, parce qu'elle était merveilleuse, cette éternité. Elle était idyllique, elle était romantique, elle était belle. Elle était parfaite. Elle aurait bien voulu que ce soit une éternité, la fille de Psyché. Mais il y eut une fin à ce baiser ; il s'écarta et cela lui sembla être la déhiscence la plus déchirante de sa vie.  

    « Tu sais, je peux voir dans le noir… », souffla-t-il peu après. « Oh non » fut ce qui lui vint aussitôt à l'esprit. Elle avait gaffé. Encore une fois. Elle resta plantée devant lui, troublée face à ces quelques mots. Qu'est-ce qu'elle devait dire, maintenant ? Qu'est-ce qu'elle devait faire ? Il avait vu qu'elle l'avait dévoré des yeux. Ce qu'elle pouvait être stupide. Elle se mit à jouer avec ses doigts, nerveusement, continuant de le fixer, sans rien dire, détournant par moment le regard à droite, à gauche, puis se replongeant dans ses prunelles. Elle se détestait de complètement céder à la panique.  Elle avait envie de lui dire quelque chose. N'importe quoi. Mais elle n'y arrivait pas. Elle ne trouvait pas les mots. Elle avait peur de dire quelque chose d'idiot. Elle avait peur de gaffer encore plus. Elle prit une brève inspiration, cessa de jouer avec ses doigts et, enfin, se décida à parler.

    Elle aurait pu dire n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. Elle aurait pu lui expliquer à quel point elle était heureuse en ce moment, à quel point leur baiser l'avait enchantée. A quel point elle le trouvait fascinant, à quel point il l'attirait sans même qu'elle ne puisse l'expliquer. Mais non. Tout ce qui sortit de sa bouche fut ces trois mots maudits : « Je suis désolée ». Elle riva son regard vers le sol, remettant ses mèches blondes qui s'étaient rabattues sur ses joues derrière ses oreilles. Elle sentait ses joues s'embraser – aucun doute qu'à nouveau, elle rougissait. Il devait sûrement se demander pourquoi diable elle s'excusait. La vérité c'était qu'elle-même n'en avait aucune idée. Elle s'excusait presque par habitude, parce que c'était l'expression qu'elle disait le plus. Elle était tout le temps désolée. Pour tout. Que ce soit de sa faute ou non, elle était désolée. Et là encore, elle était désolée. Il n'y avait pourtant rien dont elle avait besoin d'être désolée, au contraire !

    « Je veux dire... » continua-t-elle, relevant la tête vers lui, cherchant ses fichus mots. « C'est la première fois que je me sens comme ça ». Elle n'arrivait pas à en dire plus. Les mots étaient bloqués dans sa gorge. Elle espérait simplement qu'il comprendrait ce qu'elle essayait désespérément de lui dire. Que ce qui venait de se passer, ce baiser, c'était la chose la plus belle et la plus incroyable qui lui était arrivée.

    Contenu sponsorisé

    En bref


    Permission de ce forum:

    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum