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    Irina Thornsfield
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    Irina Thornsfield

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    Défaut fatal: la gentillesse

    Le mur d'Escalade accueillait les demi-dieux les plus téméraires et les plus agiles. On y retrouvait surtout les enfants d'Arès, dieu de la guerre, qui voyaient dans cette installation la possibilité de prouver leur force. Bien-sûr, un tas d'autres sang-mêlés s'y frottaient, mais la plupart repartaient très vite après avoir senti la douleur de se faire toucher par ne serait-ce qu'un tout petit peu de la lave sanguinolente qui y coulait.

    Comme si ça ne suffisait pas, le mur d'Escalade offrait également quelques rochers qui tombaient hasardeusement sur les héros. Pour Irina, cela ressemblait davantage à un suicide qu'à une activité d'escalade. C'était la raison pour laquelle elle ne comptait pas l'essayer. Jamais de la vie, même. Elle n'était ni agile, ni rapide, ni forte d'une quelconque façon. Ce n'était définitivement pas fait pour elle.

    Mais observer les autres tenter, ça, elle appréciait.

    Elle s'en voulait à moitié de penser ça, mais regarder les demi-dieux s'époumoner de rage après des mauvais paris, ou tomber ridiculement du mur, ç'avait quelque chose de comique. C'était très drôle, même. Bien-sûr, elle n'osait jamais rire. Elle restait adossée à un arbre à les mater, parfois avec un petit sourire qui trahissait son envie de s'esclaffer, parfois avec une expression effrayée quand une blessure grave s'annonçait.

    Le plus intéressant dans tout ça, c'était de savoir ce qu'ils ressentaient. Elle faisait bien-sûr de son mieux pour ne pas exploiter son pouvoir, mais elle ne le contrôlait pas au point de pouvoir décider, d'autant plus que le mur d'Escalade était toujours effeverscent de monde. De toute façon, la plupart des émotions qui grimpaient subitement dans sa poitrine étaient de la colère ou de la déception. Ce n'était jamais agréable à vivre, autant pour elle que pour les personnes concernées, mais ce n'était pas difficile à supporter non plus.

    Quand il y avait trop de monde au mur, il lui arrivait aussi de s'en aller. Parce que son coeur ne tenait plus, assailli de sentiments qui n'étaient pas les siens, ou bien parce que les blessures commençaient à être trop inquiétantes pour qu'elle s'octroie le droit de regarder.

    Elle avait un peu honte de faire ça, par moment. Après tout, ce n'était pas très gentil ni honnête envers tous ces demi-dieux, mais, tant qu'elle ne s'autorisait pas à se moquer, ou à porter un jugement, ce n'était pas si noir d'intentions. Elle l'espérait, en tout cas.

    D.-M. Eleonora Cunningham
    Légionnaire de la 5e cohorte

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    Défaut fatal: son inconséquence

    Le regard perdu, Léo ne comprenait pas la colère de ses interlocuteurs. Tandis que certains semblaient aussi près à exploser qu’un volcan, d’autres restaient aussi froide que la glace. Mais tous la regardaient avec un air plus ou moins exaspéré. Parce qu’elle s’était perdue. Encore une fois. Parce qu’elle était en retard. Encore une fois. Parce qu’elle ne servait à rien. Encore une fois. Ou était donc le problème ? Comme ils semblaient l’indiquer dans leurs sous-entendus, il n’y avait rien d’étonnant là-dedans. Alors pourquoi lui en vouloir ? La réponse fusa, impitoyable : parce qu’elle ne faisait aucun effort et semblait se complaire dans son incompétence. Des mots durs qui la ramenèrent des années en arrière. D’un coup, elle était à nouveau une petite fille de sept ans devant son oncle bien trop sévère. À nouveau, elle se retrouvait à culpabiliser de ne pas être « normale », de ne pas réussir à répondre aux attentes des autres. Ne faisait-elle aucun effort ? Il y avait peut-être un peu de vrai là-dedans. Elle en avait fait… Pendant très longtemps, elle avait vraiment essayé de se raccrocher à la réalité. Mais qu’est-ce que cela lui avait rapporté ? Rien. À chaque fois qu’elle se trouvait enfin en phase avec le monde réel, elle était affreusement déçue par ce qu’elle voyait. Alors oui, à quoi bon faire tant d’effort ? Pourtant, elle ne dit rien Léo. Non, comme d’habitude, elle se contenta de sourire bêtement, les yeux ailleurs. De toute façon, c’était comme avec son oncle : les gens s’étaient déjà fait leur opinion et quoiqu’elle fasse, ils ne changeraient pas d’idée à son sujet. Alors elle laissait son esprit vagabonder au-dessus de la tempête, cherchant à esquiver sa violence. Ils finiraient bien par se lasser et la laisser tranquille. Ils finissaient toujours par se lasser. Et en effet, après quelques minutes, comprenant qu’ils ne pourraient rien tirer d’autres de Léo, levant les yeux au ciel et soupirant sans cesse, il fut décidé de lui confier le soin de réapprovisionner l’infirmerie en plantes médicinales. Une tâche importante mais pas urgente. Une tâche pour Léo, qui pourrait vagabonder jusqu’à trouver son but. Elle devait simplement trouver un des jardiniers et lui donner la liste avant de revenir avec les plantes. Si elle prenait la journée pour ça… eh bien soit.

    Voilà comment elle se retrouva à nouveau à vagabonder, un bout de papier dans la main, des fragments d’indications qu’elle n’avait pas vraiment écouté en tête. Toujours la tête en l’air, toujours les yeux perdus dans le vague, elle semblait agir comme d’habitude. Pourtant, les paroles l’avaient touchée plus qu’elle ne voudrait le reconnaître. D’habitude, les remontrances ne lui faisaient pas grand-chose. Mais peut-être était-ce le manque de sommeil ou bien était-ce dû au fait qu’elle n’était pas encore tout à fait remise de ces trois mois de malheur… Elle n’arrivait pas à oublier le visage chargé de reproche de son oncle. Elle avait beau s’imaginer entourée de minuscules fées au rythme d’une musique qui n’existait, elle avait beau essayer de remplir le morne monde de silhouettes de danseurs et de musiciens, rien n’y faisait. Elle redevenait toujours cette petite fille déçue de ne pouvoir répondre aux exigences de son oncle. Depuis qu’elle était toute petite, ce dernier n’arrêtait pas de se plaindre qu’elle devenait aussi folle que sa mère, qu’elle n’était finalement qu’un boulet accroché à sa cheville… Pleurer ne servait alors à rien. Cela ne le faisait que gronder un peu plus son mécontentement. Alors rapidement, elle s’était amusée à toucher les objets qui l’entourait pour quitter ce monde et s’échapper dans le passé. Rapidement, elle avait appris à ne plus prêter l’oreille à ces remontrances. Et petit à petit, elle avait agi ainsi avec tout ce qui lui déplaisait. Alors peut-être que ses camarades de l’infirmeries avaient raison… Peut-être que Léo ne voulait pas faire d’effort. C’était même sûrement le cas. Elle savait qu’elle pouvait trouver des biais et des systèmes qui lui permettraient de rester en contact avec la réalité et d’être autonome. Elle y était parvenue juste avant de quitter le camp. Mais qu’est-ce que cela lui avait apporté ? De la fatigue pour un monde bien plus triste. Alors, elle détournait le regard Léo. La drogue qu’on lui avait donnée avait achevé de la rendre complètement instable, incapable de se concentrer, incapable de se souvenir. Elle devait tout recommencer à zéro. Seulement, maintenant qu’elle savait le monde auquel elle allait accéder au prix de tous ces efforts, elle ne voyait plus l’intérêt d’en faire.

    Encore plus perturbée que d’habitude, Léo avait marché sans se rendre compte de ce qu’il y avait devant elle. Pour une fois, elle ne s’était pas réfugiée dans un monde onirique, elle s’était simplement perdue dans ses pensées. Il était rare qu’elle réfléchisse à ses actions, aux conséquences de ses actes ou de ceux des autres. Elle trouvait ça fatiguant et inutile. La preuve, elle n’avait abouti à rien… Il était bien plus intéressant d’imaginer tout un monde de rêve autour d’el… PAF ! La voilà par terre alors qu’elle venait de s’entraver dans quelqu’un. Comment avait-elle pu ne pas se casser quelque chose à force de tomber sans arrêt ? Levant la tête, elle croisa avec surprise le regard de la jolie blonde sur laquelle elle avait trébuché. « Salut ! » Un sourire sur ses lèvres, elle ne semblait pas le moins du monde perturbée par cette rencontre. Comme si c’était normal…. Il fallait bien dire que pour elle, il y avait un peu de normalité dans tout ça. Puis, balayant le coin du regard, elle sembla enfin remarquer le mur d’escalade et les demi-dieux qui s’évertuaient à essayer de le franchir. Un peu perplexe, elle se demanda ce qui pouvait bien passer dans la tête des gens pour risquer sa vie juste pour… elle ne savait même pas trop pour quoi…


    Irina Thornsfield
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    Défaut fatal: la gentillesse

    Elle s'était perdue dans l'observation des valeureux héros qui s'attelaient à l'horrible tâche que lui paraîssait être le Mur d'Escalade. A tel point que, lorsqu'elle se fit heurter par une fille, elle manqua de perdre l'équilibre et ne réussit à se rattraper qu'en s'accrochant avec toute sa force - donc trois fois rien - à l'arbre contre lequel elle s'était installée. Un petit grognement s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle se tourna vers la concernée.

    Ses joues s'empourprèrent alors que la fille dont la chevelure paraissait quasi-argentée lui dit : « Salut ! ». Armée d'un grand sourire, elle ne semblait nullement gênée par cette rencontre on ne peut plus maladroite, d'autant plus qu'elle était celle qui était tombée par terre. Pourquoi c'était Irina qui rougissait, alors ? Encore une question à laquelle elle ne pouvait répondre - en fait, si, elle le pouvait. Elle rougissait parce que... parce qu'elle était Irina, tout simplement.

    « Salut... », répondit-elle en retour, mais déjà l'attention de la fille était sapée par le mur d'Escalade. Ce n'était pas surprenant. Elle profita de ce temps de répit pour épier discrètement la jeune fille, qu'elle n'avait jamais croisée auparavant. S'agissait-il d'une romaine ? Elle avait avec elle un bout de papier sur lequel Irina crut remarquer des indications. Oui, elle avait tout l'air d'une romaine, excepté cette maladresse qui, selon la fille de Psyché, ne devait pas être appréciée par ses compagnons de cohorte. Chez les grecs, ça aurait peut-être pu passer, mais elle devait sûrement beaucoup se faire sanctionner au camp Jupiter - Irina était bien heureuse de ne pas en faire partie.

    La probable romaine continuait de regarder les fous furieux qui grimpaient sous la lave et les rochers. C'était un peu étrange... elle était là, par terre, avec son air perplexe. Peut-être qu'Irina devait faire quelque chose comme... eh bien, l'aider, lui tendre la main. Au risque d'essuyer un refus, ou bien d'être totalement ignorée.. Qu'importe - la politesse avant tout, non ?

    « Tu vas bien ? »
    questionna l'enfant de la déesse de l'âme. Elle accompagna ses paroles de sa main droite qu'elle tendit vers la demi-déesse au sol, en espérant également que ses joues avaient repris leur couleur originelle entre temps. Elle afficha un bref sourire compatissant, puis elle reporta son regard sur le mur d'escalade et commenta : « La folie pousse vraiment à faire des choses... eh bien... (elle se gratta la tête en riant nerveusement) complètement stupides ».

    Elle le pensait à cent pourcent. Rien que de s'imaginer tenter le mur, elle eut envie de rire. Avec son petit plastron en cuir, elle aurait couru vers la grande façade de lave et aurait tenté de saisir les prises pour monter. Pendant une petite minute, tout se serait passé à merveille ; puis elle aurait levé la tête vers le ciel et aurait vu un gros morceau de pierre dégringoler vers elle et, encore derrière ce caillou, des éclaboussures orangées. Elle aurait sûrement crié, puis elle aurait tenté de redescendre pour courir plus loin. Elle n'aurait évidemment pas réussi et aurait terminé sa journée à l'infirmerie. Voilà ce qui se serait très précisément passé. Elle se fit la promesse de ne jamais ne serait-ce qu'envisager la possibilité de s'y mettre. Pour sa santé et pour le bien de sa dignité. Il valait mieux être invisible qu'être connue comme Miss Dégringolade.

    D.-M. Eleonora Cunningham
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    Les joues de son interlocutrice avaient pris une jolie couleur rosée que Leo ne releva pas. Tout comme elle n’avait pas entendu le petit grognement qu’avait laissé échapper la jolie blonde au moment où Leo s’était écrasée sur elle. Inattentive, encore et toujours. Pourtant, elle entendit le salut que lui adressa la blonde en réponse à la première réaction de Léo. Cela ne la poussa cependant pas à tourner à nouveau son regard vers l’inconnue. C’est qu’elle était beaucoup trop obnubilée par le mur d’escalade pour cela. Il faisait des choses extraordinaires ce mur. En le regardant, elle avait l’impression de voir un volcan en action. La lave rouge fumant entre les deux murs, les rochers pleuvant de temps en temps. Elle était intriguée Leo… Quel déploiement de technicité et d’inventivité pour faire souffrir les demi-dieux ! Ou peut-être fallait-il changer son regard. Ce mur était peut-être destiné à fournir un magnifique spectacle dont les demi-dieux étaient les acteurs. Avec un peu de musique et de belles chorégraphies, il était possible de faire quelque chose de vraiment bien. Quelque chose de spectaculaire. Elle était sur le point de repartir dans une énième rêverie Leo quand la douce voix la retint sur terre quelques minutes encore. Est-ce qu’elle allait bien ? Leo lança un regard teinté d’incompréhension à la fille qui se tenait à ses côtés. Bien sûr qu’elle allait bien, pourquoi n’irait-elle pas bien ? C’était à croire qu’elle avait totalement oublié sa chute. En fait, c’était le cas. Mais cela n’empêchait pas Leo de trouver la blonde très gentille de s’enquérir comme cela de son état. « Très bien oui. C’est vraiment gentil de demander. » Parce que ce n’était pas tout le monde qui s’enquérait de son état. Peut-être parce que les gens avaient tendance à s’arrêter au sourire un peu niais que Leo affichait en permanence. Sûrement aussi parce que les romains qu’elle côtoyait tous les jours avaient l’habitude de savoir que rien ne semblait affecter la fille de Somnia.

    Leurs regards se tournèrent à nouveau sur le mur d’escalade. La réflexion de l’inconnue fit doucement rire Leo. La folie. C’était tout à fait cela. « Et le pire, c’est que ce sont ceux qui risquent leur santé sur ce parcours qui se jugent les plus sains d’esprit. » C’était ces demi-dieux qui s’entraînaient sans arrêt, se croyant sages et sains d’esprit qui étaient les plus fous. Ils passaient leur vie à s’entraîner pour une lutte perdue d’avance. Elle était peut-être idiote Leo, mais elle savait que c’était folie de dompter le Destin. Les Moires couperait le fil de leur vie au moment où elles avaient décidé qu’il était temps pour eux de rejoindre le royaume d’Hadès. Nul ne pourrait rien y faire. Jupiter lui même n’avait pu dompter le destin. Alors comment des êtres aussi insignifiants que des demi-dieux pouvaient penser que leurs actes avaient une quelconque importance. Mais peut-être que c’était de faire semblant qui leur permettait de se lever chaque matin et de ne pas rester paralysés face à cette cruelle vérité : ils n’avaient aucun contrôle sur leur vie. Haussement d’épaule. Qui était-elle pour juger Leo ? Elle, elle se contentait bien de détourner le regard de cette affreuse vérité et d’attendre que le temps passe en en profitant le plus possible. Mais profitait-elle vraiment de la vie ? Si elle ne se posait jamais cette question, il était néanmoins possible d’en douter : elle se contentait de rêver et de fuir la vie qui lui était imposée. Ces réflexions étaient bien trop profondes pour intéresser la fille de Somnia qui se contenta de soupirer doucement, comme pour expulser de son esprit toutes ces interrogations qui ne mèneraient à rien – à part peut-être à une migraine.

    Un sourire plus joyeux, oubliant cette réflexion qui à ses yeux n’avait aucune importance, Leo se tourna à nouveau vers Irina. « Je préfère largement imaginer le spectacle grandiose qui pourrait être élaborer à partir d’un tel décor ! Imagine si à la place des demi-dieux chutant sans arrêt, on avait de véritables acrobates qui virevolteraient de prises en prises, défiant les lois de la gravité. Au son d’une musique médiévale, des étincelles et des flammes colorées pourraient s’échapper de la lave formant des fleurs, des étoiles et des serpentins multicolores. On pourrait même imaginer voir des dragons ou des phénix de feu qui viendraient se joindre à la danse… » Le regard à nouveau perdu, Leo était happée par cette image. Ce serait tellement beau. Tellement plus intéressant qu’un simple parcours d’escalade. Si seulement tout le monde pouvait continuer à voir la vie avec ce regard ! Ce serait tellement magnifique.



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    Irina Thornsfield
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    « Très bien oui. C’est vraiment gentil de demander. »

    Gentil de demander ? Elle avait presque envie de lui hurler dessus que c'était la moindre des choses et dut se faire violence pour ne pas paraître étonnée de cette réponse. Mais c'était vrai que dit comme ça, vraiment gentil de demander, ça sous-entendait quelque chose. Au camp Jupiter, ils n'apprenaient pas la politesse ? Ils ne faisaient pas attention aux autres et ne s'assuraient pas de leur santé, peut-être ? Les romains étaient définitivement très étranges. Il fallait tout de même avouer que cette fille semblait assez tête en l'air et pleine de désinvolture - peut-être était-ce la raison pour laquelle elle semblait si touchée de l'attention qu'Irina lui avait portée.

    La romaine rit doucement à sa remarque, avant d'ajouter : « Et le pire, c’est que ce sont ceux qui risquent leur santé sur ce parcours qui se jugent les plus sains d’esprit ». C'était incroyablement vrai. Tellement vrai qu'elle s'entêta à y réfléchir un peu. Les demi-dieux se mettaient tous dans la tête qu'ils devaient devenir des héros courageux, que personne ne pouvait les stopper, que c'était ce qui leur était destiné en raison de leur parent divin. Mais c'était faux. Rien ne leur était destiné, si ce n'était une mort sordide et douloureuse. Voilà ce que les Moires concoctaient depuis toujours pour les enfants des dieux ; un beau cocktail de douleur et de mort, parfois un sirop de sacrifice et, très rarement, le nectar de la vie. Parce que peu survivaient jusqu'à atteindre l'âge adulte. En quête, à cause d'un monstre, ou même ici, à la colonie, ils finissaient par périr. Et non, ce n'était pas ce Mur d'Escalade qui allait les former à la survie. En aucun cas. Ils continuaient pourtant à croire que c'était la chose à faire. Foncer sur la lave, foncer sur un monstre, foncer s'entraîner, foncer dans le danger. En fait, même ceux qui ne démontraient pas une telle stupidité finissaient aussi comme les autres. Irina, évidemment, faisait partie de ce lot-là. Le lot qui finirait par crever, d'une manière ou d'une autre. Parce que s'il y avait quelqu'un qui n'avait aucune chance de survivre à un petit coup d'épée, c'était bien elle. Elle fronça les sourcils, continuant de se torturer l'esprit avec des réflexions mortifiantes.

    La fille à la chevelure d'argent se tourna vers la fille de Psyché, un sourire joyeux sur le visage. Dans ses yeux, il y avait cette étincelle rêveuse, qui explosa en une flopée de paroles chimériques : des acrobates, des dragons, de la musique médiévale, des flammes... Elle regorgeait d'imagination et, plus elle parlait, plus Irina pouvait voir à quel point la passion des rêveries l'habitait. Elle vivait des rêves. Littéralement. Et cela expliquait définitivement leur rencontre maladroite.

    Elle éclata d'un rire franc et amusé et à son tour, elle se prêta au jeu de l'imagination. « Et ensuite, les acrobates grimperaient tout en haut du mur et monteraient sur les dragons, le temps de bondir et de se laisser dégringoler dans le ciel en quelques pirouettes. Ils retomberaient parfaitement sur leurs pieds et recommenceraient le spectacle jusqu'à ne plus avoir la moindre once d'énergie dans leur corps... ce serait tellement mieux que ce spectacle de sang et d'horreur ! ». Elle rit à nouveau et son ancien sourire compatissant se transforma en sourire complice. Elle imaginait maintenant dans sa tête tous ces acrobates sauter de prise en prise, et présenter une prestation magnifique, dans une déflagration de couleurs. Enfin, elle ajouta d'une voix qui montrait qu'elle était de retour sur Terre : « Mais pour être honnête, je ne peux m'empêcher d'être angoissée... je veux dire, à propos des acrobates. Quand j'étais petite et que mon père m'emmenait au cirque, et que ces gens sautaient de tout en haut de leurs appuis, j'avais trop peur qu'ils se blessent, qu'ils tombent ou même qu'ils meurent. C'est ridicule, hein ? Sauf qu'au final, quand ils réussissaient leur acrobatie, j'étais tellement ébahie que j'applaudissais à m'en briser les mains. »

    Irina poussa un long soupir et reporta son attention sur le Mur d'Escalade. Une brève seconde, elle put à nouveau voir le fruit de l'imagination de cette fille. Une brève seconde, des dragons et des phénix tournèrent autour d'un Mur d'Escalade explosif d'étoiles et de serpentins. Puis le cri strident d'une fille d'Arès qui venait de chuter la ramena définitivement dans la réalité et elle réalisa à quel point cette dernière était triste et fade.

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    Elle était agréablement surprise Léo. Son interlocutrice ne semblait pas se moquer de ses rêves. Elle ne semblait pas trouver cela idiot. Non, elle avait renchéri. Des paroles pleines de bon sens aux yeux de la fille de Somnia. Elle pouvait les voir Léo. Et franchement, quel meilleur entraînement pour survivre que de devoir endurer cet exercice, encore et encore. Pourtant, les acrobates le feraient avec joie, sachant qu’en même temps, ils apporteraient quelques instants de bonheur à leur spectateur. Cela pourrait même être vu comme un rite d’initiation, une preuve de bravoure. Ce serait tellement mieux que de se contenter de se pendre bêtement aux prises du mur d’escalade. Si seulement Léo avait le pouvoir de rendre ses illusions tangibles. Si seulement elle pouvait voler sur le dos des dragons. Si c’était pour donner ce spectacle, elle serait peut-être prête à s’entraîner suffisamment dur pour réussir cette épreuve. « Ce serait magnifique, n’est-ce pas ? » Ses yeux étaient ailleurs. Si elle avait encore le contrôle sur son pouvoir, jamais elle n’aurait imposé son pouvoir d’illusion sur Irina. Parce que si elle était inattentive et parfois un peu trop égocentriste, elle souffrait assez de la réalité pour ne pas imposer aux gens des visions qu’ils ne voulaient pas voir. Mais elle ne se contrôlait plus Léo. Était-ce un effet persistant de la drogue qu’on lui avait injecté ou un besoin psychologique de se jeter à corps perdu dans ses rêves, les projetant avec tellement de force qu’elle les faisait vivre à ses voisins ? Sûrement un peu des deux. D’un coup, Irina pouvait voir une autre réalité. Un monde où de tels spectacles étaient possible. Elle entendit à peine ses réflexions sur la santé des acrobates. Un petit rire s’échappa cependant de ses lèvres. Pas de moquerie chez Léo mais seulement de la joie. De la joie de voir que dans ce monde grisâtre il y avait encore des personnes innocente qui ne pensaient qu’au bien des autres. Des personnes qui pouvaient se réjouir de la vie qui les entourait, même celle d’inconnus. Elle semblait bien idiote, la fille de Somnia à ne regarder qu’en l’air, refusant de prendre en compte la réalité. C’était peut-être qu’elle en avait vu suffisamment pour savoir que ça ne lui plaisait pas. Son pouvoir de clairsentence lui avait certes montré des horreur qu’une enfant de son âge n’aurait pas dû voir. Mais même sans ce dernier, son oncle était un parfait exemple de la nature humaine qu’elle répugnait. Alors, pour ne voir que le meilleur chez ceux qui l’entourait, elle fermait les yeux sur leurs pires côtés. Pour survivre dans ce monde, elle oubliait ses ténèbres et rajoutait autant de lumière qu’elle le pouvait. Elle ne voulait pas quitter ce monde onirique. Elle ne voulait absolument pas que l’illusion s’arrête. Elle ne pouvait cependant pas la maintenir éternellement. Et peu à peu, comme un mirage, le rêve disparut pour laisser place à la réalité.

    Avec un soupir désolé, Léo croisa les bras sur ses genoux pliés. Ce n’était pas drôle de ne pas pouvoir les maintenir plus longtemps. Surprise, elle observa l’agitation en bas de la tour. Apparemment, une fille venait de tomber. C’était bien ce que pensait Léo. La réalité était nulle. Tellement décevante. Les spectacles devant lesquels Irina applaudissait étaient justement là pour tromper cette réalité. Mais en situation réelle, le dénouement était rarement aussi heureux. C’est que ces temps-ci, elle n’avait que de tristes pensées Léo. Ces humains l’avaient contaminée, elle n’arrivait plus à tenir les noirceurs éloignées. Car avant, elle ne se serait même pas posé toutes ces questions, elle les auraient enfouie au plus profond de son esprit. « Applaudis-tu de la même façon lorsque quelqu’un parvient à vaincre le mur d’escalade ? » Elle avait posé la question, mais à quoi ça l’avancerait de savoir ? En fait, peu lui importait la réponse. Dans les deux cas, elle ne lui apporterait que de la mélancolie… ou elle la forcerait à réfléchir à toutes ces questions. Ça lui avait demandé tellement d’effort. Un objet brilla devant ses yeux. Fragment métallique poli par les âges. Machinalement, presque par réflexe, elle l’effleura. Parce qu’elle était trop curieuse Léo. Elle voulait voir. Et si ça ne lui plaisait pas, elle oublierait. Combien de temps pourrait-elle encore fermer les yeux ? Même les enfants abandonnés finissaient par pleurer leurs parents qu’ils avaient pourtant essayé de fuir de leurs mieux. Pourtant, elle avait bien fait de le toucher. Car ce n’était pas l’éclat d’une arme, comme elle l’avait cru. Non, c’était un fragment d’une médaille d’un autre âge. Elle appartenait à un saltimbanque et Leo s’était retrouvée transportée à une fête médiévale. D’un coup, son visage se détendit. Elle n’essayait plus de sourire pour rassurer les autres, elle ne prêtait aucune attention à ce qui l’entourait. Non, elle profitait du spectacle. D’un coup, ces mains se mirent à frapper en rythme tandis qu’elle répétait la mélodie entonnée par le saltimbanque. Bientôt, l’ensemble de personnes l’entourant ne pouvaient ignorer ses chants. Il en fallait cependant plus pour que Leo sorte de cette image du passé. Beaucoup plus. Au contraire, elle était complétement happée par cet autre monde. Elle se leva et se mit à danser avec des personnes qu’elle seule voyait. Tournoyant, applaudissant, elle ne pouvait sembler plus folle qu’en cet instant. « Allez, bois tout Jean ! Cul sec ! » Et elle se mit à taper dans ses mains au rythme d’une chanson à boire, encourageant un souvenir que nul ne pouvait voir… "Qui veut chasser une migraine n'a qu'a boire toujours du bon et maintenir la table pleine de cervelade et de jamboooooo !" À moins que… À moins que son pouvoir d’illusion ait refait des siennes et que certains l’entourant puissent percevoir ce qu’elle voyait… Rien n’était moins sûr, Leo ne contrôlant plus rien…




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    Défaut fatal: la gentillesse

    « Applaudis-tu de la même façon lorsque quelqu’un parvient à vaincre le mur d’escalade ? » demanda la demi-déesse. Irina fronça les sourcils : c'était une bonne question. Avait-elle déjà applaudi une seule fois le moindre fou qui avait vaincu le mur d'escalade avec brio ? Elle ne s'en souvenait pas, en tout cas. Elle se souvenait de chaque chute, chaque blessure, mais pas vraiment des victoires qu'elle avait pu observer - en avait-elle même déjà observées ? Fallait-il applaudir les inconscients qui avaient réussi à s'en sortir sans trop de problème ? Le méritaient-ils ? Contrairement aux acrobates qui ne faisaient cela que dans le but de divertir, les pensionnaires, eux, le faisaient aussi pour leur besoin de se donner à fond et de se déchirer à chaque entraînement. Ils ne vivaient que pour l'adrénaline et pour nourrir leur égo quand ils réussissaient. « Non, répondit-elle d'un ton désarçonné. Je n'applaudis pas. Je suis presque sûre de n'avoir jamais applaudi ». Elle ne savait même pas pourquoi. C'était bien son genre d'applaudir et de féliciter, mais elle ne l'avait jamais fait. Puis la raison lui vint en tête : elle ne venait pas au mur d'escalade pour voir les autres vaincre le mur d'escalade, mais pour échouer. Elle s'en voulut à nouveau de penser ça et espéra que la romaine ne chercherait pas à en savoir plus, mais cette dernière avait probablement déjà oublié la conversation : elle s'approchait curieusement d'une espèce de médaille qui jonchait le sol.

    Qu'est-ce que c'était ? Irina n'en avait aucune idée mais elle s'approcha aussi, tandis que son interlocutrice, elle, effleura l'objet luisant de ses doigts. Une fraction de secondes plus tard, son visage changea totalement d'expression : la joie s'empara de ses traits et se mêla à sa fougue naturelle. La fille se mit à taper dans ses mains avec ferveur, comme entraînée par un rythme qu'elle-même avait composé dans son esprit. La fille de Psyché ne put couvrir son air étonné alors que la romaine, elle, se mettait maintenant à danser, tournoyer devant le mur d'escalade, scandant : « Allez, bois tout Jean ! Cul sec ! ». Elle était à nouveau dans sa petite bulle, sautillant sur la pelouse sans se soucier de rien. Les gens autour commencèrent à prêter attention à cette fille qui dansait comme une folle en plein milieu d'un endroit rempli de combattants qui ne vivaient que pour la sueur et le sang. C'était un contraste qui était vraiment comique qui arracha des rires à certains sang-mêlés. Elle-même voulut rire mais, au même moment, tout changea brutalement.

    Le mur d'Escalade, la forêt, la pelouse, les gens laissèrent place à un nouveau décor incroyable. Elle était désormais dans une espèce d'auberge ou quelque chose comme ça, éclairée par de nombreuses bougies, à l'atmosphère chaleureuse. Une fête médiévale. Les gens dansaient, tournaient sur eux-même au rythme de la musique, frappaient dans leurs mains en riant. Ils chantaient, aussi. A tue-tête. Irina se tourna vers la romaine qui continuait de danser et éclata de rire. Un rire franc, synonyme de son incompréhension, mais empli d'une excitation nouvelle ; celle de plonger dans un univers inconnu, sans avoir peur de quoi que ce soit.  « C'est toi qui fais ça ? », interroga-t-elle, les étoiles plein les yeux. Peu après, elle cessa de résister à son envie de rejoindre la danse et imita les mouvements de la fille insolite qu'elle venait de rencontrer. Merveilleux, c'est merveilleux, pensait-elle. C'était le mot qui décrivait le mieux ce qu'elle vivait - elle avait beau ne rien comprendre, elle était certaine de ne jamais s'être autant amusée.

    D.-M. Eleonora Cunningham
    Légionnaire de la 5e cohorte

    D.-M. Eleonora Cunningham

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    Défaut fatal: son inconséquence

    Bien qu’elle ne soit pas assez attentive pour le remarquer, Léo était apaisée par la présence d’Irina. Suffisamment en tout cas pour pouvoir réfléchir à peu près normalement. Suffisamment pour que ses visions du passé soient positives et non ténébreuses comme c’était parfois le cas. Mais était-ce seulement Irina ? L’endroit où était Léo depuis ce matin – elle avait oublié qu’il s’agissait de la colonie – ressemblait à ses yeux à un havre de paix. Certes, des fous venaient s’entraîner et risquer leurs vies pour rien, mais personne ne les obligeait à le faire. Pas comme dans la légion. Et puis peut-être que changer d’air permettait à Léo d’oublier sa fatigue et ses angoisses. Il fallait bien avouer qu’elle avait tellement envie de redevenir aussi insouciante qu’avant qu’elle était capable de se saisir de la moindre bouffée d’air frais pour se vider la tête avec bonheur. Plus encore, elle adorait les rencontres improbables qui se transformaient en un moment de joie intense. Ce qu’elle vivait avec Irina faisait partie de ces instants.

    Elle dansait, insouciante, insensible aux rires moqueurs. Elle avait l’habitude. Rares étaient ceux qui pouvaient comprendre les visions de la fille de Somnia. Seules les personnes à qui elles les avaient montrées grâce à son pouvoir d’illusion pouvaient comprendre. Et encore, beaucoup de ces personnes la jugeait avec sévérité, considérant qu’il y avait un temps pour tout. Ce serait ces « sages » qui lui reprocherait d’avoir complètement oublié la mission qu’on lui avait confié. La liste des plantes médicinales à ramener à l’infirmerie était complètement sortie de l’esprit de la blonde. Peut-être même l’avait-elle égarée. Les autres se contentaient généralement de la regarder avec un petit sourire en coin, plus ou moins moqueurs. Levant les yeux aux ciels, ils appréciaient cette distraction quand ils s’ennuyaient et n’avaient rien d’autre à faire. Sinon, ils la trouvaient gênante. Léo, quant à elle, n’avait rien à faire de ce genre de préoccupation. Peu importe son état d’esprit, elle avait toujours considéré que les règles et les normes étaient des chaînes que la plupart des gens acceptaient beaucoup trop facilement. Alors, tel l’oiseau qui parvint à sortir de sa cage, elle décida de s’envoler, laissant derrière elle ce genre de préoccupations. Elle se laissait porter par les événements, naviguant au rythme des rencontres et de ses visions. Irina venait d’en être témoin. Mieux, puisque sans s’en rendre compte Léo avait activé son pouvoir d’illusion, elle venait de le vivre. Hochant simplement la tête à la question de la blonde, elle se laissa entraîner par la foule de ces gens morts depuis longtemps. Puis, elle se retrouva à côté de la grecque qui venait enfin de se joindre à la fête. Elle avait raison, il fallait qu’elle en profite. Même si Léo ne voulait pas mettre fin à cette illusion, elle ne pourrait pas tenir plus de quelques minutes. Ce pouvait toutefois être de magnifiques minutes. Et ce le fut. Avec Irina, elles dansèrent, elles chantèrent, se mêlant à cette culture étrange et tellement attirante. Loin de la réalité. Et pourtant, ce qu’elles vivaient, ne pouvait-on pas dire que c’était réel ? Elles vivaient la joie de ces gens. Elles partageaient avec eux leur bonheur.

    Pourtant… Pourtant ce ne pouvait être qu’un intervalle éphémère. Elle n’était pas assez puissante pour maintenir l’illusion plus d’une quinzaine de minutes. Et si durant ce laps de temps elle dansa, chanta et cria à perdre ses poumons, il fallait bien que tout cela se termine. D’un coup, les formes se firent moins nettes, les couleurs commencèrent à disparaître. Et Léo s’effondra, haletant sous l’effort que cela lui avait demandé. Peut-être que si elle avait réussi à dormir correctement et qu’elle avait été reposée, elle aurait pu faire durer cette scène quelques minutes de plus… Pour le moment, elle n’avait qu’une envie : fermer ses yeux quelques instants pour les reposer. Pourtant, elle luttait contre cette envie, comme si elle répugnait à sombrer dans les bras de Morphée… Un éclat de rire la secoua devant ce constat. Comme c’était ironique, une enfant du Dieu des rêves qui avait peur de sombrer dans le sommeil. Cependant, la fatigue qu’elle ressentait était de la bonne fatigue. Elle ressentait en elle l’endorphine qui s’était libérée suite à sa danse. C’était peut-être ça qui l’empêcha de sombrer à nouveau dans de sombres pensées. « J’adore cet endroit ! » Mais elle était sûre qu’elle n’avait pas encore tout vu. Qu’elle ne connaissait pas encore toutes les joies que l’on pouvait connaître en ce monde. Certes, une grecque s’était déjà chargée de lui faire visiter les lieux. Mais elle commençait déjà à oublier. Mémoire de poisson rouge. Puis elle ne put lutter plus longtemps et ses paupières se fermèrent de fatigue.




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    Irina Thornsfield
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    C'était incroyable. Tellement incroyable qu'elle n'arrivait même plus à dire le moindre mot. Tout ce qui sortait de sa bouche, c'était des rires, des rires qui symbolisaient à la perfection son excitation et son déboussolement. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais elle ne pouvait pas se sentir plus brûlante de vie et heureuse qu'en ce moment. Alors elle continuait de danser, avec une énergie nouvelle, une énergie qui s'embrasait de plus en plus, une énergie qui ne voulait pas cesser d'évoluer. Plus elle dansait plus l'envie de continuer jusqu'à en mourir de fatigue lui remontait dans le crâne. Elle et cette romaine inconnue sautillaient, tournoyaient, hurlaient, agiter les bras, suivant le rythme insupportablement enivrant de la musique. Elles faisaient partie de cette espèce de monde désormais. Ce monde dans lequel elle se retrouvait à cause - ou grâce - à cette ravissante blonde tête-en-l'air. Ce monde qui, peut-être, n'était même pas réel. Mais elle s'en fichait. Elle se fichait de tout : du camp, de ce fichu mur d'escalade, des gens. Elle avait toujours détesté le fait de danser parce qu'elle ne se considérait pas douée pour ça, or elle s'en fichait tout autant. Elle pouvait être ridicule, elle s'en fichait.

    Elle ne vit pas le temps passer. Elle regorgeait d'énergie et remarqua que ce n'était pas le cas de celle qui, il y avait quelques minutes, hurlait comme une folle avec elle. D'abord, ses mouvements avaient commencé à devenir moins puissants et plus lents. Puis, petit à petit, elle ne semblait même plus s'amuser. Elle ne dansait même plus, elle se contentait d'agiter légèrement les épaules, même pas au rythme de la musique. Ses yeux qui témoignaient de sa joie de vivre semblaient davantage fatigués. Autour des deux filles, le décor commençait lui aussi à montrer des signes de fatigue. Les couleurs s'estompaient et les formes perdaient de leur netteté. Il ne fallut pas beaucoup de temps à Irina pour comprendre que c'était dû à l'épuisement de la romaine. Cette dernière s'effondra brusquement sur le sol. « Hey ! Tu vas bien ?! » s'écria aussitôt la fille de Psyché en s'approchant de la blonde. Elle ne put masquer son incompréhension lorsque son interlocutrice éclata de rire. Elle était devenue folle, peut-être ? « J’adore cet endroit ! », lança-t-elle subitement.

    « C'est vrai qu'il est magique », répondit-elle avec un petit rire en relevant la tête. Le sourire qui avait gagné son visage s'éteignit brusquement quand elle découvrit que ce merveilleux endroit dans lequel elle s'était immiscée avait totalement disparu. La petite auberge, les gens qui dansaient, la musique, l'atmosphère chaleureuse et étouffante... tout cela avait laissé place à un ciel d'un bleu éclatant de vie, une forêt et d'horribles cris de guerre. Elle était de retour au mur d'escalade, à son plus grand regret. Certains demi-dieux étaient plantés en train de fixer les deux jeunes filles qui, du coup, étaient il y a quelques minutes en train de danser comme des folles sur la pelouse. Ses joues s'empourprèrent et elle riva son regard vers la romaine, espérant d'elle qu'elle rattrape le coup, qu'elle explique le pourquoi du comment - qu'elle lui épargne la honte de sa vie, en somme.

    Cette même romaine était en train de pioncer en plein milieu de la pelouse. Irina fronça les sourcils, parfaitement décontenancée, puis poussa un bref soupir. Elle ne savait pas comment cette fille s'appellait, mais en tout cas elle avait réussi à la faire danser à côté d'un tas de demi-dieux qui étaient venus se battre. Elle ne savait pas si elle devait dire merci ou bien la haïr. Une chose était sûre : elle espérait recroiser son chemin un jour pour, peut-être, s'évader à nouveau. En attendant, elle allait s'évader du mur d'escalade et envisager de ne plus jamais y retourner.

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